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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    Donnez-moi des preuves ! (2)

     | Volet 3 : 2 Timothée 3.16-17 - Matthieu 5.18
     | Volet 4 : Esaïe 44.6-8 - Marc 13.23
     

    Prédication en quatre volets
    ALLER A LA PARTIE 1

    VOLET 3
    ALLER AU VOLET 4

    Dans ce troisième volet, nous allons aborder un autre aspect de l’apologétique (défense de la foi) et chercher dans l’Ecriture quelques preuves démontrant que la Bible est inspirée de Dieu. C’est en effet inspirés par Dieu que des hommes ont écrit les divers livres des Saintes Ecritures. Beaucoup de choses écrites par ces auteurs les dépassaient. Il n’y a donc pas d’autre explication que le fait, pour ces hommes, d’avoir été à un moment donné de l’histoire, inspirés par le Dieu qui connaît toutes choses et qui leur a révélé ces connaissances. Nous allons découvrir que ces auteurs de la Bible connaissaient beaucoup de choses qui n’ont été connues que des siècles plus tard, des découvertes dont nous sommes aujourd’hui les témoins, les uns et les autres.

    L’exposé va se scinder en deux parties :

    Moise avait déjà des notions d’astronomie très avancées. Environ deux mille ans avant la venue de Jésus-Christ, il énonce des vérités qui n’ont été découvertes que bien plus tard. Comment donc Moïse savait-il que le soleil est un astre plus grand que la lune ? Dans Genèse 1.16, il écrit dans ce magistral récit de la création : « Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider la nuit. » Qui a dit ces vérités à Moïse ? Comment le savait-il ? Peut-être que certains pensent que l’on a toujours su ces choses. Non ! Ces vérités n’ont été connues que des siècles plus tard. Il a fallu attendre les 14e, 15e et 16e siècles après Jésus-Christ pour que ces choses soient connues et démontrées grâce à Galilée et Copernic. Comment donc Moïse a-t-il pu trouver cela tout seul ? Supposons que Moïse ait écrit le contraire dans le premier livre de la Genèse. Cela mettait alors en cause la véracité de toute l’Ecriture. En fait Moïse énonce des données justes, correctes et vraies. Comment donc était-ce possible à cette époque ?

    L’Ancien Testament enseigne que tout mâle parmi le peuple d’Israël devait être circoncis le huitième jour. Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi le texte insiste de la sorte et à plusieurs reprises sur le huitième jour pour pratiquer la circoncision ? Les chiffres 7, 10, 12 se rencontrent souvent dans l’Ecriture. Pour la circoncision, c’est le 8e jour. Genèse 17.12 dit : « A l’âge de huit jours, tout mâle parmi vous sera circoncis. »

    En 1946, un article du journal de l’Association Médicale Américaine fait rapport de l’intérêt de deux chercheurs pour le sujet de la circoncision. Dans leurs travaux, ces deux docteurs découvrent que les nouveau-nés ont une prédisposition à saigner entre les deuxième et cinquième jours. Quand nous nous blessons, la plaie se cicatrise grâce à la présence dans le sang de substances qui lui permettent de se coaguler. D’après les études précitées, le taux de coagulation passe à 100% le huitième jour de la vie de tout homme. Ceci revient à dire que le jour le plus sûr de toute la vie d’un homme pour pratiquer cette intervention est le huitième.

    Est-ce par hasard que Moïse a choisi ce huitième jour, ou a-t-il été inspiré par le Dieu qui connaît toutes choses, et notamment ces vérités découvertes au 20e siècle et utiles pour pratiquer cette intervention ? Hasard ? Coïncidence ? Ou simplement preuve qu’un Dieu sage a fait connaître ces choses à son serviteur ?

    Restons sur le sujet du sang. La Bible en dit beaucoup de choses. Elle affirme : « Sans effusion de sang il n’y a pas de pardon. » (Hébreux 9.22). Ni les prières, ni les pèlerinages, ni les bougies ne peuvent effacer les péchés, mais seul le sang de Jésus-Christ. L’apôtre écrira : « Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché. » (Ephésiens 1.7).

