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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    Donnez-moi des preuves ! (1)

     | Psaumes 19.1-7 - Actes 1.3
     

    Prédication en quatre volets
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    VOLET 1
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    L’apologétique est, en théologie, une science qui tend à démontrer la véracité des faits, à justifier la foi chrétienne, à donner des arguments en faveur de cette foi. A la fin de sa courte vie, Blaise Pascal, ce grand savant chrétien, voulait écrire une apologie de la foi chrétienne. La mort l’a empêché de réaliser ce travail. Pendant les dernières années de sa vie, il avait dans ce but rédigé des notes que l’on a pris soin de rassembler et d’éditer : les Pensées de Pascal.

    D’autres, comme Paul CLAUDEL et Jean-Jacques ROUSSEAU, ont écrit dans ce même sens pour démontrer la véracité des faits relatifs à la foi chrétienne.

    Nous allons chercher dans la Bible elle-même les preuves que Dieu lui-même nous a données. Dans l’Ecriture nous trouvons plusieurs fois les termes "amour” ou “prouver”. L’apôtre Paul, conduit par le Saint-Esprit, nous dit que la croix est la preuve de l’amour de Dieu : « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5.8).

    Les Américains ont marché sur la lune. Après cet exploit ils ont planté dans le sol lunaire leur drapeau étoilé comme preuve de cette expédition historique.

    Sur la planète Terre, Dieu a planté son drapeau sous la forme particulière d’une croix de bois, marquée de trois clous et tachée de sang. Ainsi la croix est la preuve que Dieu a marché un jour sur notre terre. Un jour, Dieu a déchiré les cieux. Il est venu ici-bas pour marcher parmi les hommes. Mais la croix n’est pas seulement preuve de la venue de Dieu parmi les hommes, mais aussi la preuve de l’amour de Dieu pour les hommes. Ce n’est pas un argument abstrait et froid mais au contraire une preuve d’amour qui parle au cœur de l’homme. Ainsi, personne ne peut nier qu’il y a 2000 ans, un personnage nommé Jésus est venu, a marché sur cette terre et est mort sur une croix. Par cet événement Dieu dit : “Voilà la preuve de mon amour.” Sur notre planète, dans l’histoire de l’humanité, il existe une preuve, une trace concrète et historique de l’amour de Dieu.

    Les hommes souhaitent et demandent parfois à Dieu d’autres preuves, d’autres arguments. Certains s’imaginent : “Si le Seigneur me faisait gagner au Lotto, je croirais bien qu’iI m’aime, surtout que je le demande depuis longtemps.” D’autres pensent : “Ah ! Si le Seigneur me faisait rencontrer la jeune fille qui devienne mon épouse, ce serait alors la preuve de son amour.” Ou encore : “Ah ! Si Dieu me guérissait de telle ou telle maladie, ce serait vraiment la preuve qu’iI m’aime.” Ce ne sont pas les preuves que Dieu nous donne, même s’il peut parfaitement intervenir souverainement. Mais en dehors de tout cela, il a choisi de prouver son amour pour chacun d’entre nous, une fois pour toutes, par la croix de Jésus-Christ. Le mot “preuve” se retrouve à d’autres endroits de l’Ecriture.

    Ainsi, dans Actes 1.3, il est écrit : « Après que Jésus eut souffert, il leur apparut vivant, et leur donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu. » Les disciples avaient besoin de preuves. Nous aussi en avons besoin. Dieu nous en donne, peut-être pas toujours celles que nous souhaiterions. C’est à nous de régler notre vision et non à Dieu de modifier ses preuves.

    A ses disciples, à Thomas tout particulièrement, Jésus avait donné les preuves de sa résurrection : « Avance ici ton doigt, et regarde mes mains ; avance aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois. » (Jean 20.27). Jésus dit cela en montrant ses mains et son côté percés. Mais pourquoi donc cette parole du Seigneur, si Thomas avait devant lui les preuves de la résurrection ? Parce que devant l’évidence même, l’homme ose encore parfois dire : “Non, je ne veux pas croire.” Par delà de la preuve, reste encore la décision du cœur. L’évidence des preuves les plus puissantes n’a aucun pouvoir sur un cœur incrédule et orgueilleux. L’accumulation des arguments forts ne peut convaincre quelqu’un. Elle peut même parfois produire l’effet contraire. Au lieu d’éveiller la foi, elle provoque la révolte et l’endurcissement.

