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    logo ARTICLE 513ISRAËL : actualité essentielle novembre 2011
    Faits importants de l’actualité concernant Israël.
    logo ARTICLE 783Paradoxes divins juillet 2012
    Grégoire de Nazianze, père de l’Eglise, exprime avec des mots simples des faits singuliers et apparemment contradictoires, qui heurtent ainsi le sens commun et interpellent le lecteur.

    Dans la même rubrique

    Le prophète Daniel : dans le monde, et pourtant entièrement consacré (1/2)


    | Daniel 1-1-16 ; 2.1-6 ; 3.1-25
     

    Voir aussi cet article.


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    Prédication en quatre volets :

    1. Séduisante Babylone
    2. Entièrement consacré
    3. Dans le monde, mais pas du monde
    4. Un dictateur mégalomane

    VOLET 1
    ALLER AU VOLET 2

    SÉDUISANTE BABYLONE

    Ce récit nous plonge dans le temps, 600 ans avant Jésus-Christ et à 10.000 kilomètres de notre pays, en Babylonie. Pourtant, ces choses sont tout près de nous. En effet, la Babylonie s’appelle aujourd’hui l’Irak. Nebucadnetsar est alors le roi de l’Irak.

    Le “maître de Bagdad", dont la presse fait écho si souvent en ces jours, est un successeur de ce Nebucadnetsar. De plus, les conditions rapportées dans ce récit biblique sont semblables au contexte actuel, puisque des hommes vont être pris en otages et gardés contre leur gré à l’étranger. La lecture du livre de Daniel est vraiment d’actualité !

    Daniel et ses trois amis font partie des otages que le roi Nebucadnetsar va garder à Babylone.

    Quelques remarques : il est troublant de noter que la Bible nous présente cette région du monde comme fertile en événements.

    1. Tout d’abord, l’Ecriture place le jardin d’Eden dans cette contrée. En effet, dans Genèse 2, il est écrit : « Dieu planta un jardin en Eden du côté de l’orient ... Un fleuve sortait d’Eden pour arroser le jardin, et de là se divisait en quatre bras. » Un de ces bras c’est l’Euphrate ! C’est ce grand fleuve (3.000 km) qui prend sa source en Turquie et traverse la Syrie et l’Irak ; il se réunit au Tigre pour former ce que l’on appelle aujourd’hui le “Chatt al Arab”. Nous sommes en pleine actualité et pourtant ce texte a été écrit voici plus de 2.500 ans. Serait-ce dans cette région que la première rébellion de l’homme contre son Dieu s’est produite ? Serait-ce là le site de la désobéissance d’Adam et Eve ? Beaucoup d’arguments bibliques pourraient le laisser penser.

    2. Ensuite, au chapitre 11 de la Genèse, nous retrouvons ce pays sous l’appellation de "pays de Schinear". Dans cette vallée, les hommes vont se rassembler pour construire une tour, la tour de Babel, ou encore la tour de Babylone. Cette région du monde, serait-elle cette fois encore le site de la rébellion de l’homme contre son Dieu et contre son plan ? « Les hommes se dirent : Allons ! Bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche au ciel. » Là, de nouveau, l’homme se dresse contre son Dieu. La tour de Babel est en quelque sorte aussi une expression de rébellion, de révolte et d’orgueil.

    3. Enfin, troisième remarque, c’est de cette région qu’Abraham sera appelé par Dieu. Abraham vivait dans la ville d’Ur en Chaldée, à savoir la Mésopotamie, l’Irak actuel. Abraham était un Irakien ! Il vivait près de l’Euphrate. Là, il va entendre l’appel de Dieu : « Va-t’en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. » Ainsi donc, Abraham obéit, quitte sa région, sa culture et se rend en Israël, pays promis. Le conflit qui tient aujourd’hui le monde en haleine, concerne ces pays : l’Irak et Israël. Comme c’est étrange !

    Daniel va donc être arraché de son pays. Il est adolescent lorsque les troupes de Nebucadnetsar assiègent Jérusalem. Il prend la ville et emmène les jeunes en déportation (586 avant Jésus-Christ).