    Mais l’Ecriture aborde aussi le sang sous son aspect médical. Moïse écrit : « Car l’âme (la vie) de la chair est dans le sang. » (Lévitique 17.11). Autrement dit : celui qui est privé de sang ne vit plus. Certains pourraient dire : "on a toujours su cela". Non ! Considérant l’exemple édifiant du premier président des Etats-Unis, nous allons mieux comprendre. En automne 1799, George Washington fait une randonnée à cheval. Le temps est froid et humide. Lors de sa rentrée à la maison, il est fiévreux. Peu bien il se couche. Les médecins lui font le soir une première saignée. Le lendemain, pas d’amélioration et donc nouvelle saignée. Ensuite le jour suivant et le surlendemain, quatrième et cinquième saignées. Quelques jours après, le président George Washington meurt ... exsangue ! On lui avait pris toute sa vie en pensant le guérir par des saignées successives. Nous sommes à la fin du 18e siècle ! Sur la table de chevet du président se trouvait un livre : la Bible, dans laquelle était écrit le texte de Lévitique 17.11 : « La vie de la chair est dans le sang. » Cette phrase aurait pu lui sauver la vie. Comment les médecins du 18e siècle ne savaient-ils pas que priver un homme de son sang c’est le priver de sa vie ? Comment Moïse savait-il lui ces choses quatre mille ans auparavant ? Coïncidence ? Hasard ? Non, mille fois non !

    « Toute l’Ecriture est inspirée de Dieu. » (2 Timothée 3.16). Dieu a inscrit lui-même dans sa Parole les preuves de l’inspiration, les preuves qu’il a dit ces choses. Beaucoup de textes rapportés dans l’Ecriture dépassaient les hommes qui les ont écrits.

    Regardons plus loin en arrière encore, et examinons le livre de Job. C’est le livre le plus ancien de l’Ecriture. Il date probablement de 1700 avant Jésus-Christ. Job savait que la terre était suspendue dans l’espace comme dans le vide. Il écrit : « Dieu a tracé un cercle à la surface des eaux, comme limite entre la lumière et les ténèbres. » (Job 26.10). Comment Job savait-il donc ces choses ?

    Le prophète Esaïe écrit 700 ans avant Jésus-Christ quelque chose de semblable : « N’avez-vous jamais réfléchi à la fondation de la terre ? Dieu est assis au-dessus du cercle de la terre. » (Esaïe 40.21-22). Job et Esaïe savaient des vérités qui n’ont été découvertes que des siècles plus tard. Il a fallu attendre les voyages de Christophe COLOMB (15e siècle) et de Fernand de MAGELLAN (16e siècle) pour démolir la croyance qui affirmait que la terre était plate et qu’après l’horizon, les navires tombaient dans les feux de l’enfer. Pour ces raisons COLOMB avait rencontré des difficultés pour rassembler un équipage et assurer son expédition. Cela n’a été possible que grâce à l’appât de l’argent. Comment Job et Esaïe savaient-ils ces choses ? Qui donc le leur avait dit ? Hasard ? Coïncidence ? Non. Mais certainement révélation divine du Dieu de l’Ecriture Sainte.

    Dans tous les domaines, les sciences auraient gagné beaucoup de temps et épargné bien des vies si les spécialistes avaient pris la peine de prendre connaissance des révélations de Dieu dans sa Parole.

    Le docteur Christian KLOPFENSTEIN a soutenu en 1977 une thèse de doctorat en médecine intitulée “La Bible et la santé”. Dans cet ouvrage passionnant, il révèle notamment que Moïse a donné des règles d’hygiène et qu’il a développé en détail dans les livres du Pentateuque les notions de contagion et d’asepsie. Prenons l’exemple suivant : le lavage des mains après un contact avec un cadavre d’homme ou d’animal. Accompagné d’une mise en quarantaine de la personne ayant touché le cadavre. Il a fallu attendre le milieu du 19e siècle pour que ces règles soient mises en pratique dans l’Europe et dans le monde.

