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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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    Touche pas à ma foi ! (4)

    | VOLET 7 : Matthieu 5.17-19 - Jean 18.31-33, 37
    | VOLET 8 : Matthieu 5.17-18 - 1 Pierre 3.15
     

    Aller à la partie 1 (volets 1 et 2).
    Aller à la partie 2 (volets 3 et 4).
    Aller à la partie 3 (volets 5 et 6).

    Les 8 volets de cette série
    sont disponibles en un seul fichier PDF.

    VOLET 7
    ALLER AU VOLET 8

    (7)“La Bible n’est pas un livre fiable”

    Dans notre série “Touche pas à ma foi !”, nous abordons une nouvelle objection faite à la foi chrétienne. Ce préjugé s’exprime de diverses façons : “La Bible n’est pas un livre fiable.”, “On ne peut être certain des textes de l’Ecriture.”, “Avec le temps, les copies ont été réécrites et le texte sacré s’est certainement altéré.”, “Le message a été colporté de bouche à oreille pendant des siècles et s’est inévitablement déformé en circulant ainsi parmi les nations.”, “Nous n’avons pas les originaux de l’Ecriture Sainte.”, “Comment peut-on être certain que ce que nous lisons dans l’Evangile selon Matthieu a bien été écrit par Matthieu ?”

    Certains chrétiens pourraient être ébranlés dans leur foi en entendant ces différentes attaques contre l’Evangile. Que répondre à ces objections ? Donnons quelques coups de balai.

    1. Effectivement nous ne possédons pas les originaux. Mais nous ne possédons aucun original d’aucun ouvrage de l’antiquité. Jules César a rédigé les fameux “Commentaires sur la guerre des Gaules”. Nous ne possédons pas les originaux de ce texte. Pourtant aucun historien au monde ne met ces écrits en doute. De même nous ne remettons pas en cause les textes de l’Iliade ou de l’Odyssée. Pourtant nous ne possédons pas les originaux des poèmes d’Homère. Nous n’avons pas non plus les textes originaux des historiens Lucien ou Tacite. Personne aujourd’hui ne met en doute ces différents écrits sous prétexte que nous ne possédons pas les originaux.
    2. Les textes de l’Ancien et du Nouveau Testament ne se sont pas baladés de bouche à oreille pendant des siècles. Tous les textes du Nouveau Testament que nous possédons aujourd’hui dans notre Bible ont été écrits et rédigés avant la fin du premier siècle. Avant l’an 100, tout le Nouveau Testament est écrit. Ainsi les évangiles ne sont pas un ramassis de rumeurs véhiculées dans les cercles fermés des églises. Les plus grands érudits en exégèse s’accordent pour donner des dates très anciennes aux documents que nous possédons aujourd’hui. Ainsi pour l’évangile selon Matthieu, beaucoup de savants arrêtent des dates de rédaction qui convergent entre 80 et 85. Pour l’évangile selon Luc : entre 60 et 70. Pour celui selon Marc : environ 65 de notre ère. Pour l’évangile selon Jean entre 90 et 100 ; ce sont les derniers textes. Et quand il s’agit des épîtres de Paul de l’an 50. Les dates descendent jusqu’à l’an 48 pour la lettre aux Galates ! Ainsi donc quelques années après la mort du Christ, tous ces textes sont rédigés. Nous sommes en présence d’un fondement solide, ferme et inébranlable sur lequel nous pouvons appuyer notre foi. Cette argumentation se situe sous une approche scientifique qui fait appel à des faits. Nous ne sommes pas encore ici en train de faire intervenir la foi, mais seulement des faits contrôlables.
    3. Les auteurs de ces préjugés font l’erreur de croire que ce sont uniquement des chercheurs chrétiens qui étudient et travaillent ces textes. Les détracteurs de la foi insinuent que ces érudits chrétiens travaillent entre eux, s’arrangent sur certaines difficultés, tripotent certains textes et en manipulent d’autres. En réalité, parmi les savants qui étudient les textes de l’Ecriture, les analysent et les décortiquent, se trouvent les pires ennemis de la Bible. Il n’y a pas que des chrétiens qui étudient les textes. Ils sont des centaines dans le monde ces chercheurs qui n’ont rien à voir ni de près, ni de loin avec la foi chrétienne. Ces adversaires étudient les textes comme on étudie le philosophe Platon, Socrate ou les hiéroglyphes égyptiens. Aucun livre au monde n’a été autant épluché, décortiqué que l’Ecriture.

