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    logo ARTICLE 646Roland Giraud (1942 -) juillet 2010
    Comédien français, célèbre notamment par son rôle dans le film “Trois hommes et un couffin”.
    logo ARTICLE 709Longs manches et ventres vides mars 2011
    Un jour, un rabbin eut une discussion avec Dieu au sujet du ciel et de l’enfer...

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    Touche pas à ma foi ! (2)

     | Volet 3 : 1 Pierre 3.15-17 - Jean 8.30-36 - Galates 5.1, 13-15
     | Volet 4 : Psaumes 104.1-13 - Matthieu 22.23-33 - 1 Pierre 3.15-17
     

    Aller à la partie 1 (volets 1 et 2).
    Aller à la partie 3 (volets 5 et 6).
    Aller à la partie 4 (volets 7 et 8).

    Les 8 volets de cette série
    sont disponibles en un seul fichier PDF.

    VOLET 3
    ALLER AU VOLET 4

    (3)“Le christianisme est une entrave
    à la liberté de l’individu”

    Dans ce troisième volet, nous abordons le préjugé suivant : “LE CHRISTIANISME EST UNE ENTRAVE A LA LIBERTE DE L’INDIVIDU”. Certains en effet prétendent que l’évangile empêche l’épanouissement de la personnalité. Nous allons examiner cette objection à la lumière de la Bible, de l’enseignement de Jésus-Christ.

    Beaucoup de personnes pensent que le christianisme peut entraver leur liberté. Ce mot “liberté” est probablement le mot le plus répété au 20e siècle. Au hit-parade des mots de vocabulaire, il tient sans doute la première place. Qu’il s’applique à l’individu ou aux nations, il est très utilisé. Ce thème de la liberté est du reste un des thèmes favoris de la psychologie moderne.

    Le Petit Larousse définit le mot liberté en ces termes : “Pouvoir d’agir ou de ne pas agir, de choisir.” [Edition 2010 : “Possibilité d’agir, de penser, de s’exprimer selon ses propres choix.”] On pourrait ajouter : pouvoir de penser ou de ne pas penser. La liberté ne se limite pas aux actes, aux gestes mais aussi à la pensée. Souvenons-nous que pendant 70 ans, le régime communiste en URSS voulait même empêcher les hommes de penser librement.

    De la liberté, il existe une définition beaucoup plus populaire : “La liberté est la suppression de toute contrainte ou de toute obligation.” Cette définition est particulièrement appréciée par les jeunes, très sensibles à ce qui est restriction, obligation et contrainte. En réalité, non seulement les jeunes adhèrent à cette définition, mais aussi beaucoup de moins jeunes qui s’imaginent que si les contraintes et obligations disparaissent, alors commence vraiment la liberté.

    Dans ce domaine, la difficulté pour beaucoup vient de la confusion qui est faite entre liberté et égoïsme. En effet la liberté réclamée par ceux qui pensent de la sorte, n’est en fait que de l’égoïsme. Et parfois même, la notion de liberté est confondue avec la notion de péché. De nombreuses personnes pensent : “Je suis libre quand je peux faire tout ce que je veux.” Ce n’est plus de la liberté, c’est de l’égoïsme. En clair, de façon simplifiée : moi, moi, et rien que moi !

    Nous devons œuvrer pour défendre la liberté mais aussi combattre et dénoncer l’égoïsme. Le christianisme n’est pas une entrave à la liberté mais il dénonce et condamne l’égoïsme.

    Faisons mentalement un petit exercice. Nous rassemblons mille non-chrétiens, tous membres de la morale laïque, donc très éloignés des préceptes bibliques, très actifs dans le parti du “libre examinisme”. Sont présents notamment le recteur de l’Université Libre de Bruxelles, le président de la loge maçonnique de Belgique, les directeurs des maisons de la laïcité de plusieurs grandes villes belges, et tout le gratin de l’athéisme. Nous leur posons quelques questions. L’homme est-il libre de faire tout ce qu’il veut ? Est-il libre de tuer son prochain, voler, prendre la femme et les enfants de son prochain, refuser de payer les impôts, ouvrir les prisons, fermer les écoles, apprendre aux enfants à mentir à leurs parents, enseigner et prôner l’adultère, encourager l’utilisation de la drogue, etc. ? L’homme est-il libre de faire tout ce qu’il veut ? Il est évident que tous les grands prêtres de la laïcité vont répondre : non. Pas un seul responsable n’oserait dire : oui, l’homme est libre de faire tout ce qu’il veut. Et effectivement, même s’il n’est pas chrétien, l’homme n’est pas libre de faire tout ce qu’il veut.