    En 1840, le docteur Ignace Philippe SEMMELWEIS tenait une maternité à Vienne. En Europe, à cette époque, c’était le massacre des mamans qui accouchaient. Une femme sur six mourait pendant ou à la suite de l’accouchement. Les accoucheurs, les médecins, passaient de la salle d’autopsie où ils venaient de disséquer un cadavre, sans se laver les mains, sans protection ni hygiène, dans une autre salle pour ausculter une maman qui allait ou venait d’accoucher. Les conséquences étaient catastrophiques. Aucun instrument n’était stérilisé. C’était donc l’hécatombe. Des milliers de jeunes femmes et de nouveau-nés ont perdu la vie. Certains docteurs étaient réputés pour leur manque d’hygiène. Et ce, en plein milieu de l’Europe du 19e siècle. Dans l’hôpital du docteur SEMMELWEIS, à Vienne, grâce à l’introduction de nouvelles mesures d’hygiène (la purification des mains et des instruments médicaux dans une solution de chaux), le pourcentage de décès par septicémie va régresser et devenir inférieur à 1%.

    Cette excellente pratique s’est-elle répandue et retrouvée d’application partout ? NON ! L’orgueil et les préjugés ont empêché longtemps l’application de ces procédures salutaires. A Vienne, l’auteur de ces règles remarquables de bonne pratique médicale va mourir, dans un asile d’aliénés, méprisé et bafoué par ses confrères. Et l’hécatombe va continuer jusqu’au début du 20e siècle.

    En 1878, Louis PASTEUR va découvrir l’origine des maladies infectieuses. Ses travaux sur l’asepsie vont rénover complètement l’art de guérir. En France la déclaration des maladies infectieuses ne sera obligatoire qu’en 1902.

    Comment Moïse savait-il ces choses, il y a 4000 ans ? Pourquoi ne pas avoir écouté ce que le Seigneur révélait dans sa Parole à ses serviteurs ? Pourquoi ne pas épargner la vie de ces milliers de femmes et d’enfants ? C’est bien une preuve de plus que toute l’Ecriture est inspirée de Dieu. Le Seigneur a effectivement bien parlé à ses serviteurs et leur a révélé ces choses. Ce ne sont pas simplement des hommes qui ont écrit la Bible. Ils ont été inspirés de Dieu. Ce qu’ils ont écrit est la preuve qu’ils étaient inspirés par quelqu’un de plus grand : le Dieu qui a créé toutes choses, et qui connaît toutes choses.

    En 1699 Isaac NEWTON, illustre mathématicien, physicien, astronome et philosophe anglais, découvre la loi de la décomposition de la lumière. En faisant passer un faisceau lumineux à travers un prisme, cette lumière blanche incidente se divise en un spectre de couleurs élémentaires. Ce sont les sept couleurs de l’arc-en-ciel. Plus de 3000 ans avant NEWTON, l’Eternel posait cette question à Job : « Où étais-tu quand je fondais la terre ? Qui en a fixé les dimensions, le sais-tu ? Par quel chemin la lumière se divise-t-elle ? » (Job 38.4,5,24). Comment Job pouvait-il écrire ces choses ? Comment pouvait-il savoir que l’on peut diviser la lumière, des milliers d’années avant que Newton ne découvre la loi de décomposition spectrale ? Hasard ? NON ! Coïncidence ? NON !

    Dans sa Parole, Dieu a donné la preuve que lui-même a révélé ces choses. Ce livre, la Bible, est différent de tous les autres livres. Il est inspiré de Dieu. Bien d’autres exemples sont des preuves que Dieu a inspiré l’Ecriture. Nous ne pouvons, pour éviter de trop allonger cet exposé, examiner beaucoup d’autres choses passionnantes, merveilleuses à découvrir, utiles pour fortifier notre foi.

    Comment donc les auteurs de l’Ecriture savaient-ils ? Parce que Dieu le leur a dit et ainsi donné les preuves que c’est bien Dieu lui-même qui a inspiré ce livre. Ainsi donc, ne nous laissons pas dire ni conter quand on nous accuse, nous chrétiens, d’être de grands naïfs qui croient n’importe quoi sans preuve. Dieu, qui a racheté nos âmes, a donné dans sa Parole, dans la nature, dans les prophéties, la preuve qu’il est le Maître du monde, qu’il connaît l’univers, et qu’il l’a fait connaître à ses serviteurs.

