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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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    Une vie en équilibre (1)


     | Volet 1 : Proverbes 3.13-26 - Tite 2.11-15
     | Volet 2 : Actes 2.37-42
     
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    VOLET 1
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    LE FONDEMENT D’UNE VIE ÉQUILIBRÉE

    La marche sur un fil

    Lors d’un récent Journal Télévisé, les téléspectateurs ont vu la chute mortelle d’un funambule. A plus de cent mètres de hauteur, sur un câble tendu entre deux buildings, sous les yeux de nombreux témoins, l’acrobate s’est lancé en tenant une perche horizontale pour mieux garder sa stabilité. Mais il a perdu progressivement l’équilibre et est finalement tombé en s’écrasant sous les cris horrifiés de la foule.

    La vie peut être comparée à une marche sur un fil. Nous sommes tous en fait sur le fil de la vie, et il est important pour chacun, de savoir tenir l’équilibre : stabilité dans nos foyers, dans nos familles, dans le milieu professionnel, dans notre être intérieur, dans l’Eglise, équilibre dans notre vie spirituelle, dans notre personnalité.

    La Bible, source de sagesse

    La psychologie est la discipline scientifique qui s’occupe de cette question. Pourtant, personne mieux que Dieu ne connaît l’être humain et son fonctionnement. La Bible reste encore le meilleur livre de psychologie. Aucun ouvrage au monde n’explique, mieux que l’Ecriture Sainte, qui est l’homme et comment il fonctionne.

    Beaucoup de problèmes relatifs à l’être humain et à sa personnalité trouvent leur origine dans le fait suivant : nous avons oublié l’enseignement de Dieu sur l’être humain.

    La Bible n’utilise pas le mot psychologie ou équilibre, mais le terme "sagesse". Sa définition est la capacité de tenir l’équilibre dans tous les domaines de la vie. Un fou est appelé un "déséquilibré". Un élément dans sa vie a pris trop de "poids" et a ainsi déstabilisé son comportement : pour l’un c’est l’argent, une ambition, un sport, une religion, pour l’autre ce peut être la jalousie, la cupidité, le pouvoir, la gloire. Quelqu’un menant bien sa vie, est qualifié de "bien équilibré".

    Pour faciliter notre compréhension de la Bible et en particulier de l’Ancien Testament, nous pouvons remplacer le mot "sagesse" par le mot "équilibre".

    Quand l’Ecriture déclare que Dieu est sage, cela signifie notamment qu’il est équilibré. En lui il n’y a rien de trop ou de trop peu. Quand l’Ecriture dit : « La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse. » (Psaumes 111.10 - Proverbes 9.10), cela peut signifier : la crainte de Dieu est le commencement de "l’équilibre".

    De même : « Heureux l’homme qui a trouvé la sagesse. » (Proverbes 3.13) peut être compris comme : heureux l’homme qui a trouvé l’équilibre dans sa vie.

    Le péché est dévastateur

    Dans un certain sens nous sommes tous des déséquilibrés, à cause du péché. Celui-ci, dans nos vies, nous fait perdre l’équilibre. Le péché déséquilibre la vie de nos familles, de nos foyers, de notre société. Il faut donc s’équilibrer ! Voilà la sagesse !

    Remarquons encore que l’Ecriture fait une différence entre intelligence et sagesse. Quelqu’un peut être très intelligent et peu sage, déséquilibré. Inversement, des gens simples, n’ayant jamais fait de grandes études peuvent être sages, bien équilibrés dans leur vie.

    On comprend ce que la Bible déclare : « Combien acquérir la sagesse vaut mieux que l’or. » (Proverbes 16:16). « La sagesse vaut mieux que les perles, la force, les armes, elle est préférable à un héritage. » (Proverbes 3.13-15).

    Le premier pas vers l’équilibre, c’est la crainte de Dieu. La Bible dit : « Le commencement de la sagesse (équilibre), c’est la crainte de Dieu. » (Proverbes 9.10).

    Le péché est dévastateur. Il engendre le désordre, la perte d’équilibre et l’échec. Le premier élément stabilisateur est la crainte de l’Eternel, la foi en Dieu. Un individu n’est vraiment équilibré que dans la foi en Dieu. Sans la crainte de Dieu, sans la foi en Dieu, un être humain ne peut être complet, parce qu’alors dans sa vie, manque un élément primordial, qui déséquilibre son existence.

