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    logo ARTICLE 716Léopold 1er de Saxe-Cobourg et Gotha, Roi des Belges (1790-1865) janvier 2012
    Prince, fils du duc souverain François de Saxe-Cobourg-Saalfeld (1750-1806). Il est élu premier Roi des Belges le 4 juin 1831 et prête serment sur la Constitution belge le 21 juillet 1831.
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    La résurrection du Christ

    Le plus grand des événements de l’histoire de l’humanité est la résurrection de Jésus-Christ. Ce n’est pas seulement une affaire pour les croyants. En dehors de toute considération philosophique ou religieuse, c’est l’événement le plus important de l’histoire de l’humanité. Cet événement divise l’humanité en deux : ceux qui croient et ceux qui ne croient pas. Il y a une décision à prendre. On ne peut pas rester neutre. Jésus a dit : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui n’assemble pas avec moi disperse. » (Matthieu 12.30). En d’autres termes, ou on est dans un camp, ou on se trouve dans l’autre, mais on n’est pas neutre. Jésus nous a dit clairement qu’il n’y avait que deux chemins, pas plus. Un chemin étroit qui mène à la vie éternelle, et un chemin large qui conduit à la perdition. Et Jésus précise que beaucoup se trouvent sur le chemin large, mais peu sur le chemin étroit. Jésus n’a jamais dit que tous les chemins conduisaient au ciel. Il n’a jamais dit qu’il suffisait d’être sincère ou de faire son possible. Il y a un choix à faire, une décision à prendre, et la neutralité dans ce domaine n’existe pas. C’est pourquoi, quand les apôtres prêchent après la mort et la résurrection du Christ, ils invitent à prendre une décision.

    Cinq questions

    Examinons quelques questions sur la résurrection.

    Première question : Pourquoi l’homme moderne ne veut-il pas croire à la résurrection ?

    En fait, ce n’est pas seulement l’homme moderne, mais bien l’homme en général de chaque génération. Que ce soit au premier ou au 20e siècle, la réaction reste la même. La première réaction est une réaction d’incrédulité. Les disciples eux-mêmes au début n’ont pas voulu croire. Sur le chemin d’Emmaüs, ils se disent : « Il est vrai que quelques femmes d’entre nous nous ont fort étonnés en disant que Jésus est ressuscité. » (Luc 24.22). Et de fait : « Les apôtres tinrent ces discours pour des rêveries, et ils ne crurent pas ces femmes. » (Luc 24.11). « Quand les disciples entendirent que Jésus vivait, et que Marie de Magdala l’avait vu, ils ne le crurent point. » (Marc 16.11). Le cœur de l’homme reste le même, incrédule par nature : il n’a jamais voulu croire à la résurrection. Les apôtres ont donc d’abord commencé par ne pas croire jusqu’au jour où ils ont vu le Christ ressuscité, l’ont touché, et ont mangé avec lui. Ils ont parlé avec lui pendant 40 jours. Ce ne sont donc pas des hallucinations. Ils ont vu et ils ont ensuite cru. Le Christ dit : « Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jean 20.29). Quand l’apôtre Paul prêche à Athènes, la ville des philosophes, il aborde dans sa prédication le sujet de la résurrection du Christ. Dès ce moment les choses changent. Les uns se moquent et les autres rejettent l’apôtre (Actes 17.32). La même incrédulité existait donc déjà au premier siècle. Toutefois « Quelques-uns néanmoins s’attachèrent à Paul et crurent. » (Actes 17.34). Ainsi donc tout au long des siècles, la réaction reste inchangée devant le message de l’Evangile et la résurrection de Jésus-Christ. Mais pourquoi l’homme refuse-t-il de croire à la résurrection ? Certains diront que c’est parce que l’homme du 20e siècle est instruit ou réfléchi. Mais la connaissance n’est pas synonyme d’intelligence. Ce sont des domaines différents. Avec toute sa connaissance, l’homme du 20e siècle refuse encore le message de l’Evangile. « La connaissance enfle. » (1 Corinthiens 8.1). Elle rend orgueilleux. Cet orgueil est le véritable obstacle qui a toujours empêché l’homme de croire. Aux sadducéens qui refusent de croire à la résurrection, Jésus répond : « Vous êtes dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu. » (Matthieu 22.29). Le Seigneur souligne ainsi deux raisons pour expliquer l’incrédulité de ces hommes religieux à propos de la résurrection. D’abord ils ignorent les Ecritures. Ensuite ils ne connaissent pas la puissance de Dieu. Pour Jésus, en d’autres termes, la preuve que c’est la vérité est que la Bible le dit. Pour le Seigneur, c’est une preuve qu’il place avant la connaissance de la puissance de Dieu. C’est donc inutile de chercher ailleurs que dans la parole de Dieu une autre preuve de la résurrection de Jésus-Christ. Pour le Seigneur, c’est la preuve suffisante qui peut nous conduire à la foi. La Bible dit : « Quand bien même quelqu’un des morts ressusciterait, s’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes [l’Ecriture], ils ne se convertiraient pas. » (Luc 16.31). Mais Jésus donne aussi une seconde raison à l’incrédulité des sadducéens : ils ne connaissent pas la puissance de Dieu. Ces hommes religieux s’étaient fait un dieu à la mesure des hommes. Jésus leur dit : vous n’avez pas compris ; Dieu est tout puissant. Avec tout ce que l’homme moderne a découvert aujourd’hui, il devrait un peu mieux comprendre la puissance de Dieu, qui a mis tout cela en place. Une seule découverte devrait souvent nous convaincre que Dieu est tout puissant. Refuser de croire à la résurrection c’est ne pas comprendre la puissance de Dieu. Pâques nous rappelle que Dieu est puissant. A celui qui refuse de croire aujourd’hui, Jésus dit encore : tu es dans l’erreur, parce tu ne connais pas les Ecritures et que tu ne comprends pas la puissance de Dieu.