    Daniel, ses trois amis et d’autres Juifs vont faire à pied un voyage de plus de mille kilomètres, quitter leur famille, leur pays et leur temple ! En arrivant à Babylone, ils découvrent une ville splendide, glorieuse et puissante. Trois énormes murailles entourent cette ville imprenable. La première a 10 mètres de haut et 3 de large au sommet. Ces protections s’étendent sur 15 kilomètres et comprennent 9 portes pour accéder à la ville. A l’extérieur de ces murailles, un canal de 80 mètres de large autorise la navigation et contribue à rendre la ville imprenable. Celle-ci contient 8 temples de toute beauté et le palais de Nebucadnetsar. Babylone est construite en carré, et découpée par de grandes avenues parallèles et perpendiculaires, comme New York ou d’autres grandes villes américaines. Une grande avenue centrale de plus d’un kilomètre, traverse toute la ville et conduit au temple du dieu Mardouk. Dans cette ville splendide, les architectes ont créé les jardins suspendus de Babylone, la septième merveille du monde. Daniel entre dans la plus belle ville du monde ! Les briques utilisées pour toutes ces constructions sont marquées du sceau du roi Nebucadnetsar, qui va régner pendant 43 ans à Babylone.

    Aujourd’hui, le "maître de Bagdad" rêve que son pays redevienne cette grande puissance de l’antiquité. De nos jours, dans le musée de Bagdad, on peut découvrir une fresque gigantesque représentant Saddam Hussein† face à Nebucadnetsar. On est en pleine actualité !

    En entrant dans la ville, Daniel et ses trois amis découvrent la grandeur, la puissance, la richesse et la beauté de Babylone, la ravissante Babylone.

    Mais pourquoi tant de détails historiques, archéologiques, architecturaux relatifs à Babylone ? Parce que je veux faire ressortir la foi et la fidélité de Daniel et de ses trois amis. Ils ne vont pas se laisser impressionner ni séduire par la beauté, la puissance, la grandeur de cette cité. Malgré la pression exercée par celte civilisation sur leur foi, ils ne bronchent pas et restent fidèles, ancrés à leurs convictions. Plus encore, mieux encore, par sa fidélité à son Dieu, Daniel va défier la puissance de Babylone.

    Dans l’interprétation biblique, cette ville est le symbole du monde, du système anti-Dieu, et Nebucadnetsar est une des figures de l’antichrist. Daniel va être confronté à la pression d’un monde hostile, ennemi de sa foi, mais il ne cède pas d’un pouce. Babylone veut faire de ses gens des robots humains obéissants, intelligents, productifs et soumis.

    Voici une vingtaine d’années, j’ai pu voir un dessin animé pour adultes. Film muet, juste des bruitages sans conversations ni dialogues. Dans ce pays, tous les habitants portent à la tête un bandeau maintenant une plaque de métal derrière la tête. Les petits, les grands, les vieux, les jeunes, tous portent ce bandeau et cette plaque. Les mamans prennent soin de leur bébé, elles les allaitent, et resserrent chaque fois ce bandeau autour de la tête de leur enfant. Au fur et à mesure que les enfants grandissent, on change la plaque et on en met une plus grande. Ainsi, les mamans serrent de plus en plus cette plaque derrière la tête. Pendant tout le déroulement du film, le spectateur se demande ce que sont cette plaque et ce bandeau. Mais à un moment donné, le film fait voir une maman enlevant le bandeau et montre ce qu’est la plaque. C’est ure plaque métallique sur laquelle est découpée en saillie la forme d’une semelle de soulier. Ainsi, cette empreinte se marque sur la tête des enfants et des adultes. Le spectateur continue à s’interroger : pourquoi ? Et seulement à la fin du film, les dernières images montrent tous les citoyens rassemblés en file devant le palais royal, face à un trône gigantesque sur lequel est assis un tyran dont le visage n’apparaît pas. En, passant devant le trône, chaque citoyen enlève le bandage, retire la plaque derrière la tête, se met à genoux la face contre terre. Le dictateur met alors son pied dans l’empreinte marquée par la plaque. Le tyran retire ensuite son pied, le citoyen se relève, replace la plaque, renoue son bandeau, s’en va et laisse la place au suivant. Sur ces images s’achève le film.

    Il y a maintenant vingt ans que j’ai vu ce petit dessin animé ; aujourd’hui, je m’en souviens encore. Voilà exactement ce que veut faire Nebucadnetsar : le roi de Babylone veut marquer les jeunes gens de son empreinte. la Bible nous apprend que c’est aussi la volonté de l’antichrist de laisser une marque, un chiffre sur tous les habitants de la terre (666). Apocalypse 13.16 dit : « Et tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçurent une marque sur leur main droite ou sur leur front et personne ne pouvait acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. »

    Nous sommes en chemin vers cette monstruosité. Nebucadnetsar n’est rien par comparaison avec la bête de l’Apocalypse. Mais aujourd’hui déjà, l’esprit de l’antichrist agit, marque notre mentalité, nous impose les pensées du monde, nous force à appeler bien ce qui est mal. Publicité, cinéma, télévision, musique, littérature, presse, etc. ne sont pas neutres, mais marqués par l’esprit du monde qui veut façonner nos pensées et nous amener à agir comme des robots humains, soumis.

