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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

    Dans la même rubrique

    Jésus nous pose des questions (1/2)

     | VOLET 1 : Matthieu 5.43-48 - Luc 18.1-8
     | VOLET 2 : Matthieu 7.1-15 ; 12.1-8
     


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    Voir aussi : “Les questions du Fils de Dieu”

    VOLET 1
    ALLER AU VOLET 2

    Ensemble, examinons quelques questions que Jésus a posées. On est souvent venu lui poser des questions.

    La Bible nous dit qu’un jour un Pharisien est venu lui poser cette question : « Devons-nous payer nos impôts ? » Un homme riche lui a posé la question : « Que faut-il que je fasse pour hériter la vie éternelle ? » Pilate lui a demandé : « Es-tu le roi des Juifs ? » Les disciples lui ont demandé : « Qui est le plus grand dans le royaume de Dieu ? » Les docteurs de la loi sont venus un jour poser cette question : « Seigneur, quel est le plus grand com¬mandement ? » Beaucoup de personnes sont venues lui poser des questions. Mais l’Ecriture nous dit aussi les raisons pour lesquelles on est venu lui poser ces questions ; non pas pour apprendre, mais La Bible nous est dit que plusieurs sont venus avec des intentions qui n’étaient pas toujours pures.

    Comme lorsqu’on nous pose des questions sur la foi. Ne croyons pas que ceux qui nous interpellent ou qui nous interrogent, posent toujours ces questions pour s’instruire. Souvent, ils viennent avec des motifs impurs, pour nous accuser, pour nous tester, pour nous tendre des pièges, pour nous coincer, comme certains le faisaient avec Christ.

    D’autres venaient avec des questions pour se cacher, ou pour fuir, comme ce Pharisien qui demandait : « Qui est mon prochain ? »

    Mais je me suis posé cette question : “Pourquoi Jésus nous pose-t-il des questions ? Il sait toutes choses ; il n’a pas besoin d’être instruit ; pourquoi pose-t-il des questions, lui le Christ ?” Je partage avec vous quelques réponses.

    Tout d’abord, Jésus nous pose des questions pour nous aider, un peu comme un médecin qui doit soigner un malade, et qui pose plusieurs questions.

    Ensuite, Jésus pose des questions pour ouvrir le dialogue. Avez-vous déjà eu un dialogue difficile avec quelqu’un ? Commencez par des questions, cela ouvre le dialogue. Comment Dieu est-il venu près d’Adam et Eve quand ils avaient péché ? Avec une question : « Où es-tu ? » Il savait où étaient Adam et Eve, mais il attendait une réponse, il voulait ouvrir le dialogue, ouvrir la communication, la communion.

    Mais Jésus pose aussi des questions pour d’autres raisons ; pour faire sortir, pour faire jaillir la vérité ou pour débusquer le mensonge, un peu comme au tribunal. Là, les avocats vont poser tout un ensemble de questions pour cette raison.

    Mais encore, Jésus veut nous faire réfléchir. Il n’y a rien de plus difficile que de poser de bonnes questions ! Pour poser de bonnes questions, il faut beaucoup d’intelligence. Jésus avait beaucoup d’intelligence. Réfléchissons sur quelques questions que Jésus a posées. Première question tirée du Sermon sur la montagne : « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? »

    Quand nous sommes gentils avec ceux qui le sont, nous ne faisons rien d’extraordinaire, nous ne méritons aucune récompense, et nous n’avons pas à nous croire bons, parce que nous sommes bons avec ceux qui sont bons. Jésus a dit : « Si nous faisons ces choses, nous ne méritons aucune récompense. » Les païens, les publicains (c’est-à-dire les rexistes de l’époque) faisaient de même ; et si entre "braves gens", nous nous saluons, nous ne faisons rien d’extraordinaire. Mais nous avons peut-être des voisins ou des collègues difficiles, et c’est là que le Seigneur attend que nous fassions des choses extraordinaires : saluer ceux qui ne nous saluent pas, et être bons avec ceux qui ne sont pas bons. Voilà ce que Jésus-Christ veut, et attend de chacun de ses en¬fants. Il nous appelle à faire des choses extraordinaires. Le faisons-nous ? Le fais-tu ? Ce que Dieu veut c’est de l’extraordinaire !

