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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    Quand Jean nous parle de Jésus

     | Jean 1 : 19-34
     

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    Le quatrième évangile selon Jean est très différent des trois précédents. Il n’est pas question de déprécier Matthieu, Marc et Luc, mais de souligner que Jean perçoit et retrace la vie de Jésus-Christ sous un angle différent. Cet évangile répond d’une manière particulière à la question qui a traversé tous les siècles : “Qui est Jésus de Nazareth ?” Aujourd’hui, cette question reste d’actualité.

    Régulièrement, des ouvrages sortent de presse (livres, magazines, etc.) qui traitent de cette question. Des revues comme le Vif Express ou le Figaro magazine, parlent de Jésus, parfois à la suite de nouvelles découvertes archéologiques. La revue Historia a publié un numéro hors série consacré à Jésus avec pour titre “Que sait-on aujourd’hui de Jésus ?” A côté de cela sortent des ouvrages très scientifiques de théologie et de doctrine chrétienne.

    Jean apporte une multitude de réponses dans son évangile, réponses venant de la bouche même de Jésus, parmi lesquelles les sept « JE SUIS » :

    Remarquons qu’il y a un huitième « JE SUIS », tout particulier, “sec” et sans attribut : « Avant qu’Abraham fût, JE SUIS. » (Jean 8.58).

    Il y a une multitude d’autres réponses dans les textes de Jean : 1.1-3, 1.14, 1.18, 1.33-34, 1.36, 1.41, 1.49, 3.17, 5.21-24, 5.27, 6.47, 7.46, 8.23, 16.13-14, 18.33-37, 20.28.

    Chaque page de l’Evangile donne une réponse à la question “Qui est Jésus ?” Pourquoi une telle avalanche de réponses spécialement dans l’Evangile de Jean ? Pourquoi autant d’affirmations concernant l’identité de Jésus ? Parce que la question est capitale et que l’enjeu est énorme. Jésus a dit : « Si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. » (Jean 8.24). Il est capital de reconnaître Jésus pour ce qu’il est, car il s’agit de notre SALUT, de la vie éternelle. Le salut, ce n’est pas seulement croire en Jésus, mais reconnaître tout ce qu’il est, ce qu’il a lui-même proclamé être. Il était important que l’apôtre Jean remplisse le texte biblique de réponses à cette question, pour que personne ne puisse dire : “Je ne savais pas ! Je n’ai pas compris.”

    Devant le tombeau de Lazare, Jésus dit à Marthe : « Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Il ajoute : « Crois-tu cela ? » Marthe répond : « Oui Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu qui devait venir dans le monde. » (Jean 11.20-27).

    Jésus pose encore la même question maintenant ! Crois-tu cela ? Que Jésus vient d’en-haut, qu’il est le Fils de Dieu, le Messie, le Sauveur du monde, qu’il va juger le monde ? Si l’on comparaît l’évangile de Jean à une chaîne de montagnes vue d’avion, on distinguerait des pics prestigieux et de toute beauté. Quelques exemples :

    L’évangile selon Jean est l’évangile de l’amour. Jean a été surnommé “l’apôtre de l’amour”. Dans les déclarations de Jean et du Christ, se trouve le plus grand et le plus beau message d’amour que l’humanité ait entendu. Dieu aime le monde (Jean 3.16) et le Fils (Jean 17.26), Jésus aime les disciples (13.34), les disciples doivent s’aimer (v. 34). Ceux-ci reçoivent donc un nouveau commandement : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis. » (Jean 17.13-14). Les disciples de Jésus doivent s’aimer et aimer les commandements de leur Maître. Aimer le Christ, c’est garder sa Parole.