    Derrière tous ces éléments cités, existe une philosophie, la philosophie du monde !

    1. Il faut être orgueilleux.
    2. Il faut écraser les autres.
    3. Il faut profiter de tout sans réfléchir ni essayer de savoir si cela est bien ou mal.
    4. Il faut prendre ce que l’on peut prendre.
    5. Il faut donner le moins possible ou encore être égoïste.

    Et tout cela sur le thème majeur : “on peut être heureux sans Dieu !

    Tel est l’esprit du monde qui, à force de publicité, de répétitions, veut nous marquer de son empreinte. Les jeunes chrétiens, à l’école, se sentent comme des anormaux au milieu de cet esprit mondain, hostile à leur foi parce qu’ils sont différents. Sans nous en rendre compte, nous sommes tous soumis à cette pression et influencés par cet esprit mondain, anti-Dieu. Mais où est l’antidote, le contrepoison ?

    « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Romains 12:1-2). Dans notre manière de penser, ne nous conformons pas au siècle présent, ne laissons pas l’esprit du monde tordre notre pensée. Ephésiens 4.23 nous exhorte à « être renouvelés dans l’esprit de notre intelligence » (de notre pensée). Philippiens 2.6 nous rappelle : « Ayez en vous les sentiments [la pensée] qui étaient en Jésus-Christ. » A l’opposé de l’esprit du monde, c’est le seul contrepoison. Ainsi travaille le Saint-Esprit parmi les enfants de Dieu, par le moyen de l’Ecriture, afin de corriger notre pensée. Par ce travail de l’Esprit, et de la Parole, nous pouvons résister victorieusement à la pression du monde qui nous entoure. « L’amour du monde est inimitié contre Dieu. » (Jacques 4.4). Que l’Esprit nous transforme, nous façonne, et nous aide à discerner l’esprit du monde qui nous entoure et qui nous présente d’une façon si séduisante les pires monstruosités ! Ne sommes-nous pas en train de nous laisser marquer et imprégner par la pensée du monde, écraser sous la botte de l’adversaire ? Seul l’Esprit de Dieu peut nous corriger et remplacer l’orgueil par l’humilité, la haine par l’amour, l’égoïsme par la générosité. Que nos pensées soient ainsi transformées !

    La pression de Babylone sur Daniel était énorme. Aujourd’hui, la pression du monde reste encore sur nous. Le livre de Daniel nous montre que, si forte que soit la pression du monde, Dieu est assez puissant pour nous tenir debout, et fidèles à la Parole ainsi qu’à Jésus-Christ. Dieu a mis en nous son Esprit-Saint pour nous aider à tenir debout, sans broncher, au cœur de "Babylone", de notre ville. ■


    VOLET 2
    ALLER AU VOLET 1

    ENTIEREMENT CONSACRÉ

    Un exemple biblique de fidélité : Daniel

    Daniel et ses trois amis entrent dans la ville de Babylone, énorme, puissante, glorieuse, orgueilleuse, imprenable et séduisante. Ils arrivent là comme otages. Daniel est jeune, environ 20 ans.

    Un dictateur règne à Babylone : Nebucadnetsar ! Son règne va durer 43 ans sur l’empire le plus puissant du monde d’alors.

    Dans l’interprétation biblique de l’Ancien Testament, Babylone est le symbole du monde, ennemi de Dieu, et Nebucadnetsar est un des types de l’antichrist. Le roi va essayer de faire de ces hommes des robots humains. Il va les façonner pour les rendre, en quelque sorte, conformes à sa volonté.

    Parmi ces jeunes gens issus du pays d’Israël, le roi va commencer par faire une sélection. Il va choisir les plus beaux, les plus forts, les plus intelligents, les mieux instruits, ceux qui sont de sang royal ou de famille noble. Nebucadnetsar ne veut pas employer n’importe qui à son service. Il prend l’élite. Hitler, autre dictateur de sinistre mémoire, suivait la même philosophie. Lui-aussi choisissait l’élite, et de plus, il détruisait tout le reste !

