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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

    Dans la même rubrique

    Sur les traces du prophète Elie

     | Volet 1 : 1 Rois 17 : 1-7 et 5 : 16-20
     | Volet 2 : 1 Rois 17 : 1-16 - Luc 4 : 14-30
     

    VOLET 1
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    UN HOMME ORDINAIRE

    Le prophète Elie est un grand personnage de l’Ancien Testament. Certains diront : « Pourquoi remonter si loin dans l’Histoire ? Ce vieux texte a-t-il encore quelque chose à nous dire, à nous qui vivons au 21e siècle ? » Si les récits de la Bible sont anciens, ils sont par contre véridiques. Le chrétien préfère les vérités anciennes aux mensonges modernes. Jésus a dit « Ta Parole est la vérité. » (Jean 17.17).

    L’histoire d’Israël est un livre de leçons. Paul dit : « Ces choses sont arrivées pour nous servir d’exemples, elles ont été écrites pour notre instruction à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. » (1 Corinthiens 10.6 et 11). Au travers de ces textes, Dieu nous parle. Il ne nous donne pas seulement de la doctrine, de la théorie, mais aussi des exemples parce que nous avons besoin de ceux-ci pour comprendre. La Parole de Dieu est vivante. Elle ne vieillit pas. Bien que les textes aient été écrits il y a longtemps, ils restent jeunes et modernes. Jésus a dit : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. » (Matthieu 24.35).

    Faisons connaissance avec Elie. Jacques dit : « Elie était de la même nature que nous. » (v. 5.17). Elie n’avait rien d’exceptionnel, il n’était pas un VIP, un homme hors du commun, un superman de la foi et de la prière. C’était un homme ordinaire. Dieu emploie des gens ordinaires pour faire des choses extraordinaires. Quand je passe ma vie et mon ministère en revue, je me dis que je fais partie des gens ordinaires. Quand je regarde en arrière, je bénis Dieu en toute humilité pour ce qu’Il a fait d’extraordinaire avec un homme ordinaire. Dans les églises, il y a des gens ordinaires, mais qui ont accompli des tâches extraordinaires. Ils ont donné et donnent encore bénévolement de leur temps, leurs congés, leurs forces pour exercer un ministère et travailler dans l’église. Il y en a d’autres que Dieu prépare. Personne ne miserait sur eux, mais Dieu, Lui, mise sur eux. Cette jeune fille chrétienne et ce jeune chrétien ordinaires qui se gardent purs jusqu’au mariage : c’est extraordinaire ! Ce chrétien ou cette chrétienne ordinaires qui ont vécu le drame du divorce et demeure dans la foi : c’est extraordinaire ! Cette jeune femme ordinaire, institutrice ou infirmière qui part en mission pour prendre soin d’orphelins, de handicapés, de lépreux : c’est extraordinaire ! Et ces parents chrétiens, des gens ordinaires, qui ont perdu un enfant et continuent d’aimer Dieu, de prier, de lire la Bible, de témoigner de leur foi : c’est extraordinaire ! On pourrait multiplier les exemples. Mais, pour que des gens ordinaires accomplissent des choses extraordinaires, il y a une condition : il faut être entièrement consacré à Jésus-Christ.

    A un colloque de pasteurs et d’anciens, les frères de Philippeville rendaient hommage au pasteur Germain Hermann†. Un couple ordinaire qui a accompli à Philippeville un travail extraordinaire ! Ils ont construit de leurs mains un temple magnifique, à la sueur de leur front, avec des prières et l’aide d’une équipe de 40 personnes. Les chrétiens ont fait de l’évangélisation dans tous les villages des alentours de Philippeville, alors que 15 ans auparavant, il n’y avait rien dans la région ! Dieu a utilisé des gens ordinaires pour faire des choses extraordinaires, parce qu’ils étaient totalement consacrés !

    Elie était un homme de la même nature que nous, un homme ordinaire, à qui Dieu a fait faire des choses extraordinaires. Il en a été de même avec Abraham, Déborah, David, Salomon, Esaïe, Jérémie, Ezéchiel, Pierre, Paul, Augustin, Luther, Calvin, Moody, William Booth, Henri Dunant, Martin Luther King, Billy Graham, etc.