    L’homme a besoin de Dieu

    Nous avons un corps, une âme, un esprit. Notre corps a besoin d’air, de nourriture, d’eau, d’espace, de repos. De même, notre âme a aussi des besoins : besoin de nourriture, d’être abreuvée, de la communion avec Dieu, de repos, de joie. Elle a besoin de Dieu.

    Si un homme ne se préoccupe que des besoins de son corps, il déséquilibre sa vie parce qu’il oublie son âme, et il rend instable sa personne.

    N’est-ce pas là une raison susceptible d’expliquer tant de problèmes psychologiques en nous et autour de nous ? En effet, beaucoup d’hommes, de femmes, de jeunes, d’adolescents et parfois même d’enfants sont confrontés à des troubles psychologiques. Jésus a enseigné : « L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » (Matthieu 4.4).

    Dans la vie, le pain et la dimension spirituelle sont nécessaires. Toutes les idéologies matérialistes ont détruit la nature humaine en la déséquilibrant, en l’amputant. C’est une des raisons de l’échec du système marxiste par lequel on a voulu inculquer à l’homme qu’il n’était que matière et non esprit.

    Notre être ne se trouve bien, épanoui, équilibré, que s’il tient compte de sa dimension spirituelle, condition nécessaire à sa stabilité. Lorsque l’Ecriture dit que Jésus est notre sagesse, nous pouvons comprendre ses mots en disant que Jésus-Christ apporte dans une vie, l’équilibre.

    Venir à Jésus-Christ

    Quiconque rencontre Jésus-Christ, peut découvrir en lui la stabilité. C’est le début.

    Le fondement d’une vie équilibrée consiste à venir à Jésus-Christ, à poser un acte de foi en s’approchant de la croix. Alors Jésus-Christ peut rétablir l’ordre, la stabilité et l’équilibre. Voilà pourquoi aujourd’hui tant de personnes se sentent mal dans leur peau : cette absence de dimension spirituelle en eux entraîne dans leur foyer, leur être, leur activité professionnelle, un déséquilibre. La foi en Jésus-Christ, la crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse. Bien des personnes ont basculé, puis sombré dans l’alcoolisme, la drogue, la délinquance, le péché, l’indifférence, la rébellion, parce qu’elles avaient tout, sauf... la foi en Jésus-Christ. Avons-nous trouvé en Christ l’équilibre dans notre couple, dans notre vie ? Souvenons-nous de la catastrophe du Herald of Free Enterprise [1] Cependant, un navire bien équilibré peut affronter les plus fortes tempêtes sans aucun dommage.

    Jésus-Christ n’a jamais dit que notre vie serait un long fleuve tranquille, un voyage paisible sur une mer toujours calme. Mais Jésus-Christ, notre sagesse, veut tenir notre vie en équilibre au travers de toutes les circonstances, lors des tempêtes appelées maladie, souffrance, déception, deuil, échec. Jésus-Christ veut nous empêcher, dans ces rudes difficultés, de sombrer.

    Et rappelons-nous que ce n’est pas parce que quelqu’un s’est converti qu’il a résolu tous ses problèmes, trouvé l’équilibre parfait, total et définitif. Si la crainte de l’Eternel est le commencement, le fondement de la sagesse, de l’équilibre, il reste néanmoins plusieurs domaines, de ces petits compartiments de notre vie, où nous devons être équilibrés et sages.

    VOLET 2
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    UNE ÉGLISE ÉQUILIBRÉE

    La sagesse

    L’étude précédente consacrée au fondement d’une vie équilibrée comparait l’existence à une marche sur un câble tendu entre deux points : la naissance et la mort. Nous devons ainsi progres¬ser en gardant notre équilibre. La première règle de sagesse ou d’équilibre est la foi en Dieu. La Bible dit : « La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse (équilibre). » (Psaumes 111.10). L’Ecriture Sainte déclare que la folie consiste à nier l’existence de Dieu : « Le fou dit en son cœur : il n’y a point de Dieu ! » (Psaumes 14.1). Le chrétien est celui qui a choisi de trouver en Jésus-Christ son équilibre, sa sagesse, sa stabilité. La parabole décrite dans Matthieu 7.24-27 affirme que le sage bâtit sa maison sur le roc, et le fou sur le sable. Tôt ou tard la maison de l’insensé perd sa stabilité et s’écroule.