    Deuxième question : légende ou Histoire ?

    La Bible présente et décrit les événements comme des faits historiques. Les auteurs racontent bien l’Histoire. Ils décrivent des faits, des événements. Ils parlent d’un Jésus vivant en chair et en os, qui a parlé, qu’ils ont touché, avec qui ils ont mangé. Ils racontent les faits d’un ressuscité qui les a instruits pendant 40 jours. Les auteurs des Ecritures parlent de tout cela comme d’événements vrais, authentiques, historiques. On n’est pas contraint d’y croire, mais on est obligé de respecter ce que les auteurs ont écrit. Ils ont écrit l’événement comme un fait réel d’histoire. Les historiens eux-mêmes savent que pour qu’une légende s’installe, cela nécessite un laps de temps de 200 à 300 ans. Or avec les textes des Evangiles, cela n’est pas possible. En effet environ 40 ans après la mort du Christ, les textes étaient déjà rédigés. Et les siècles qui ont succédé n’ont rien ajouté aux Ecritures. L’explication de la légende ne tient donc pas. Nous sommes en présence d’un texte historique.

    Troisième question : existe-t-il des preuves ?

    Cette question est similaire à celle des apôtres. Ils voulaient des preuves qu’ils nous ont transmises. Dieu a voulu que ces preuves remplissent la Bible afin que celui qui ne croit pas soit inexcusable. Un avocat anglais du barreau de Londres a écrit : "En tant qu’homme de loi, j’ai fait une étude approfondie des preuves qui confirment les événements du jour de Pâques. Pour moi, ces preuves sont concluantes. J’ai souvent obtenu de la Haute Cour un verdict qui s’appuyait sur des preuves moins convaincantes. On peut bâtir là-dessus. Un témoin sincère méprise les artifices et ne cherche pas à se faire remarquer. Les preuves de la résurrection présentées par les Evangiles sont de cette qualité. Et en tant qu’avocat, je les accepte sans réserve comme étant le témoignage d’hommes sincères qui rapportaient des faits." Les preuves sont présentes dans le texte. Elles sont données par le Seigneur. Devant Dieu personne ne pourra dire qu’il n’y avait pas de preuve. Dieu est juste. Il a donné dans l’Ecriture les preuves de la résurrection de son Fils.

    Quatrième question : les disciples n’ont-ils pas exagéré, menti ou déformé les faits ?