    Mais ce qu’il y a de bouleversant, c’est que bien souvent nous ne parvenons même pas à faire l’ordinaire ! Il nous arrive de ne pas nous saluer entre chrétiens ! Vous allez dire que cela n’existe pas ... Et bien si, cela existe ! Parmi le peuple de Christ ! Nous qui nous disons fils de Dieu, ayant reçu la grâce de Dieu, le pardon, la vie éternelle, la joie, les bénédictions !... Ainsi, celui qui se contente de l’ordinaire, ne mérite aucune récompense.

    Pour saluer ceux qui nous saluent, la seule nature humaine peut le réaliser. Mais pour aimer nos ennemis, pour savoir bénir ceux qui nous maudissent, pour savoir faire du bien à ceux qui nous haïssent, pour savoir prier pour ceux qui nous maltraitent, seul le Saint-Esprit agissant puissamment en nous, nous permet¬tra d’atteindre cet objectif. Est-ce que nous le laissons agir puissamment en nous pour produire des choses extraordinaires ? Dieu veut des enfants extraordinaires. Soyons parfaits comme notre Père Céleste est parfait. De quoi vous contentez-vous ? De l’ordinaire, ou visez-vous de l’extraordinaire ? Si nous voulons être fils de notre Père céleste, nous devons viser l’extraordinaire.

    Autre question du Seigneur : « Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Qu’est-ce que cette question nous apprend ? Tout d’abord que Jésus ne s’est jamais fait d’illusions sur les hommes, ni sur l’humanité. Dès le début de son ministère, Jésus enseignait dans le Sermon sur la montagne qu’il y avait deux chemins : un chemin large et un chemin étroit ; le premier conduisant à la perdition et le second conduisant à la vie éternelle, et il nous a dit : « Il y en a beaucoup qui se trouvent sur le chemin large qui conduit à la perdition, et il y en a peu qui se trouvent sur le chemin étroit qui conduit à la vie éternelle. » Ceci veut dire que les chrétiens seront toujours minoritaires, dans quelque système que ce soit, dans quelque pays que ce soit. Et même si dans certaines régions les chrétiens sont nombreux et même très nombreux, ils sont toujours dans la minorité. Ne nous attendons jamais à ce que les vrais chrétiens dans le monde fassent la majorité. Jésus a dit : « Il y en a peu qui sont sur le chemin étroit, il y en a peu qui entrent par la porte étroite. » La majorité reste toujours sur le chemin large qui conduit à la destruction. Autrement dit, il y aura toujours plus de monde dans les cafés que dans les églises. Il y aura toujours plus de monde dans les cinémas que dans les églises. De même, il y aura toujours plus de monde dans les boîtes de nuit, les stades de football que dans les églises.

    Jésus nous a prévenus parce qu’il ne se faisait pas d’illusions, il y a deux mille ans !

    Pendant que Jésus était à Jérusalem, plu¬sieurs crurent en lui, en son nom, en voyant les miracles qu’il faisait. Et la Bible nous dit qu’il ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et qu’il n’avait pas besoin qu’on lui rende témoignage d’aucun homme car Jésus savait lui-même ce qui était dans l’homme.

    En posant cette question : « Quand le Fils de l’homme viendra sur la terre, trouvera-t-il la foi ? », Jésus nous montre qu’il n’est pas un rêveur, qu’il avait bien les "pieds sur terre" (comme nous le disons aujourd’hui), qu’iI avait la "tête sur les épaules". Jésus n’était pas un rêveur, et il n’a pas voulu que son Eglise ni ses disciples deviennent des rêveurs ; il n’a pas voulu tromper ses disciples. Il a, en quelque sorte, prévenu ses disciples qu’ils ne s’attendent pas à un trop grand succès. Il les a plutôt invités à s’attendre à la persécution, à l’indifférence, à l’opposition, à l’adversité, à la haine et à la moquerie.

    Notez bien toutefois que Jésus a dit : « Le ciel et la terre passeront mais mes paroles ne passeront pas. » C’est vrai, nous en sommes témoins aujourd’hui ; il y a deux mille ans que ces choses ont été dites, et aujourd’hui les paroles du Christ ne sont toujours pas passées. Ce sont les plus connues dans le monde entier, par des millions d’hommes et de femmes qui aiment Jésus-Christ et sa Parole. Ses paroles ne sont toujours pas passées.