    Deux exemples illustrent ces affirmations :

    — Dans l’Ancien Testament, nous lisons l’histoire de Moïse. Il se présente devant le Pharaon et lui dit : « Laisse aller mon peuple. » (Exode 7 à 10). Pharaon refuse. Moïse va apporter à Pharaon les preuves éclatantes que c’est Dieu lui-même qui appelle son peuple hors d’Egypte. Le résultat ? Pharaon endurcit son cœur et refuse de laisser aller les enfants d’Israël. Face aux miracles et devant les preuves évidentes, Pharaon s’enferme dans l’incrédulité.

    — Dans le Nouveau Testament nous lisons les nombreux miracles accomplis par le Seigneur. Il guérissait les malades, rendait la vue aux aveugles, faisait marcher les boiteux, changeait l’eau en vin, marchait sur l’eau, ressuscitait Lazare. Le résultat ? Tout le monde était convaincu ? Non ! « Malgré tant de miracles qu’il avait faits en leur présence, ils ne croyaient pas en Lui. » (Jean 12.37).

    Cela nous montre bien qu’au-delà des preuves reste la décision du cœur. L’accumulation d’arguments évidents n’engendre pas nécessairement la foi. Si les Evangiles avaient été écrits par un faussaire, il aurait écrit : “Devant tant de miracles, les foules se jetaient à genoux et croyaient.” Mais les auteurs sacrés ne sont pas des faussaires. Ils ont raconté ce qu’ils ont vu, la réalité. Le cœur humain est ainsi fait : devant la preuve évidente, indéniable, l’homme ose encore dire : “Non, je ne croirai pas !”

    Savez-vous quand les pharisiens ont pris la décision au sanhédrin de mettre Jésus à mort ? Le jour de la résurrection de Lazare : « Dès ce jour, ils résolurent de faire mourir Jésus. » (Jean 11.53). Devant la preuve des preuves, le miracle des miracles, la résurrection de Lazare, le résultat est ce jour-là l’endurcissement des cœurs et la décision de faire mourir Jésus. Les pharisiens s’obstinent dans l’incrédulité et refusent toutes les preuves avancées.

    Nous pourrions peut-être penser qu’un bon miracle produirait plus de conversions qu’une dizaine de croisades, et qu’un fait surnaturel devant la foule secouerait la ville bien plus que des efforts d’évangélisation, que des distributions de Bibles, etc. Non ! Jésus a dit : « S’ils n’écoutent pas Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader quand même quelqu’un des morts ressusciterait. » (Luc 16.31).

    Pascal disait avec beaucoup de pertinence et d’intelligence : “Le miracle ne sert pas à convertir, il sert à condamner.” Le miracle sert à condamner celui qui refuse de croire l’évidence même.

    En visitant un chrétien à l’hôpital, j’ai eu l’occasion de converser avec son compagnon de chambre. Ce voisin de lit, un peu taquin, affirme : “Moi, pour me convaincre, il me faudrait beaucoup : ... un miracle.” Et le pasteur de répondre : “Si j’en faisais un, maintenant devant vous, vous croiriez ?” Après quelques instants, ce monsieur intelligent répond : “Non, mais non ! parce que je me dirais qu’il ya un truc ! Et je chercherais à trouver le truc.”

    La Bible affirme : « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ. » (de la prédication du Christ) (Romains 10.17). La foi ne vient pas de preuves, d’arguments ou de miracles. Dieu a choisi le moyen de la prédication de sa Parole. Les preuves sont utiles et nécessaires, mais elles ne sont pas déterminantes. Elles sont nécessaires dans une conversation pour réfuter les objections avancées, répondre aux questions posées, mais non déterminantes, parce que l’ultime décision vient du cœur et non de la raison. La foi n’exclut pas la raison, mais elle est au-delà, elle la dépasse. Si les preuves éveillaient la foi, alors tous les hommes devraient croire. Dieu a donné toutes les preuves nécessaires à la raison pour éveiller la foi. Mais au-delà des preuves, au-delà de la raison, il y a le choix du cœur de l’homme.