    Jésus voulait être aimé. A la fin de l’évangile selon Jean, Jésus pose trois fois à Pierre la même question « M’aimes-tu ? » et par trois fois, Pierre déclare « Tu sais que je t’aime. » (Jean 21.15-17). L’évangile selon Jean baigne dans l’amour. C’est le livre biblique qui utilise le plus le mot “amour” et le verbe “aimer”. Dans son évangile, l’apôtre Jean ne donne pas son nom. Il nomme les autres, mais pas lui. Il s’identifie par rapport à l’amour de Jésus : « Le disciple que Jésus aimait. » (Jean 20.2 ; 21.7 et 20).

    La surabondance d’amour n’étouffe pas la vérité. On retrouve d’ailleurs le couple amour et vérité. C’est Jean, qui utilise le plus le mot “vérité”. A côté des paroles d’amour, il y a des paroles sévères, des paroles de vérité. Dans Jean chapitre 8, Jésus dit aux pharisiens : « Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu’il n’y a pas de vérité en lui. Il est menteur et le père du mensonge. Et moi, parce que je vous dis la vérité, vous ne me croyez pas... Celui qui est de Dieu, écoute les paroles de Dieu ; vous n’écoutez pas, parce que vous n’êtes pas de Dieu. » (Jean 8.44-47). L’amour de Dieu n’est pas un amour de faiblesse, ni un amour sans loi. C’est un amour dans la vérité et la vérité dans l’amour.

    L’évangile selon Jean est l’écrit le plus théologique du Nouveau Testament. Il y a de la doctrine à toutes les pages. Et cependant le texte, la structure, le vocabulaire, sont d’une simplicité étonnante. Simplicité et profondeur, simplicité et richesse, simplicité et beauté. Les spécialistes qui ont étudié le texte, ont découvert que l’auteur utilise un vocabulaire de 700 mots qui est le vocabulaire d’un enfant de sept ans ! Avec ce vocabulaire simple, l’auteur descend dans les profondeurs de Dieu et de la nature humaine.

    Quand je peux donner un conseil aux étudiants de l’IBB, je leur recommande d’être simples, clairs, de se faire comprendre et de ne pas compliquer pour éblouir, épater, jouer les intellectuels et les savants. C’est le conseil que donnait aussi Luther à ses étudiants : être simple dans l’enseignement et la prédication. Luther lui-même appliquait ce principe et les gens aimaient venir l’écouter, parce qu’ils le comprenaient.

    Nous, chrétiens, nous ne nous arrêtons pas à l’auteur de l’évangile selon Jean, mais nous honorons l’Esprit de Dieu qui a inspiré les Ecritures et tous les auteurs des textes sacrés.

    Après ces éloges de l’Evangile selon Jean, il ne faut pas commettre l’erreur de considérer Matthieu, Marc et Luc comme du “second choix”, car les trois premiers évangiles ont leur place à côté de celui de Jean. Sans eux, il y aurait beaucoup de lacunes sur la personne, les paroles et les actes de Jésus-Christ. Nous n’aurions pas une seule parabole, car Jean n’en a repris aucune. Beaucoup d’enseignements manqueraient au christianisme : les récits de la naissance de Jésus, la présentation au temple, le sermon sur la montagne, les discours sur la fin du monde, le témoignage des disciples d’Emmaüs, Zachée le publicain, la bénédiction accordée aux petits enfants, et les miracles. Trente miracles au moins sont rapportés dans les trois premiers évangiles, alors que Jean n’en rapporte que six. Si nous n’avions pas les quatre évangiles, le Nouveau Testament serait comme un puzzle où manqueraient des pièces.

    Quel est le but de l’évangéliste Jean ? Il donne lui-même la réponse : « Ces choses ont été écrites, afin que vous croyiez que Jésus est le Christ (le Messie), le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom. » (Jean 20.30-31). L’apôtre veut convaincre et conduire des âmes à Jésus-Christ. Il veut le salut des hommes. C’est aussi la mission de toute église évangélique qui veille à répandre la Bonne Parole et à gagner des âmes à Jésus-Christ.

