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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 602Amy Carmichael (1867-1951) avril 2010
    Missionnaire irlandaise, chrétienne protestante, en Inde, où elle servit pendant cinquante-cinq ans. Elle a ouvert un orphelinat et fondé une mission à Dohnavur.
    logo ARTICLE 98L’éternelle bonne nouvelle de Noël décembre 2003
    PRÉDICATION • NOËL — probablement la plus belle et la plus grande fête chrétienne, pleine de lumière.

    Dans la même rubrique

    Touche pas à ma foi ! (1)

     | Volet 1 : 1 Pierre 3.15-17 - Matthieu 9.9-13
     | Volet 2 : 1 Pierre 3.15-17 - 1 Timothée 2.5-7
     

    Aller à la partie 2 (volets 3 et 4).
    Aller à la partie 3 (volets 5 et 6).
    Aller à la partie 4 (volets 7 et 8).

    Les 8 volets de cette série
    sont disponibles en un seul fichier PDF.

    VOLET 1
    ALLER AU VOLET 2

    Le combat de la foi

    La foi est un combat. Dans 1 Timothée 6.12, l’apôtre Paul dit à Timothée : « Combats le bon combat de la foi. » Il s’agit ici de défendre sa foi et l’Evangile contre les attaques du monde et les « traits enflammés du malin. » (Ephésiens 6.16). A plusieurs reprises Paul doit se défendre et lutter pour sa foi et l’Evangile qu’il proclame. A Jérusalem, il dit : « Hommes, écoutez ce que j’ai maintenant à vous dire pour ma défense ! » (Actes 22.1). Devant le gouverneur romain Félix, il dit : « C’est avec confiance que je prends la parole pour défendre ma cause. » (Actes 24.10). En présence du roi Agrippa et du gouverneur Festus, l’apôtre Paul est autorisé à « parler pour sa défense. » (Actes 26.1). Dans Philippiens 1.7 il utilise l’expression « défense de l’Evangile ». Psaumes 45.5 nous enjoint : « Défends la vérité, la douceur et la justice. » En grec le mot “défense” se dit “apologia” qui a donné en français “apologie”. L’apologétique est la science qui s’efforce de justifier la foi chrétienne.

    L’apôtre Pierre nous enseigne à être toujours prêts à nous défendre, avec douceur et respect, en expliquant notre foi et l’espérance qui est en nous (1 Pierre 3.15).

    Le monde a toujours été agressif envers l’Evangile. Jésus a dit : « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. » (Jean 15.18). Le Seigneur a affirmé : « Parce que vous n’êtes pas du monde, le monde vous hait. » (Jean 17.14). Jésus a aussi dit : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33). Faut-il encore rappeler la haine du monde apparue à tant de périodes de l’Histoire. La cruauté inouïe de l’Empire romain : dès les premiers pas de l’Eglise primitive, des milliers de chrétiens ont souffert dans des persécutions horribles ; des martyrs ont été crucifiés, ou livrés à la férocité des fauves.

    D’autre part nous ne pouvons oublier les persécutions de l’Église romaine pendant les années sombres de l’Inquisition où les loups déguisés en brebis dévoraient les véritables enfants de Dieu. En Espagne cette Inquisition a duré sept-cents ans ! Les chrétiens d’Angleterre, de France, de Belgique, de Roumanie et d’ailleurs encore ont connu des heures effroyables.

    Dans l’ex-URSS, septante années de régime communiste ont vu la destruction des églises, l’emprisonnement des pasteurs, et leurs enfants enfermés dans des établissements spéciaux. Et que dire de la Chine et des pays musulmans où aujourd’hui la persécution sévit encore terriblement.

    De nos jours en Belgique, nous n’avons plus à affronter une telle persécution. Nous avons davantage à lutter contre l’indifférence, la moquerie, le mépris et les préjugés.

    Dans cet exposé et les suivants, nous considérons quelques critiques dirigées contre l’Evangile et la foi des chrétiens. Nous y répondons.