    Jésus a dit aussi : « La Bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier. » Nous en sommes témoins aussi aujourd’hui. Jamais l’Evangile n’a atteint autant de monde qu’aujourd’hui. Mais Jésus n’a jamais dit que le monde entier allait se convertir ; il a dit que le monde entier entendrait la Bonne nouvelle, mais pas que le monde entier allait se convertir. N’attendons jamais la conversion du monde entier ou de toute notre ville, ou de toute notre région. Ne nous faisons pas des illusions, même si nous désirons voir le monde entier ou la ville entière se convertir à Jésus-Christ. Gardons les pieds sur terre, la tête sur les épaules, et les paroles du Christ dans les oreilles et dans le cœur. Toutefois, sachons qu’il peut y avoir beaucoup d’âmes à gagner dans notre ville. Cela ne doit jamais nous conduire à la paresse !

    Mais que signifie maintenant cette question posée par Jésus-Christ ? Jésus nous enseigne qu’à la fin des temps, se manifestera un déclin de la foi. Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? C’est déjà ce que nous commençons à constater les uns et les autres, dans une vue très large. Bien des églises se vident, et l’on constate si souvent les uns et les autres un désintéressement général aux choses spirituelles. Il faut toutefois noter que ce déclin se produit surtout dans nos pays occidentaux, l’Europe, les U.S.A., le Canada et l’on pourrait dire que ces pays sont en train de vivre une fameuse "crise de foi". Dans nos pays, dans l’Europe, dans nos pays occidentaux, c’est la "crise de foi", par contre, dans certaines régions du monde (en Amérique latine, en Afrique, en Asie, en Corée), la foi est en plein éveil, en pleine expansion. Il y a quelques années, lors d’une conférence internationale qui se tenait à Amsterdam et relative à l’évangélisation, le pasteur coréen Billy KIM, de la plus grande Eglise du monde, ouvrait sa prédication en disant : "Dans la dernière décade, des milliers de personnes sont venues à la foi en Jésus-Christ. En 1955, il y avait 4.000 églises en Corée et environ 1.000.000 de chrétiens. En 1985, soit 30 ans après, il y avait 32.000 églises et 10.000.000 de chrétiens, soit 10 fois plus, en 30 ans multiplié par dix !" Comme la Corée du Sud compte 42.000.000 d’habitants environ, on peut dire qu’un quart de la population est chrétienne, soit un habitant sur quatre. Il ajoutait : "La population chrétienne a grandi, en Corée du Sud, quatre fois plus vite que la population nationale. Nous construisons 15 nouvelles églises par jour."

    Quand nous parlons du déclin de la foi, nous comprenons donc qu’il s’agit surtout de nos pays d’occident. Mais dans d’autres régions du monde, la foi est en train de renaître.

    Pourquoi cette absence de foi ou si peu de foi dans nos pays ? Je voudrais vous proposer quelques raisons. Une toute première : l’abondance des biens matériels dans nos pays occidentaux. Aujourd’hui sur une mappemonde, les pays sont classés en deux groupes : les pays pau¬vres et les pays riches ; nous faisons partie des pays riches. Et ce qui est frappant, c’est que la progression de l’Evangile est inversement proportionnelle à la pauvreté d’un pays, c’est-à-dire que plus un pays est pauvre, plus il y a de foi ! Plus le pays est riche, moins il y a de réponses à la foi ! C’est-à-dire qu’il semble y avoir un lien très étroit entre l’abondance des biens et la présence ou l’absence de la foi.

    Vous savez que Jésus a dit : « Qu’il est difficile à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu. » Pourquoi notre pays a-t-il si difficile d’entrer dans le royaume de Dieu ? Pourquoi 0,5% de convertis dans notre pays, un demi pour cent ? Première raison : à cause de l’abondance des biens. Nous sommes un des pays les plus riches du monde ! Et il y a certainement à trouver là une explication à cette indifférence aux choses de la foi. Nos magasins regor¬gent de nourriture. On n’arrête pas d’ouvrir des restaurants, des magasins de confection, de mode ; les frigos géants de la Communauté européenne regorgent de nourriture. Les chiens dans nos pays sont mieux nourris que les enfants du Tiers-monde ! Les enfants de nos pays ne manquent de rien et regor¬gent de biens.

    Toutefois, cela ne veut pas dire que personne n’est dans le besoin, mais, même le pauvre dans notre pays est riche par rapport aux habitants du Tiers monde. Le plus pauvre dans notre pays est encore riche par rapport à ceux et celles que nous pouvons voir sur nos écrans de télévision, quand on nous parle du Tiers-monde.

