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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    L’homme qui étonna Jésus

     | Psaumes 33.1-9 - Matthieu 8.5-13
     

    Tout au long de son ministère, Jésus provoque l’étonnement. A plusieurs reprises il est écrit dans les Evangiles que « beaucoup de gens l’entendaient, étaient étonnés et disaient : D’où lui viennent ces choses ? » (Marc 6.2, Jean 7.15).

    Outre son enseignement, les miracles de Jésus suscitent aussi l’étonnement. Lorsque le démoniaque muet est guéri par le Seigneur, « la foule étonnée dit : Jamais pareille chose ne s’est vue en Israël. » (Matthieu 9.33).

    Jésus étonne également ses disciples (Matthieu 19.25, Matthieu 21.20, Marc 10.24) de même que Pilate (Marc 15.5, 44). En interrogeant Jésus, Pilate est en effet surpris que Jésus ne réponde pas aux fausses accusations. Ensuite, le Seigneur va une seconde fois étonner Pilate en mourant si vite. La mort par crucifixion pouvait durer plusieurs jours. Celle de Jésus est surnaturelle, plus rapide. Tout dans la vie du Seigneur est en effet surnaturel. A maintes reprises, Jésus étonne les pharisiens. Par contre, lui-même est rarement étonné.

    Il est étonné (Marc 6.6) par l’incrédulité des habitants de Capernaüm. Mais le texte choisi (Matthieu 8.10) nous apprend que Jésus est étonné, en entrant dans Capernaüm, par la foi du centenier romain. Ce dernier n’est pas juif. Il ne fait pas partie du groupe des disciples. C’est un étranger, un occupant romain. Sa foi étonne le Seigneur. Ceux qui ont la foi ne se trouvent pas toujours là où on les attendrait. Marie Madeleine était dans la maison de prostitution. En sortant de là et en rencontrant le Seigneur, la foi va naître dans son cœur !

    Le Seigneur est étonné par la foi d’un soldat, d’un étranger. L’événement mérite qu’on s’y arrête quelques instants.

    Nous sommes dans la ville de Capernaüm, une ville importante dans le ministère de Jésus. C’est en quelque sorte son quartier général. Il est né à Bethléhem. Il a grandi et travaillé probablement dans l’atelier de son père jusque 30 ans à Nazareth. Toutefois Capernaüm constitue le centre d’activité de son ministère. En la citant, Jésus l’appelle « ma ville » (Matthieu 9.1). Jésus y a beaucoup travaillé. La belle-mère de Pierre y a été guérie, le démoniaque dans la synagogue aussi, de même que le paralytique porté par quatre hommes (Marc 2.4). Dans cette ville sera guéri le fils de l’officier royal (Jean 4.46), et le disciple Matthieu y sera appelé par le Seigneur.

    Les habitants de Capernaüm ne se repentent pas à la prédication du Christ (Matthieu 11.23-24). Jésus constate que cette ville est plus incrédule que Sodome. Il porte sur Capernaüm un jugement très sévère : « Et toi, Capernaüm, qui a été élevée jusqu’au ciel, tu seras abaissée jusqu’au séjour des morts ; car, si les miracles qui ont été faits au milieu de toi avaient été faits dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd’hui. C’est pourquoi, je vous le dis, au jour du jugement, ce sera moins dur pour le pays de Sodome que pour toi. » (Matthieu 11.23-24 ; Luc 10.15). Le pays de Sodome, c’est Capernaüm, la ville où Jésus a enseigné et fait tous ses miracles.

    Aujourd’hui il y a pis que Capernaüm. Il y a plus pervers, plus incrédule : ce sont nos grandes villes ! Nos cités modernes sont bien plus dépravées que Sodome et Capernaüm. La technologie la plus évoluée est mise au service de la perversité. Le commerce d’enfants et d’adolescents livrés à la prostitution est l’un des commerces les plus florissants au monde. Les voyages organisés pour satisfaire les appétits des détraqués sexuels, les cassettes vidéo pornographiques XXX constituent des centres de profits énormes. Le sida fait de plus en plus de dégâts. Nous sommes descendus bien plus bas que Sodome et Gomorrhe.

    Chez cet homme qui vient vers Jésus se dégagent d’abord deux grandes qualités.
    — Il est rempli de considération pour son serviteur. C’est un patron qui aime ses ouvriers. Il a de l’estime pour celui qui le sert. Il n’est pas indifférent à la souffrance de cet homme. Il se déplace lui-même et vient demander à Jésus la guérison de son serviteur. Lui, l’officier romain, lui, l’occupant, vient plaider la cause de son ouvrier devant Jésus-Christ. Le Juif Jésus fera le reproche aux pharisiens de manquer de compassion et de miséricorde.
    — Cet officier fait preuve d’une grande humilité. Quand Jésus lui propose de se rendre chez lui, il refuse et dit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. » (Matthieu 8.8). Il comprend ainsi l’une des plus grandes vérités de l’Evangile : l’homme n’est digne de rien.

