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    logo ARTICLE 716Léopold 1er de Saxe-Cobourg et Gotha, Roi des Belges (1790-1865) janvier 2012
    Prince, fils du duc souverain François de Saxe-Cobourg-Saalfeld (1750-1806). Il est élu premier Roi des Belges le 4 juin 1831 et prête serment sur la Constitution belge le 21 juillet 1831.
    logo ARTICLE 469Quatre "trucs" pour être belle juillet 2008
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    Pâques, la fête des fêtes

     

    Voir aussi cette prédication.

    Pâques est la fête des fêtes, la fête de la vie, de l’espérance, de la joie. C’est la fête de l’Eglise, de tous ceux qui croient en Jésus-Christ, le Seigneur ressuscité. Aucune fête ne peut rivaliser avec la fête de Pâques à cause de son contenu et de sa signification.

    La résurrection de Jésus-Christ est le miracle sur lequel repose tout le christianisme. Si le Christ n’est pas ressuscité, alors le christianisme s’écroule et l’Evangile cesse d’être une Bonne nouvelle. La résurrection du Seigneur donne à la mort de Jésus toute sa force, et toute sa puissance. Le christianisme serait ramené au même rang que tout autre système religieux, idéologique ou philosophique, si la résurrection de Christ n’est pas une réalité. L’apôtre Paul écrit : « Si Christ n’est pas ressuscité notre prédication est vaine, et votre foi aussi est vaine. » (1 Corinthiens 15.14). Et Paul ajoute : « Et si Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés, et par conséquent aussi ceux qui sont morts en Christ sont perdus. Si c’est dans cette vie seulement que nous espérons en Christ, nous sommes les plus malheureux de tous les hommes. » (1 Corinthiens 15.17-19). La clef de voûte du christianisme est la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Si Jésus est mort pour nos péchés, sans être ressuscité, sa mort ne sert à rien. Elle ne sauve personne. Mais parce qu’il est ressuscité, sa mort prend toute sa signification.

    Les Eglises doivent donc insister sur le message de la résurrection. C’est ce qui fait la force du message chrétien. C’est ce qui fait sa particularité, son originalité. Bien des églises ne prêchent plus aujourd’hui ni la résurrection de Jésus-Christ, ni la résurrection des morts. Ainsi, “la résurrection se meurt”. Si l’Eglise ne parle plus de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, elle n’a plus rien à dire au monde. C’est l’une des raisons, entre autres, pour laquelle bien des églises se vident. C’est pourtant le seul message d’espoir pour notre monde, pour l’humanité, pour l’Eglise.

    Actes 4.33 nous dit que « les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. » Ils le faisaient avec beaucoup de force parce qu’ils avaient vu le Christ vivant, ressuscité. Ce Christ que l’on avait mis en croix, ce Christ que l’on avait déposé dans le tombeau, les apôtres l’ont vu vivant, et ils rendaient ainsi avec beaucoup de force témoignage de la résurrection de Jésus, jusqu’à accepter le martyre. D’une part ils avaient vu le Christ vivant après sa mort, et d’autre part eux-aussi au début avaient refusé de croire à la résurrection. Ainsi donc quand les apôtres rendaient témoignage de la résurrection de Christ devant un auditoire incrédule, ils pouvaient dire : “Nous étions comme vous. Nous avons commencé par ne pas vouloir croire mais nous avons été convaincus parce que nous avons vu le Ressuscité.” L’Evangile selon Marc nous rapporte que quand Marie de Magdala alla porter la nouvelle de la résurrection aux disciples qui s’affligeaient et pleuraient, ils ne la crurent point. Luc écrira qu’à leur retour du sépulcre vide, Marie de Magdala, Jeanne, Marie et les autres femmes qui étaient avec elles annoncèrent ces choses « aux onze apôtres qui tinrent ces discours pour des rêveries, et ne crurent pas ces femmes. » (Luc 24.11). Les apôtres ont commencé par ne pas croire à la résurrection.