    Dans sa sagesse, Dieu a inscrit les preuves de son existence dans la création elle-même : la terre, les cieux, l’homme, la vie (Psaumes 19.2).

    L’apôtre Paul écrivait : « Les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables. » (Romains 1.20).

    Dernière preuve que nous réexaminons dans cet exposé : Dieu nous a donné la preuve du jugement dernier. L’apôtre Paul disait à Athènes, debout au milieu de l’Aréopage : « Dieu annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé le jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts ... » (Actes 17.30).

    Ainsi la résurrection de Jésus-Christ devient une preuve certaine qu’il y aura un jugement à la fin des temps. L’incrédule rétorque : cela n’est pas une preuve parce que la résurrection doit elle-même être prouvée.

    Au jour du jugement dernier, Dieu dira simplement : “Je t’ai annoncé ce jugement et je t’en ai donné la preuve. Tu n’as pas accepté la résurrection, tu es donc sans excuse. Ces preuves qui devaient t’amener à la foi vont maintenant te condamner parce que tu les as rejetées.”

    Quels moyens Dieu a-t-il choisis pour nous convaincre ? Des preuves, des arguments, des miracles, des démonstrations ? Non ! Il a choisi l’action du Saint-Esprit. Jésus a dit : « Quand le Saint-Esprit sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement. » (Jean 16.8). La Bible dit encore : « Si vous entendez la voix du Saint-Esprit, n’endurcissez pas vos cœurs. » (Hébreux 3.7 et 15). Il ne s’agit pas de la voix des preuves ou celle des arguments, mais bien de la voix du Saint-Esprit. C’est l’Esprit Saint qui porte la Parole dans nos cœurs pour qu’elle produise son effet. C’est lui qui porte les arguments dans notre esprit. Il donne du poids aux preuves et de la puissance aux arguments. Il incline le cœur à croire. Il ya toujours une part de mystère dans toute décision qu’un homme prend vis-à-vis de Dieu. Si vous vous rappelez la démarche qui s’est produite dans votre pensée lors de votre conversion, ce ne sont pas des arguments qui vous ont décidés ou des preuves qui vous ont condamnés. C’est l’Esprit de Dieu qui vous a convaincu, en parlant à votre cœur, au-delà de tout argument.

    Rappelons-nous donc ceci, c’est une exigence de grande humilité pour tous ceux qui prêche la Parole et pour ceux qui l’entendent : c’est Dieu qui fait l’œuvre et c’est Dieu qui convainc.

    Ceci rappelle à chacun l’absolue nécessité de la prière pour que l’Esprit agisse et convainque les cœurs.

    « Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. » (Apocalypse 2.7), et que Dieu porte sa Parole dans nos cœurs. 

    VOLET 2
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    Donnez-moi des preuves ! C’est en quelque sorte le cri de l’apôtre Thomas avant que le Seigneur ressuscité soit venu se présenter à lui d’une façon particulière pour lui montrer les preuves de la résurrection (Jean 20.27). Lors de la prédication précédente nous avons vu que même devant les preuves évidentes, indéniables, données par Dieu, l’homme ose encore dire : “Non, je ne croirai pas !” Nous avons aussi souligné la valeur relative des preuves, sujettes aux pouvoirs du cœur. En effet, au-delà des preuves, il reste encore le choix du cœur. Dieu dans sa sagesse veille à nous donner des preuves, pour que celui qui refuse la foi soit inexcusable.

    La croix est la preuve de l’amour de Dieu pour les hommes. Nous trouvons encore une preuve, à la croix du Calvaire : « Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5.8).

    Dieu nous a donné aussi la preuve de la résurrection de son Fils : « Jésus leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu. » (Actes 1.3).

