logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 805L’importance de la prédication décembre 2012
    PRÉDICATION • La prédication est l’instrument choisi par Dieu pour sauver tous les hommes. C’est vrai qu’il y a quelque chose de “fou” dans le moyen que Dieu a choisi pour sauver un être qui peut ainsi passer des ténèbres à la lumière en entendant la prédication.
    logo ARTICLE 754Le Dieu de vérité octobre 2011
    PRÉDICATION EN MP3 • La Vérité. Où est la Vérité ? La Bible répond qu’elle ne se trouve qu’en Dieu.

    Dans la même rubrique

    Eau douce ou eau amère ?

     |Psaumes 39 : 1 à 4 - 1 Pierre 3 : 8 à 12
     

    En période de persécution, les grands dangers qui guettent l’Eglise viennent de l’extérieur. En période de paix, le plus grand péril pour chaque communauté vient alors de l’intérieur, par l’intermédiaire de la langue.

    Dès le premier siècle, au début de l’histoire de l’Eglise, l’apôtre Paul a mis en garde les chrétiens : « Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, prenez garde que vous ne soyez détruits les uns par les autres. » (Galates 5.15). Par ces paroles, l’apôtre fait allusion au même danger que celui qui nous menace aujourd’hui. Le Saint-Esprit nous fait ainsi comprendre que la langue peut détruire une Eglise.

    Cette mise en garde est aussi valable pour nos foyers et familles. Les paroles les plus blessantes et les plus meurtrières sont souvent dites entre époux. Certaines épouses et autres maris ont entendu les paroles les plus dures et les plus pénibles, non pas de collègues ou d’un patron, mais bien de leur conjoint et de leur femme. Les mots les plus choquants sont ainsi venus de l’intérieur du couple. Le docteur Dobson dans son livre intitulé “Dites-lui”, parle de ce “jeu” qui consiste, dans les couples, à trouver les paroles qui feront à l’autre le plus de mal, qui blesseront le conjoint le plus cruellement.

    La Bible nous parle de la puissance et de la force de la langue, dans nos différentes relations au sein de l’Eglise, de la famille, du couple et de la société. L’Ecriture dit : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue. » (Proverbes 18.21). La Bible affirme : « La langue perverse brise l’âme. » (Proverbes 15.4), et : « Leur langue est une flèche meurtrière. » (Jérémie 9.7). En Jérémie 18.8, les ennemis de Jérémie veulent comploter contre le prophète et disent : « Venez, tuons-le avec ... la langue. » Dans le Sermon sur la montagne, Jésus enseignera aussi la foule au sujet du pouvoir de la langue : « Celui qui dira à son frère : Insensé ! mérite d’être puni par le feu de la géhenne. » (Matthieu 5.22). Ceci équivaut à dire “insulter” : c’est aussi grave que de tuer quelqu’un. Dieu considère certaines paroles comme un crime qui mérite la sanction suprême des juges.

    Le Seigneur utilise dans l’épître de Jacques, quatre images pour décrire la force de la langue :

    1) l’image du navire et du gouvernail. Il y a disproportion entre ces deux éléments : les navires les plus grands sont dirigés par un très petit gouvernail. Ainsi, (Jacques 3.5) la langue est un petit membre qui donne la direction de la vie.

    2) l’image du petit feu qui peut embraser une grande forêt. Il y a de nouveau disproportion entre les milliers d’hectares ravagés par le feu et le tout petit foyer, origine de l’incendie. Une minuscule étincelle peut provoquer d’immenses dégâts. La langue aussi est un feu (Jacques 3.6). Elle peut embraser un couple, une famille, une église. Que de dégâts provoqués par des mots, ragots, calomnies, mensonges, rumeurs, exagérations et paroles déformées ou médisances.

    3) l’image du serpent et du venin. (Jacques 3.8). Comme un serpent peut tuer, la langue est aussi pleine d’un venin mortel.

    4) l’image de la bête sauvage. Jacques 3.7 affirme que « toutes les espèces de bêtes ont été domptées par la nature humaine ; mais la langue, aucun homme ne peut la dompter. » Nous ne pouvons y arriver par nos propres forces. Il faut un plus grand que nous !

