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    Jésus nous pose des questions (2/2)

    | VOLET 3 : Matthieu 7.1-5 ; 7.21-29 - Luc 6.46-49
    | VOLET 4 : Matthieu 6.24-34
     


    ALLER A LA PARTIE 1

    Voir aussi : “Les questions du Fils de Dieu”

    VOLET 3
    ALLER AU VOLET 4

    Revenons un instant à la question posée par Jésus et commentée lors d’une précédente prédication : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ? Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère. » (Luc 6:41-42).

    Il est intéressant, à partir de ce texte, de réfléchir à une application au niveau de la famille ou du foyer. Savez-vous que les enseignements relatifs au couple, à la famille, au foyer ne se trouvent pas uniquement, comme souvent on le pense, dans Ephésiens 6 ? La majorité des enseignements de l’Ecriture peuvent et doivent trouver une application immédiate dans le cadre de la famille et du foyer. Lorsque nous lisons l’Ecriture, demandons-nous : “Comment puis-je appliquer cela dans mon foyer, dans ma famille ?” Ainsi, la Bible ne contient pas seulement des exhortations relatives à notre conduite dans l’Eglise ou dans la société, mais aussi à la maison. Pour ce domaine particulier, la Bible renferme des richesses bien plus précieuses que l’or.

    L’expérience montre que la grande majorité des problèmes dans les foyers et les familles ont pour cause la négligence ou la désobéissance à un principe biblique de base, bien connu mais hélas non vécu. En général, il s’agit d’une vérité biblique d’une grande simplicité, d’une clarté évidente mais oubliée et non appliquée. Généralement un couple ne commence pas à sombrer lorsque se manifeste une grave faute comme l’adultère ou suite à d’importants problèmes financiers, mais bien souvent, déjà, avant cela.

    Les exemples ne manquent pas :

    De même, beaucoup d’autres exhortations de l’Écriture trouvent une application première dans la vie du couple ; leur mise en application révèle la richesse de la Parole de Dieu et son caractère pratique. Ne croyons pas que ces ordres du Seigneur soient inutiles. Ses recommandations peuvent aujourd’hui, si elles sont appliquées, sauver bien des foyers. Ne prenons pas ces questions du Seigneur à la légère.

    Jésus nous pose une autre question : « Pourquoi m’appelez-vous Seigneur, Seigneur ! et ne faites-vous pas ce que je dis. » (Luc 6.46).

    Cette parole du Seigneur nous apprend d’abord que le problème de l’obéissance à Jésus-Christ existe depuis le premier siècle. Ce sujet n’est pas nouveau et ne concerne pas seulement l’Eglise du vingtième siècle. Il existait déjà à l’époque des premiers chrétiens, au sein de l’Eglise primitive.

    Ensuite, cette question du Seigneur nous enlève nos illusions sur cette Eglise primitive. Certains s’imaginent que les chrétiens du premier siècle étaient tous merveilleux, plus fidèles, plus généreux, plus zélés, plus courageux et plus obéissants. C’est faux ! Les récits bibliques nous révèlent qu’ils étaient comme nous et certains étaient paresseux, infidèles, difficiles, rebelles. Ces chrétiens du premier siècle ne s’habillaient pas comme nous, avaient des coutumes différentes, mais leur être intérieur était identique au nôtre. Si, dans un élan louable et spirituel, nous idéalisons ces chrétiens de l’Eglise primitive, l’Ecriture les décrit tels qu’ils étaient. Du reste Jésus pose cette question aux disciples qui le côtoyaient. Comme les chrétiens actuels, ceux du premier siècle devaient dire facilement : “Seigneur, Sei­gneur !”, mais ne faisaient pas ce que Jésus disait.

    Matthieu 7 rapporte la fin du Sermon sur la montagne et notamment cette affirmation de Jésus : « Ceux qui me disent : “Seigneur, Seigneur !” n’entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé par ton nom ? N’avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Et n’avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l’iniquité. »

    L’apôtre Paul écrivait à son jeune collègue Timothée : « Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité. » (2 Timothée 2.19).

    Pour les chrétiens du monde entier, depuis la Pentecôte Jusqu’à ce Jour, le problème majeur est celui de l’obéissance à Jésus-Christ.

    Il nous arrive de dire : “Seigneur, Seigneur !” et de ne pas faire ce que Jésus commande. Ceci était aussi vrai avant la naissance de l’Eglise, dans toute l’histoire de l’Ancien Testament. Déjà le prophète Samuel disait à Saül : « Tu as oublié que l’obéissance vaut mieux que les sacrifices. » Ce que le Seigneur attend en premier, avant nos dons, nos prières, nos chants, notre témoignage, c’est l’obéissance. « L‘obéissance vaut mieux que les sacrifices et la désobéissance est aussi coupable que le spiritisme, la divination ou l’idolâtrie. » (1 Samuel 15.22).

