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    PRÉDICATION • Tout chrétien doit pouvoir faire la distinction entre le bien et le mal, ce qui devient très difficile dans notre société actuelle qui a inversé les pôles du bien et du mal.

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    Fête de la Réforme : le combat continue

     | Épître aux Romains 1 : 16 à 18 et 3 : 23 à 30
     

    Il y a près de 500 ans prenait naissance le grand mouvement de la Réforme. Tous les protestants, les chrétiens évangéliques sont concernés en tant qu’héritiers historiques et spirituels de ce grand réveil du 16e siècle.

    Le 31 octobre 1517, le moine Martin Luther affichait à la porte de l’Eglise du château de Wittenberg, 95 thèses dénonçant le commerce honteux des indulgences vendues à l’initiative du pape Léon X. Ces documents officiels imprimés par Rome s’achetaient à prix d’argent. Le produit de la vente était destiné à la construction de la basilique Saint-Pierre à Rome. Ces indulgences promettent la rémission des péchés qui doivent, selon l’Eglise Romaine, être expiés dans le purgatoire. Elles peuvent même être achetées pour des parents défunts afin de raccourcir les peines qui leur restent à purger. Cette hérésie touche toute l’Europe : la France, l’Italie, l’Allemagne, la Belgique la Hollande, l’Espagne.

    Martin Luther, moine augustin, docteur en théologie, est chargé de cours à l’Université de Wittenberg. De nombreux points de désaccord l’opposent déjà à Rome. En préparant un cours sur l’Épître aux Romains, il va faire une découverte, celle de la Vérité. Il saisit ce que signifient la grâce et l’amour de Dieu. Il découvre le Christ et comprend alors seulement ce que signifie la croix, la grâce de Dieu en Jésus-Christ.

    Le scandale des indulgences constitue la goutte qui fait déborder le vase. Luther est écœuré. En cette fin d’octobre 1517 est né le grand mouvement de la Réforme. Ce cyclone spirituel va secouer, dans l’Europe entière, toutes les couches de la population. Personne ne restera indifférent à ce raz de marée. Des milliers de gens vont prendre conscience qu’on leur a menti, qu’ils ont été trompés et qu’ils ont été volés. Ils feront la découverte de la vérité de la Parole de Dieu.

    La Réforme n’est pas une affaire de dénomination ecclésiastique. Le plus grand des réformateurs n’est ni Luther, ni Calvin, ni personne d’autre, c’est la Parole de Dieu. Notre Dieu n’est pas Luther. Notre Seigneur n’est pas Calvin. Nos églises ne s’appellent pas “Eglises Luthériennes” ou “Eglises Calvinistes”. Rapportons ces propos de Luther : “Je prie qu’on veuille bien cesser de se servir de mon nom. On ne doit pas s’appeler luthériens mais chrétiens. Qu’est-ce que Luther ? La doctrine que j’enseigne n’est pas de moi. Je n’ai été crucifié pour personne. Je ne suis ni ne veux être un maître !”

    La célébration de l’anniversaire de la Réformation n’est pas la fête d’un homme, ni celle d’une église ou d’une dénomination. C’est en fait la fête de la Parole, de l’Ecriture Sainte, de la Vérité. En cette période de l’année, nous voulons toutefois rappeler l’œuvre de ceux qui nous ont précédés et qui ont lutté contre les hérésies et les fausses doctrines pour défendre la Vérité et la Parole de Dieu. Nous ne pouvons oublier les Calvin, Zwingli, Jean Hus, Marie Durand, Savonarole et tant d’autres martyrs, pendus, brûlés vifs, tués, jetés en prison, torturés, enterrés vivants, exécutés sur l’échafaud, noyés ou envoyés aux galères. Nous, chrétiens, aujourd’hui, sommes les fruits de ce grand mouvement de la Réforme, de ce grand réveil spirituel, de ce retour à l’Ecriture et à l’Ecriture seule. La Bible est ainsi remise à l’honneur, comme seule autorité en matière de foi et de vie.

    Rappelons les trois piliers de base de la Réforme : - SOLA SCRIPTURA (l’Écriture seule) - SOLA FIDE (la foi seule) - SOLA DEI GLORIA (la gloire de Dieu seule).

    1. SOLA SCRIPTURA

    Chargé d’enseigner un cours sur l’Épître aux Romains, à l’Université de Wittenberg, Luther prépare ses exposés. Plus il progresse dans ses études, plus il découvre combien l’Eglise Romaine s’est détournée de la vérité biblique. Luther va réagir et combattre les fausses doctrines de Rome.

    Aujourd’hui ce même combat est encore le nôtre. En effet les hérésies déjà dénoncées par les réformateurs sont encore et toujours en vigueur en cette fin du 20e siècle, dans cette même Eglise Romaine. Pis encore, ces fausses doctrines ont été renforcées et confirmées par tous les conciles qui ont suivi la Réforme (Conciles de Trente, Vatican I et Vatican II). Rome n’a rien changé. Les dogmes blasphématoires relatifs au culte des saints, à la prière aux morts, à l’immaculée conception, à l’assomption de Marie, à l’infaillibilité du pape, à la transsubstantiation, au purgatoire, à la confession, sont encore vécus, prêchés, enseignés aujourd’hui, et font partie des théories officielles de l’Eglise Romaine (voir le nouveau catéchisme 1993).

