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    Page d’anthologie extraite de “Le tailleur de pierres de Saint-Point”, d’Alphonse de Lamartine (1790-1869)

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    Ô Dieu, tu me connais !

     | Psaumes 139
     
    LIRE PSAUMES 139

    Le psaume 139 est l’un des plus connus. C’est un poème magnifique. A la lecture de ce texte, on se dit que l’auteur doit être un artiste. En effet, cet Auteur est un artiste génial qui mériterait mille fois un prix littéraire. Dieu est poète, artiste et génial dans tout ce qu’iI fait. Quelle belle plume ! Quel parfum !

    D’autre part ce texte est aussi du béton et de l’acier. C’est un psaume doctrinal ; il est donc à la fois de la doctrine pure, et une poésie suave. C’est probablement l’un des Psaumes les plus doctrinaux. Il traite de la doctrine de Dieu (la théologie) et de la doctrine de l’homme (l’anthropologie).

    Ce psaume répond, en quelque sorte, à la question : “Mais qui est Dieu, comment est-il ?” Simultanément ce texte répond à l’interrogation : “Mais qui est l’homme ? Qu’est-ce que l’homme ?” Ce psaume magnifique donne réponse à ces questions.

    Dieu est omniscient (il sait tout), omniprésent (il est présent en tous lieux), omnipotent (il est tout-puissant). Il est le Créateur, le Souverain. Il est vivant, il agit. C’est un Dieu personnel.

    Aujourd’hui pour comprendre l’homme et ses origines, on ne questionne plus la Bible. On questionne le singe ! Lors d’une récente émission télévisée bien connue, La marche du siècle, le titre choisi était : “Les singes ont la parole.” Titre peu flatteur pour les invités ! La dernière question posée à ces érudits et spécialistes rassemblés devant la caméra était : “Qu’est-ce que le singe nous apprend sur l’homme ?” On croit rêver ! Le singe serait-il devenu la gloire de l’homme ? Que ferait-on sans le singe ? Le singe serait-il incontournable pour répondre à nos questions les plus fondamentales ?

    En écrivant aux chrétiens de l’Eglise de Rome, l’apôtre Paul conduit par le Saint-Esprit disait : « Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous, eux qui ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. » (Romains 1.22, 25). Il y a d’autres moyens pour connaître l’homme, pour savoir qui nous sommes. La meilleure manière est de poser la question à la Parole de Dieu. Au milieu des interrogations, un choix est à faire. A qui vais-je poser mes questions ? Au singe ou à Dieu ?

    Ce psaume est un texte de grande intimité. Il est très personnel, très intime. Il s’articule autour de cette relation “je - tu”. C’est un aller-retour permanent : “Tu sais que je marche.”, “Tu me sondes.”, “Tu me connais.”, “C’est toi qui m’as formé.”, .“Je m’éveille, et je suis encore avec toi.” Il y a dans ce psaume un rythme incessant de va-et-vient entre le tu et le je, entre Dieu et l’homme. C’est ici que nous trouvons l’explication au pourquoi nous avons été créés : pour vivre cette relation personnelle avec Dieu. Cette relation intime avec Dieu constitue le sens de notre vie, la raison pour laquelle tout homme a été créé. Voilà pourquoi le Christ est venu, pour rétablir cette communion entre Dieu et l’homme, pour réconcilier Dieu et l’homme par le sang de la croix. Tel est le sens du salut : le rétablissement de cette communion personnelle que nous avions perdue depuis le jardin d’Eden le jour où le péché est entré dans le monde. Jésus est venu pour réconcilier. L’apôtre Paul écrira que « Dieu nous a appelés à la communion de son Fils Jésus-Christ. » (1 Corinthiens 8.9). Voilà pourquoi nous existons, pourquoi nous respirons. Tel est le sens de notre vie. Ce psaume est donc doctrinal.

    Première doctrine : l’omniscience de Dieu.

    C’est la première certitude de David conduit par le Saint-Esprit : Dieu connaît tout. Il connaît toutes choses à fond.

    Qui nous connaît le mieux ? Nos amis ? Nos parents ? Notre conjoint(e) ? Un seul nous connaît vraiment, nous sonde. Dieu connaît nos actes, nos paroles, nos pensées, nos motivations. Il sait pourquoi nous agissons. Il connaît tout à l’avance pour cette nouvelle année. Nous ne savons pas ce qui va se passer durant l’an nouveau, pendant les mois qui viennent. Tout le monde a des projets Dieu Lui connaît tout pour les années futures.

    Personne ne peut comprendre une telle chose, ni même les plus grand esprits du vingtième siècle. David non plus ne comprenait pas. Il disait : « Une science aussi merveilleuse est au-dessus de ma portée. Elle est trop élevée pour que je puisse la saisir. » (Psaumes 139.6). Mais Dieu ne nous demande pas de comprendre Il nous invite à le croire. C’est cela la foi.

    Deuxième doctrine : l’omniprésence de Dieu.