    Rappelons aussi qu’au-dessus des preuves que Dieu nous a données, il y a le choix du cœur. Devant l’évidence et la somme des preuves avancées par Dieu, il arrive encore que beaucoup disent : “NON, je ne crois pas.” Ce ne sont pas les preuves qui vont nous convaincre mais l’Esprit de Dieu. C’est pourquoi « Si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas votre cœur. » (Hébreux 3.7-8). Le Saint-Esprit va utiliser ces preuves pour nous convaincre. Et au-delà de tout cela reste le choix de notre cœur : orgueil ou humilité.

    Que Dieu nous donne un cœur humble pour recevoir la révélation de sa Parole et pour accepter les preuves qu’il met devant nos yeux ! Que le Seigneur enlève de nos pensées tout orgueil qui pourrait nous tenir éloignés de la croix de Jésus-Christ ! 

    VOLET 4
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    Dans les exposés précédents, nous avons noté la valeur relative des preuves. Elles ne sont pas déterminantes. En effet, au-delà des preuves que Dieu nous donne, demeure le choix du cœur qui tiendra compte de ces évidences ou les méprisera. Dieu a semé dans l’univers les preuves de son existence. Ainsi la signature divine se retrouve partout. Elle est reconnue par tous ceux qui, honnêtement, étudient la nature. C’est le sceau, la marque du créateur. D’autre part Dieu a aussi parsemé l’Ecriture de preuves que ce texte est bien inspiré de lui, qu’il en est bien l’Auteur.

    Cette fois, nous abordons, dans ce quatrième et dernier exposé, la preuve que Dieu nous donne par les prophéties. Il est utile de rappeler que la foi ne peut être comparée à un saut dans le vide, comme certains pourraient l’imaginer. Dans l’Ecriture, la foi n’est jamais comparée sous un tel aspect d’incertitude. Au contraire, la foi est présentée comme une construction érigée sur une base solide. Celui qui a la foi ne construit pas dans le vide mais bien sur le roc. Jésus a dit : « Quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. » (Matthieu 7.24). C’est cela la foi. C’est construire sur ce que Jésus a dit, sur ce que les apôtres, les Prophètes ont affirmé. En parlant de son ministère, l’apôtre Paul, ce grand missionnaire évangéliste, dira : « J’ai posé le fondement comme un sage architecte ... » (1 Corinthiens 3.10). Paul parle ici des fondements de la foi. Dans sa lettre aux Ephésiens il écrit : « Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. » (Ephésiens 2.20). La foi prend appui sur la certitude des paroles de Jésus-Christ, des apôtres et des prophètes. Dans sa lettre à Timothée, il écrit : « Le solide fondement de Dieu reste debout. » (2 Timothée 2.19). En d’autres termes on pourrait dire que la foi, c’est accepter les preuves données par Dieu dans l’univers et dans sa Parole. C’est faire confiance aux preuves. Et donc l’incrédulité peut se définir comme le refus des preuves révélées par Dieu. Ainsi la Bible peut dire : « Ils sont donc inexcusables. » (Romains 1.20). Celui qui refuse les preuves n’a plus d’excuse.

    Si Dieu a inscrit les preuves de son existence dans la nature et dans l’Ecriture, il a aussi inscrit d’autres preuves dans l’Histoire, dans le temps et l’espace. L’histoire des peuples est marquée du sceau divin : c’est vrai pour les peuples égyptien, assyrien, babylonien et les grandes civilisations de l’antiquité.