    Ensuite, troisièmement, cette question de Jésus nous enseigne que nous nous trahissons souvent par nos paroles, parce que nos actes ne les suivent pas. Plus que nos paroles, nos actes ont de la valeur aux yeux de Dieu, et nous devons maintenir la cohérence entre la parole et le geste qui l’accompagne. Hélas, il y a souvent divorce entre les deux.

    Quatrièmement, Jésus-Christ nous montre son étonnement et sa déception devant l’inconséquence des disciples. C’est un peu comme si Jésus ne parvenait pas à comprendre ce décalage entre le dire et le faire des disciples, lui qui était un, entier, intègre, conséquent, obéissant. Jésus-Christ est souvent déçu par le “OUI” de nos lèvres démenti par le “NON” de nos actes.

    Ce qui compte le plus pour Dieu, ce ne sont pas les mots : “Seigneur, Seigneur !”, mais nos actes ! Dieu ne nous apprécie pas seulement sur la base de nos paroles mais surtout d’après nos actions. Du reste, nous agissons de la sorte avec les autres ; nous regardons non pas tant à ce que les gens disent qu’à ce qu’ils font. Si nous appelons le Christ “Seigneur”, nous avons raison puisqu’il l’a dit lui-même : « Vous m’appelez Le Maitre et Le Seigneur, vous dites bien car je le suis. » (Jean 13.13). Mais alors soyons conséquents jusqu’au bout. En appelant Jésus-Christ “Seigneur, Seigneur !”, soyons obéissants ... surtout dans nos actes. ■


    VOLET 4
    ALLER AU VOLET 3

    Ces versets contiennent cinq interrogations posées par le Seigneur Jésus, relatives au même sujet que nous allons examiner sous différents angles : les soucis, les problèmes, les inquiétudes, ou encore pour utiliser un mot à la mode : le stress. Jésus aborde la question dans ce passage biblique ; ou encore, vu sous un autre angle, le Seigneur touche la question du matérialisme. Nous pourrions dire encore que Jésus traite la question très pratique de "la foi au quotidien".

    Le mot “stress” ne recouvre pas un phénomène nouveau. L’expression est nouvelle mais son contenu est vieux comme le monde. Il est synonyme d’inquiétudes, de soucis. Au temps du Christ n’existaient pas toutes les couvertures sociales dont nous pouvons bénéficier aujourd’hui. Les allocations de pension, la sécurité sociale, les allocations familiales, les fonds d’entraide pour les catastrophes naturelles et calamités, n’étaient pas encore créés à cette époque. Les aides aux agriculteurs, les CPAS non plus. Ainsi, on comprend l’inquiétude et les soucis des hommes et des femmes de ce temps-là. Ce n’est donc pas sans raison que Jésus soulève cette question du stress. Voici vingt siècles, les tracas étaient déjà bien réels !

    En quelque sorte, le Christ nous donne une autre échelle des valeurs. Nous vivons tous en classant les choses : “très importantes”, “importantes”, “secondaires”, “accessoires”.

    C’est vrai pour les chrétiens comme pour les non-croyants. Nous avons tous une échelle des valeurs, mais Jésus, dans ce passage biblique, nous en donne une autre : « Recherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu. » C’est un ordre de priorité. Jésus bouleverse ainsi l’ordre des valeurs en vigueur dans le monde. Il nous invite à réfléchir sur la distinction à faire entre l’essentiel et le superficiel.

    Dans la vie, il est difficile de faire cette distinction entre ce qui est premier et ce qui est second, entre ce qui est capital et ce qui est accessoire.

    Jésus-Christ nous invite à distingue les objets de la vie, de la vie elle-même. En quelque sorte, un chrétien doit vivre à l’envers des autres. Grosso modo, un chrétien fait les mêmes actions que les autres : conduire sa voiture, faire les courses au marché, se rendre au travail, aller en vacances, éduquer ses enfants, faire un peu de sport, regarder la télévision, écouter de la musique, etc. Mais à la différence des autres, le chrétien sait que tout cela n’est pas l’essentiel puisqu’il existe d’autres valeurs premières plus importantes. Contrairement à ce qu’on a voulu faire croire, le chrétien ne rejette pas tout, mais son échelle des valeurs n’est pas ordonnée comme celle des incroyants. L’apôtre Paul écrivait au jeune Timothée : « Dieu nous a donné toutes choses pour que nous en jouissions. » Le chrétien n’est pas quelqu’un qui rejette tout, mais quelqu’un qui remet chaque chose à sa place.

    Pour le croyant, l’ordre des valeurs doit être premièrement le royaume de Dieu et ensuite, le reste. Par contre, comme dit Jésus-Christ, le païen dans le monde vit à l’envers de ce que le Seigneur enseigne. Christ nous invite à vivre “à l’envers” des autres, à donner la première place à ce qui vient en dernier chez les non-croyants.

