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    logo ARTICLE 596Henry Dunant • La Croix-Rouge février 2011
    La création de la Croix-Rouge trouve ses racines dans la pensée et l’engagement chrétiens de son fondateur, Henry Dunant (1828-1910).
    logo ARTICLE 364Qui a dressé la croix de Jésus ? juillet 2007
    Lorsque Rembrandt mourut en 1669, le notaire qui inventoria ses biens inscrivit : « Le seul livre qu’on ait trouvé dans sa maison est une Bible ».

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    Le tombeau de la joie

     | Luc 24.1-8
     

    Signification de la fête de Pâques

    La fête de Pâques est la plus belle et la plus grande des fêtes chrétiennes. Elle rappelle la résurrection de Jésus-Christ, le triomphe de la vie sur la mort, la victoire de l’espoir sur le désespoir. Ce qui s’est passé à Jérusalem, voici deux mille ans, nous concerne les uns et les autres aujourd’hui. Le tombeau du Christ va devenir le tombeau le plus célèbre de l’histoire de l’humanité. Il résume le paradoxe de l’Evangile. Toujours, la tombe est synonyme de mort, de chagrin, de tristesse, de larmes, de souffrance, d’absence. Or cette fois, une tombe, le tombeau vide de Jésus-Christ, est la seule qui évoque la joie, le bonheur, la vie, l’espoir et la présence.

    Jésus a dit : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu 28.20). On pourrait en quelque sorte appeler la tombe du Christ le “tombeau de la joie”. Voilà bien un paradoxe. Tout ce qui concerne l’Evangile est souvent paradoxal. La tombe vide du Christ est une source de joie. Luc 24.6 dit : « Jésus n’est point ici, mais il est ressuscité. » Dans les cimetières, on trouve sur certaines pierres tombales l’inscription funéraire : “Ci-gît” et le nom du défunt. Les morts sont là, enterrés, et rien ne bouge. Par contre, avec la tombe du Ressuscité, tout est différent. Si les morts restent à leur place, Jésus, lui, n’est plus dans la tombe. Il est ressuscité. La Bible dit : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est point ici, mais il est ressuscité. » (Luc 24.5).

    A Pâques, Dieu touche la mort et elle devient vie. C’est aussi ce que Dieu veut faire dans la vie de tout homme, de toute femme, au moment de leur conversion. Dieu touche alors leur mort et produit la vie. L’apôtre Paul en écrivant aux chrétiens de l’Eglise d’Ephèse leur dit : « Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés ... Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ ; il nous a ressuscités ensemble. » (Ephésiens 2.1, 4). C’est cela la conversion, la nouvelle naissance. C’est la vie de Dieu qui vient toucher notre mort. Ainsi l’œuvre de Dieu transforme notre mort en vie.

    Dieu a-t-il touché votre mort ? Etes-vous conscient que si vous n’avez pas encore reçu le Christ vous êtes encore mort ? Si vous ne connaissez pas le Christ, vous ne connaissez pas la vie. Dieu a-t-il touché votre tombeau ? Si tel n’est pas le cas, vous êtes mort et cette mort est éternelle. Ceci ne concerne pas seulement l’au-delà. Vous existez ici-bas mais vous êtes mort parce que vous n’avez pas encore reçu la vie de Christ. Avez-vous reçu la vie de Dieu ? Comment faire ? En recevant Christ par la foi. L’apôtre Jean écrira : « Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » (1 Jean 5.12).

    Avez-vous reçu la vie, le Fils ? Il est possible de fréquenter une Eglise, de chanter des cantiques, de participer à des prières tout en étant “mort”. C’est une chose terrible de fêter Pâques sans connaître le Christ, celui qui vit aux siècles des siècles. Sans remettre à plus tard, venez à Jésus-Christ, à la croix, au tombeau vide, au Ressuscité pour dire comme Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20.28).

    Implications de la résurrection

    Examinons la signification et les implications de la résurrection. Quelles sont les applications, retenues par l’Ecriture, inhérentes à la résurrection ?

    1. Jésus est le Fils de Dieu. Il est Dieu le Fils.

    En écrivant aux chrétiens de l’Eglise de Rome, Paul dira : « Jésus a été déclaré Fils de Dieu avec puissance et selon l’’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts. » (Romains 1.4). Comme les apôtres l’ont cru un moment, beaucoup de gens pensent que Jésus était un simple homme. Souvent les disciples se sont posé la question : “Mais qui est celui-ci ? Qui est Jésus ?” Lors de la grande tempête, Jésus menaça les vents et la mer et il y eut un grand calme. Les disciples furent saisis d’étonnement et se dirent : « Quel est celui-ci à qui obéissent même les vents et la mer ? » (Matthieu 8.27).