    En particulier, la signature divine est éminemment présente dans toute l’histoire du peuple d’Israël, du peuple juif. Un jour, Napoléon demande à un membre du clergé de lui donner la preuve la plus brève en faveur de la religion révélée. En guise de réponse, le cardinal lui montre du doigt le général Masséna. Ce maréchal de France, en effet, est juif. Dieu fait la preuve par les prophéties et en particulier par Israël. Beaucoup de prophéties relatives au peuple juif, à la terre d’Israël et à la ville de Jérusalem sont inscrites dans le texte sacré. Par le moyen des prophéties, Dieu a voulu laisser au monde l’une des preuves qu’il est Dieu, qu’il existe et qu’il est le Maître de l’Histoire. Blaise Pascal, ce grand savant chrétien, disait avec beaucoup d’intelligence et de perspicacité : “La plus grande des preuves de Jésus-Christ, ce sont les prophéties. C’est à quoi Dieu a le plus pourvu, car l’événement qui les a remplies est un miracle subsistant depuis la naissance de l’Eglise jusqu’à la fin.” Pascal a bien saisi la puissance cachée dans ces prophéties pour convaincre un cœur en recherche, en faisant écho des paroles divines prononcées par le prophète Esaïe : « Ainsi parle l’Eternel, roi d’Israël et son rédempteur, l’Eternel des armées : Je suis le premier et je suis le dernier, et hors moi il n’y a point de Dieu. Qui a, comme moi, fait des prédictions (qu’il le déclare et me le prouve !) depuis que j’ai fondé le peuple ancien ? Qu’ils annoncent l’avenir et ce qui doit arriver ! N’ayez pas peur et ne tremblez pas ; ne te l’ai-je pas dès longtemps annoncé et déclaré ? » (Esaïe 44.6-8). Dans le même livre le prophète dit : « Que toutes les nations se rassemblent, et que les peuples se réunissent. Qui d’entre eux a annoncé ces choses ? Lesquels nous ont fait entendre les premières prédictions ? Qu’ils produisent leurs témoins et établissent leur droit ; qu’on écoute et qu’on dise : C’est vrai ! Vous êtes mes témoins, dit l’Eternel, vous, et vos serviteurs que j’ai choisis, afin que vous le sachiez, que vous me croyiez et compreniez que c’est moi : avant moi il n’a point été formé de Dieu, et après moi il n’y en aura point. C’est moi qui suis l’Eternel, et hors moi il n’ya point de sauveur. C’est moi qui ai annoncé, sauvé, prédit, ce n’est point parmi vous un dieu étranger ; vous êtes mes témoins, dit l’Eternel, c’est moi qui suis Dieu. Je le suis dès le commencement, et nul ne délivre de ma main ; j’agirai ; qui s’y opposera ? » (Esaïe 43.9-13).

    Par ces paroles, Dieu prend le monde à témoin et donne la preuve qu’il est Dieu par le fait qu’il annonce à l’avance ce qui doit arriver. Dieu ne se trompe pas. Il nous promet devoir les choses s’accomplir comme il l’a dit. C’est une étude passionnante que de prendre dans l’Ecriture tous les textes prophétiques et voir leur accomplissement à la lettre. Ce n’est pas de l’approximatif ou de l’à peu près. C’est juste, précis. L’Eternel dit : « Il n’y a pas d’autre Dieu que moi. » Bouddha n’a jamais fait de prophétie. Mahomet, Confucius, les yogis de l’Inde n’ont jamais été capables d’avancer une seule prophétie. Le dalaï-lama n’a jamais osé s’aventurer sur ce terrain, ni osé annoncer un seul événement.

    Par la parole d’Esaïe 44, Dieu lance un défi au morde entier : « Qui fait, comme moi, des prédictions ? Qu’il le déclare et me le prouve. » La preuve que Dieu donne, demande aussi d’autres preuves. Dieu a fait en sorte que la Bible fourmille de prophéties, de preuves. Sur les 39 livres de l’Ancien Testament, 17 sont des livres prophétiques. Environ un tiers de la Bible contient des prophéties. Une page sur trois !