    Première étape du programme de Nebucadnetsar pour les jeunes déportés : il va les gaver comme des oies. Il veut ainsi les séduire en les “prenant par le ventre“. Pour bien disposer leur esprit, on va soigner leur estomac !

    Deuxième étape : on va changer leur nom. Le nom de ces jeunes gens hébreux, choisi par leurs parents juifs, va être effacé. On tente de les déraciner davantage, de les dépersonnaliser.

    Troisième étape : on va les instruire, leur apprendre une nouvelle langue, les dé/former dans la sagesse de Babylone. Ils vont en fait subir un lavage de cerveau. Ces mêmes méthodes sont encore utilisées aujourd’hui dans des systèmes totalitaires reconnaissables à leurs goulags et autres hôpitaux “psychiatriques“.

    Pendant trois années, ces jeunes gens seront ainsi éduqués. Que va faire Daniel ? De suite, il va choisir la voie de la fidélité. Immédiatement, dès le début de sa captivité, d’emblée il commence par obéir à Dieu.

    Quelle leçon pouvons-nous tirer de cette attitude de Daniel ? Non seulement il est important de se convertir pendant le temps de la jeunesse, mais il est primordial de se consacrer dès cette étape de la vie. Bien des jeunes attendent trop longtemps pour se convertir ou traînent ensuite pour se consacrer totalement. Ainsi, ils vivent leur foi du bout des doigts. L’Ecriture dit pourtant : « Souviens-toi de ton Créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais arrivent et que les années s’approchent où tu diras : je n’y prends point de plaisir. » (Ecclésiaste 12.1).

    Samson est le type du chrétien qui connaît Dieu mais refuse de se consacrer... et qui rate sa vie ! Daniel est le type de chrétien qui connaît Christ, est consacré, et rencontre la réussite dans tout ce qu’il entreprend.

    Il est donc utile de rappeler aux parents qu’ils doivent prier non seulement pour la conversion de leurs enfants, mais aussi pour leur consécration à Dieu.

    Le temps de la jeunesse

    C’est durant la jeunesse que tout être humain pose les fondements de la vie. De mauvaises racines ne peuvent donner de bons fruits. Le jardinier sait, lorsqu’il plante, que le soin apporté aux racines est essentiel pour la vie de l’arbre. L’enfance, l’adolescence et la jeunesse sont des périodes pendant lesquelles s’enfoncent les racines qui déterminent la qualité des fruits pour toute la vie. Il faut se convertir et se consacrer dès sa jeunesse.

    Un jeune, converti à Jésus-Christ, c’est bien, mais un jeune consacré à Jésus-Christ, c’est encore tout autre chose. L’Eglise a besoin de jeunes consacrés à Jésus-Christ.

    Mais quelles sont les raisons de se consacrer dès sa jeunesse au Seigneur ?

    1/ Un jeune consacré va entraîner avec lui d’autres jeunes. Daniel avait trois amis qui, eux-aussi, vont se consacrer.

    2/ Un jeune consacré est inévitablement une source d’encouragement et de joie pour les ainés.

    3/ En se consacrant à Jésus-Christ dès le jeune âge, on s’épargne ainsi beaucoup de blessures. Il faut venir à Jésus-Christ avant les ménages détruits, avant les regrets et les haines, avant l’amertume et les blessures toujours lentes à cicatriser, avant les morceaux cassés souvent difficiles à “recoller“, avant les “si je pouvais recommencer !“ et les “ah ! si j’avais écouté !“. Jésus disait : « Dieu est capable de nous préserver de toute chute. » (cf. Jude 1.24) Se consacrer à Jésus-Christ dès la jeunesse, c’est s’éviter bien des blessures et des larmes.

    4/ La jeunesse constitue le meilleur moment pour venir à Jésus-Christ parce que le cœur est alors encore docile. Plus on avance dans la vie, plus le cœur s’endurcit et devient insensible. Les statistiques montrent que, lors des campagnes d’évangélisation, la majorité des nouveaux convertis sont jeunes. Certaines tranches d’âge, par contre, se caractérisent par une absence de réponses : c’est le cas pour les tranches d’âge au-delà d’une trentaine d’années. Ceci est aussi valable pour la consécration : si, étant jeune, on ne prend pas la décision de se consacrer, cela devient alors bien difficile plus tard, lorsque le cœur est davantage rebelle.

    5/ Venir à Jésus-Christ et se consacrer jeune au Seigneur, est salutaire parce qu’au fur et à mesure que l’on avance, la vie se complique, devient difficile, et les contraintes augmentent.