    Revenons à Elie, il était prophète ! Qu’est-ce qu’un prophète ? Quelqu’un qui est envoyé par Dieu, qui est la bouche de Dieu. Hébreux 1.1 déclare que Dieu a « parlé par les prophètes ». Ceux-ci sont vraiment au sens propre les porte-parole de Dieu. Beaucoup disent qu’un prophète annonce l’avenir. Le prophète parle aussi du présent et se tourne vers le passé, car il comprend l’Histoire à la lumière de l’Esprit de Dieu. Il parle le plus souvent pour ramener le peuple de Dieu sur le bon chemin. Ce fut entre autre la mission d’Elie. Quand le peuple désobéissait et, dans son épreuve criait au secours, Dieu envoyait un prophète qui dénonçait ce qui avait déclenché l’épreuve et, parfois, il annonçait l’avenir en évoquant le châtiment. Le prophète dit de la part de Dieu : « Vous n’avez pas écouté ma voix, vous avez oublié la loi ! » Quand la parole écrite ne suffit plus, Dieu envoie un prophète, c’est-à-dire une parole vivante.

    Les prophètes suivent presque tous le même schéma : ils dénoncent le péché, annoncent le jugement et appellent à la repentance, promettent la délivrance, la restauration et le pardon.

    Jésus a suivi ce même schéma, Lui qui était roi et prêtre, était aussi un prophète. Il est venu parler du péché et du jugement, appeler à la repentance, à la restauration de la paix avec Dieu. Il a promis le pardon des péchés et la vie éternelle.

    Aujourd’hui, les pasteurs dans nos églises, les évangélistes, les missionnaires suivent, eux aussi, le même schéma : péché, jugement, repentance et pardon par la foi en Jésus-Christ.

    Y a-t-il encore des prophètes aujourd’hui ? En nous appuyant sur la Bible, nous répondons oui ! Dans 1 Corinthiens 12.10 et 28, il est question des prophètes de la Nouvelle Alliance. 1 Corinthiens 14.3 déclare : « Celui qui prophétise parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console. » Dans le Nouveau Testament, l’aspect prédiction ne se retrouve plus. Dans la Nouvelle Alliance, le prophète n’a plus un ministère de prédiction, mais un ministère d’édification et d’encouragement. Tout ce que Dieu veut nous faire savoir est dans sa Parole. Il est dangereux pour les chrétiens ou les pasteurs d’aller au-delà de ce que la Bible enseigne. C’est dangereux et grave. Dans l’Ancien Testament, les faux prophètes étaient mis à mort ! Le prophète est aussi un homme qui souffre. Voilà un aspect moins bien connu du ministère prophétique ! Aujourd’hui, on cite les noms de Moïse, Samuel, David, Elie, Esaïe, Jérémie, Michée ... comme références prophétiques. Il est clair que ces hommes sont des monuments de la prophétie. Quels combats, quelles souffrances, quelles peines, quelles menaces, quels risques ils ont supportés ! Des prophètes ont été rejetés, maltraités par leurs contemporains et rarement ils ont été écoutés.

    Les futurs prophètes savaient qu’ils allaient souffrir. Samuel souffrit quand le peuple rejeta Dieu et demanda un roi (1 Samuel 8.7), Zacharie tué entre le temple et l’autel selon Matthieu 23.35. Jésus a dit : « Jérusalem, Jérusalem, qui tue les prophètes et qui lapide ceux qui te sont envoyés. » (v37).

    Le prophète souffre quand Dieu et sa Parole sont rejetés et que le peuple est sanctionné. Il souffre d’être lui-même insulté, ridiculisé, menacé, persécuté, maltraité parce qu’il a dit la vérité et qu’on veut le faire taire (Jérémie 20 : 1-2) Paul lui-même dit à Timothée : « Souffre avec moi pour l’Evangile. » (2 Timothée 1.8).