    Les preuves sont non seulement écrites dans le texte mais aussi dans l’Histoire. Comment Moïse pouvait-il annoncer deux mille ans avant la venue de Jésus-Christ qu’Israël serait dispersé parmi toutes les nations ? Comment David pouvait-il annoncer, près de deux mille ans à l’avance, que le Messie aurait les pieds et les mains percés (Psaumes 22.17) alors que le supplice de la crucifixion n’existait pas encore ? A cette époque, en Israël on lapidait. On ne connaissait alors ni le peuple romain, ni le supplice de la croix. Comment David pouvait-il annoncer les paroles que Jésus-Christ allait prononcer sur la croix ? « Mon Dieu ! Mon Dieu ! Pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Psaumes 22.3). Certains pourraient rétorquer que Jésus connaissait le texte et a récité sur la croix le Psaume 22 pour forcer l’accomplissement des prophéties. On n’a toutefois pas pu forcer les Romains à crucifier le Christ pour accomplir les prophéties. On n’a pas non plus pu forcer les soldats qui participaient au supplice à partager les vêtements du Christ et à tirer au sort sa tunique, comme les prophéties l’annonçaient (Psaumes 22.19). Personne ne dira que les soldats romains connaissaient le texte et ont voulu l’accomplir ! Cela ne tient pas debout. La seule explication plausible et qui puisse satisfaire la raison, c’est que ces prophéties ont été annoncées à l’avance et accomplies par ceux qui étaient concernés. Dieu a fait, en quelque sorte, inscrire les gestes de ces soldats romains longtemps à l’avance, pour que l’on sache et que l’on puisse dire : c’est vrai, la preuve est faite. Le Seigneur annonce à l’avance non seulement des événements mais aussi un plan. Et chaque fois que le Seigneur dit, cela s’accomplit parce que lui seul est Maître de l’Histoire. Comment Jésus pouvait-il annoncer la destruction de Jérusalem 40 ans avant que ces constructions ne soient rasées en plusieurs étapes ? Comment l’empereur Adrien a-t-il donné l’ordre de faire passer la herse sur l’emplacement du temple comme le prophète Michée l’avait annoncé, des centaines d’années avant la venue de Jésus-Christ ! Comment est-ce possible si le prophète n’a pas été inspiré par un Dieu qui est Maître de l’Histoire, qui connait chaque événement à l’avance et qui les met en place pour réaliser ce qu’il a dit. Dieu est Maître des temps, de l’espace et de l’Histoire pour accomplir ce qu’il a dit. Comment Esaïe pouvait-il annoncer, sept cents ans avant la venue de Jésus-Christ, la mort de Jésus, les détails de la mort du Seigneur, sa résurrection, le développement de l’Eglise ? Si l’on considère seulement le passage d’Esaïe 53, comment le prophète a-t-il pu annoncer de telles choses avec autant de détails ? Comment savait-il ? Certains diront que le texte a été écrit après les événements. C’est faux, parce que Dieu veille aussi à ce que les preuves soient trouvées !

    En 1948, en Israël, de petits bergers musulmans qui cherchent leurs brebis perdues montent dans les collines de Qumrân, près de la Mer Morte. Ils découvrent des grottes et y trouvent les documents du livre d’Esaïe. Ces écrits anciens sont apportés aux savants qui, après quelques études et examens approfondis, arrivent à la conclusion qu’ils constituent le rouleau du prophète Esaïe, entier et complet, dont les colonnes s’étendent sur sept mètres ! Aujourd’hui, au centre du Musée du Livre à Jérusalem, on peut voir ce rouleau. Les savants datent le texte : 200 ans avant Jésus-Christ. Il a donc été écrit avant et non après les événements qui y sont décrits. Dieu sait à l’avance et il choisit les hommes auxquels il révèle. Par ce moyen, Dieu nous donne les preuves.

    Comment le prophète pouvait-il savoir que le peuple serait dispersé parmi toutes les nations et qu’un jour Dieu les ramènerait dans leur pays ? Comment ? Sinon par un Dieu qui connaît toutes choses et qui révèle les événements à l’avance. La preuve est là devant nous, et personne ne peut dire que cela a été écrit après. Nous le voyons aujourd’hui. Sous nos yeux, Israël revient dans son pays : la prophétie devient Histoire, et l’Histoire devient preuve. C’est la preuve de la vérité que Dieu a dite. Comment Dieu a-t-il pu avancer ces choses par les prophètes Esaïe, Moïse, Michée, Ezéchiel, Zacharie, ... La Bible dit : « Tout ce pays deviendra une ruine, un désert. » (Jérémie 25.11). Toutes les images d’archives rendent témoignage que ce pays d’Israël est devenu pendant près de deux mille ans un désert. Le prophète annonce aussi qu’à un moment donné, le Seigneur rappellera tout son peuple dans son pays et que le pays qui était comme un désert deviendra comme un jardin (Esaïe 51.3). Nous en avons la preuve sur nos écrans de télévision et dans nos journaux. Le mot qui vient à l’esprit est : “miracle”. Comment est-ce possible ? Une nation qui naît en un jour, après deux mille ans d’exil, après six millions de morts dans les fours crématoires. Comment est-ce possible ? Et des milliers d’années à l’avance, les prophètes ont dit, et cela s’accomplit. Il s’agit bien de miracle et de preuve ! Quand on dit cela aux gens, ils rétorquent : “Que faites-vous des Palestiniens ?” Ezéchiel disait : « La terre dévastée sera cultivée, tandis qu’elle était déserte aux yeux de tous les passants ; et l’on dira : cette terre dévastée est devenue comme un jardin d’Eden. » (Ezéchiel 36.34). Esaïe 41.18 et 51.3 : « Je changerai le désert en étang et la terre aride en courants d’eau. Je mettrai dans le désert le cèdre, l’acacia, le myrte et l’olivier ; je mettrai dans les lieux stériles le cyprès, l’orme et le buis, tous ensemble ; afin qu’ils voient, qu’ils sachent, qu’ils observent et considèrent que la main de l’Eternel a fait ces choses, que le Saint d’Israël en est l’auteur. L’Eternel rendra son désert semblable à un jardin d’Eden, et sa terre aride à un jardin de l’Eternel. »