    (1) La foi est une paire de béquilles
    pour éclopés !”

    Certains en effet affirment que les chrétiens ne constituent qu’un ramassis d’éclopés, inadaptés à l’évolution de la vie, ayant besoin de béquilles, ne pouvant se passer de supports tels que la prière, l’église, la Bible, la foi. La première réaction des croyants est de rejeter, de nier cette critique. Cependant si nous réfléchissons, il y a dans cette attaque contre la foi une part de vérité, mais certainement pas toute la vérité.

    En fait tous les hommes sont des éclopés et des handicapés. Cela est évident parce qu’un jour l’homme a fait une chute dans le jardin d’Eden. Il s’est brisé la nuque en tombant sur le péché. Depuis lors, chrétien ou non, l’homme a besoin d’être porté, d’être aidé. Tous les hommes sont dans ce même état. Tous, nous sommes des handicapés, des infirmes de la vie. La différence entre les chrétiens et les non-chrétiens, c’est que le croyant a reconnu son handicap et admis son infirmité.

    Dans le texte susmentionné de Matthieu 9, Jésus a dit : « Ce sont les malades [les éclopés, les handicapés] qui ont besoin du médecin. Ceux qui se portent bien n’en ont pas besoin. Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs. » En prononçant ces paroles, Jésus s’adresse aux pharisiens qui se croyaient justes. Un détail de l’Ecriture précise qu’ils « se persuadaient » d’être justes (Luc 18.9). Les pharisiens refusaient de reconnaître leurs maladies, leurs péchés, leurs handicaps et leurs infirmités. L’homme a toujours refusé d’admettre son véritable état. Chaque génération, à travers toute l’Histoire, a refusé de reconnaître ses maladies.

    Faut-il encore démontrer à l’homme moderne ses infirmités et ses handicaps ? Jetons un œil vers l’ex-Yougoslavie, l’Angola, le Vietnam, le Cambodge, le Rwanda ! Voyons le commerce d’enfants et celui des femmes livrés dans le monde entier, à la prostitution. Regardons les prisons partout insuffisantes, les requins de la spéculation financière qui ruinent parfois des pays entiers. Ecoutons les échos issus du palais de justice, des bureaux de la police judiciaire ou de la brigade spéciale des recherches : meurtres, vols, fraudes, viols, bagarres, ivrognerie, prostitution, violence, drogue, femmes battues, enfants exploités, scandales politico-financiers, terrains de football transformés en champs de bataille, etc.

    Voilà quelques unes des infirmités de l’humanité qui a besoin de béquilles : où que l’on regarde sur la terre, l’homme boite sérieusement. Il est infirme de naissance. Mais il refuse de se reconnaître malade. Il ne veut pas l’avouer et cache son handicap.

    L’Evangile s’adresse à ceux et celles qui ne se croient pas invincibles mais qui, au contraire, sont conscients de la blessure grave qui s’est produite dans leur vie. Si nous étions parfaits, et si nous vivions dans un monde pur nous n’aurions pas besoin ni de l’Evangile, ni du Christ, ni de sa croix. Mais ce n’est pas le cas, loin s’en faut !

    L’homme n’a pas un cœur d’or. La Bible dit : « Le cœur est tortueux par-dessus tout et il est méchant : qui peut le connaître ? » (Jérémie 17.9). Même si à certaines occasions il peut paraître bon, le cœur est fondamentalement mauvais. Dès que surgit un conflit, la haine explose ! Il y a quelques années, en ex-Yougoslavie, on se parlait, les gosses jouaient ensemble, on faisait les courses au marché et on se prêtait les outils de jardinage. Aujourd’hui on ne cesse de tuer les enfants, de violer les femmes, d’égorger ou de torturer les adultes. Le tireur isolé vise l’homme qui traverse la rue pour aller chercher de l’eau pour sa femme qui vient d’accoucher. Ceci n’est pas l’apanage des Serbes ou des Croates. Si nous transposions les mêmes données en Belgique ou ailleurs en Europe (dite civilisée), se produirait alors la même folie meurtrière. Dès qu’il y a conflit, la haine éclate ! Le christianisme se présente comme une “religion de sauvetage”. Oui, l’homme est effectivement infirme. Ceci est vrai non seulement pour les chrétiens, pour ceux qui lisent la Bible, pour ceux qui prient, mais aussi pour tous les hommes. Jésus a dit : « Je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. » (Jean 12.47).