    Aucun homme n’est digne de recevoir Jésus-Christ, de s’approcher de Dieu. Aucun n’est digne du pardon de Dieu, ni de l’amour du Père. Nous nous imaginons souvent que si Dieu nous a sauvés, c’est parce qu’il a discerné que nous n’étions pas si mauvais que les autres. Nous ne sommes jamais si loin de Dieu que quand nous raisonnons de la sorte, et pensons que nous méritons quelque chose. La bonne manière de s’approcher de Dieu est de le faire dans l’humilité. Nous ne sommes pas dignes que Dieu s’occupe de nous. Nous ne sommes pas dignes qu’il écoute nos prières, pardonne nos péchés, nous comble de tant de bénédictions.

    Mais la qualité la plus surprenante chez cet officier est sa grande foi, son amour pour le Seigneur.

    Le texte de Luc 7.1-10 précise que les pharisiens vont se mêler de la conversation en affirmant au Seigneur (v.4) : « Cet officier mérite que tu lui accordes ce qu’il demande, car il aime notre nation, et c’est lui qui a bâti notre synagogue. » Autrement dit : “Paye-le de ce qu’il fait. Récompense-le pour le bien qu’il a fait à notre nation.” Ceci montre que les pharisiens raisonnaient sur le principe des mérites. Ils n’ont rien compris à la grâce de Dieu.

    En fait, ce centenier ne mérite rien. Cet homme exceptionnel ne mérite absolument rien. N’avons-nous pas souvent entendu : “Oh ! vous savez, c’est un brave, il mérite bien le ciel. Il a tellement fait ! Il a tellement souffert !” Nous ne méritons rien. Tout est grâce auprès de Celui qui est la grâce. Tout ce que nous recevons est grâce, et tout ce que nous méritons, c’est l’enfer. Jésus est venu pour nous sauver de cet enfer, par grâce. Nos mérites n’y sont pour rien.

    Cet officier avait compris ces choses : « Je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit. » (Luc 7.6). La foi de cet officier romain est remarquable. Il n’y a rien qui fasse autant plaisir à Dieu que notre foi. L’auteur de l’épître aux Hébreux affirme : « Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu. » (Hébreux 11.6).

    Mais comment Jésus a-t-il découvert chez cet officier une foi aussi exceptionnelle ? Cet homme a compris que Jésus n’a qu’un mot à dire pour que la chose s’accomplisse : « Dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri. » (Matthieu 8.8). En fait ce centenier a reconnu en Jésus, Dieu lui-même. Il a reconnu en Jésus la Divinité puisqu’un seul possède le pouvoir de dire, et la chose arrive : c’est Dieu. Psaumes 33.9 enseigne : « Il dit, et la chose arrive ; il ordonne, et elle existe. » Genèse 1 nous rapporte que Dieu a créé l’univers par sa Parole : Dieu dit et la chose arrive. Genèse 1.3 affirme : « Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. » Nous ne pouvons accepter ces choses que par la foi. L’Ecriture dit : « C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été créé par la Parole de Dieu. » (Hébreux 11.3). Le centenier romain sera l’un des premiers à reconnaître l’autorité de Jésus-Christ.

    Les pharisiens allaient souvent au temple, mais ils n’ont pas voulu reconnaître la divinité de Jésus-Christ. On peut très bien fréquenter régulièrement un temple ou une église sans avoir reconnu personnellement la divinité de Jésus-Christ. Avez-vous reconnu la divinité de Jésus-Christ ? Avez-vous reconnu en lui le Fils de Dieu, Dieu le Fils, la seconde personne de la Trinité ? Il ne suffit pas de reconnaître qu’il est un grand prophète, un grand sage, un personnage exceptionnel. Il est l’Unique, le Fils de Dieu, Dieu le Fils. Et il est très important de reconnaître ce que Jésus est vraiment, puisque le Seigneur a dit : « Si vous ne croyez pas ce que je suis, vous mourrez dans vos péchés. » (Jean 8.24). Le salut passe donc par la reconnaissance de ce que Jésus-Christ est réellement.

    Au fond de votre cœur, dans votre âme, avez-vous reconnu Jésus-Christ comme le Fils de Dieu, Dieu le Fils, créateur des cieux et de la terre, Celui qui dit et la chose arrive, Celui qui ordonne et les choses se déroulent comme il a commandé ? Avez-vous reconnu qu’il est la lumière du monde ? Il a dit : « Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres mais il aura la lumière de la vie. » (Jean 8.12). Croyons-nous vraiment ce que Jésus est ? Croyez-vous réellement que « Jésus est le chemin, la vérité et la vie et que nul ne vient au Père que par lui. » (Jean 14.6). Croyez-vous ce que Jésus dit : « Vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde. » (Jean 8.23) ? Croyez-vous qu’il « n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés. » (Actes 4.12). Croyez-vous « qu’en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2.9) ?