    D’autre part nous avons aussi, par la résurrection de Jésus-Christ, une preuve certaine qu’il y aura un jugement dernier : « Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts ... » (Actes 17.30-31). C’est la preuve qu’un jour, viendra sur notre monde le jugement annoncé par Dieu. Noé a annoncé aussi un jugement. Les foules se moquaient. La réalité a été terrible. Toutes les civilisations qui nous précédés ont cru qu’elles étaient là pour toujours. Toutes se sont effondrées sous le jugement de Dieu. La Parole nous enseigne donc que viendra, à la fin des temps, le jugement dernier, où Dieu jugera le monde avec justice ce dont il a donné une preuve certaine en ressuscitant Jésus-Christ d’entre les morts.

    Le Seigneur a également inscrit dans l’univers les preuves de son existence. La Bible nous révèle que Dieu dans sa sagesse a fait en sorte que l’univers puisse être preuve de son existence, preuve d’un créateur, preuve de Dieu. En effet, Romains 1.18-21 souligne que Dieu manifeste son existence dans la création : « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque, ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. »

    Ainsi donc nous devrions découvrir en dehors des affirmations de l’Ecriture, auprès de ceux et celles en charge d’étudier la nature, des paroles qui contiennent ce que la Bible affirme. Ces gens qui étudient l’univers ont-ils découvert le Dieu qui a créé toutes choses ? Nous allons examiner la réponse à cette question.

    L’un des plus grands noms de l’incrédulité dans toute l’humanité est celui de Voltaire. Il a laissé notamment derrière lui une phrase à la fois bouleversante et révoltante : “L’univers m’embarrasse, parce que je ne puis penser que cette horloge existe et n’aie pas d’horloger.” En regardant “l’horloge de l’univers”, Voltaire a reconnu l’existence d’un créateur. Il ne pouvait penser que tout cela existe et qu’il n’y ait pas de divin horloger qui règle cette grande machine. Mais ayant fait choix de l’incrédulité, il n’a pas voulu rendre gloire à Dieu. En quelque sorte, par ses paroles, Voltaire se condamne lui-même. Il a vu le créateur en regardant l’univers. Il ne peut le nier. Il ne peut penser que tout cela existe sans un créateur, mais en même temps il fait le choix de l’incrédulité et dit non à Dieu. Voltaire dit : non, je ne croirai pas en ce Dieu que je vois, et qui se manifeste dans la création.

    On retrouve le même témoignage chez le biologiste Jean Rostand qui avouait : "La théorie de l’évolution est un conte de fées pour grandes personnes.” Chez ce savant qui a étudié la nature, cherché l’origine de la vie, cela signifie que, pour l’intelligence, cette théorie niant un Dieu créateur, ne résiste pas à un examen sérieux. Le célèbre biologiste ajoutait : “Le hasard ne peut expliquer la combinaison des atomes, même une fleur ne peut s’expliquer par le hasard.” Mais si rien n’est le fruit du hasard, ne serait-ce pas un Dieu qui a créé toutes choses ? Et le savant répond textuellement : “J’ai dit non à Dieu.” A travers ses études de la vie, de la nature, le savant reconnaît qu’il n’y a pas de hasard, mais bien la présence d’un Dieu créateur et organisateur de tout l’univers. Mais le biologiste lui a dit non. La preuve de l’existence de Dieu lui est donnée au travers de l’étude de la nature, mais le choix de son cœur a supplanté les preuves qu’il découvrait lui-même.

    La Bible dit : « Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne lui ont pas rendu gloire. » Ayant reçu les preuves de l’existence de Dieu, ils ont malgré tout dit : non ! Dieu a inscrit la preuve de son existence dans l’univers. Tous ceux qui étudient honnêtement la création, l’œuvre des mains de Dieu, y reconnaissent la signature de l’Eternel. Mais au-dessus des preuves données ainsi par Dieu, reste le choix du cœur. La preuve qui devait les convaincre, servira un jour à les condamner. Pourquoi dire non devant les preuves ?