    La croix de Christ pourrait bien apparaître sous la forme d’une gigantesque béquille. Le bois de la croix peut être vu comme une attelle destinée à soutenir et réduire la fracture de notre vie. Une fois mise en place, elle déclenche le processus de la guérison qui nous permettra de nous tenir debout, de marcher et de pouvoir aider d’autre à se déplacer aussi.

    On pourrait se poser la question : mais pourquoi aller chercher ailleurs qu’à la croix le soutien dont nous avons tant besoin les uns et les autres ? Pourquoi, en refusant la croix de Christ, aller s’appuyer sur la béquille de l’alcool, qui brise et transperce le cœur de celui qui prend appui sur elle ? Des milliers de personnes ont besoin de cette béquille de l’alcool jour après jour. C’est le cas non seulement des clochards ou des habitués du bistrot, mais aussi de certains avocats, médecins, notaires, prêtres, etc., qui journellement sont esclaves de l’alcool et font peut-être partie de ceux qui disent : “Ah ! Vous savez, moi je n’al pas besoin de la béquille de la religion !”

    Pourquoi aller chercher ailleurs qu’à la croix et s’appuyer sur la béquille de la drogue ? Ce fléau ne touche pas seulement les vagabonds. Il atteint aussi le gratin de la ville.

    Pourquoi aller chercher ailleurs qu’à la croix et s’appuyer sur la béquille vermoulue de l’astrologie ? Aujourd’hui beaucoup d’émissions de télévision ont intégré dans leur programme l’horoscope. Des milliers de personnes autour de nous n’osent plus prendre une décision sans consulter le médium ou la voyante.

    D’autres s’appuient sur la béquille de la religion et pensent qu’à force de pratiques religieuses ils vont s’en sortir.

    De nos jours des milliers d’hommes, de femmes, de jeunes ne peuvent passer un jour sans s’appuyer sur la béquille des tranquillisants. Ils ne savent plus dormir une nuit sans leur boîte de calmants. La Belgique est un des pays où la consommation de tranquillisants est la plus forte au monde. Ces médicaments sont la béquille de bien des gens en manque de quelque chose de vital. Des milliers de gens disent ne pas avoir besoin de la croix, de Jésus-Christ, de l’Evangile, mais s’appuient sur l’une ou l’autre béquille chancelante qui leur transpercera un jour le cœur.

    Regardons quelques éclopés qui ont choisi de s’appuyer sur la croix, quelques handicapés qui avaient besoin de l’Evangile, de la prière de la Bible, ...

    Friedrich HAENDEL, l’un des plus grands compositeurs de toute l’histoire de la musique. A Londres, sur sa tombe, est inscrit le verset de Job 19.25 : « Je sais que mon Rédempteur est vivant. »

    William BOOTH, fondateur de l’Armée du Salut dont les soldats travaillent par milliers dans le monde entier.

    Henri DUNANT, fondateur de la Croix-Rouge qui secourt aujourd’hui partout sur la planète ceux qui sont éprouvés par la guerre ou la famine.

    REMBRANDT, illustre peintre et graveur hollandais, l’un des plus grands génies de la peinture, n’avait qu’un objectif : peindre le Seigneur, les apôtres, les Evangiles pour transmettre au monde le message divin.

    Joni EARECKSON TADA, paraplégique à vingt ans ; elle a parcouru le monde pour encourager tous ceux qui eux-aussi sont frappés par un handicap physique.

    Jean-Sébastien BACH, célèbre musicien, voulait que sa musique glorifie le Créateur des cieux et de la terre. L’un des plus grands compositeurs s’appuyait ainsi sur la prière et l’Evangile.