    Dans son ministère le pasteur souffre aussi. Le pasteur ne montre pas sa souffrance. Il la cache. Il ne se plaint pas. Mieux vaut souffrir avec Christ que jouir avec le monde. Pierre a dit : « Il vaut mieux souffrir si telle est la volonté de Dieu en faisant le bien qu’en faisant le mal. » (1 Pierre 3.17). Au milieu des luttes, des combats, des souffrances pour servir Dieu, il y a cependant une part de bénédiction.

    Dieu cherche des hommes et des femmes prêts à se lever et à œuvrer pour Lui, tout en sachant que rien ne sera facile. Plaise à Dieu qu’Il trouve parmi nous de tels hommes et de telles femmes ! 

    VOLET 2
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    UN HOMME OBÉISSANT

    Nous avons déjà parlé d’Elie le prophète, un homme ordinaire, « de la même nature que nous ». Dieu utilise des personnes ordinaires pour réaliser des choses extraordinaires. Mais il ne prend pas n’importe qui. Il prend des hommes et des femmes consacrés.

    Nous avons vu aussi que le prophète est “porte-parole” de Dieu. Nous avons noté également qu’Elie a souffert beaucoup pour la cause de Dieu, comme tous les autres prophètes d’ailleurs. Et nous avons énormément de respect pour ces prophètes morts, mais qui de leur vivant, ont été contestés et méprisés du peuple. Nous devons aussi savoir, qu’un ministère pour l’œuvre de Dieu est toujours accompagné de souffrance. Nous ne voyons souvent que le beau côté des choses : la foi est un combat et en lisant la Bible et les prophètes, nous ne retenons que ce qui est glorieux dans leur ministère. Mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. En assistant à un congrès de Billy Graham, le grand évangéliste qui a amené à Jésus-Christ des milliers de personnes, j’ai pu l’entendre parler des souffrances de son ministère et les combats derrière ses succès. Il racontait combien il avait en horreur les aéroports qui le séparaient à chaque fois de sa femme et de ses enfants pour aller annoncer la Parole de Dieu bien loin de chez lui. Ceci nous rappelle que si nous voulons marcher avec le Seigneur, il y aura aussi des combats, des luttes, des frustrations et des souffrances. La fidélité à Dieu, c’est de savoir aussi accepter cela. Mieux vaut souffrir avec Dieu que de jouir du péché avec le diable. Regardons la situation en Israël à l’époque d’Elie ; c’est l’apostasie. On s’imagine bien souvent que dans le pays du peuple que Dieu a choisi, tout est merveilleux. Et pourtant, au temps d’Elie, c’était l’abomination, l’idolâtrie, l’immoralité. Achab lui-même avec sa femme Jézabel, avaient entraîné Israël dans le péché. Dieu est oublié, renié, abandonné, la Parole de Dieu n’est plus lue, c’était la débâcle.

    Le mal va de pair avec l’injustice, la fraude etc. Israël bascule dans l’idolâtrie. Le Seigneur appelle Elie pour combattre l’immoralité, l’injustice et l’idolâtrie. Chaque génération est confrontée au même combat ; nous devons en temps que chrétien, livrer le bon combat de la foi. Notre génération doit suivre le même chemin. Jésus en parlant de sa génération, disait qu’elle était “perverse et adultère”. Tout cela est toujours d’actualité et Dieu appelle encore aujourd’hui les hommes, les femmes, les jeunes gens, les jeunes filles à relever le défi et à vivre autrement. Elie dans ce combat se croyait seul mais Dieu lui dit que 7000 personnes n’ont pas fléchi les genoux devant Baal.