    Ce n’est donc pas le christianisme qui interdit ces pratiques mais le simple bon sens, la conscience, l’intelligence, la logique, la morale humaniste. Les maîtres de l’athéisme ne peuvent donc pas accuser l’Evangile d’être une entrave à la liberté de l’individu. Même s’il n’y a plus de christianisme, la liberté totale de l’individu est limitée par la conscience et par des lois morales inscrites dans le cœur de tout être humain. Puisque même sans l’Evangile, la liberté de l’homme est entravée, on ne peut accuser le christianisme de freiner l’épanouissement de l’individu.

    D’autre part, l’Evangile n’est imposé à personne par la force. Celui qui s’y soumet le fait volontairement, sans contrainte. Le chrétien est celui qui accepte librement de limiter sa liberté. Il n’y a donc pas de restriction dans l’Evangile. Celui qui l’accepte le fait de plein cœur en toute liberté.

    Maurice CLAVEL, philosophe français, disait : “Le Christ libère ma liberté.” Ce thème moderne de la liberté a tenu une grande place dans l’enseignement de Jésus. Le Christ est plus actuel que jamais. Pour être moderne, il faut lire ce que Jésus a dit. Sa Parole est sans cesse confirmée par l’actualité. En effet, le Créateur est beaucoup mieux informé que nos penseurs actuels. Son enseignement est nettement plus riche et plus original que les discours d’aujourd’hui. Au sujet de la liberté, Jésus a dit des vérités que personne n’a jamais osé avancer. Le Seigneur a dit : « Si donc le Christ vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36). Il affirme aussi : « L’Esprit du Seigneur m’a envoyé pour libérer les opprimés. » (Luc 4.19).

    Mais en contraste avec cet enseignement sur la liberté, Jésus a parlé aussi de l’esclavage. Il ne s’agit pas cette fois de l’homme qui asservit son prochain, mais d’un autre esclavage, beaucoup plus profond et dangereux : l’esclavage désastreux du péché. Jésus a dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque se livre au péché est esclave du péché. » (Jean 8.34). Aujourd’hui on parle beaucoup de liberté, mais nettement moins de l’esclavage. Pourtant les deux notions vont ensemble. Celui qui est libre est celui qui n’est pas esclave. Alors pourquoi ne pas parler aussi de l’esclavage. Que de choses à dire à ce sujet ! Jésus a parlé de l’esclavage du péché.

    L’homme de la rue pense généralement que plus il pratique le péché, plus il est libre. Il s’imagine que sa liberté est d’autant plus grande qu’il désobéit davantage aux commandements de Dieu. Penser une telle chose est de la folie ! Pour certains la transgression des lois humaines et divines est l’expression suprême de la liberté. Ces gens renversent ainsi tous les tabous. Notons cette terminologie très à la mode. Jésus nous enseigne le contraire ; la liberté n’est pas dans la transgression de la loi divine, ni dans la pratique du péché. Il nous affirme que notre libération commence par l’aveu de notre esclavage. Un homme marche vers la liberté quand il commence à réaliser qu’il est esclave.

    De même qu’une personne malade ne consulte pas le médecin avant de réaliser qu’elle est en mauvaise santé, un individu ne découvre la liberté qu’après avoir pris conscience de son esclavage causé par le péché. Jésus enseigne que la libération passe par ce chemin. Quand un homme a compris qu’il est esclave de son péché, de ses passions, de son caractère, de ses défauts, il commence à progresser sur le chemin de la libération, à avancer vers le Christ.

    Tous ceux qui ont cru pouvoir naviguer sur les océans du plaisir, en se laissant pousser par les vents du modernisme, qui veulent renverser les tabous de la morale judéo-chrétienne, se sont retrouvés enchaînés dans les cales du navire, sur le banc des galériens, ramant comme des esclaves vers une mort prématurée, le sida collant à leur peau, à leurs os et à leur âme. Les grands psychologues modernes leur avaient promis la liberté ! La génération actuelle avait ainsi pensé se libérer enfin des tabous accumulés au cours de l’Histoire et espéré trouver le paradis sans Dieu. Elle ne connaît que la misère, l’esclavage et les chaînes.