    Etant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, Jésus demanda à ses disciples : « Qui dit-on que je suis ? Ils répondirent : Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit Jésus, qui dites-vous que je suis ? Simon Pierre répondit : Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. » (Matthieu 16.13-17). En fait Pierre n’a pas saisi le sens de ce qu’il dit. Jésus l’a bien compris en répondant à Pierre : « Cela ne vient pas de toi, mais c’est mon Père qui est dans les cieux qui t’a révélé cela. »

    A ce moment les apôtres n’ont pas encore compris qui est Jésus-Christ. Pour vraiment comprendre, il faudra que le Saint-Esprit vienne le jour de Pentecôte. Ainsi selon l’Ecriture, la résurrection devient la preuve de la divinité du Christ. Jésus est plus qu’un grand homme, qu’un homme de bien. Il est Dieu fait homme, et sa résurrection en est la preuve. Jean-Baptiste disait cette parole de puissance : « Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous. » (Jean 3.31). Nous venons d’en bas. Jésus vient d’en haut. La preuve réside en sa résurrection d’entre les morts. Tous ceux qui viennent d’en bas sont restés en bas. Mais parce que Jésus vient d’en haut, il est descendu en bas et ensuite il est remonté en haut, dans la gloire du Père, déclaré Fils de Dieu avec puissance par sa résurrection d’entre les morts. Lorsque les pharisiens sont venus à plusieurs reprises près de Jésus pour lui demander un miracle ou un signe, le Seigneur répondit : « Une génération méchante et adultère demande un miracle ; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui du prophète Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. » (Matthieu 12.39-40). Voilà le signe que Dieu a donné pour toute l’histoire de l’humanité : la résurrection de Jésus-Christ.

    2. Tous les hommes ressusciteront.

    Dans l’épître aux Corinthiens, l’apôtre Paul, conduit par le Saint-Esprit, écrit : « Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ. Christ est ressuscité des morts. il est les prémices de ceux qui ont morts. » (1 Corinthiens 15.22).

    La résurrection d’entre les morts n’est pas réservée aux seuls chrétiens. Tous les hommes ressusciteront, qui que nous soyons, croyants ou incroyants. Tous ressusciteront, chrétiens et non chrétiens. Il n’y a pas de différence. La différence réside dans la destinée finale. Les uns ressusciteront pour la vie éternelle, les autres pour la honte éternelle appelée aussi l’enfer. Ceux qui ont refusé la grâce de Dieu ne resteront pas dans la tombe pour l’éternité. La Bible n’enseigne pas cela. Ils ressusciteront, non pas pour vivre l’éternité dans la béatitude avec le Seigneur, mais pour vivre dans la honte, dans la “géhenne”, là où « le ver ne meurt point », et « le feu ne s’éteint point. » (Marc 9 : 44, 46, 48). Les non-croyants ressusciteront pour l’enfer, là où le repentir et le remords rongent comme un feu : “Pourquoi n’ai-je pas accepté la grâce de Dieu ? Pourquoi ai-je refusé en endurcissant mon cœur ?”

    3. Après la mort, vient le jugement final pour tous les hommes.

    A Athènes, l’apôtre Paul prêche devant des philosophes et une foule de curieux réunis à l’aréopage : « Dieu annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils ont à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné une preuve certaine en le ressuscitant des morts. » (Actes 17.30).

    A partir de ce texte, on comprend que la résurrection de Jésus-Christ devient la preuve qu’il y aura un jugement dernier. C’est ce que le Saint-Esprit enseigne dans l’Ecriture. C’est pourquoi tous les hommes, où qu’ils soient, ont à se repentir. Un jour viendra où tout homme croyant ou incroyant sera appelé devant Dieu. L’Eglise fidèle doit parler du jugement et avertir les hommes de cette réalité. Dieu est un Dieu de pardon qui prend plaisir à pardonner plutôt qu’à punir. Mais Il est aussi un Dieu de justice qui jugera celles et ceux qui ont refusé de se repentir et de croire. L’Evangile est sans équivoque à ce sujet. Il ne contient pas seulement la promesse de la vie éternelle pour ceux qui croient, mais aussi la promesse de la condamnation et du jugement pour tous ceux qui ne croient pas. Devant cette menace, c’est encore l’amour de Dieu qui ressort. Jésus a dit : « Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » (Jean 3.36).

    Jean de La Fontaine, le célèbre fabuliste, a écrit, avant de mourir, une lettre à un ami, et disait : “Mourir n’est rien, mais as-tu songé que je vais comparaître devant Dieu ?”