    Georges MULLER, fondateur en Angleterre d’orphelinats qui accueillirent des milliers d’enfants abandonnés à la rue.

    Blaise PASCAL, Louis PASTEUR, John BOST, David LIVINGSTONE ...

    On pourrait ainsi multiplier les exemples en pensant aussi aux millions d’anonymes qui se sont appuyés sur la croix de Jésus-Christ.

    Des “éclopés” de ce genre devraient remplir davantage notre pays !

    Nous, chrétiens, ne devons pas avoir honte de nous appuyer sur le même appui que tous ces “éclopés” susmentionnés, à savoir non pas sur une paire de béquilles mais sur un Sauveur, le Seigneur, le Roi des rois.

    Ainsi parce que je m’appuie sur la croix de Jésus-Christ, je n’ai plus besoin des béquilles de l’alcool, de la drogue, des tranquillisants, de l’horoscope, de l’astrologie, de la voyance, de la réussite professionnelle, etc.

    Nous, chrétiens, avons décidé de faire reposer notre vie sur le Christ. Nous avons reconnu notre infirmité, notre handicap. Nous avons reconnu être parmi les éclopés de la vie à cause du péché. Nous avons saisi le Christ comme le rocher de nos âmes, l’appui de notre vie. Prenons garde de ne pas quitter ce rocher pour nous laisser séduire par ces béquilles chancelantes qui percent le cœur de ceux qui l’utilisent comme appui.

    A toi qui cherches un appui sûr, ferme, durable, immuable, viens à la croix et rejoins les “éclopés” qui ont reconnu leur faiblesse. Jésus a dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11.28). Jésus donne la paix, la joie, le pardon et la vie éternelle. Nous n’avons pas besoin de béquilles. Nous avons besoin des bras de Jésus-Christ pour nous porter ! 


    VOLET 2
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    (2) Toutes les religions sont les mêmes !”

    Conduit par le Saint-Esprit, Pierre nous invite à être toujours prêts à défendre notre foi avec douceur et respect. En tant que chrétiens, nous devons savoir répondre aux objections relatives au christianisme, à l’œuvre de Jésus-Christ.

    Nous abordons un nouveau préjugé qui affirme : “Toutes les religions se valent.”

    Certains en effet avancent : “Toutes les religions sont les mêmes. Il y a un seul Dieu, donc elles se rejoignent en prêchant la même divinité.”

    Cette affirmation est beaucoup trop simpliste et totalement fausse. C’est comme si quelqu’un disait : “Tous les champignons sont les mêmes.”, ou “Toutes les équipes de football sont identiques.”, ou encore : “Tous les hommes se valent.”, ou bien “Tous les partis sont équivalents.” Ces affirmations sont erronées et certaines mêmes dangereuses. Certains champignons sont en effet comestibles et excellents, d’autres sont mortels. De même il existe une différence certaine entre le parti du Troisième Reich des années 40 et un parti démocratique modéré actuel. L’objection abordée est souvent un chemin de facilité choisi par les détracteurs de notre foi. Ceux qui soutiennent cette fausse affirmation veulent se dispenser d’un choix et ainsi donc d’une décision. Ils veulent dissimuler et cacher leur ignorance sur le problème le plus fondamental qui soit. C’est une sorte de fuite.

    La foi peut être comparée à une corde. Il est important que la corde soit accrochée au bon endroit et pas n’importe où. Elle doit être fixée comme une ancre solide. Hébreux 6.19 compare l’espérance chrétienne à une ancre de l’âme, sûre et solide. Il ne faut pas ancrer notre âme, notre vie et notre éternité n’importe où. Dans ce domaine, il faut des certitudes. On ne peut se contenter de “peut-être”, “on verra bien”, “probablement”, “il y a une forte chance que”, “on peut espérer que”. Il faut des certitudes. Jésus a affirmé : « En vérité, en vérité, je vous le dis... » (Jean 12.24). Dans l’Evangile de Jean, Jésus parle ainsi plus de douze fois.