    Ainsi donc le combat pour la vérité n’est pas terminé. L’œuvre commencée par les réformateurs n’est pas achevée. Dans ce combat, l’arme utilisée par ceux qui veulent défendre la vérité demeure la Parole de Dieu. « La Bible est l’épée du Saint-Esprit. » La Parole de Dieu suffit : Sola scriptura ! Gardons cette conviction : la Parole de Dieu doit être prêchée, distribuée, offerte, lue, enregistrée, propagée, imprimée et expliquée. Notre message doit être celui de la Bible. Voilà le chemin que la Réforme a ouvert : celui du retour à l’Écriture seule. Sola scriptura : tel est le chemin du Réveil.

    2. SOLA FIDE

    Ce second pilier se rattache au précédent par le texte de Romains 10.17 : « La foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ. » (ou « de la prédication du Seigneur »). En d’autres termes, cela signifie que la prédication de la Parole de Dieu engendre la foi. Cette foi naît d’un contact avec la Parole de Dieu. Lors de la préparation de son enseignement relatif à l’Épître aux Romains, Luther découvre la puissance du texte.

    Le verset « Le juste vivra par la foi. » constitue la base de la Réforme. Romains 3.28 affirme : « Nous pensons que l’homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la loi. » Le moine Luther, formé par l’Église catholique, cherchait désespérément la paix du cœur, une conscience apaisée. Plus il cherchait à faire le bien, à établir sa propre justice, plus il prenait conscience de son péché. Il avouait : “J’ai été moine pendant quinze ans et j’ai fait tout ce que j’ai pu. Mais je me disais toujours : Comment pourrais-je devenir pieux et faire assez pour gagner la faveur de Dieu ? Nous avons cru que nous devions apaiser la colère divine par nos œuvres et mériter le ciel. Mais nous n’avons réussi en rien... Rien ne guérirait la plaie de mon âme.” En étudiant l’Épître aux Romains, Luther découvre la Lumière, la grâce de Dieu, la Vérité de la Parole de Dieu. Il comprend seulement alors la signification de la croix et le sens de versets tels que : « Le juste vivra par la foi. » Il apprend que « Nous sommes gratuitement justifiés par la grâce de Dieu, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. » (Romains 3.24), et que : « Sans la foi il est impossible d’être agréable à Dieu ; car il faut que celui qui s’approche de Dieu croie que Dieu existe, et qu’il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » (Hébreux 11.6).

    La puissance de la lumière de l’Evangile va alors donner à Luther le courage de braver les menaces de mort venant de Rome. Beaucoup vont à cette époque connaître de terribles persécutions et mourir dans des souffrances atroces. Mais Luther est prêt à défendre sa foi, avec une assurance qui repose sur la Parole de Dieu, sur ce que Dieu a dit. Luther est déterminé à « combattre le bon combat de la foi », pour la vérité : « Crois au Seigneur Jésus, et tu seras sauvé. » (Actes 16.31). Ainsi donc Luther s’appuie sur ce second pilier : Sola Fide, la foi seule.

    3. SOLA DEI GLORIA (la gloire de Dieu seule)

    A l’époque de Luther, l’Église romaine tire à elle la gloire et les honneurs. Le clergé affirme qu’en dehors de l’Église catholique, il n’y a point de salut. Rome attire à elle le peuple pour être baptisé, confessé, pardonné, marié, enterré, et aller au ciel. Les rois et les princes baissent la tête devant les évêques, les cardinaux et le pape. Le clergé cherche la gloire, et veille à la soumission du peuple, tout en participant à des banquets et des soirées mondaines. L’Église romaine partage ainsi la gloire entre le pape, les cardinaux et archevêques, Marie et les saints. La Réforme va remettre de l’ordre dans tout cela et combattre ces hérésies en proclamant : “A Dieu seul soit la gloire !”

    De nos jours, les chrétiens évangéliques gardent le même objectif. Nous ne cherchons pas la gloire d’un homme, d’une église, d’une religion ou d’une dénomination, mais la gloire de Dieu seule. La Bible dit : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » (1 Corinthiens 10.31). Le salut, la gloire, et la puissance sont à notre Dieu. « Nous ne nous prêchons pas nous-mêmes ; c’est Jésus-Christ le Seigneur que nous prêchons. » (2 Corinthiens 4.5). A Dieu soit la gloire dans l’Eglise et en Jésus-Christ.

    Mais la véritable Réforme est une réforme personnelle. Nous avons toujours en effet besoin de nous réformer. La Bible nous y invite : « Ainsi parle l’Eternel des armées, le Dieu d’Israël : réformez vos voies et vos ouvres. » (Jérémie 7.3). La Parole dit : « Revenez chacun de votre mauvaise voie, réformez vos voies et vos œuvres ! » (Jérémie 18.11), et : « Maintenant réformez vos voies et vos œuvres, écoutez la voix de l’Eternel, votre Dieu. » (Jérémie 26.13). La véritable réforme se réalise au niveau de la vie personnelle. Ces mêmes exhortations se retrouvent tout au long de la Bible, sous la plume des prophètes, des apôtres, et dans les paroles du Seigneur Jésus. La Bible dit : « Repentez-vous et convertissez-vous. » (Actes 3.19). Elle nous invite à changer de vie. Luther disait : “La Bible ne contient pas seulement des paroles à lire, mais des paroles à vivre.” Que sert-il de dire “Je suis chrétien”, si ça ne se voit pas dans ma vie ? C’est à ce niveau que le Saint-Esprit agit. Il veut réformer, transformer et sanctifier notre conduite, nos actes, nos paroles et nos pensées.

    Que Dieu nous soit en aide ! Plaise à Dieu que ces trois piliers de la Réforme soient prêchés et vécus par les chrétiens aujourd’hui. Que la devise de ce grand Réveil soit reçue par des milliers d’hommes, de femmes et de jeunes : l’Ecriture seule, la foi seule et la gloire de Dieu seule. ■

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN - Bulletin “Résurrection” de novembre 1995.

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