    Ainsi donc la Bible que nous avons sous les yeux est l’un des textes les plus sûrs au monde, vu l’abondance des travaux minutieux sur la Parole et menés autant par des incroyants que des croyants.

    Mais poursuivons notre développement. C’est important parce que cela concerne la base de notre fondement. Nous, chrétiens, croyons à l’Ecriture, et nous devons nous demander si le texte est fiable. Cette question n’est pas seulement utile pour répondre aux adversaires mais aussi pour consolider notre foi.

    Le texte biblique est fiable. Il est le texte le plus fiable de tous les écrits de l’antiquité. Le cas de la Bible est unique. On ne rencontre cela nulle part dans toute l’histoire des documents de l’antiquité. Ceci pour trois raisons majeures :

    Reprenons brièvement ces données relatives au texte sacré que nous possédons aujourd’hui. Le nombre de manuscrits que nous avons actuellement au sujet de ces textes de l’Ecriture est très important. En ce qui concerne plus spécialement le Nouveau Testament d’abord, savez-vous que l’on possède de nos jours près de 5000 documents qui recouvrent les textes de l’Ecriture ? Les plus anciens remontent à 350 après Jésus-Christ. Du quatrième siècle nous avons déjà des copies des textes écrits au premier siècle, c’est-à-dire à peine trois cents ans après que les originaux aient été rédigés. Ces copies se trouvent dans la bibliothèque du Vatican, au British Museum, à la bibliothèque universitaire de Cambridge. Ces documents sont utiles et peuvent être vérifiés par quiconque veut trouver preuve et fondement de sa foi.

    Le commun des mortels n’est sans doute pas frappé par ces notions historiques et ne se rend pas compte de ce que tout cela représente. Pour nous y aider, faisons une comparaison avec l’ouvrage susmentionné de Jules César “La guerre des Gaules” sur lequel tous les historiens ne sont appuyés pour rapporter les conquêtes du dictateur romain. Tout cela a été écrit 50 ans avant Jésus-Christ. Dans le monde entier, nous ne possédons que 9 manuscrits sur la guerre des Gaules de César. Seulement 9 ! Sur le Nouveau Testament : 5000 ! Et de plus la date la plus ancienne relative à ces manuscrits des guerres de César est le neuvième siècle, soit 900 ans après la rédaction. Pour Tacite et d’autres ouvrages de l’Antiquité : ce n’est qu’aux 11e et 12e siècles que des manuscrits apparaissent. Imaginez la différence avec les manuscrits du Nouveau Testament qui viennent en abondance et dont le record réside dans ce fragment de papyrus de Jean 18 cité dans la lecture initiale de cet exposé, où Jésus parle avec Pilate. Ce document exceptionnel se trouvant dans une bibliothèque de Manchester, est daté de l’an 120, soit une trentaine d’années après avoir été écrit par l’apôtre Jean. Ce fait et cette précision sont uniques au monde. Le pire des incrédules est obligé de s’incliner. Nous ne sommes pas sur le terrain de la foi, mais sur celui des faits.