    Si on examine superficiellement l’objection “Toutes les religions se valent.”, on découvre de suite qu’elle est sans fondement. Remarquons que nous n’apprécions par parler de “religion” quand il s’agit de l’enseignement du Christ. En effet le christianisme n’est pas une religion. C’est une relation personnelle avec Dieu. Jamais Jésus n’a utilisé le mot religion. Il a parlé de relation, de communion, de vie. Le langage de Christ est celui de la vie et non celui du “blabla” religieux. Si nous n’aimons pas utilisé le terme “religion”, nous ferons toutefois appel à cette terminologie pour faciliter la compréhension.

    Toutes les religions ne sont pas les mêmes. Si on veut approfondir la question on découvre vite le fossé qui sépare l’enseignement du Christ de tout le reste des systèmes religieux dans le monde.

    Dans l’hindouisme existent plus de 300 millions de dieux. La Bible nous parle d’un seul Dieu : Père, Fils et Saint-Esprit. Ce n’est pas la même chose.

    Dans le Coran, l’Islam recommande l’extermination de l’infidèle, celui qui ne partage pas la même foi que les musulmans. Par contre l’Evangile nous exhorte à aimer nos ennemis et à ne jamais rien imposer par l’épée ou la force. La Bible interdit de toucher à la vie de l’incroyant. Elle nous invite au contraire à prier pour lui et pour ceux qui nous persécutent (Matthieu 5.44).

    Le bouddhisme laisse les enfants mourir de faim plutôt que de toucher aux vaches sacrées. La Bible ne dit pas cela. Il ne faut pas tout mettre dans le même sac et chercher ainsi à vouloir égaler toutes les religions au christianisme.

    RELEVONS CINQ CARACTÉRISTIQUES UNIQUES DE L’EVANGILE

    Première différence : les prophéties.

    Elles constituent un fait unique dans toute l’histoire des religions. La Bible annonce les événements à venir. Par de multiples prophéties, elle annonce ainsi le plan de Dieu. Il s’agit d’un plan ordonné, cohérent, dévoilé par les prophètes. Ces événements annoncés à l’avance par des hommes poussés par l’Esprit de Dieu, se sont déjà déroulés dans le passé, d’autres se réalisent dans le présent et d’autres encore doivent se réaliser dans le futur.

    Blaise Pascal, ce grand savant chrétien du 17e siècle, disait : “La plus grande des preuves de Jésus-Christ ce sont les prophéties. C’est aussi à quoi Dieu a le plus pourvu car l’événement qui les remplit (l’accomplissement) est un miracle subsistant depuis la naissance de l’Eglise jusqu’à la fin.” Le philosophe français ajoutait encore : “Différence entre Jésus-Christ et Mahomet : Mahomet non prédit, Jésus-Christ prédit.” Quelques mots résument la vérité de cette originalité unique dans l’Evangile du Christ : la puissance des prophéties. Toute personne munie d’un minimum d’honnêteté devra reconnaître que cela est vrai. Il y a multitude et foisonnement de prophéties dans l’Ecriture, et rien ailleurs.

    Deuxième différence : L’Evangile de Jésus-Christ nous présente un Sauveur.

    Dès l’annonce de la naissance de Jésus-Christ l’ange dit : « Ne craignez point car je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera pour tout le peuple le sujet d’une grande joie : c’est qu’aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ le Seigneur. » (Luc 2.10). Le Christ est un Sauveur. Jésus ne s’est jamais présenté comme un moraliste. Il a dit : « Je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. » (Jean 12.47). L’Evangile présente un Sauveur. Les autres religions proposent un système philosophique, éthique. L’Evangile présente une personne, Jésus-Christ, un Sauveur qui vient sauver des pécheurs. Le plus grand besoin du cœur de l’homme est d’avoir un Sauveur. Aujourd’hui on nous bourre le crâne pour nous faire croire que nous avons d’autres besoins plus importants et que la foi est accessoire. Notre premier besoin est d’avoir un Sauveur. Toutes les religions disent que l’homme est “tordu”, mais une seule dit que l’homme est perdu. Ce n’est pas la même chose. L’Evangile affirme : l’homme est perdu et il a besoin d’un Sauveur.