    La même attitude se retrouve chez un autre savant athée, Alfred Kastler, prix Nobel de physique en 1966. Il dit : “Je voudrais utiliser une parabole. Je suppose dans un prochain vol lunaire qu’on explore la face cachée de la lune. Jusqu’ici, les astronautes se sont toujours osés sur la face visible de l’astre parce que les communications radio sont alors possibles. Elles deviennent impossibles s’ils se posent sur la face cachée. Je suppose qu’ils aient la surprise de découvrir une usine automatique produisant de l’aluminium. Ils verraient d’un côté des pelles qui grattent le sol et ramassent l’alumine, et de l’autre côté de l’usine des barres d’aluminium qui en sortent. Ils trouveraient des appareils de physique, des processus d’électrolyse et constateraient durant leur visite qu’il se passe des phénomènes physiques normaux qui s’expliquent parfaitement par les lois de la causalité. Concluraient-ils que le hasard a créé cette usine ou que des êtres intelligents ont un jour débarqué sur la lune avant eux pour la monter. Ces deux possibilités d’explication existent. Mais je pose la question : serait-il logique de penser que le hasard a rassemblé les molécules de façon à créer une telle usine automatique ? Aucun esprit n’accepterait l’interprétation. Or, dans un être vivant, nous trouvons un système infiniment plus complexe qu’une usine automatique. Vouloir admettre que le hasard a créé cet être me paraît absurde. S’il y a un programme, je ne conçois pas ce programme sans programmateur.”

    Cela signifie que le texte biblique de Romains 1.18-21 est de nouveau confirmé : la preuve de l’existence de Dieu est inscrite, scellée, et visible dans la nature. Aucun esprit ne peut le nier.

    Le choix de l’hypothèse de l’évolution ou du hasard n’est pas le choix de l’intelligence, parce que l’intelligence dit non, ce n’est pas possible. De plus, il ne s’agit pas seulement de l’intelligence des pasteurs ou des chrétiens, mais aussi celle des savants athées.

    Le professeur François JACOB est président du comité d’éthique scientifique en France, dont le but est de donner avis sur l’évolution du progrès scientifique sur le plan moral. Son rôle est de “poser certaines limites” à la recherche scientifique qui avance aujourd’hui sur des pistes dangereuses. Dans son livre “La logique du vivant”, le professeur athée écrit : “Que l’évolution soit due exclusivement à une succession de micro événements, à des mutations survenant chacune par hasard, le temps et l’arithmétique s’y opposent. Par exemple, pour extraire d’une roulette coup par coup, sous-unité par sous-unité chacune des cent mille chaînes protéiques qui peuvent composer le corps d’un mammifère, il faut un temps qui excède et de loin, la durée allouée au système solaire.” Et en considérant un mammifère, on n’a pas encore tout l’univers !

    Dans son livre “Le hasard et la nécessité”, Jacques MONOD utilise le terme “téléonomie” pour parler de programme. Il a employé ce mot [VOIR NOTE EN BAS DE PAGE.] pour cacher la notion de programme, de finalité. En fait, le terme programme proprement dit implique un programmateur, un créateur, Dès lors, le savant dissimule le vocable qui le gêne et crée une nouvelle terminologie. Le professeur précité François JACOB disait au sujet du livre de Jacques MONOD : “Longtemps le biologiste s’est trouvé devant la téléologie comme auprès d’une femme dont il ne peut se passer mais en compagnie de qui il ne veut pas être vu en public. A cette liaison cachée le concept de programme donne maintenant un statut légal.” Pour éviter la notion de créateur, de programme, de pensée qui a conduit le développement de l’univers, Jacques MONOD a utilisé la “téléonomie”. Mais il est bien obligé d’accepter l’existence d’une finalité, d’un destin d’un plan. Cela ressemble à l’histoire d’un amant qui en cachette veut bien vivre avec sa maîtresse, mais cela ne doit pas se savoir. En privé, le savant veut bien parler de finalité, mais en public il cache certaines réflexions et ... ment. Et à la suite d’une telle attitude fausse, tout le monde obtempère et répète : “Il n’y a pas de Dieu.”