    Nous croyons souvent aussi que nous sommes seuls dans le combat de la foi, que ce soit à l’école, au travail, ou dans le quartier. Nous devons nous encourager les uns les autres dans l’église, car heureusement, nous ne sommes pas seuls. Nous pouvons être heureux de ne pas faire partie de ces milliers de personnes esclaves de l’argent, de la drogue, de la sexualité, de la fraude... On peut comparer le chrétien à un poisson qui nage à contre-courant. Achab qui aurait dû être le bon exemple, entraîne avec lui le peuple dans le mal. Il est l’un des plus mauvais rois dans l’Ancien Testament. Le bien et le mal s’incarnent toujours dans une personne et Achab était l’incarnation du mal, par contre, le bien s’incarnait dans la personne d’Elie. Même l’histoire nous parle aussi d’hommes qui comme Eichmann incarnaient le mal pour en arriver à exterminer des millions de juifs. Et il y en a encore bien d’autres : Hitler, Staline, Mobutu, Pinochet, Néron, Ceauşescu et beaucoup d’autres qui ont été “l’incarnation du mal” ; mais heureusement, beaucoup d’autres aussi ont été “l’incarnation du bien”. Nous sommes placés devant ce choix du bien ou du mal. Quand Moïse est devant le peuple d’Israël, il lui dit : « Je mets devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction, choisis la vie. » (Deutéronome 30.15, 19). Le chrétien doit être porteur de bénédiction et être l’incarnation du bien. Nous avons toujours un adversaire en face de nous. Elie lutte contre le roi Achab, Moïse contre le pharaon, Luther contre le pape Léon X. Les chrétiens du 1er siècle devaient lutter contre l’Empereur. Aujourd’hui, c’est l’Islam qui est l’ennemi du christianisme. Et derrière chacun de ces ennemis, c’est toujours le même adversaire de nos âmes... le diable. L’apôtre Paul écrivait : « Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les puissances des ténèbres et les esprits méchants dans les lieux célestes. » (Ephésiens 6 :12).

    Finalement, on ne connaît pas grand chose d’Elie, ni de sa naissance, ni de sa jeunesse, ni de ses parents. Il entre en scène dans le chapitre 17 et tout de suite il est confronté au roi Achab. Elie vient avec la Parole de Dieu : « Ainsi parle l’Eternel : il n’y aura plus de pluie en Israël, sinon à ma parole. » (1 Rois 17.1) C’est un avertissement pour le peuple et pour le roi Achab. Cette parole montre à Achab qu’il n’est qu’un homme et qu’au-dessus de lui, il y en a un plus grand qui est le maître de toute chose.

    Mais il y a aussi une parole de Dieu pour le prophète, lui demandant de partir au torrent de Kérith. Dieu lui promet aussi que les corbeaux le nourriront deux fois par jour en lui apportant du pain et de la viande. Dieu parle aux oiseaux, Dieu parle aux étoiles, Dieu parle au vent, à la mer... Toute la création est à ses ordres.

    Ceci doit nous rassurer les uns et les autres, car bien souvent, nous nous tracassons pour telle ou telle chose et nous devons nous rappeler que Dieu est souverain et au-dessus de toute chose et qu’il est là à nos côtés toujours. Un jour le torrent où Elie venait boire s’est asséché et Dieu lui dit : « Va à Sarepta car là j’ai ordonné à une veuve de te nourrir. » (1 Rois 17:9).

    Sarepta est très loin au nord d’Israël et hors des frontières. C’est le pays des Philistins, c’est le Liban. Jésus reparlera de cet épisode à Nazareth, dans la synagogue (Luc 4), en stipulant que Dieu n’avait envoyé Elie auprès d’aucune veuve d’Israël alors qu’elles y étaient très nombreuses.

    Ces paroles ont enragé et choqué les juifs dans la synagogue à Nazareth parce que ceux-ci se croyaient les meilleurs, les plus purs et les plus saints. Le Seigneur veut leur montrer que Dieu ne voit pas comme nous.

    La leçon est aussi pour chacun de nous. Ne nous prenons pas pour les meilleurs. Ne pensons pas que nous avons la meilleure église, le meilleur club de jeunes etc. Il y a aussi en dehors de nos églises, des hommes, des femmes que Dieu va appeler. Ce passage nous apprend aussi que Dieu agit et travaille par étape, un pas à la fois. Dieu ne nous révèle pas tout d’une seule fois, Il nous enseigne un jour à la fois. 

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    Post-scriptum

    Prédication apportée les 20-1-2008 et 28-3-2010 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD - Parue au bulletin “Résurrection” de septembre-octobre 2010 et novembre-décembre 2010.

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