    LES PREUVES SONT LÀ DEVANT NOS YEUX ! Savez-vous combien d’arbres Israël a plantés depuis son retour en 1948 ? Plus de 350 millions ! Comme Esaïe l’avait bien dit de la part de Dieu : « Je mettrai dans le désert le cèdre, l’acacia, le myrte et l’olivier ; je mettrai dans les lieux stériles le cyprès, l’orme et le buis, tous ensemble. » (Esaïe 41.19). Quand Dieu fait les choses, il les fait très bien. Quand Dieu dit, il accomplit.

    Dans un journal local de Charleroi, un journaliste écrivait en 1988 : “Des centaines d’immigrants juifs arrivés sur cette terre ancestrale apportaient des techniques nouvelles qui allaient transformer en quelques années les déserts en jardins.” Exactement les mêmes mots que ceux rédigés par le prophète Esaïe, 700 ans avant la venue de Jésus-Christ. Vraiment personne ne peut dire que cela a été écrit après. Le prophète disait encore : « Dans les temps à venir, Israël prendra racine, Israël poussera des fleurs et des rejetons, et il remplira le monde de ses fruits. » (Esaïe 27.6). Aujourd’hui tous les pays du monde importent les fruits d’Israël. Pendant nos courses au marché, nous touchons du doigt les preuves de Dieu.

    Les preuves sont données par Dieu en abondance. Qui va croire ? Celui et celle que l’Esprit de Dieu va convaincre. En effet l’Esprit convainc, et non les preuves. La Bible dit : « N’endurcissez pas votre cœur. » (Hébreux 3.8). Le Saint-Esprit va aussi utiliser ces preuves pour fortifier la foi des enfants de Dieu, de tous ceux qui ont fait confiance au Seigneur et qui ont appuyé leur vie sur le Rocher. A l’aide de ces preuves et de ces démonstrations, Dieu nous montre que nous avons eu raison de construire sur le roc. C’est la joie de la confirmation. S’il existe d’une part la joie de la découverte, il y a d’autre part la joie de la confirmation du bon choix réalisé. La joie de la confirmation d’avoir eu raison de faire confiance au Seigneur nous est donnée par ces preuves. Ainsi nous pouvons encore faire confiance au Seigneur, aujourd’hui, demain, après-demain.

    Il nous a en effet donné les preuves de son amour. Ne nous laissons donc pas dire quand on nous accuse, nous chrétiens, d’être des naïfs, de tout croire et tout avaler sans preuve. La Bible nous demande « d’être toujours prêts à nous défendre, avec douceur et respect, devant quiconque nous demande raison de l’espérance qui est en nous. » (1 Pierre 3.15). Spurgeon disait : “Le dernier argument de Dieu, c’est la croix.” C’est la dernière preuve que Dieu veut nous donner. Si nous ne nous laissons pas convaincre par la croix, aucune autre preuve ne pourra être retenue. Dieu a choisi de sauver les hommes non pas à force d’arguments, de preuves ou de démonstrations, mais « par la folie de la prédication. » (1 Corinthiens 1.2).

    Que Dieu bénisse donc la prédication de sa Parole, et qu’elle atteigne son objectif dans nos cœurs ! 

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    Post-scriptum

    Prédication de Philippe Hubinon, résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” de décembre 1993 à mars 1994.

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