    La résurrection du Fils de Dieu est la preuve certaine du jugement de Dieu qui vient après la mort. L’Ecriture affirme qu’après la mort vient le jugement ... sauf pour ceux qui ont mis leur foi en Jésus-Christ, pour ceux qui sont nés de nouveau, qui ont reçu le Christ dans leur vie. La Bible dit : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. » (Romains 8.1). Ainsi donc, ceux qui ont fait la paix avec Dieu en reconnaissant leurs péchés, en passant par cette expérience de la repentance, de la conversion, en recevant Jésus-Christ dans leur cœur, ne subiront pas la condamnation de Dieu.

    4. La vie a un sens.

    La jeunesse en particulier est traumatisée par l’absence de sens. En fait, la vie n’est pas absurde, elle n’est ni hasard, ni accident comme certains le prétendent. L’apôtre Paul aborde cette question en écrivant : « Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes ... Si les morts ne ressuscitent pas, mangeons et buvons, car demain nous mourrons. » (1 Corinthiens 15.19, 32).

    La vie sans résurrection devient absurde. La mort sans la résurrection enlève son sens à la vie. Si tout se termine dans la tombe, la vie devient l’absurdité suprême. Si tout s’arrête dans la mort, plus rien n’a un sens. Par la résurrection de Christ, l’amour, l’amitié, le travail, la famille et bien d’autres choses trouvent un sens.

    5. Parce que le Christ est ressuscité, aucune situation n’est désespérée.

    Parce que Dieu a ressuscité son Fils d’entre les morts, nous ne devons jamais cesser d’espérer, de croire ou d’attendre. Si Dieu est capable de faire sortir la vie de la mort, tout est toujours possible.

    Votre couple est peut-être au bord du gouffre. Ne désespérez pas. S’il y avait une raison de désespérer c’était devant le tombeau du Christ avant la résurrection. De ce désespoir, Dieu va donner la vie. Ainsi donc, Dieu peut transformer les ruines de votre foyer en un merveilleux palais. Tout est possible parce que Christ est ressuscité. De la mort, des cendres, des ruines, Dieu peut faire sortir la vie. Vous êtes peut-être découragé parce qu’un membre de votre famille ne vient pas à l’Evangile, ne désespérez pas parce que Dieu est assez puissant pour, de la mort, faire sortir la vie. Vous êtes peut-être abattu par une situation financière précaire. Rien n’est perdu ou désespéré. Vous êtes accablé par une maladie qui vous tenaille. Ne soyez pas sans espoir. Des cendres de nos vies, Dieu peut tirer la vie.

    Celui qui ressuscite les morts a la puissance de tout transformer : « Rien n’est impossible à Dieu. » (Luc 1.37). Il faut toutefois ajouter cette exhortation : Marchez dans l’obéissance et dans la lumière ! Vous devez progresser dans la consécration. Tout est possible, sur le chemin de l’obéissance et de la fidélité.

    6. Parce que Jésus est ressuscité, il faut nous mettre au travail.

    Dans ce grand chapitre relatif à la résurrection (1 Corinthiens 15), l’apôtre Paul écrit au dernier verset : « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. » Ce chapitre est l’un des sommets de la révélation. Il nous porte sur une montagne spirituelle.

    Il se termine par une exhortation pratique : “au boulot, au travail, à l’œuvre, et de mieux en mieux.” Le glorieux message de la résurrection trouve une application concrète dans cette exhortation qui nous pousse à l’œuvre. Si tu crois vraiment à la résurrection du Christ, tu dois être un chrétien à l’œuvre, au travail pour Dieu. Que fais-tu dans l’Eglise ? Quel est ton rôle ? Quelle est ta mission, ta responsabilité ? Dans toutes les Eglises du monde, il y a toujours un noyau actif, surchargé. D’autres sont convertis, ont des dons, du temps, et ne sont pas au travail. Qu’attendez-vous pour vous mettre à l’œuvre ? Il y a tant de choses à faire dans l’Eglise, petites et grandes. Il y a tant de ministères à remplir. Pourquoi ne pas accepter une tâche proposée par les responsables de l’Eglise ? Quelle est votre place dans la Communauté ? Vous devez vous mettre à la disposition du Seigneur. Considérez la promesse : « Votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. » Le Seigneur rétribue, accorde la bénédiction. Mettons-nous donc au boulot, notre travail ne sera pas vain, parce que le Christ est ressuscité. 

    Post-scriptum

    Prédication de mars ou avril 1995 de Philippe Hubinon, résumée par Jean-Pierre Baudouin - In bulletin “Résurrection” d’avril 1995.

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