    C’est la seconde certitude de David : Dieu est présent partout. Il n’y a pas moyen d’échapper à Dieu, ni de le fuir. On ne peut l’éviter nulle part, même pas dans la mort.

    Victor Hugo a écrit ce beau poème sur la Conscience, relatif à l’œil de Dieu qui suit Caïn partout. Caïn essaye de fuir le regard de Dieu, mais en vain. Il se fait emmurer, et sur la porte on grava : “Défense à Dieu d’entrer.” Quand on eut fini de clore et de murer, on mit l’aïeul au centre en une tour de pierres et lui restait lugubre et hagard. “Ô mon père, l’œil a-t-il disparu ?” Alors il dit : “Je veux habiter sous la terre, comme dans son sépulcre un homme solitaire. Rien ne me verra plus et je ne verrai plus rien.” On fit donc une fosse et Caïn dit : “C’est bien.” Puis il descendit seul sous cette voûte sombre. Et quand il se fut assis sur sa chaise dans j’ombre et qu’on eut sur son front fermé le souterrain, l’œil était dans la tombe et regardait Caïn.

    Même dans la mort, l’œil de Dieu nous accompagne. Et tous ceux qui pensent échapper à Dieu en plongeant dans le suicide, vont encore rencontrer Dieu. La fuite dans la mort ne peut être une solution pour échapper à Dieu. L’Eternel nous accompagne même dans le séjour des morts. C’est une vérité, que nous soyons croyants ou pas. Ce fait nous est révélé. C’est une affirmation de la Parole de Dieu. Un jour Dieu en fera la démonstration au moment où nous serons devant Lui. Heureux ceux qui auront cru et qui auront fait confiance à Dieu, qui auront cru Dieu sur parole. Dieu sait toutes choses de chacun d’entre nous. Il est présent partout et rien ne lui échappe.

    Troisième doctrine : Dieu est le Créateur. David dit : « C’est toi qui as formé mes reins, qui m’as tissé dans le sein de ma mère. » (Psaumes 139.13). Le Psalmiste parle ici au sens personnel et non pas cette fois de la création de j’univers. La dimension de la vérité formulée ici est à l’échelle individuelle. David reprend ici la première affirmation de la Bible. Première page des Saintes Ecritures, premier livre, premier chapitre, premier verset, premiers mots : « Au commencement, Dieu créa. » (Genèse 1.1). Dieu est le Créateur.

    Au vingtième siècle, c’est la vérité biblique la plus attaquée. La doctrine du Dieu créateur est, à grand renfort de publicité, confrontée à la théorie de l’évolution. Il faut avouer que le mensonge a beaucoup de succès, et souvent beaucoup plus que la vérité. Pourtant les grands noms de la science ont dénoncé le mensonge, la malhonnêteté, la supercherie de cette hypothèse évolutionniste.

    Jean Rostand, qui s’était pourtant rallié à cette théorie de l’évolution l’appelait un “conte de fées pour grandes personnes” !

    Roberto Fondi, professeur d’une grande université italienne, disait : “La théorie de l’évolution ne relève même pas de la science-fiction mais du délire intellectuel."

    Paul Lemoine, directeur du Musée d’Histoire naturelle, écrivait déjà voici plus de 50 ans : “La théorie de l’évolution est une espèce de dogme auquel ses prêtres ne croient plus, mais qu’ils maintiennent pour le peuple. Cela il faut le dire avec courage.”

    Le professeur Louis Bouneau, directeur de recherches au C.N.R.S. en France, disait : “Le plus bel exemple de système à priori pseudo-scientifique est fourni par la théorie de l’évolution. L’évolution n’est qu’un mythe entièrement illusoire.”

    Aujourd’hui le mensonge a beaucoup de succès parce qu’il plaît et qu’il est séduisant et flatteur.

    Ne nous laissons pas tromper par le mensonge des hommes. Un jour la vérité triomphera. Sur des mensonges cachés pendant des siècles, un jour, la vérité va sortir. Plaise à Dieu que cette année nouvelle soit celle où pourra apparaître la vérité et voir tous ces mensonges sortis de l’enseignement prodigué à nos enfants, depuis l’école primaire jusqu’à l’université. N’ayons aucune crainte ni aucune honte d’affirmer Que nous croyons au Dieu créateur de toutes choses des cieux et de la terre. N’ayons pas honte de l’Evangile ni du premier chapitre de la Genèse.

    Ensuite David fait, dans le texte, comme une pause, pour louer le Seigneur. David fait une pause de louange pour adorer le Dieu qui lui a donné la vie. II dit : « Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. » (Psaumes 139.14).

    Oui, notre corps est une merveille. Nous sommes tous merveilleux. Notre corps et l’univers sont des créations merveilleuses. Le plus remarquable appareil photographique au monde est constitué par nos yeux. Jamais aucun équipement ne pourra égaler leurs performances. Nos yeux sont merveilleux.

