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    logo ARTICLE 435Mais pourquoi donc parler d’Israël ? avril 2014
    PRÉDICATION • Dès les premières pages de la Bible, Dieu a créé un peuple, une nation, pour conduire les hommes au pardon et au salut. Dieu créa un peuple à travers un homme, Abraham, pour que de ce peuple sorte miraculeusement le Messie, le Sauveur du monde.
    logo ARTICLE 183Le réveil de l’ancien Empire romain novembre 2001
    PRÉDICATIONSérie "Le futur commence maintenant !" 3/7 - La Bible est un livre qui parle de l’avenir. Dieu se révèle dans sa Parole comme Celui qui connaît l’avenir, qui l’organise et le réalise. Dieu est le Maître de l’Histoire.

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    J’ai été secouée ce matin-là. Dès 7 heures à peine, j’avais une grande leçon à apprendre. J’ai d’ailleurs mis toute la journée pour l’assimiler, et en tirer tous les bienfaits.

    Comme la plupart des gens, je suis sensible à ce qui est beau. J’aime regarder. Ainsi, souvent, je m’arrête devant ce qui satisfait mon regard, à m’en gaver les yeux autant qu’ils puissent en avaler. Et au-delà de toutes les “matérialisations” du beau, j’aime à regarder les gens..., chez moi, dans la rue, dans le train, au bureau... J’ai mes propres critères de “beauté”. Pas forcément les vôtres..., heureusement d’ailleurs. Ce qui n’a aucune espèce d’importance, sauf pour mes yeux et le petit bonheur qu’ils me procurent. “Petit ?...” : à voir.

    Sans le savoir. Ce matin-là j’allais rudement réévaluer mes critères.

    Le bus était déjà bien chargé. Les passagers commençaient à se serrer dans l’allée centrale. Montée bien plus tôt, je bénéficiais d’une place assise, et profitais du ronron du moteur et les cahots de la route pour me laisser bercer dans un demi-sommeil.

    A mes côtés vint se tenir un jeune couple que je pouvais observer à ma guise dans le reflet de la vitre. Impossible de découvrir ce visage (même son reflet) sans crisper les mâchoires ; pas un cm2 de peau lisse, saine ... Le malheureux garçon devait avoir été la proie des flammes.

    Seul, préservés, intacts, deux grands yeux bruns vifs. Je risquai un coup d’œil sur sa main posée devant moi : même chose, une peau rougeâtre, tendue comme un parchemin sur des jointures déformées par la souffrance. Il devait avoir 20 ans au plus. Sa compagne, 16 ans, fraîche comme un printemps, n’en paraissait que plus jolie.

    Et leur conversation m’arrivait, tantôt une voix claire et gaie, tantôt une réponse rauque ou nasillarde (le traumatisme avait été jusque là), et le tout ponctué de baisers sonores sur les joues roses de l’adolescente.

    Ce duo plein de tendresse, d’égards réciproques, de promesses, de projets de rendez-vous, m’a laissée profondément bouleversée. Comme ils étaient beaux ! Combien leur amour avait de prix... Combien mes critères avaient besoin d’être bousculés ! Je les aurais embrassés !

    A défaut, et pour mon plus grand bien, j’ai remercié Dieu de m’avoir ôté les œillères, le filtre par lequel je “quantifiais” la beauté et de m’avoir montré combien il la “qualifiait” avec une diversité et une richesse infinie.

    “Quand les critères s’effondrent, c’est souvent pour le bien de l’âme...”

    C.C.

    Post-scriptum

    In bulletin “Résurrection” de décembre 1995.

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