    Avec ce dialogue entre Jésus et le centenier romain, nous découvrons aussi une autre dimension, un autre enseignement. Ce centenier est un militaire, un habitué de la “chaîne d’autorité” et de son efficacité. Une des premières leçons enseignées à l’armée concerne les grades. Ainsi on sait dès le départ qui est soumis à qui. L’armée fonctionne en effet sur ce grand principe de la “chaîne d’autorité”. Le simple brigadier qui donne l’ordre au soldat est respecté. En effet derrière la parole du brigadier, il y a l’autorité du brigadier-chef, puis du sergent, du sergent-chef, de l’adjudant, de l’adjudant-chef, du lieutenant et ainsi de suite jusqu’aux officiers supérieurs et au ministre de la Défense. Par cette “chaîne d’autorité”, le brigadier qui donne l’ordre au soldat est investi de l’autorité du gouvernement.

    Ce centenier, habitué à la chaîne d’autorité, va découvrir et comprendre quelque chose. Il sait, lui, l’officier de l’armée romaine, que derrière sa parole se dresse l’autorité de Rome et de César. Il a donc compris que Jésus étant soumis à l’autorité suprême de son Père, il est investi du pouvoir et il lui suffit de dire un mot pour être appuyé par l’autorité de son Père. Jésus dit et la chose arrive. Cet officier romain sait (Jean 8.9) que quand il dit à l’un de ses soldats : Va ! il va ; à l’autre : Viens ! il vient ; et à son serviteur : Fais cela ! Il le fait. Pourquoi ? Parce qu’il est lui-même soumis à ses supérieurs ! La véritable autorité vient de la soumission à Dieu. Comment avoir puissance et autorité dans le ministère et la prédication ? En criant, en frappant sur la table ? Non. En étant soumis à Jésus-Christ. De la soumission à Dieu vient l’autorité. D’où vient la puissance de Dieu dans la vie d’un chrétien ? De sa connaissance ? De sa longue expérience ? De ses diplômes ? Non ! Cette puissance vient de sa soumission à Jésus-Christ. Plus le chrétien est soumis, plus il est puissant et plus il aura d’autorité.

    C’est pourquoi quand nous prions les uns pour les autres, nous devons demander que chacun soit soumis et obéissant à Jésus-Christ. La source de la véritable puissance, de la véritable autorité vient de la soumission à la Parole de Dieu.

    Obéissons-nous à Jésus-Christ ? Sommes-nous soumis ? Avons-nous de l’autorité ? Voilà la vraie qualité du serviteur de Dieu, du Chrétien : l’obéissance à la Parole de Dieu. Le centenier romain comprend bien ces choses : « Moi qui suis soumis à des supérieurs, j’ai des soldats sous mes ordres, et je dis à l’un : Va ! Et il va. » (Matthieu 8.9). Le Psalmiste disait : « Mets en moi cette seule préoccupation : rester soumis à ta volonté. »

    Quand Jésus regarde notre église, qu’est-ce qui l’étonne ? Notre incrédulité ou notre foi ? A Capernaüm, Jésus est étonné par la foi de cet officier romain. Un des grands problèmes de notre société, et qui s’accentue avec le temps qui s’écoule, est le refus de la soumission. Les enfants refusent d’être soumis aux parents, les jeunes refusent d’être soumis aux professeurs, la femme refuse d’être soumise à son mari, le mari refuse d’être soumis à son épouse, l’ouvrier refuse d’être soumis à son patron, le patron refuse d’être soumis à ses ouvriers, le chrétien refuse d’être soumis aux anciens et au pasteur, le pasteur refuse d’être soumis à l’Eglise et aux anciens, le citoyen refuse d’être soumis au gouvernement, et le gouvernement refuse d’être soumis aux lois. Pourtant nous souhaitons tous avoir l’autorité, la puissance et le pouvoir. Ces choses se trouvent dans la soumission à Jésus-Christ, dans la soumission aux autorités. En cela Jésus a été un magnifique exemple : soumis en toutes choses à la volonté du Père. Il a dit : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux mais ce que tu veux. » (Matthieu 26.39).

    Pour chacun, la soumission commence par un premier pas : se soumettre à Jésus-Christ par la repentance et la conversion. C’est là que tout commence. Vous êtes-vous un jour soumis à Jésus-Christ ? Etes-vous un jour venu à la croix pour soumettre toute votre vie au Seigneur ? Jésus a dit : « Repentez-vous et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés. » (Actes 3.19). Tout commence par la conversion. Avez-vous un jour fait la paix avec Dieu ? Vous êtes-vous placé devant le sang de la croix ? 

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” de juillet/août 1994.

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