    De même la meilleure chaîne haute fidélité au monde est constituée par nos oreilles. Notre sang est une merveille. Il contient des millions et des millions de globules rouges. Chacun d’entre eux travaille comme une petite usine. Des milliards de globules blancs compris dans notre précieux sang luttent pour nous défendre contre les maladies.

    Nous avons environ 640 muscles dont 200 travaillent quand nous faisons un simple pas. Voilà pourquoi il faut grosso modo un an à un enfant pour apprendre à marcher. C’est le temps nécessaire pour que les muscles se mettent en place, commandés et synchronisés par le cerveau. Tous les grands pédiatres s’émerveillent devant l’enfant qui commence à marcher. C’est tout simplement génial.

    David dit : « Je suis une créature si merveilleuse. » Et il ne connaissait pas tout ce que nous connaissons aujourd’hui, toutes ces merveilles du corps humain et de la création.

    Notre estomac est merveilleux. Notre foie est la plus complexe des usines de transformations chimiques. Il faudrait des semaines et des semaines au laboratoire de chimie le plus sophistiqué pour réaliser toutes les opérations chimiques effectuées en une petite heure par notre foie. Nous n’imaginons pas du tout les multiples séquences de triages, transformations, traitements assurées par notre foie. Aucune usine, aussi complexe soit-elle, ne pourra jamais égaler les performances de ce remarquable viscère localisé dans la partie droite de notre abdomen. Et que dire aussi du cerveau, du cœur, des nerfs, des os, de la peau, du système respiratoire, des hormones, du système de reproduction, de défense immunitaire, etc.

    Nous sommes des créatures si merveilleuses. Dieu a créé : ses œuvres sont admirables. Le corps est comme une prédication : il édifie. Et nous connaissons bien peu à côté de tout ce qui reste à découvrir. Que nos yeux puissent voir toutes ces merveilles !

    En parlant des œuvres géniales de Dieu, David ne peut passer sous silence sa naissance et sa conception dans le sein de sa mère.

    David ne connaissait pas les appareils scientifiques évolués que nous avons aujourd’hui. Le Psalmiste n’a jamais vu d’échographie. Pourtant pour lui, sa conception et son développement fœtal ne sont pas seulement imputables à ses parents. Il remonte plus loin, jusqu’à Dieu. David reconnaît que Dieu l’a tissé dans le sein de sa mère.

    Par conséquent, tout ceci a des implications éthiques. A quelque stade que ce soit de la conception la vie exige le respect. David dit : « Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient. » (Psaumes 139.16).

    David est comme écrasé par ce qu’il reconnaît de Dieu, par ce que Dieu lui révèle, par la grandeur de Dieu. David termine son psaume comme il l’a commencé, par une affirmation. Au début, David dit : « Eternel ! Tu me sondes et tu me connais. » (Psaumes 136.1). A la fin, David termine par une prière : « Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur ! Eprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis-moi sur la voie de l’éternité ! » (Psaumes 139.23). Cette prière de David doit être aussi la nôtre.

    Tout cet éloge de David à la faveur de Dieu conduit le Psalmiste sur le terrain du concret. Si Dieu est si grand, et si je suis la créature de Dieu, alors cela a des implications morales. C’est pour cette raison que beaucoup de personnes refusent la notion de Dieu créateur. En effet cela implique des conséquences morales. S’il y a un Créateur, je suis une créature et il existe dès lors une loi morale. On ne peut plus faire ce que l’on veut. Il y a le mal et il y a le bien. Il existe une règle relative au bien et au mal, établie par Dieu lui-même. Celui qui a reconnu Dieu comme Créateur, comme Sauveur et comme Seigneur ne peut donc plus vivre comme il veut. Si je crois vraiment ce que Dieu dit, alors ma conduite doit être éclairée par ce Dieu omniscient omniprésent omnipotent.

    David dit : « Regarde si je suis sur une mauvaise voie. Et conduis-moi sur la voie de l’éternité. »

    Peut-être êtes-vous aussi aujourd’hui sur une mauvaise voie ? Si oui, vous devez le savoir. Vous savez si votre voie est mauvaise sur le plan des affaires ou sur le plan personnel, peut-être conjugal.

    Peut-être devez-vous changer de vie radicalement, quitter le chemin large qui conduit à la perdition pour venir sur le chemin étroit qui mène à Jésus-Christ. Telle est la voie de la vérité.

    Viens donc à Jésus-Christ, au Dieu qui t’a créé, qui t’a façonné, qui te connaît. Viens sur la voie de l’éternité. Viens à Jésus-Christ.

    Si nous sommes déjà enfants de Dieu, nés de nouveau, restons sur la voie de la justice, de la droiture, de l’honnêteté, de la fidélité, de la sanctification. Que Dieu nous donne sa grâce et son aide pour tous les jours de cette nouvelle année ! 

    Post-scriptum

    Prédication de Philippe Hubinon, résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” de janvier 1997.

    Documents

    logo DOCUMENT 634, 15 décembre 2010, PDF 196.2 ko
    PSAUMES 139 (version “Bible des Peuples”)


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