    Nous devons d’autre part être conscients que, calomnier, insulter ou médire d’autrui, attire le mal sur celui qui le dit. Psaumes 64.9 parle de ceux qui sont tombés à cause de leur langue : « Leur langue a causé leur chute. » Proverbes 17.20 dit : « Celui dont la langue est perverse tombe dans le malheur. » Jacques 3.6 dit : « La langue enflamme le cours de la vie. » A force de dire du mal, des chrétiens ont empoisonné leur propre vie, éloigné d’eux la bénédiction, et recueilli bien des misères.

    Par contre, la langue peut être un instrument précieux. Ainsi l’Ecriture affirme : « La langue sage apporte la guérison. » (Proverbes 12.18), et : « La langue douce est un arbre de vie. » (Proverbes 15.4). Plaise à Dieu que nos Eglises, nos foyers soient remplis de ces arbres de vie qui attirent et suscitent la bénédiction. Nous devons veiller à soigner notre langue et nous efforcer d’appliquer ces remèdes avec beaucoup d’attention.

    Quels remèdes préconise la Bible ?

    1) L’Ecriture nous exhorte par la bouche du roi David : « Je veillerai sur mes voies, de peur de pécher par ma langue ; je mettrai un frein à ma bouche. » (Psaumes 39.2). Chacun doit être particulièrement vigilant et surveiller attentivement ce qu’il dit, quelle que soit sa tâche dans l’Eglise. Veillons à ce que nous disons. Dans la circulation routière, quand on sait qu’il y a du danger, on redouble de prudence. Au début de chaque journée, nous devrions nous rappeler qu’il y a péril sur nos lèvres et risque important sur notre langue. Proverbes 13.3 dit : « Celui qui veille sur sa bouche garde son âme ; celui qui ouvre de grandes lèvres court à sa perte. »

    2) L’Ecriture nous invite à demander l’aide de Dieu dans la prière. David s’efforçait de s’en sortir en invoquant l’Eternel : « Eternel, mets une garde à ma bouche. Veille sur la porte de mes lèvres ! » (Psaumes 141.3). David faisait ainsi de son combat un sujet de prière. Nous avons tous un problème avec la langue. Elle est indomptable. Pour la dompter il faut un plus grand que nous. Il faut la grâce de Dieu et c’est ce que David demande. Dieu est assez puissant pour dompter l’indomptable et utiliser nos lèvres, notre bouche pour sa gloire et non pour médire de notre prochain.

    3) L’Ecriture nous recommande de remplacer le mauvais par le bon. L’enseignement prodigué par la Bible ne consiste pas seulement à éviter le mal, mais il inclut aussi l’exhortation à faire le bien. L’Ecriture comprend toujours ces deux volets : l’un exclut tel choix, l’autre invite à tel engagement. C’est ainsi que le mal chassé, évité, est remplacé par le bien. Le vide ainsi créé est rempli par l’obéissance à la Parole. En lisant les Psaumes on ne peut s’empêcher de noter l’importance du chant, de la louange :

    Ainsi donc la langue cesse d’être un instrument de calomnies et de mensonges pour devenir un instrument de louanges qui glorifie Dieu. Cela peut paraître simpliste, mais la place de la louange dans notre bouche a une grande importance. L’apôtre Paul dira : « Soyez remplis de l’Esprit ; entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur. » (Ephésiens 5.19). Ainsi donc le bien remplace le mal et effectue comme une sorte de purification de nos lèvres et de notre esprit.

    4) L’Ecriture nous laisse encore un autre conseil précieux concernant l’usage de la parole : celui d’utiliser notre langue pour le témoignage et la proclamation de l’Evangile. La Bible dit : « Par Jésus-Christ, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire, le fruit de lèvres qui confessent son nom. » (Hébreux 13.15). L’Ecriture dit : « Bénissez et ne maudissez pas. » (Romains 12.14). Le mot “bénir” est synonyme de “dire du bien”. Jacques 3.11 nous affirme que la source ne peut faire jaillir par la même ouverture l’eau douce et l’eau amère. Le mélange n’est pas possible. Plaise à Dieu qu’il sorte de nos lèvres uniquement de l’eau douce, des éléments purs, agréables au Seigneur, qui ne font pas de mal à autrui. C’est le chemin de la bénédiction, pour nos vies et pour l’Eglise. 

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN — Bulletin “Résurrection” de septembre 1995.

    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web