    Tous ces documents cités situés au Vatican, à Manchester, à Cambridge et ailleurs sont la preuve de l’authenticité des textes que nous avons dans nos mains aujourd’hui. Ce miracle de la conservation des manuscrits est prodigieux. Ceux qui sont intéressés par ce sujet peuvent lire un bel ouvrage de F.F. Bruce (1910-1990) : “Les documents du Nouveau Testament : peut-on s’y fier ?” Oui, le texte est fiable, il est sûr, il est vérifiable et aucun ouvrage au monde ne ressemble à la Bible pour le nombre de preuves tangibles qui favorisent notre confiance en ces écrits. Croyant ou incroyant, on se trouve devant des faits et on doit s’incliner..., à moins d’être de mauvaise foi. Contre elle, il n’y a plus d’arme !

    Certains critiques vont examiner ces arguments relatifs au Nouveau Testament encore assez proche de nous et mettre davantage en doute l’Ancien Testament plus éloigné. Ne suivons pas la même démarche que celle utilisée ci-avant pour le Nouveau Testament. Retenons cette fois l’histoire vraie résumée par le professeur André Lamorte, docteur en théologie à l’université de Strasbourg, dans une brochure intitulée : “Les découvertes archéologiques de la Mer Morte : les documents de Qumran”.

    Nous sommes en 1900. En ce début du 20e siècle, se développe en Allemagne la Haute Critique, à savoir un ensemble de théologiens, d’exégètes, d’historiens qui remettent ne question tous les textes bibliques. Ces gens nient les miracles de Jésus-Christ, sa résurrection, sa divinité. Ils refusent tout ce qui est surnaturel, les prophéties, etc. Et dans le paquet ainsi jeté à la poubelle par ces érudits, se trouve le livre du prophète Esaïe. Le prophète Esaïe a dit beaucoup de choses très précises. Ses prophéties, d’une acuité aiguë sont semblables à des flèches. Pour ce livre d’Esaïe, s’échafaude alors une grande théorie : l’hypothèse des trois auteurs. Ces “génies” de l’incrédulité estiment en effet qu’il n’est pas possible qu’Esaïe ait annoncé tous ces événements à l’avance. Donc selon eux, tout cela a été arrangé. Ces “savants” avaient ainsi élaboré la théorie des trois Esaïe, hypothèse reposant sur le fondement de l’incrédulité qui refusait d’accepter qu’Esaïe ait annoncé le retour d’Israël en Palestine, la mort de Christ, etc. Selon ces tristes érudits, Dieu n’existe pas et ne se révèle pas. Tel est l’enseignement de l’école de la Haute Critique en Allemagne. C’est le fleuron de la théologie allemande pendant 50 ans.

    Que va faire le Seigneur pour confondre la folie de ces sommités de l’incrédulité ? Comment va-t-il s’y prendre ? Avec une histoire de petite chèvre et de simple berger ! 1947, en Palestine. Israël n’est pas encore rentré dans son pays. Au mois de mars de cette année-là, un bédouin, jeune berger musulman, Mohammed ed Dhib, cherche une chèvre perdue dans les collines autour de la Mer Morte. Cet adolescent découvre alors des grottes. En lançant une pierre dans l’une d’elles, il entend un bruit qui ressemble au bruit d’un pot qui se brise. Il vient de découvrir la grotte qui va devenir le plus grand des sites archéologiques de l’histoire du 20e siècle, le site de Qumrân, à 12 kilomètres de Jéricho. Parmi ces merveilles, se trouve la merveille des merveilles : le livre du prophète Esaïe. C’est un document splendide : 7,34 mètres de long, 26 centimètres de haut, un parchemin en peau de brebis, 17 feuilles cousues les unes après les autres et dans un état de conservation exceptionnel grâce au climat très sec de la région. Cette découverte, c’est un cyclone dans les milieux intellectuels et parmi les spécialistes. On va chercher à dater les documents. Les études approfondies aboutissent à la conclusion : deux siècles avant Jésus-Christ !