    Que celui qui appartient à Jésus-Christ grandisse dans la foi ! Et que celui qui n’appartient pas encore à Jésus-Christ vienne à lui et l’accepte comme son Sauveur personnel ! 

    VOLET 2
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    L’évangile selon Jean est différent des trois précédents. Cela ne veut pas dire qu’il est supérieur aux autres. En fait, ils sont complémentaires, riches et nécessaires. Et si l’un d’entre eux manquait, il y aurait un vide dans notre foi, un “trou” dans les Écritures et la Bible en deviendrait plus pauvre. Nous avons tiré de là un enseignement pour chacun de nous : si quelqu’un de nous manque, il y a un vide dans le corps de Christ. Chacun est précieux et nécessaire.

    L’Évangile selon Jean répond en surabondance à la question : “Qui est Jésus ?” Les apôtres avaient déjà posé cette question : « Qui est celui-ci qui sait apaiser le vent et la tempête ? » Jésus lui-même a aussi posé cette question aux apôtres : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » L’enjeu de tout ceci est capital, car Jésus a dit lui-même : « Si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. » (Jean 8.24). Il est donc essentiel de savoir et de croire qui est Jésus. Quand le Seigneur Jésus a dit devant Marthe : « Je suis la résurrection et la vie, celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt et celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais. », il ajouta la question : « Crois-tu cela ? » (Jean 11.25).

    Et nous, croyons-nous cela ? Croyons-nous tout ce qui est dit de Jésus dans les Écritures ? Nous pensons bien souvent que tous ceux qui sont dans l’église savent qui est Jésus. Mais ce n’est pas toujours le cas, car même dans le groupe des disciples, il y en avait qui doutaient, même après la résurrection (Matthieu 28.17).

    L’Évangile selon Jean, c’est aussi l’Évangile de l’amour. Dieu crie son amour partout dans la Bible, mais dans l’Évangile selon Jean, c’est l’explosion du message d’amour, du Dieu qui aime le monde.

    C’est aussi l’Évangile de la vérité. Un amour sans vérité est un amour dangereux, et l’apôtre ne cache pas les vérités sévères attachées aux messages de Christ. L’amour n’étouffe pas la vérité.

    L’Évangile selon Jean est aussi l’écrit le plus théologique du Nouveau Testament, et pourtant, c’est un récit rédigé avec des mots simples. Simplicité, profondeur, richesse et beauté sont les caractéristiques de cet Évangile. Le but et l’intention de l’apôtre visent la conversion : « Jésus a fait, encore en présence des disciples, beaucoup d’autres miracles, pas écrits dans ce livre. Mais ces choses ont été écrites afin que vous croyiez en Jésus-Christ, le Messie, le Fils de Dieu. Et si vous croyez en Lui, vous aurez la vie en son nom. » (Jean 20.30). Ce qui veut dire qu’avant tout, Jean a une visée “évangélique”, comme nos églises, Jean veut convaincre. Il veut attirer le lecteur à Jésus-Christ et veut amener à la foi tous ceux qui vont lire son Évangile. Ce n’est pas sans raison que l’on cite souvent son texte pour amener des personnes à Jésus-Christ. Jean est le théologien qui évangélise.

    L’Évangile selon Jean possède aussi une dimension universelle. Dieu parle pour le monde entier et pas seulement pour Israël. « La lumière est venue dans le monde et elle éclaire tout homme. » et pas seulement les juifs. Plusieurs versets nous le montrent :

    L’apôtre donne une perspective universelle et c’est pour cette raison aussi qu’il utilise les mots “quiconque, celui qui, si quelqu’un, etc.”

    La Parole de Dieu “explose”, c’est un tsunami spirituel, qui donne la vie et qui apporte la bénédiction au monde.