    Avez-vous déjà lu des biographies ou écouté les témoignages de ceux qui ont été enchaînés par l’alcool, la drogue, la pornographie, la prostitution, les sciences occultes, les fraudes ? On a enseigné à notre génération qu’en devenant athée, elle connaîtrait la liberté. Quelle erreur ! Il n’y a jamais eu autant d’esclaves qu’aujourd’hui. Ils sont ainsi enchaînés par la pédophilie, le petit écran, les jeux électroniques, l’homosexualité, la drogue, la violence, la mode, la réussite sociale, la peur, les complexes, les jeux de hasard, le loto, les courses hippiques, le billet hebdomadaire inévitable de la loterie.

    Le philosophe français Bernard-­Henry LÉVY dans son ouvrage “Le testament de Dieu” dit : “Nous n’avons jamais été aussi peu libres que depuis que nous ne croyons plus.”

    L’Evangile ne fait pas des esclaves. Au contraire il produit des hommes libres, des femmes libres, des jeunes gens et des jeunes filles libres. Pierre écrira : « Nous sommes libres. » (1 Pierre 2.16). L’apôtre Paul dira aux Galates : « C’est pour la liberté que Christ nous a libérés. » (Galates 5.1), et : « Vous avez été appelés à la liberté. » (Galates 5.13). Jésus de Nazareth apparaît en effet comme l’homme le plus libre qui n’ait jamais existé. Jésus a dit : « Si je vous rends libres, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36).

    JESUS-CHRIST NOUS LIBERE !

    1) Il nous libère d’abord de la condamnation du péché. La Bible nous enseigne que « le salaire du péché, c’est la mort. » (Romains 6.23). Il y a un prix à payer pour la désobéissance. Mais l’Ecriture poursuit en enseignant que Christ est mort pour nos péchés, qu’il a payé notre libération, qu’il a payé notre dette. Esaïe 53.5 dit : « Le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui. » Jésus nous délivre de la condamnation. Le plus beau texte qui résume cette vérité est exprimé par l’apôtre Paul : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » (Romains 8.1). Où donc est l’esclavage ? Dans les églises ou dans les boîtes de nuit ? Dans les communautés chrétiennes ou dans les parcs où l’on se drogue ? Christ nous libère de la condamnation du péché.

    2) Ensuite Christ nous libère aussi de la culpabilité du péché. Il s’agit de ces sentiments amers de regrets, de tourments qui concernent aussi les non-chrétiens. Parfois nous pensons que ce sont seulement les chrétiens ou les personnes élevées dans l’église qui ont ces sentiments de culpabilité quand ils ont mal fait. C’est faux. Ce sentiment est universel. C’est une loi inscrite dans la conscience de l’homme quelle que soit son éducation. Christ nous libère de la culpabilité du péché. Ce sentiment étouffe aujourd’hui la vie de bien des personnes.

    3) Jésus nous libère également de la puissance du péché, du pouvoir du péché. Ce pouvoir du péché est un phénomène effrayant. Aujourd’hui, les moyens de communication nous permettent toujours mieux de comprendre et de saisir le phénomène dévastateur du péché sur le cœur humain. L’apôtre Paul écrit pour les chrétiens qui ont été libérés par Jésus-Christ : « Le péché n’aura point de pouvoir sur vous. » (Romains 6.14). Ce n’est plus le péché qui commande, qui est le maître. Cela signifie que Christ peut nous libérer de toute chute. Ainsi nous sommes libres de dire non au péché, non au mensonge, non à l’adultère, non au vol, non à la vengeance, non à la haine, non à la méchanceté, etc. Le Seigneur a dit : « Vous serez réellement libres. »

    4) Enfin un jour aussi, le Seigneur nous libérera de la présence même du péché. Apocalypse 21.4 dit : « Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur. » Il n’y aura plus d’anathème sur la montagne de l’Eternel.

    En tant que chrétiens, jusqu’à la fin de notre vie, nous devrons souffrir à cause de la présence constante du péché. Ce sera toujours un combat jusqu’à notre dernier souffle. Mais un jour cette lutte cessera et le Christ nous libérera de la présence du péché et de la tentation. La Bible affirme : « Si le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres. » (Jean 8.36).