    Jamais de telles choses n’avaient été mises au jour : le livre du prophète Esaïe, en entier, rédigé deux cents ans avant la venue de Jésus-Christ. Dans ces grottes on découvre d’autre part des portions de parchemins relatifs à d’autres textes de la Bible. Le professeur André Parrot qui fut le directeur du musée du Louvre à Paris avait fait la remarque suivante : “Il faudra sans doute réviser bien des conclusions de la Haute Critique.”

    Aujourd’hui ce document se trouve exposé en Israël à Jérusalem, au Musée du Livre. Au centre de ce musée, une salle unique, et au centre de celle-ci une verrière ronde d’environ 4 mètres de diamètre, éclairée judicieusement, protège ces manuscrits précieux, écrits 200 ans avant Jésus-Christ. Le texte que nous avons aujourd’hui dans nos mains est exactement celui exposé dans ce musée de Jérusalem. C’est le texte le plus fiable au monde. C’est la Parole de Dieu, c’est la Vérité. Jésus a dit : « Ta Parole est la vérité. » (Jean 17.17). Aujourd’hui, au 20e siècle, nous chrétiens, avons toutes les raisons de mettre notre foi et notre confiance sur l’authenticité des textes que nous possédons. Si nous allions lire ce manuscrit à Jérusalem, accompagnés des plus grands spécialistes en hébreu, la traduction de ces savants serait exactement conforme au texte en langue française que nous possédons dans nos bibles, mot à mot ! 2200 ans d’histoire, sans une rature, sans une coupure, sans aucune altération. Dieu est Dieu et il veille sur sa Parole pour que nous puissions avoir confiance dans les textes qui nous sont parvenus. Si nous sommes chrétiens, nous ne devons jamais douter de l’authenticité de ces textes.

    Mais c’est une autre chose que de mettre sa confiance en ce que Jésus-Christ a dit. On peut être convaincu de l’authenticité de ces textes, mais c’est une autre étape que de faire confiance à ce que Jésus-Christ a dit. Ici nous sommes sur le terrain de la foi, de l’obéissance. Il est question pour chacun de prendre une décision vis-à-vis de Jésus-Christ. Bien des chrétiens ont fait reposer toute leur vie sur le Christ, sa Parole, son sacrifice, sa mort, sa résurrection, sur ce qu’il a dit. Mais si vous n’avez jamais mis votre confiance en Christ, tout en reconnaissant que ces textes sont exacts et authentiques, pourquoi tarder encore ?

    « Ne sois pas incrédule mais crois ! » (Jean 20.27). 


    VOLET 8
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    (8)“L’Évangile est démodé”

    Nous abordons un dernier préjugé contre la foi chrétienne. Nous clôturons ainsi cette série consacrée à l’apologétique chrétienne. Nous avons intitulé cette suite d’objections : “Touche pas à ma foi !” Nous n’avons certes pas épuisé la veine généreuse des préjugés antichrétiens, mais seulement traité les principales objections les plus courantes. Tous ces préjugés ont des caractéristiques communes : ces idées ne s’appuient sur rien et témoignent de l’absence d’une véritable réflexion. Ces objections n’ont aucun fondement rationnel. Ces préjugés ont un caractère superficiel. Ils servent le plus souvent d’excuses faciles pour l’incrédule obstiné. Ils sont fragiles et ne peuvent résister à un examen même superficiel. Ils sont toutefois tenaces et coriaces. Telles les mauvaises herbes et le mouron du jardin, ces objections reviennent sans cesse, accrochées à la même racine de l’incrédulité.

    Nous abordons cette fois le préjugé : “Au siècle des navettes spatiales et de la fusion de l’atome, l’Evangile n’a plus sa place. On a fait beaucoup mieux à notre époque, l’Evangile est dépassé.”

    John Lennon, un des membres du quartette vocal et instrumental britannique “Les Beatles”, disait avant d’être assassiné : “Le christianisme va disparaître, il va décliner. Il ne m’est pas nécessaire de prouver mon idée ; je sais que j’ai raison. La preuve sera faite. Nous sommes plus populaires que Jésus Christ maintenant.”