    Troisième différence : la notion de péché.

    La croix du Christ et l’agonie du Fils de Dieu crient au monde la gravité du péché, de l’offense à Dieu. Cette offense à Dieu exige la mort du Fils de Dieu. A plusieurs reprises dans son ministère Jésus a dit : « Il faut que le Fils de l’homme soit crucifié. » (Marc 8.31). Notons le verbe “il faut”. Cela signifie qu’il n’y a pas d’autre moyen pour le pardon des péchés que la mort de Jésus-Christ. Tout autre système philosophique ou religieux, sans distinction, propose des chemins beaucoup plus aisés, en minimisant la gravité du péché. Paul écrira ces paroles terribles : « Le salaire du péché, c’est la mort. » (Romains 6.23), et : « Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. » (Romains 3.23). L’Ecriture souligne avec force la gravité de l’offense à Dieu. Cela ne peut s’arranger avec quelques prières, un peu d’argent, l’un ou l’autre pèlerinage. Il faut plus que cela. Il faut le sang de Jésus-Christ, le Fils de Dieu.

    Quatrième différence : le principe de la justification.

    Toutes les religions du monde enseignent une auto justification. Autrement dit, puisque les autres religions minimisent la gravité du péché, elles enseignent par conséquent que tout homme peut se racheter lui-même. La doctrine du pardon dans chacune de ces religions est construite sur ce principe : l’homme doit se racheter lui-même, il doit lui-même payer ses transgressions à la loi de Dieu ou à la loi des hommes.

    Seul l’Evangile enseigne que nous sommes sauvés gratuitement par la foi. A plusieurs reprises Jésus a dit (Marc 10.52, Luc 7.50, Luc 17.19) : « Va, ta foi t’a sauvé. » Le salut est gratuit. Du reste, que donner à Dieu quand tout l’or du monde lui appartient. Lui donnerions-nous notre travail quand il nous donne la vie ? Que pouvons-nous donner à Dieu pour racheter nos péchés ? Tout appartient au Seigneur, et Dieu produit en nous le vouloir et le faire (Philippiens 2.13). Tout est à Dieu et il est le maître de toutes choses (Hébreux 2.7). Le salut est gratuit, par la foi en Jésus-Christ. Paul écrira : « Vous êtes gratuitement justifiés par la foi. » (Romains 3.24). La Bible dit : « C’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » (Ephésiens 2.8). L’apôtre Paul le dira au geôlier : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé. » (Actes 16.31).

    Toutes les autres religions au monde sont en quelque sorte de mauvaises nouvelles parce qu’elles disent la même chose : il faut que l’homme se rachète lui-même, en payant le prix de ses péchés.

    Cinquième différence : Jésus-Christ revendique la divinité.

    En fait, ce qui fait la véritable différence avec tout le reste, c’est la personne de Jésus-Christ. Sur lui repose l’essentiel de la différence. Bouddha, Confucius, Mahomet, le Dalaï-lama, Zoroastre et les autres ont toujours confessé leur pleine humanité. Hommes parmi les hommes, ils ont vécu avec leurs péchés, leurs faiblesses, leurs faux pas, leurs “peut-être”, leurs “j’espère”.

    Par contre chez le Christ, c’est l’affirmation massive de la divinité. En parlant aux pharisiens et à la foule, Jésus disait : « Vous êtes d’en bas, moi, je suis d’en haut. » (Jean 8.23). Jamais personne n’a parlé de la sorte. Aucun fondateur de religion n’a osé professer ces choses. En effet ils étaient tous d’en bas, comme nous tous qui venons d’en bas, de la terre. Jésus vient d’en haut. Il est Dieu qui sort de Dieu. Jésus a dit : « Avant qu’Abraham fût, je suis. » (Jean 8.58). Non pas “j’étais”, mais « Je suis. » Jésus-Christ est Yahvé, l’Eternel de l’Ancien Testament qui s’est révélé à Moïse, Père, Fils et Saint-Esprit. Devant le souverain sacrificateur, lors de son jugement, Jésus-Christ répond : « Tu l’as dit, je suis le Christ, le Fils de Dieu. » (Matthieu 26.63). Immédiatement « le souverain sacrificateur déchire ses vêtements, disant : il a blasphémé ! » (Matthieu 26.65).