    Et beaucoup dans notre pays se disent : "Mais Dieu pour quoi faire ? J’ai ma voiture, ma maison, mon livret de caisse d’épargne, j’ai ma télévision, mon vidéo, mon frigo, mon congélateur, j’ai mon matelas multi spires, mon sommier à trois positions... !" Nous ne prêchons pas contre tout cela mais si toutes ces choses nous éloignent de Dieu et de la foi, nous trouvons une explication à l’indifférence de nos concitoyens. Certainement, il y a une raison au déclin de la foi dans notre pays : la confiance mise dans une abondance. Une Roumaine en visite dans notre pays ces dernières semaines disait être d’abord frappée par la surabondance dans laquelle nous vivons.

    L’homme est le même partout, qu’il soit en Belgique, en Roumanie, aux Etats-Unis ou ailleurs. Dès que sa vie se gonfle d’abondance, son cœur et sa foi se rétrécissent. Une autre raison au déclin de la foi : le progrès scientifique. Il explique certainement dans nos pays occidentaux le recul de la foi. La science a fait des bons de géant, et les jeunes, la génération qui se lève maintenant, ne se rendent pas compte de cela. Si nos grands-parents revenaient maintenant, ils ne reconnaîtraient plus le monde.

    En ces cinquante dernières années, la science a fait plus de progrès que pendant les millénaires qui nous ont précédés. Il y a eu après le 19e siècle une explosion de la connaissance qui a certainement un rapport avec le déclin de la foi. L’homme a cru qu’il devenait Dieu. Lorsque vous parlez autour de vous, les gens pensent comme cela. Ils ne le disent pas de cette façon mais ils veulent remplacer tout ce sur quoi on mettait le nom “Dieu” par le mot "science". Maintenant "on sait", et beaucoup ont cru que, grâce aux progrès de la science, la foi s’éteindrait ! Si la science a apporté beaucoup de découvertes et de connaissances, elle a aussi créé des gouffres d’ignorance et de méconnaissance qui sont encore plus grands que tout ce que nous connaissons.

    La science prend tout doucement dans nos pays la place de Dieu. La science devient progressivement le nouveau Dieu du 20e siècle. On parle du “scientisme” aujourd’hui, c’est la religion de la science où l’on rend un culte à la connaissance humaine. Et aujourd’hui, plutôt que de compter sur Dieu, les hommes comptent sur la science. Même si la science fait des progrès, elle ne remplace pas Dieu. C’est Wernher von Braun, l’initiateur des vols spatiaux aux Etats-Unis, qui disait : “Avec la science du vingtième siècle, nous aurons toujours besoin de croire en Dieu.”

    Une troisième raison qui explique le recul de la foi dans nos pays occidentaux, c’est certainement une recrudescence des activités de Satan. On est frappé de voir comment le texte d’Apocalypse 12:12 est d’application aujourd’hui. « Malheur à la terre et à la mer ! Le diable est descendu vers vous, animé d’une grande colère, sachant qu’il a peu de temps. »

    La Bible annonce qu’à la fin des temps, il y aura une recrudescence des activités démoniaques. On parle dans nos journaux de recrudescence de l’occultisme, et ce, pas dans des livres chrétiens mais dans des revues et journaux vendus dans les kiosques. Recrudescence de l’occultisme, de l’astrologie, du satanisme, du spiritisme. Et l’on comprend la question du Seigneur : « Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Maintenant la question nous est posée, à nous : s’il revenait aujourd’hui, pourrions-nous répondre : “Oui, Seigneur, tu trouverais au moins la foi chez moi.” Pourrions-nous le dire ? ■


    VOLET 2
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    « N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures ? »

    Souvent, au sujet de leur foi, beaucoup de personnes ont des réponses toutes faites à des questions qu’elles ne se sont jamais vraiment posées ! Lorsque nous entendons : “Vous savez, moi j’ai mes convictions.”, c’est une phrase toute faite, mais la véritable interrogation toujours évitée est celle-ci : mes convictions sont-elles vérifiées, justes, fondées sur la Vérité ? Certains disent : “Je crois à l’évolution.”, mais sans jamais avoir sérieusement étudié la théorie évolutionniste. D’autres affirment : “J’ai ma conscience.”, mais sans jamais avoir honnêtement examiné si la conscience est suffisante pour conduire la vie d’un homme. Nous ne devons pas commettre la même erreur surtout si nous sommes chrétiens. Pendant une période de la vie chrétienne, on peut avancer sans trop se poser de questions, mais il vient aussi un temps où l’on doit s’interroger sur sa propre foi afin de la fortifier, l’étayer, la faire reposer sur un raisonnement et une réflexion, tout en gardant évidemment confiance dans le Seigneur Jésus-Christ.