    Bien des années avant lui, le grand Voltaire avait au 18e siècle écrit quelque chose de semblable. Dans une lettre adressée à Frédéric le Grand, l’écrivain français disait : “Dans cent ans la Bible sera un livre oublié et Inconnu. On ne le trouvera plus que dans les débarras et dans les collections d’antiquités.” Voltaire s’est lourdement trompé. Deux cents ans après, la Bible est vendue à des millions d’exemplaires. C’est le livre le plus vendu, le plus traduit et le plus lu au monde. Dans le journal français “Le Monde” de juin 1983, un article consacré à la Bible disait : “La Bible est aujourd’hui un best-seller. On a beau imaginer que le marché finira par être saturé, de nouvelles versions sortent régulièrement.”

    Plus loin encore dans l’Histoire, au 3e siècle, l’empereur romain Dioclétien croyait naïvement avoir extirpé le christianisme de son empire. Il persécuta les chrétiens. Il avait fait frapper une médaille sur laquelle était notée cette inscription : “Le nom des chrétiens est en train d’être anéanti.” Ce grand empereur s’est vraiment trompé.

    Plus près de nous, le puissant empire communiste avait aussi promis de balayer le christianisme de la planète. L’Histoire nous a montré l’effondrement du système communiste.

    Le philosophe Maurice Clavel rappelait que Karl Marx, le fondateur du marxisme, avait noté en épigraphe de sa thèse de doctorat : “En vérité je hais tous les dieux.” Marx avait non seulement prophétisé la mort du christianisme, mais il y avait travaillé de toutes ses forces. Il avait rédigé l’introduction du livre de Hegel sur la critique de la philosophie du droit, et écrivit : “La destruction de la religion en tant que bonheur illusoire des hommes est indispensable à leur bonheur réel. La critique de la religion est donc la critique de cette vallée des larmes dont la religion est le halo.”

    Dioclétien, Voltaire, Marx, Lennon ont dit de “grosses bêtises” en parlant contre le Christ. Ils ont fait l’erreur de s’attaquer à Jésus-Christ bien plus puissant, plus grand, plus intelligent qu’eux tous parce qu’il est Dieu et qu’ils sont des hommes.

    On pourrait allonger la liste de ceux qui ont parlé contre le Christ, contre l’Evangile ou contre le christianisme et qui avaient promis son extinction. Dans le futur, d’autres encore se leveront pour, à leur tour, dire aussi de “grosses bêtises”. Freud, Darwin, Monod ne sont pas les derniers qui se sont trompés.

    Loin d’être mort ou disparu, l’Evangile est plus vivant que jamais dans le monde entier. Le Christ est sur les lèvres et dans le cœur de millions d’hommes, de femmes, de jeunes gens, de jeunes filles, d’adolescents. Combien de fois n’a-t-on pas voulu enterrer le Christianisme, mais il n’y a pas de tombeau pour l’Évangile. En effet pour Christ lui-même, il n’y a pas de tombe. Le Seigneur a fait le promesse (Matthieu 24.35) que Ses paroles ne passeront jamais. Il est ridicule de s’attaquer aux paroles du Christ, parce que celui qui fait cela sera inévitablement démenti. En effet, le Christ dit la vérité. Il est la vérité. Tous ceux qui ont décidé de s’attaquer aux paroles du Seigneur s’en mordent les doigts jusque dans leur tombe. Non ! L’Evangile n’est ni dépassé, ni démodé.

    En 1987 se tenait aux Philippines une réunion de l’Alliance Evangélique. La Présidente de cet État, Corazon Aquino, avait, lors de cette rencontre, affirmé que seule sa foi en Dieu pouvait lui donner persévérance pour conduire le pays. Elle en avait bien besoin ! Elle disait : “Je cherche conseil et orientation dans la Bible, et dans les moments les plus douloureux de ma vie, cela m’a été d’un grand secours.” L’Evangile n’est ni remplacé, ni enterré. Il est au plein cœur du vingtième siècle.