    L’Evangile n’est pas une entrave à la liberté. Il produit au contraire des hommes et des femmes libres. C’est en quelque sorte comme si Jésus était le fondement de la liberté. Celui qui croit et obéit à Jésus-Christ est réellement libre. C’est ce que tout chrétien peut dire. Plus j’obéis à Jésus-Christ, plus je suis libre, La liberté se trouve dans la soumission à Jésus-Christ. Plus je me soumets à Jésus, plus je suis libre, libéré du péché. C’est cela la vraie liberté. Elle est là quand le péché n’a plus de pouvoir sur ma vie. Seul l’esclave du Christ est réellement libre !

    TOLSTOI disait : “Celui qui comprend l’enseignement du Christ ressent la même chose qu’un oiseau qui ne savait pas jusqu’alors qu’il avait des ailes et puis soudain comprend qu’il peut voler, être libre, et qu’il ne doit plus avoir peur de rien.”

    Si le Christ vous rend libres, vous serez réellement libres ! Etes-vous libres ? 


    VOLET 4
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    (4)“Il y a contradiction entre
    la science et la foi”

    Dans notre série apologétique “Touche pas à ma foi”, nous abordons une nouvelle critique populaire et tenace contre la foi chrétienne : “IL Y A CONTRADICTION ENTRE LA SCIENCE ET LA FOI”.

    Cette objection prend différentes formes. Certains disent : “La science expliquera tout et par conséquent il n’y a plus besoin de croire.“ D’autres avancent : “Aujourd’hui la science a remplacé Dieu.” Les détracteurs de la foi affirment : “Avant, on plaçait le mot Dieu sur tout ce qu’on ne comprenait pas. De nos jours, on comprend tout et donc Dieu n’est plus nécessaire.” Enfin, d’autres encore avouent : “Dieu est une hypothèse dont je n’ai pas besoin.”

    Beaucoup de jeunes aux études ont été confrontés à ces critiques. Bien des chrétiens sont troublés par ces objections formulées contre la foi. Notre première réaction serait peut-être de citer une liste de savants croyants, repris parmi les grands noms de la science, qui eux n’ont trouvé aucune contradiction entre science et foi. En fait ce n’est pas tellement aux chrétiens de répondre mais plutôt la tâche des savants, des scientifiques, des chercheurs, des érudits croyants. Nous en citerons quelques-uns et nous tirerons bien des enseignements de l’Ecriture.

    Louis PASTEUR est le plus grand chimiste et biologiste français du 19e siècle. Il a ouvert la voie à la médecine moderne et disait : “Un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup y ramène.”

    La vraie science ne peut éloigner de Dieu. Dieu est la science. Il est l’Intelligence qui a fondé l’univers. Proverbes 3.19 dit : « C’est par la sagesse que l’Eternel a fondé la terre, c’est par l’intelligence qu’il a affermi les cieux ; c’est par sa science que les abîmes se sont ouverts, et que les nuages distillent la rosée. » L’homme qui réfléchit doit trouver au bout de sa recherche intellectuelle celui qui a créé toutes choses et qui a étendu les cieux avec intelligence. Psaumes 147.5 dit : « Notre Seigneur est grand, puissant par sa force ; son intelligence n’a point de limite. » Jérémie 10.12 dit : « Dieu a étendu les cieux par son intelligence. » C’est pour cette raison que les plus grands esprits du 20e siècle s’y perdent. Ils sont confrontés à la complexité suprême : l’intelligence infinie de Dieu.

    Albert EINSTEIN disait à la fin de sa vie : “Plus nous savons, moins nous comprenons.” La connaissance n’augmente pas nécessairement la compréhension. La science n’explique pas tout. Elle n’a pas remplacé Dieu. Des scientifiques eux-mêmes le reconnaissent. Cette affirmation n’est pas l’apanage des pasteurs ou des évangélistes. Si l’intelligence humaine cherche honnêtement la vérité, elle ne peut que rencontrer l’intelligence de Dieu.

    Isaac NEWTON, mathématicien, physicien, astronome et philosophe britannique, a découvert les lois de la gravitation universelle. Son génie domina le 18e siècle. Dans son ouvrage “Principes mathématiques de la philosophie naturelle”, il dit : “La merveilleuse constitution de l’univers avec son harmonie incomparable, n’a pu se faire que selon les plans d’un être omniscient et tout-puissant. Cela demeure ma plus haute et ultime conviction.” Quelle belle affirmation de la part d’un des grands esprits de la recherche scientifique.

    James IRWIN, astronaute américain qui a marché sur la lune disait : “La plus grande chose dans l’Histoire de l’humanité, ce n’est pas que l’homme ait marché sur la lune, mais que Dieu ait marché sur la terre en la personne de Jésus-Christ.”