    Où est le blasphème ? Jésus a en fait affirmé qu’il est Dieu. Il n’y a aucun blasphème. Jésus a dit la vérité. Il revendique la divinité. Jamais aucun fondateur de religion n’a osé parler de cette manière. Ils ont parlé comme des hommes, mais pas le Christ.

    Celui qui affirme que tout cela est la même chose n’a jamais lu ce que le Christ a dit, ni jamais lu ce que les autres ont dit. Jésus a dit : « Moi et le Père, nous sommes un. » (Jean 10.30) et : « Celui qui m’a vu a vu le Père. » (Jean 14.9). Jésus a revendiqué pour lui la pleine divinité. Personne n’a osé faire cela.

    Non, toutes les religions ne se valent pas, et ne peuvent être “mises dans le même sac”. Il en est une qui transcende toutes les autres : l’Evangile de Jésus-Christ.

    Ta vie ici-bas est bien ancrée si elle est ancrée en Jésus-Christ. Jésus affirme : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14.6). Personne ne peut être comparé au Christ. Personne ne peut comparer l’Evangile à un quelconque autre système religieux ou philosophique dans le monde. L’esprit mensonger du monde et de l’antéchrist veut faire croire que l’on pourra même un jour rassembler toutes les religions. Nous avançons vers cela. Ne nous laissons pas séduire, nous qui avons fondé notre foi sur le Christ. Ne nous laissons pas tromper par les mensonges. Laissons-nous convaincre par la vérité qui est en Jésus-Christ. Cette vérité de l’Evangile ne nous appelle jamais à prendre les armes pour combattre qui que ce soit avec violence. On ne peut donc nous accuser de préparer la guerre sainte. Un chrétien ne fait pas la guerre pour une question religieuse. Nous ne prenons pas l’épée ou le fusil pour convaincre. Nous voulons convaincre par l’Esprit de Dieu et la prédication de la Parole. Le témoignage du peuple chrétien ne passe ainsi jamais par la violence.

    Que ceux et celles qui n’ont pas encore mis leur foi en Jésus-Christ, qui n’ont pas encore appuyé leur vie sur le Christ, trouvent en lisant ces lignes l’occasion de le faire. Dieu a un plan. Il ne laisse rien au hasard. Peut-être par cette lecture, vous donne-t-il rendez-vous pour entendre la Parole ? Si vous n’avez pas encore mis votre confiance en Jésus-Christ, si vous le mélangez avec tout le reste, vous êtes sur le mauvais chemin. Venez à Jésus-Christ sans tarder. « Il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme, qui s’est donné lui-même en rançon pour tous. » (1 Timothée 2.5). C’est lui qui a payé à la croix pour nous. Nous ne pourrons jamais racheter nos péchés. Le prix est inaccessible. Il faut y renoncer une fois pour toutes, dit le livre des Psaumes. Il faut faire confiance à Jésus-Christ.

    Si vous êtes encore hésitant, si vous regardez Jésus-Christ comme un être exceptionnel mais sans reconnaître ce qu’il est vraiment, venez à lui. Nous ne parlons plus “religion” mais “relation”. As-tu une relation personnelle avec Dieu par Jésus-Christ ? Est-il dans ton cœur ? A-t-il changé ta vie ? Si ce n’est pas encore le cas, il faut le faire de suite ! 

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    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe Hubinon et résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” de septembre, octobre et décembre 1994, janvier à mars 1995, mai et juin 1995.

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