    Quand les astronautes américains ont marché la première fois sur la lune, ils ont emporté dans le module lunaire, un livre : la Bible. Les cosmonautes ont lu des textes d’un seul livre : la Bible. Là-haut, à la pointe de la technologie moderne, retentissaient les paroles de l’Ecriture, des textes sacrés de la Bible. L’astronaute lisait : « Quand je contemple les cieux, ouvrage de tes mains, la lune et les étoiles que tu as créées : qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui ? » (Psaumes 8.4). Non, l’Evangile n’est ni démodé, ni dépassé.

    Mais pourquoi l’Evangile demeure-t-il toujours d’actualité, toujours jeune ? Pourquoi n’est-il jamais passé de mode ? La raison est la suivante : l’Ecriture aborde les vrais problèmes de l’humanité. L’Évangile apporte la réponse aux vrais besoins des hommes. L’Évangile dit la vérité. Il est la vérité, et la vérité ne passe pas. Les vrais problèmes et les besoins réels de l’homme restent les mêmes au travers des siècles. Nos habits ne sont plus ceux du premier siècle. Nos habitations et nos moyens de locomotion ont changé. Mais notre être intérieur reste le même. Les questions fondamentales qui se posent à notre cœur se sont posées aussi au cœur de l’homme gui vivait 25 siècles avant nous. Il était aussi en effet confronté aux questions relatives à la vie, la mort, la souffrance, la solitude, le sentiment de culpabilité, la haine, l’amour, le bien, le mal, le pardon, le sens de la vie, l’au-delà ... L’Evangile de Jésus Christ aborde ces questions en y donnant les réponses.

    Quels sont les grands besoins de l’homme auxquels répond l’Evangile ?

    D’abord, le plus grand besoin des uns et des autres : celui d’être aimé. L’Évangile répond au besoin d’amour qui est inné en tout homme, croyant ou incroyant. Nous sommes tous faits de la même pâte. Nous réagissons différemment suivant que nous sommes croyant ou incroyant, mais notre for intérieur est le même, et les mêmes besoins existent chez l’un comme chez l’autre. Certains l’avouent, d’autre pas. Le plus grand de nos besoins est d’être aimé.

    L’écrivain Victor Hugo connaissait l’âme humaine. Il écrivait : “Le plus grand bonheur de la vie, c’est la conviction que nous sommes aimés.” L’homme a besoin de se savoir aimé. Toute la Bible est une lettre d’amour envoyée par Dieu à l’humanité. Au travers de toutes les pages de l’Ecriture, Dieu nous dit qu’il nous aime. Nos enfants dessinent souvent des cœurs dans leur courrier ou sur des petits papiers. Dieu a en quelque sorte gravé un cœur sur la Bible. Il a dessiné un cœur sur l’Ecriture. Il y a mis son cœur. Sur la terre Dieu a dessiné un cœur en forme de croix. Jean 3.16 dit : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. » La croix est la forme du cœur de Dieu. « Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. » (Romains 5.8). Dans la croix est concentré tout l’amour que Dieu manifeste pour le monde. Ce dont le monde a le plus besoin n’est pas davantage de pétrole, de plus de télévision, de plus d’ordinateurs, de technologies d’avant-garde, de plus de sexualité. Ce dont le monde a le plus besoin c’est de l’amour de Dieu. Pour compenser le manque d’amour, le cœur peut se tourner vers la révolte, la violence, l’agressivité. Bien des jeunes rejetés sont ainsi les victimes de l’absence d’affection et leurs cœurs crient : “Nous avons besoin d’amour.”