    Une remarque importante : une personne convertie n’a pas nécessairement résolu tous ses problèmes, et sa vie ne se caractérise pas nécessairement par un équilibre partait, total et définitif. Chaque domaine de la vie doit être équilibré. Les soupapes d’un moteur à essence exigent un réglage régulier, afin d’assurer un bon fonctionnement de la machine. Notre équilibre n’est pas garanti une fois pour toutes. Dans chaque compartiment de la vie, nous devons constamment veiller à réaliser notre équilibre. La conversion est le début, la phase initiale de la sagesse. Ensuite viennent d’autres étapes.

    Faisons une comparaison avec le jongleur. Il maintient d’abord une seule assiette en équilibre au-dessus d’une perche. Il ajoute ensuite une seconde assiette, une troisième, ... et finalement le spectacle débouche sur toute une série de soucoupes, chacune tenue en équilibre au bout d’une perche. La vie peut être comparée à cet exercice d’adresse. Le nourrisson, assisté de ses parents, "n’a qu’une assiette" : manger, boire, dormir. Plus tard il va devoir ajouter "une soucoupe" supplémentaire. Puis l’enfant devra s’organiser pour réussir ses études. Adolescent, il devra assurer l’équilibre de sa sexualité qui s’éveille : nouvelle assiette. Plus tard, le choix d’un métier, les contraintes professionnelles, les fiançailles, le mariage, la belle-famille, les enfants, etc. constituent autant d’assiettes supplémentaires à maintenir, sans casse, en équilibre. La sagesse consiste à assurer la stabilité de toutes ces assiettes, sans en laisser tomber une seule.

    Beaucoup de dépressions, de suicides, de tentatives de suicide sont liées à cette question d’équilibre dans la vie. Une rupture d’équilibre entraîne chez l’individu de grosses perturbations. Le mauvais équilibre entre le travail et le repos, dans un sens comme dans l’autre, une mauvaise stabilité dans les relations familiales, professionnelles, de voisinage, peuvent conduire à de graves troubles psychologiques.

    Dans sa Parole, Dieu nous a donné tous les éléments nécessaires et utiles pour nous conduire ici-bas avec sagesse et équilibre, dans une vie heureuse à la gloire de Jésus-Christ. Examinons maintenant quelques situations concrètes.

    L’Église

    On peut présenter la vie de l’Eglise sous la forme d’un équilibre assuré par quatre piliers cités dans Actes 2.42 :

    Autrement dit, l’Eglise doit être à la fois :

    Ces quatre éléments sont nécessaires pour soutenir la vie d’une Eglise et son développement.

    1. Eglise-école (enseignement des apôtres)

    Le rôle principal d’une Eglise est l’enseignement de la Parole de Dieu. L’Eglise doit être un lieu de d’études, de réflexions, sans pour autant n’être seulement qu’une école. A ce sujet, certains pasteurs peuvent commettre des erreurs en ne voulant faire de l’Eglise qu’un lieu où l’on enseigne et l’on doit apprendre. L’enseignement de la Bible est primordial mais l’Eglise ne saurait se développer avec ce seul pilier. Si dans un esprit hyper spiritualiste, certains pensent qu’en dehors de l’enseignement biblique, l’Eglise n’a aucune raison d’être, ils se trompent. Cette vision erronée ne favorise pas le développement de l’Eglise-école, mais conduit au contraire, tôt ou tard, ... à l’école buissonnière et à la désertion !

    2. Eglise-club (lieu de la communion fraternelle)

    L’Eglise est un lieu de rencontre, de partage, de détente où l’on se parle, discute, et où l’on aime se retrouver. Pour maintenir son équilibre, une Eglise doit donner l’occasion de développer cet aspect de la communion fraternelle. Cette fraternité ne peut se vivre uniquement au culte ou à l’étude biblique. Bien des personnes se sont tournées vers le Seigneur, non pas directement suite à un sermon ou un enseignement biblique, mais bien parce qu’elles ont été sensibilisées par une poignée de main, un sourire, un rassemblement, une tasse de café après le culte, un repas fraternel.