    6/ C’est une chose excellente d’offrir le meilleur à Dieu. Il ne faut pas attendre et n’offrir à Christ que des miettes ou des restes, mais au contraire une vie pure et vierge de tout échec.

    7/ Toutes les autres décisions de la vie seront conditionnées par ce choix de la consécration, posé au début de l’existence.

    « Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende », jeune ou adulte ! (cf. Luc 8.8 ; 14.35 ; etc.)

    Parents, veillons à mettre tout à la disposition des jeunes pour qu’ils puissent se consacrer à Jésus-Christ.

    Chrétien, tu es différent des autres !

    Face à la pression et au conditionnement idéologiques, dans ce “goulag trois étoiles“ de Babylone, Daniel va se consacrer et fait le choix de la fidélité : « Daniel résolut en son cœur de ne pas se souiller. » (Daniel 1.8a). Autrement dit, Daniel va oser affirmer sa différence : il n’est pas comme les autres, il n’a pas peur de se démarquer des autres, ni de l’esprit qui règne à Babylone. Nous pensons que notre siècle est mauvais, mais tous les siècles précédents l’ont été ! A toutes les périodes de l’Histoire, il a toujours été difficile de marcher fidèlement avec Dieu. Daniel ne cède pas et refuse de se conformer à “l’esprit du siècle“ de son époque.

    Nous vivons aussi sous la même pression que celle qu’a supportée Daniel. Le monde veut nous imposer ses valeurs, son style de vie, ses modes, ses habitudes, ses péchés. En tant que chrétiens, n’ayons pas peur d’affirmer notre différence. Soyons-en fiers ! Souvent, nous faisons beaucoup de choses pour être semblables aux autres et faire comme tout le monde. Nous voulons nous habiller, sortir, fumer, nous comporter et raisonner comme les autres. Nous sommes, nous les enfants de Dieu, si troublés par la peur du “qu’en dira-t-on“ !

    Daniel se dit : “c’est à Dieu que j’appartiens, c’est lui seul qui me dictera ma conduite, et surtout pas Nebucadnetsar !

    Christ a créé toutes choses. Il est le maître, cependant il n’est pas un dictateur. Il pourrait imposer à toute créature l’obéissance, mais il nous laisse libre de le servir et de l’aimer. Le monde ne doit pas nous dicter notre manière de vivre ou de penser, mais le chrétien doit volontairement choisir la conduite qui plaira à son maître. L’apôtre Jean écrivait : « N’aimons pas le monde, ni les choses qui sont dans le monde, l’orgueil de la vie, la convoitise des yeux, la convoitise de la chair. » (1 Jean 2.15-16). Les gens du monde ne vivent que pour eux-mêmes. Le chrétien vit autrement : il partage avec les autres, il pense aux autres et prie pour eux, il visite et aime les autres. Le chrétien est différent des autres ; il ne vit pas dans l’infidélité et ne convoite pas la femme de son prochain. Il ne lit pas l’horoscope et ne visite pas la voyante.

    Chrétien, tu es différent des autres. Sois fier de cela ! C’est cela l’Evangile. Daniel n’a pas eu peur ni honte malgré toute la pression de Babylone. Nebucadnetsar avait droit de vie et de mort sur tous ses citoyens, à combien plus forte raison sur les déportés. Cependant Daniel ne connaît aucune crainte. Nous ne devons pas être gênés mais au contraire fiers de la croix, fier de l’Evangile, de la Bible, de prier, de notre manière de vivre. Daniel résolut dans son cœur de ne pas vivre comme les autres, de ne pas se souiller comme les autres. Sa décision est un bel exemple pour chacun de nous, et pas seulement pour les jeunes. Parce que j’appartiens à Jésus-Christ, je ne veux pas me vautrer dans le mal, je veux vivre cette différence et en être fier. Daniel ne se préoccupe pas des autres. Il refuse d’être ce poisson mort entraîné par le courant jusque dans la mer. Au contraire, il remonte le courant parce qu’il vit ! Combien d’entre nous ont le courage d’avancer à contre-courant, contre l’esprit du monde, de tenir ferme dans le camp de Dieu, de choisir la fidélité et l’obéissance à Jésus-Christ ?

    « Ne nous conformons pas au siècle présent, mais soyons transformés par le renouvellement de l’intelligence afin que nous discernions quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Epître aux Romains 12.2). ■


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    Post-scriptum

    Prédication en 4 volets apportée par Philippe Hubinon et résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection“ de février à mai 1991.

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