logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 755Ecoutez, et votre âme vivra septembre 2011
    PRÉDICATION EN MP3 • Israël subit depuis toujours la haine de beaucoup. Mais Israël reste au cœur du plan de Dieu : il y a encore un destin pour Israël.
    logo ARTICLE 92Soyons comme Dieu le veut ! décembre 2004
    PRÉDICATION • Ce qui compte aux yeux de Dieu ce n’est pas ce que nous avons mais ce que nous sommes. Ce que nous avons, Dieu nous l’a donné. Rien ne nous appartient. Nous sommes nés sans rien et nous quitterons cette terre sans rien.

    Dans la même rubrique

    Le bénévole, une espèce en voie de disparition

     

    Le bénévole (activus benevolus) est un mammifère que l’on rencontre surtout dans les associations, où il peut se réunir avec ses congénères ; les bénévoles se rassemblent à un signal mystérieux appelé “convocation”. On les rencontre aussi en petits groupes, dans divers endroits, quelquefois tard le soir, l’œil hagard, le cheveu en bataille et le teint blafard, discutant ferme de la meilleure façon d’animer une manifestation ou de faire des recettes supplémentaires pour boucler un budget.

    Le téléphone est un appareil qui est beaucoup utilisé par le bénévole et qui lui prend beaucoup de son temps, mais cet instrument lui permet de régler les petits problèmes qui se posent au jour le jour.

    L’ennemi du bénévole est le “Yaqua” (nom populaire) dont les origines n’ont pu être à ce jour déterminées ; le Yaqua est aussi un mammifère bipède, mais il se caractérise surtout par un cerveau très petit qui ne lui permet que de connaître deux mots : “ Ya qu’à”, ce qui explique son nom.

    Le Yaqua, bien abrité dans la cité anonyme, attend ; il attend le moment où le bénévole fera une erreur, un oubli, pour bondir et lancer son venin qui atteindra son adversaire et provoquera chez celui-ci une maladie très grave : le “découragement”. Les premiers symptômes de cette implacable maladie sont visibles rapidement : absences de plus en plus fréquentes aux réunions, intérêt croissant pour son jardin, sourire attendri devant une canne à pêche et attrait de plus en plus vif qu’exercent sur le sujet atteint un bon fauteuil et la télévision.

    Les bénévoles décimés par le découragement risquent de disparaître et il n’est pas impossible que dans quelques années, on trouve cette espèce uniquement dans les zoos où, comme tous ces malheureux animaux enfermés, ils n’arriveront plus à se reproduire.

    Les Yaqua, avec leurs petits cerveaux et leurs grandes langues, viendront leur lancer des cacahuètes pour tromper leur ennui ; ils se rappelleront avec nostalgie le passé pas si lointain où le bénévole abondait et où l’on pouvait le traquer sans contrainte.

    Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou ayant vécu ne serait évidemment que pure coïncidence.

    Jean Ostheimer - Strasbourg

    Post-scriptum

    In bulletin “Résurrection” de février 1995.

    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web