    La manifestation de l’amour de Dieu a été donnée à la croix du Calvaire. Le christianisme est la religion du cœur. Dieu donne son cœur dans l’Evangile. L’Evangile reste actuel parce que ce besoin d’amour demeure dans nos cœurs.

    L’Evangile apporte ensuite la seule réponse au problème fondamental du péché. L’homme a besoin de pardon.

    Beaucoup de psychologues savent que les personnes qui viennent leur rendre visite ont un profond besoin de pardon. Beaucoup de ces consultations ont pour problème fondamental un sentiment de culpabilité. Les patients viennent un peu là pour se libérer, pour chercher une délivrance, parce qu’une chape pèse sur les cœurs. La psychologie moderne nous dit que l’homme est habité par un sentiment de culpabilité, même si ces personnes n’ont pas été élevées sur les bancs d’une église ou reçu une instruction religieuse. Elles portent en elles le sentiment de culpabilité. Ce sentiment n’est pas le produit d’une éducation chrétienne. Le pire des incrédules qui ne connaît rien de l’Evangile, ni un mot de la Parole de Dieu, rencontre ce sentiment de culpabilité. Ce sentiment fait partie de la nature humaine. C’est pourquoi l’incroyant, comme le chrétien, connaît ce poids de la culpabilité.

    L’Evangile reste moderne parce qu’il soigne ce problème et y apporte la vraie réponse. L’homme a rejeté la loi de Dieu et repoussé Dieu, mais le sentiment de culpabilité demeure. L’Evangile n’est pas démodé parce que le péché est toujours d’actualité. C’est évident. Une des questions à se poser devant l’incroyant est : Comment fait-il pour fermer les yeux devant le mal dans le monde ? Quelle explication y donne-t-il ? Mais comment l’incroyant appelle-t-il ce problème mondial et universel de la haine et de la méchanceté ? Comment fait-il s’il rejette la notion de péché ? Nos journaux témoignent chaque jour de l’actualité du péché, de façon effrayante. L’Evangile est permanent, éternel parce qu’il apporte la seule réponse fondamentale au problème fondamental du péché.

    D’autre part, l’Evangile reste d’actualité parce qu’il répond à ce grand besoin que nous avons tous : le besoin de Dieu. Depuis qu’Adam a quitté le jardin d’Eden, le “manque de Dieu” habite notre cœur. Certains le reconnaissent, l’avouent, mais d’autres ne veulent pas l’admettre. C’est la différence entre le croyant, et l’incroyant. L’Evangile n’est jamais démodé parce qu’il parle à notre cœur, de notre Dieu, de notre Créateur, et nous en avons besoin.

    Citons enfin aussi une autre raison qui justifie l’actualité de l’Evangile : nous avons besoin de paix, de joie et de bonheur. L’Evangile promet la paix, la joie et le bonheur à tous ceux qui croient. Ce n’est pas de l’opium. Karl Marx voulait faire croire que la religion était l’opium du peuple, utile pour endormir les gens et les faire croire à ce bonheur illusoire. L’Evangile ne parle pas à un bonheur illusoire.

    Tous ceux qui sont réellement venus à Jésus Christ ont découvert dans le Christ et dans l’Evangile la paix, la joie et le bonheur. Même dans une vie parfois difficile faite de combats, de larmes, de luttes, d’épreuves, de maladies, de problèmes, le chrétien peut trouver la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence et garde son cœur et ses pensées en Jésus-Christ (Philippiens 4.7).

    L’Evangile ne passera jamais. C’est une valeur sûre. Nous avons donc raison de miser sur l’Évangile pour toute notre vie. L’Evangile n’est vraiment pas démodé. 

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe Hubinon et résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection” de septembre, octobre et décembre 1994, janvier à mars 1995, mai et juin 1995.

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    logo DOCUMENT 654, 26 mars 2011, PDF 802 ko
    Série complète (8 volets) “TOUCHE PAS A MA FOI !”


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