    Qu’est-ce que le matérialisme ? Serait-ce avoir auto, frigo, vidéo, sono, barbecue, téléphone, ordinateur ? Non ! Le matérialisme c’est en quelque sorte avoir toutes ces choses et dire : “Il n’y a que cela qui compte, et seuls ces bibelots ont de la valeur, seuls ils vont me satisfaire, et me rendre heureux.” Le chrétien lui, ne vit pas selon cette échelle-là, mais il sait qu’il existe autre chose de plus grand, de plus important, qui vient en premier : les choses qui concernent notre relation avec Dieu.

    Jésus nous crie et nous demande d’arrêter de penser comme nous le faisons encore trop souvent, nous chrétiens influencés par l’ambiance et l’esprit du monde. C’est pourquoi il faut sans cesse que l’Ecriture corrige notre manière de voir. Bien des gens autour de nous pensent : “Je suis quelqu’un parce que je possède tels ou tels objets.” Ainsi se développe la course à la possession. Beaucoup s’imaginent à tort : “Je serai heureux quand je possèderai ces biens.” Mais en réalité, il existe une autre dimension, celle de l’esprit et de l’âme, celle du rapport avec Dieu, celle du royaume de Dieu. Cette dimension doit venir en premier, et puis seulement le reste. Voilà ce que Jésus veut faire de notre vie.

    Nous avons sans cesse besoin de remettre de l’ordre dans notre échelle de valeurs, de garder à la première place les choses qui doivent y être ! Jésus-Christ nous a aussi enseigné dans ce passage que la vie vaut plus que tout le reste. Il nous pose cette question : “La vie n’est-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ?

    En réfléchissant on se dit : “Mais qu’est-ce que le vêtement ? Ce sont des fils de différentes couleurs tissés entre eux.” Mais savez-vous qu’un seul de nos cheveux vaut plus que tout cela ? Parce que le cheveu, c’est de la vie, alors que le tissu ne contient pas la vie ! Même si nous étions couverts d’or, soyons certain que notre vie elle-même vaut plus que toutes ces valeurs matérielles. Ta vie vaut beaucoup plus que tout ce que tu ne pourras jamais porter ou posséder. La vie vaut plus que le vêtement et que la nourriture.

    Dans ce passage, Jésus dit encore : « Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme les lis du champs. » Couvert d’or et de richesses, Salomon n’est pas comparable au lis des champs parce que le lis vit, alors que la vie n’existe pas dans toutes ces parures recouvrant Salomon.

    Ce qui compte, l’essentiel, c’est la vie ! Et malheureusement aujourd’hui, nous inversons sans cesse cet ordre établi par le Seigneur. Nous donnons plus d’importance au vêtement qu’à la vie. Nous accordons plus d’intérêt à ce que l’homme fait et transforme qu’à ce que Dieu a créé. C’est en fait une manière de voler ce qui appartient à Dieu. La vie vaut plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement... Il nous arrive parfois de nous souvenir de cette vérité quand nous échappons à un grave accident de la route. Dans ce cas, on commence à réaliser que les tôles écrasées de la voiture accidentée ne sont rien à côté des dégâts corporels possibles et heureusement évités. Hélas, on oubliera rapidement, par la suite, que ce qui compte, c’est la vie ! Et bien vite, nous redonnons une importance exagérée aux “bibelots” et aux “choses” qui pourtant n’ont pas la vie.

    On pense parfois qu’en acquérant certains biens, notre bonheur va augmenter. Pourtant on réalise souvent que, une fois ces biens acquis, cela ne va pas mieux et notre déception reste grande parce que ces objets ont pris la place de la vie. « La vie vaut plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement. », nous dit le Seigneur, et nous faisons si souvent l’inverse en accordant tant d’importance à des choses qui n’en ont pas. Nous avons changé notre échelle des valeurs, et Jésus nous invite à y remettre de l’ordre.

    Petites remarques pratiques : n’attendons pas l’héritage d’un parent, d’un ami ou d’un membre de la famille. Sa vie compte plus que tout ce que nous pourrions hériter.

    D’autre part, n’attendons pas non plus d’être sur notre lit de mort pour comprendre que la vie vaut plus que la nourriture, et le corps plus que le vêtement ! Tous nos vêtements sont dans la garde-robe mais la vie, un jour, nous sera reprise, et c’est elle qui compte.

    Enfin prenons soin de ceux qui sont en vie à côté de nous ; sachons que ce qui compte, c’est leur vie ! Elle vaut plus que tous les objets et bibelots du monde. ■

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    Post-scriptum

    Prédication (en quatre volets) apportée début 1990 par Philippe Hubinon et résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” d’octobre 1990 à janvier 1991.

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