    Dans son plan de salut pour le monde, Dieu a prévu une “campagne publicitaire”. Jean-Baptiste est chargé d’en faire l’annonce en Israël. Tout son ministère consiste à préparer le peuple d’Israël pour la venue du Seigneur. Sa campagne atteint son but, beaucoup viennent l’écouter ; il baptise, il prêche la repentance et prépare les cœurs pour la venue du Messie. Tout ceci se passe dans les campagnes loin de Jérusalem. Et bien sûr, toutes ces informations arrivent aux oreilles des pharisiens qui envoient une délégation de prêtres pour contrôler les faits.

    Depuis 400 ans, il n’y a plus de prophètes en Israël, c’est le silence. Et voici, un prophète vivant se lève pour parler au nom de l’Eternel. Jusqu’alors on lisait les prophètes morts. Jean-Baptiste est la voix “vivante” du Seigneur.

    Pour les juifs de l’époque, le Seigneur, c’est DIEU, le Dieu de l’Ancien Testament. Pour obéir au commandement « Tu ne prendras pas le nom de Dieu en vain. » (Deutéronome 5.11), ils ne prononçaient plus le nom de Dieu et ils le remplaçaient par le nom “Adonaï” (Seigneur). Voilà que maintenant, Jean-Baptiste annonce, clairement, que vient le Seigneur qui s’est révélé à Moïse. Jean-Baptiste prépare le terrain pour un plus grand que lui : « Je ne suis pas digne de délier les lacets de ses sandales. » (Jean 1.27) « C’est Lui qui baptise dans le Saint-Esprit. » (Jean 1.34). « Il vient après moi mais il existait déjà avant moi. » (Jean 1.30). C’est ainsi que Jean-Baptiste annonce Jésus.

    Le “baptême dans le Saint-Esprit” a fait couler beaucoup d’encre. Ce devrait être un sujet de bénédiction et de joie. Dans nos milieux évangéliques, on n’en parle pas ou peu. Peut-être en réaction aux églises qui en ont trop parlé et pour éviter la polémique. Pour beaucoup, c’est un étonnement, car ils découvrent que ce n’est pas le Saint-Esprit qui baptise, mais Jésus. L’expression “baptiser dans le Saint-Esprit”, se retrouve 7 fois dans le Nouveau Testament. Si l’on veut faire un travail sérieux, il faut prendre tous les textes. Cependant, dans beaucoup de livres traitant de ce sujet, on ne parle que de 6 textes. Il manque toujours : « Nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps. » (1 Corinthiens 12.13).

    Ce texte répond clairement aux questions qui, quand, pourquoi. QUI ? Tous les véritables chrétiens. QUAND ? Au moment de la conversion. POURQUOI ? Pour former un seul corps, le corps de Christ, l’Église universelle.

    Jean nous fait une autre présentation du Christ : « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » (Jean 1.36). En une seule phrase, Jean-Baptiste résume la mission de Jésus-Christ. Le grand problème dans notre monde, ce n’est pas le réchauffement climatique, dont on parle tant, mais bien le péché, qui se cache derrière tous les problèmes de l’humanité. Le péché qui ravage, qui détruit les couples, les familles, les États, le commerce, la politique, l’art, les jeunes, les églises. Le péché est l’ennemi n°1 du bonheur. Regardons autour de nous et nous verrons que le plus grand problème dans notre vie, c’est le péché ; pas seulement le péché des autres, mais aussi le nôtre, le mien, le tien. Nous sommes tous contaminés.

    Jésus est venu pour régler ce problème dans le monde, dans notre vie, la mienne et la tienne. Il est venu, il a vu et il a vaincu en mourant sur la croix. Voilà pourquoi nous avons choisi de suivre Jésus-Christ, afin qu’il nous donne la victoire sur le péché.

    Aucune religion n’a de solution à ce problème. Nous qui savons, nous devons partager avec les autres notre foi, leur dire que seul Jésus-Christ est venu pour ôter le péché du monde. Il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ ! 

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    Post-scriptum

    Prédication apportée les 6.12.2009 et 13.12.2009 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD - In bulletin “Résurrection” de janvier et février 2011.

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