    Plusieurs fois interpellé, Jésus a répondu par ... une autre question ! Lorsque les disciples, la foule ou les Pharisiens l’interrogent, Jésus répond : « N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures ? » Jésus nous enseigne ainsi que la réponse à nos questions se trouve dans sa Parole, l’Ecriture Sainte. Contrairement à ce que nous pensons souvent, la Bible ne traite pas seulement de sujets “spirituels” mais elle aborde aussi les problèmes de la vie courante : l’éducation des enfants, la manière de gérer son argent, le divorce, les conditions du remariage, l’incinération, la façon de s’habiller, les conditions pour prêter de l’argent, la manière d’encourager un jeune, le choix des amis, la sexualité du couple, les études, l’instruction, les vacances, la façon d’affronter la dépression, etc. Toutes ces matières et bien d’autres encore sont traitées dans la Parole de Dieu. Il est donc important que chacun lise et étudie la Bible. Nous pouvons également trouver des éléments de réponses très intéressantes dans des ouvrages spécialisés, basés sur l’Ecriture Sainte et rédigés par des érudits fidèles. Jésus me pose cette question : “N’as-tu ja­mais lu dans la Parole ?” Si tu le fais, tu trouveras les réponses à tes interrogations. Certaines données sont faciles à trouver, mais d’autres demandent plus d’étude et exigent même parfois l’aide d’un chrétien plus avancé dans la foi et la connaissance des Ecritures. C’est pareil en médecine. Nous pouvons soigner seuls des égratignures, de légers maux de tête, mais nous devons faire appel à un médecin et même à un spécialiste pour des ennuis plus sérieux.

    La Parole de Dieu est un livre de réponses. Sachons les trouver !

    Autre question du Seigneur Jésus-Christ : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère. et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans le tien ? »

    On peut dire que Jésus-Christ n’est pas le fondateur d’une nouvelle religion, mais plutôt l’initiateur d’une nouvelle relation ; non seulement entre Dieu et les hommes (« Nul ne vient au Père que par moi. »), mais aussi entre les hommes.

    Toute notre vie est tissée de relations entre personnes. Ces rapports humains sont importants et méritent toute notre attention. C’est vrai en particulier dans l’Eglise et aussi dans la vie de famille. Le compte en banque élevé, la voiture prestigieuse, la garde-robe bien garnie, les mets les plus onéreux sont inutiles si les relations entre personnes sont mauvaises. Malheureusement, la plupart des gens soignent tous ces aspects extérieurs au détriment des contacts interpersonnels.

    Dans l’activité professionnelle, si les rapports entre collègues sont exécrables, l’intérêt du travail, les bonnes rémunérations, les beaux bureaux et les équipements les plus performants sont inutiles : on vit un enfer ! En nous posant cette question, Jésus veut souligner la grande importance des relations entre les êtres humains et plus particulièrement entre les frères et sœurs dans la foi.

    Jésus dénonce ici l’ennemi n° 1 des relations entre personnes : la critique ! Jésus ne la fustige pas en tant que telle, mais il condamne le jugement porté sur autrui en l’absence de toute autocritique. Nous dénonçons si facilement les autres sans percevoir chez nous les mêmes travers. Jésus-Christ ne nous demande pas de vivre les yeux fermés, comme des naïfs, en ignorant les fautes d’autrui, mais d’appliquer à nous-mêmes d’abord, cette sagesse résumée en ses paroles : « Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. » Telle est la règle d’or dans la vie chrétienne, dans nos foyers, dans la société et dans l’Eglise. Que Dieu nous trouve fidèles pour mettre en pratique cet excellent principe, ainsi nous serons fils de notre Père céleste. ■

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    Post-scriptum

    Prédication (en quatre volets) apportée début 1990 par Philippe Hubinon et résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” d’octobre 1990 à janvier 1991.

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