    Ainsi, notre communauté organise des sorties d’Eglises, des camps de jeunes, de jeunes couples, de promenades, des repas pour favoriser la communion fraternelle. L’Eglise ne se construit pas uniquement sur l’enseignement (primordial) de la Parole mais aussi en encourageant la fraternité. Bien des personnes ont d’abord découvert "amitié chrétienne" et ensuite "Evangile de Jésus-Christ, l’amour de Dieu" pour finalement se convertir et se faire baptiser. La première phase de leur cheminement passait par la découverte d’une "ambiance chrétienne", la communion fraternelle, de "l’Eglise-club".

    Avant de gagner leur âme, il fallait gagner leur confiance.

    3. Eglise-restaurant (la fraction du pain)

    L’Eglise est un lieu où l’occasion est donnée de partager un repas. Il est du reste très intéressant de faire dans la Bible une étude centrée sur le thème du repas.

    — Dans Genèse 18, lorsque Dieu vient à la rencontre d’Abraham pour lui annoncer la destruction de Sodome et Gomorrhe, ce dernier Lui prépare un repas.

    — Jésus a donné à ses disciples l’enseignement le plus profond lorsqu’il était avec eux dans la chambre haute partageant le repas de la Pâque.

    — Les disciples d’Emmaüs vont reconnaître le Seigneur ressuscité alors qu’ils partagent le repas avec Jésus : « Pendant qu’il était à table avec eux, ... alors leurs yeux s’ouvrirent et ils le reconnurent. » (Luc 24.30-31).

    — Après sa mort et sa résurrection, Jésus vient à la rencontre de ses disciples sur le bord du lac de Galilée (Luc 24.36-49). Le Seigneur leur prépare alors un repas : du poisson, du pain et du miel. Autour de ce pique-nique, Jésus partage avec eux l’enseignement de la Parole et de la volonté de Dieu.

    — Lorsque Jésus promet de venir habiter dans notre cœur, il illustre cette habitation de l’Esprit en nous par l’image d’un repas : « J’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi. » (Apocalypse 3.20).

    Ainsi notre église organise des agapes, non seulement pour le plaisir de manger, mais surtout parce que la communion fraternelle et le partage d’un repas sont nécessaires à l’équilibre et au développement de l’Eglise. Certaines personnes sont venues pour la première fois pour prendre un repas. Elles ont ainsi, à cette occasion, partagé avec des chrétiens l’Evangile, et se sont approchées plus tard de Jésus-Christ.

    4. Eglise-chapelle (les prières)

    Une Eglise est aussi un lieu de prières. On s’y arrête pour s’agenouiller et prier.  
     

    Il n’y a pas d’équilibre dans une Eglise sans ces quatre piliers.

    Dans le livre des Actes, lors de la fondation de la première Eglise, celle de Jérusalem, le récit biblique (Actes 2.42) résume la vie de cette communauté sous ces quatre aspects : l’enseignement des apôtres, la communion fraternelle, la fraction du pain, les prières.

    Nous devons, pour assurer l’équilibre de notre Eglise, développer ces quatre éléments stabilisateurs. De cette façon chaque membre trouvera dans sa propre vie spirituelle une bonne stabilité par rapport à son Eglise. Travaillons donc pour consolider l’équilibre de notre Communauté.

    Si la crainte de l’Eternel est le commencement, le fondement de la sagesse, de l’équilibre, il reste néanmoins plusieurs domaines, de ces petits compartiments de notre vie, où nous devons être équilibrés et sages.

    Ces différents sujets seront abordés dans les prochaines prédications.

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe Hubinon et résumée par Jean-Pierre Baudouin - Bulletin “Résurrection“ de septembre à décembre 1991.

    Notes de bas de page

    [1] Le Herald of Free Enterprise est un ferry de la compagnie Townsend Thoresen, filiale de P&O qui assurait la liaison transmanche entre Douvres et Zeebruges. Il chavira le 6 mars 1987 au large du port de Zeebruges, faisant 193 victimes.. Déséquilibré subitement par une masse d’eau s’engouffrant par l’arrière, le navire a basculé et provoqué ainsi la mort de nombreux passagers. (Wikipédia)


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