    Max PLANCK, physicien allemand, prix Nobel de physique en 1918, disait : “Pour le croyant Dieu se trouve au début, pour le physicien au terme de toute pensée.” Au terme de sa recherche intellectuelle, le savant abouti à Dieu. Nous voici bien loin du préjugé initial qui veut nous faire croire que foi et science sont incompatibles.

    Il ya eu certains conflits. Nous connaissons certainement l’histoire de GALILÉE qui s’est trouvé confronté à l’autorité ecclésiastique catholique. En 1663 il reprend la théorie du savant polonais Nicolas COPERNIC. Au terme de longues années d’études et de réflexion, l’astronome polonais avait émis l’hypothèse du mouvement de la terre et des autres planètes autour du soleil. Déniant ainsi à la terre tout rôle privilégié dans l’univers, cette théorie publiée en 1543 en contradiction avec la théorie géocentrique de l’époque souleva de nombreuses critiques, notamment dans l’Église catholique. Le Vatican réagit et condamna. Devant les tortures dont il est menacé, GALILÉE doit prononcer devant le tribunal ecclésiastique l’abjuration qu’on lui dictera : “Moi GALILEE, dans ma 70e année de mon âge, à genoux devant vos éminences, ayant devant mes yeux les Saints Evangiles que je touche de mes propres mains, j’abjure, je maudis et je déteste l’erreur et l’hérésie du mouvement de la terre.” La tradition ajoute que l’abjuration de sa théorie aurait été suivie par sa célèbre affirmation : “Et pourtant, elle tourne”. GALILÉE n’a rien dit contre l’Ecriture Sainte, parce que la Bible n’a jamais dit que la terre est le centre de l’univers. GALILEE avait du reste pour la Bible un profond respect. Il avait affirmé qu’il n’y avait aucune contradiction entre la Bible et sa théorie. Les rapports de l’époque nous précisent certaines de ses positions vis-à-vis de l’Ecriture. Il disait : “L’Ecriture est toujours véritable, elle a toute autorité sur les questions de foi mais sa profondeur mystérieuse est souvent impénétrable à notre faible esprit. Et l’on a tort d’y chercher des leçons de physique qui n’y sont pas, ou que l’on ne peut pas comprendre. Si la vérité se trouve dans les livres sacrés, elle n’y est pas claire pour tous et il faut se servir, pour l’y apercevoir, de l’intelligence et de la raison que Dieu nous a données. Mais lorsque nous interrogeons la nature, c’est Lui, l’Esprit Saint aussi qui nous répond et nous enseigne. Les ouvrages de Dieu ne se démentent pas les uns les autres. Les contrariétés ne sont qu’apparentes. Il faut les concilier car la science ne peut être un affaiblissement de la foi.”

    Mais pourquoi a-t-on alors condamné GALILEE ? Il ne disait rien en contradiction avec l’Ecriture ! Son seul tort était de s’opposer à l’autorité de l’Eglise Catholique Romaine, mais pas à la Bible. En 1993, soit 360 ans après ces événements, le Vatican a reconnu son erreur et a réhabilité le physicien-astronome italien. Ceci signifie que ce n’est pas le christianisme, ni l’Evangile, ni la Bible qui s’oppose à la science. Il s’agissait dans ce cas de l’Eglise Catholique, du Vatican, du clergé. Il n’est pas inutile de souligner cette nuance.