    Cette objection soulève un problème moral insurmontable. En effet, comment ces hommes qui ont laissé au monde le plus beau, le plus grand et le plus élevé des messages, n’auraient-ils été qu’une bande de sales menteurs ? Comment des fripouilles de menteurs auraient-ils pu nous laisser les Evangiles, ce chef-d’œuvre des Ecritures ? Ce n’est pas possible. De plus, ce que les apôtres, témoins de la résurrection, ont écrit, dit et prêché, devait leur coûter la vie. Au premier siècle, ces apôtres se cachaient et avaient peur pour leur vie. Plusieurs ont trouvé la mort à cause de leur témoignage. Blaise Pascal, le grand savant chrétien, disait : "Je ne crois que les témoins qui se font égorger." Plusieurs centaines de témoins ont vu le Christ ressuscité, et beaucoup d’entre eux sont morts martyrs pour leur foi en Jésus-Christ. Les témoins de la résurrection de Jésus-Christ étaient prêts à mourir. D’autre part, un jour ou l’autre, le menteur craque et la vérité triomphe. Le menteur ne peut soutenir constamment le mensonge. Pendant les 40 années de ministère des apôtres, ces disciples ont attesté la résurrection de Jésus-Christ sans jamais une seule fois revenir sur leur témoignage. Tout au travers de leur vie, jusqu’à leur mort, les disciples ont maintenu le témoignage du Christ ressuscité. S’ils avaient menti, les choses réelles auraient été connues, et ils auraient été dénoncés. Aujourd’hui nous connaissons bien des exemples d’hommes politiques dans la vie desquels des choses longtemps cachées finissent par être révélées. La vérité sort parce qu’on ne peut pas toujours dissimuler le mensonge. En ce qui concerne le témoignage des apôtres sur la résurrection, il n’y a jamais eu de démenti. Ils ont jusqu’à la mort maintenu et confirmé ce qu’ils avaient dit. Et aujourd’hui, l’Evangile est répandu dans le monde entier.

    Cinquième question : mais qu’est-ce que cela change de croire ou de ne pas croire à la résurrection ?

    Eh bien, cela change toute la vie, et la signification de l’expérience que nous vivons les uns et les autres : l’amour, la vie, la mort, la justice, l’amour, le couple, la famille. La mort rend la vie absurde. Mais la résurrection change tout. Pourquoi donner la vie à des enfants si tout se termine dans la mort ? Quel sens a l’amitié si tout finit dans un cercueil ? Pourquoi être juste si le sort final du juste est identique à celui du méchant ? Pourquoi faire le bien si le bon doit mourir, comme celui qui a fait le mal toute sa vie ? La mort rend tout absurde, tant pour le croyant que pour l’incroyant. Les plus grandes questions philosophiques tournent autour de la mort et de la vie. Pourquoi me donner du mal ? Pourquoi vivre ? Pourquoi être fidèle à son conjoint ? Pourquoi être honnête ? La mort rend la morale absurde. S’il n’y a pas de résurrection, la mort est l’événement le plus absurde, et constitue la plus effroyable des injustices. Sans la résurrection il y a une même fin pour celui qui a fait le bien comme pour celui qui a fait le mal. Mais parce que le Christ est ressuscité, tout change. Grâce à la résurrection, tout reprend du sens : la vie, le mariage, la morale, les enfants, la maladie, et même les épreuves. La mort trouve son sens dans la résurrection des morts. Parce que le Christ est ressuscité, tout change. Mais cette bonne nouvelle de la résurrection se transforme en tragédie pour celui qui ne veut pas croire. En effet la résurrection est alors synonyme de jugement, de condamnation et d’enfer. Néanmoins, pour celui qui humblement a cru, demandé pardon pour ses péchés, accepté le Christ par la foi, la résurrection est synonyme de bonheur et d’espérance.

    Mais alors deux choses : ou bien tout cela est du bla-bla religieux et de l’opium pour endormir les gens, comme disait Karl Marx, ou bien c’est la vérité. Et chacun est appelé à faire ce choix. Que ceux qui ont fait ce choix de placer leur confiance en Jésus-Christ soient ainsi confortés dans leur décision pour rester fermes dans leur foi. Que celui qui ne veut pas choisir, ou qui refuse de croire, ou qui vit dans l’indifférence, puisse réaliser quel est l’enjeu de cette question. La Parole dit : « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » (Hébreux 3.7).

    Post-scriptum

    Prédication du 23-4-2000 de Philippe Hubinon, résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” d’avril 2001.

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