    Dieu a inscrit dans la nature les preuves de son existence. La structure de l’univers, son harmonie, son unité, sa complexité, ses lois, sa finalité constituent la preuve d’un Dieu ingénieur, programmateur, architecte et artiste génial. L’univers est la preuve de l’existence de Dieu, Il le dit lui-même dans sa Parole.

    Ce qui est troublant, bouleversant et même révoltant, c’est le fait que beaucoup d’hommes de science le savent et l’ont reconnu mais refusent de le dire publiquement. Ils sont donc inexcusables parce qu’ils ont changé la vérité de Dieu en mensonge pour ne pas rendre gloire au Créateur. Ainsi ils donnent toute la gloire à l’homme. Connaissant Dieu ils ne lui ont pas rendu gloire. Ils sont inexcusables.

    Il semble que les cieux constituent aussi un des arguments spéciaux du créateur et soient une preuve supplémentaire. Le Psalmiste dit : « Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’étendue manifeste (prouve) l’œuvre de ses mains. » (Psaumes 19.2). Les cieux constituent un lieu privilégié dans lequel Dieu a multiplié les preuves de son existence.

    Au-dessus de la preuve demeure le choix du cœur. Le pouvoir des preuves est malgré tout relatif. Le Psalmiste poursuit en disant : « Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles dont le son ne soit point entendu. » (Psaumes 19.4). D’autres traductions disent : « Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles, leur voix n’est pas entendue. » Ainsi donc on remarque que certains textes traduisent “les cieux disent quelque chose” et d’autres traductions relatives au même passage de l’Ecriture disent : “les cieux ne disent rien.” Ainsi donc pour les uns, on entend quelque chose, et pour les autres, on n’entend rien ! Mais qui a raison ? Les deux traductions sont correctes. Tout dépend du cœur de celui qui regarde les cieux. Certains observent la voûte céleste, étudient les cieux et disent : Oui, tout cela me parle, j’entends quelques chose, ce n’est pas une voix mais tout cela me dit, me montre, me prouve l’existence de Dieu. D’autres regardent les mêmes cieux avec les mêmes instruments et des équipements identiques et disent ne rien entendre, ne rien voir, n’y trouver aucune preuve. Cette différence s’explique par la disposition et l’attitude du cœur de l’homme.

    L’Ecriture dit : « Aujourd’hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » (Hébreux 3.15). La disposition de votre cœur vous empêche-t-elle ou vous pousse-t-elle à entendre la voix du Saint-Esprit ? Le cœur ouvert à la grâce de Dieu reçoit les preuves, mais celui qui est fermé refuse l’évidence. Le soleil brille et certains disent ne rien voir. Ceux-ci n’aperçoivent rien dans l’univers, dans la création, dans les cieux.

    Si tel est votre cas, il est temps de demander au Seigneur d’ouvrir votre cœur, d’ouvrir vos oreilles pour entendre ce que Dieu dit, pour accepter la grâce et les preuves de l’Eternel. Ces transformations peuvent se faire par l’action du Saint-Esprit qui convainc les cœurs et donne aux preuves toute leur puissance pour nous attirer au Seigneur.

    Le prophète Zacharie disait : « Ce n’est ni par la puissance ni par la force, mais c’est par mon esprit, dit l’Eternel des armées. » (Zacharie 4.6). « Si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur. » 

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    Post-scriptum

    Prédication de Philippe Hubinon, résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” de décembre 1993 à mars 1994.


    Téléologie vs Téléonomie

    La téléonomie (du grec telos, but et nomos, loi) est un terme inventé par Colin S. Pittendrigh en 1958, puis repris par de nombreux autres biologistes de renom, dont Jacques Monod dans les années 1970. Il désigne le concept scientifique de finalité. Il s’agit ne pas confondre avec la téléologie (de logos = raison, parole) car Monod refuse, par principe, tout recours à une Raison créatrice dans le développement des processus biologiques. [Source : Wikipédia 2010]


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