    Aujourd’hui il y a encore une grosse pomme de discorde entre la science et la foi, en ce qui concerne les origines de l’univers. La Bible en effet enseigne que l’univers est l’œuvre d’un Dieu créateur, personnel, intelligent, puissant. Or la science, ou plutôt une “certaine science” pour ne pas dire une “science peu certaine”, veut nous convaincre du contraire : tout serait venu à l’existence et mis en place suite à une série de plusieurs milliards d’accidents, de hasards et de coïncidences heureuses sans pensée directrice, sans aucune finalité, ni programme. L’objet est sorti du néant, l’être du non-être, le personnel est issu de l’impersonnel, la conscience du vide, l’harmonie est sortie du chaos, l’ordre est venu du désordre, et le sens est venu du non-sens. Il y a une pomme de discorde, non pas entre la science et la Bible, entre les faits et la foi, mais entre une “théorie philosophique” et les affirmations de l’Ecriture. Dans ce domaine il ne s’agit plus en fait de science mais de philosophie, si pas de rêverie. L’un des tenants de la thèse, Jean ROSTAND, va même plus loin en parlant de “conte de fée pour adultes.” La théorie de l’évolution n’est pas de la science. Dieu ne peut dire que la même chose dans l’Ecriture et dans la Nature. Le même Dieu qui a créé l’univers, a aussi inspiré l’Ecriture Sainte, et Il ne peut tenir que le même langage. Que l’on cherche dans l’Ecriture ou dans la Nature, on doit trouver le même Maître qui a effectivement créé l’une et inspiré l’autre. Quiconque prétend que la Nature et l’Ecriture ne tiennent pas le même langage se trompe. Que Dieu nous accorde de voir l’effondrement de cette théorie idolâtre du 20e siècle, le déboulonnage de ces faux dieux de la science moderne : DARWIN, LAMARCK, MONOD, GOULD, ROSTAND, etc. Que Dieu nous permette de voir déchoir ces idoles contemporaines.

    Dans la Nature et dans l’Ecriture Dieu dévoile une même vérité. Il dit la même chose : “Je suis le Créateur.”

    La science n’éloigne pas un homme de la foi. En fait, c’est l’orgueil qui l’éloigne de l’Ecriture. Si certains disent : “Grâce à la science je ne crois plus en Dieu.”, il en est d’autres au contraire qui disent : “Grâce à la science, je crois davantage en Dieu.” Quand on voit ce que la science découvre, on se sent plus près du Créateur. Quand on sait voir les merveilles du corps humain, de l’œil, du sang, du cerveau, des astres, on se dit que Dieu doit être grand, intelligent, puissant, et ses œuvres magnifiques. On ne peut alors que s’incliner, se prosterner et adorer.

    Le texte de Matthieu 22 touche le même fondement et le même problème. Jésus s’adresse aux sadducéens, les grands matérialistes du premier siècle. Ils n’acceptent rien de surnaturel. Ils questionnent Jésus sur la résurrection corporelle en espérant embarrasser le Seigneur. Jésus répond : « Vous êtes grandement dans l’erreur, parce que vous ne comprenez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu. » (Matthieu 22.29). Une fois qu’on a mis les choses en place sur ces deux questions, l’autorité de l’Ecriture et la puissance de Dieu, on peut tout accepter. Beaucoup de gens se bloquent parce qu’ils se sont fait un Dieu à leur mesure, un mini-Dieu qui ne peut pas faire plus que ce que l’homme fait. C’est une erreur. Jésus reproche à ceux qui refusent de croire en un Dieu créateur de ne comprendre ni les Ecritures ni la puissance de Dieu. Celui qui a compris l’Ecriture et la puissance de Dieu ne peut que s’incliner devant le Créateur.

    Chrétien, ne crois pas le discours du menteur qui veut essayer de te convaincre que Nature et Ecriture ne tiennent pas le même langage. Même si ce menteur porte les titres honorifiques des plus grandes universités du monde, ou les grades académiques les plus prestigieux, fais confiance à Jésus. Il en sait beaucoup plus que les Prix Nobel et autres grands esprits de tous les siècles. C’est à Lui que nous devons faire confiance parce qu’il n’a jamais dû faire marche arrière. Beaucoup de savants qui ont contredit l’Ecriture ont dû se rétracter. En effet la vérité est la vérité. PASCAL disait : “Il n’y a pas de force contre la vérité.” Fais confiance à Jésus. Il connaît la vérité parce qu’il est la vérité.

    Le temps nous manque pour parler de beaucoup de savants qui n’ont trouvé aucune contradiction entre la science et la foi. C’est le cas de :

    On est loin de ce préjugé qui affirme à tort que science et foi sont contradictoires. Beaucoup de savants renommés se portent en faux contre cette objection.

    Nous clôturons avec une citation de Johann HEINRICH VON MÂDLER, astronome allemand, auteur de la première carte lunaire : “Un véritable naturaliste astronome ne peut être athée. Aucun autre que lui n’a pu regarder plus profondément dans l’atelier de Dieu, et n’a pu ainsi admirer la Sagesse éternelle ; il ne peut que plier le genou devant la grandeur de l’Esprit Divin.” 

    ALLER AU VOLET 3

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe Hubinon et résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” de septembre, octobre et décembre 1994, janvier à mars 1995, mai et juin 1995.

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