    Très souvent les choses commencent comme cela. Au début on ne croit pas. Mais un jour on est amené à la foi. Citons deux exemples.

    Voici quelques années en Angleterre, un savant athée a entrepris de réfuter le message de la résurrection de Jésus-Christ. Il comptait sur le fait qu’une étude intelligente et rationnelle des Evangiles pourrait discréditer la résurrection de Jésus-Christ. Avec sa formation de juriste, cet avocat a étudié les textes en vue de les critiquer et de leur faire perdre tout crédit. Mais au fur et à mesure qu’il progressait dans son étude, ses certitudes initiales s’effondraient. A la fin de ses réflexions, il est arrivé à une conclusion totalement opposée à son a priori de départ. Ainsi donc, au lieu d’écrire un livre contre la résurrection, il a écrit un ouvrage en faveur de celle-ci. Il s’intitule “La résurrection, mythe ou réalité ?” (Who moved the stone ?). Son auteur est Frank Morison. Ainsi donc la volonté initiale de nier et de détruire, s’est transformée, par la lecture des textes et l’étude de la Parole, en une volonté de défendre la résurrection. Entretemps la conversion de cet avocat a eu lieu. Il s’est agenouillé devant le Christ ressuscité.

    Evoquons comme second exemple le film “Ben-Hur”. Beaucoup de personnes ont vu ce chef-d’œuvre du cinéma, mais peu connaissent l’histoire qui a présidé à la rédaction de l’ouvrage initial, mis en scène par la suite.

    A la fin du 19e siècle, un grand incrédule Robert G. Ingersoll organisait des conférences, pour combattre le christianisme. Dans le train, le conférencier converse un jour avec Lewis ’Lew’ Wallace, général en retraite. Dans la conversation, Ingersoll lance à Wallace le défi d’écrire un ouvrage dans lequel il dénoncera les fables des Evangiles, les miracles, la résurrection de Jésus-Christ. Le général Lew Wallace, également incrédule relève le défi. L’officier supérieur n’est pas du tout chrétien, mais il est actif, aime s’occuper et cela l’intéresse. Il se met au travail, voyage à travers le monde, fouille les bibliothèques, parle avec beaucoup de monde et prend une foule de renseignements. Plus il avance dans ses recherches, plus il est convaincu de l’erreur de sa démarche. Avec les éléments qu’il récolte, Lew Wallace ne peut s’empêcher de défendre les Evangiles et les vérités de la Parole, au lieu de les discréditer. Puis un jour il craque et s’agenouille devant le Christ ressuscité, pour se convertir. A sa conversion, il a déjà rédigé les quatre premiers chapitres de son livre. Il va alors reprendre ces chapitres et les documents dont il dispose pour réécrire finalement un nouveau roman qui deviendra un best-seller : Ben-Hur. De cet ouvrage sera tiré un film. Dans tout le roman, le Christ est présent. Ce n’est pas une œuvre sur le Christ, mais il est présent en filigrane tout au long de l’ouvrage, ainsi que du début à la fin du film. Le grand moment de l’œuvre n’est pas la course de chars, ni le dialogue entre le vainqueur juif Ben-Hur et l’officier romain agonisant sur une civière. Le grand moment se passe quand cet homme Ben-Hur est conduit dans le désert pour aller aux galères. Sur ce chemin aride il croise un homme, un inconnu qui lui donne à boire. On ne voit pas ce personnage, on ne sait pas qui il est. Ils échangent juste un regard. Ben-Hur continue sa pénible marche. Mais ce regard va lui donner la force de supporter toutes ses épreuves, ses souffrances et ses luttes. A la fin de l’histoire on retrouve encore ce personnage parce que leurs chemins vont à nouveau se croiser. Mais cette fois, c’est cet inconnu qui souffre et qui porte sa croix. Ben-Hur reconnaît le personnage qui lui avait donné de l’eau dans le désert quelques années auparavant. Ce personnage, c’est le Christ qui monte sur le Calvaire pour payer le prix de nos péchés. La rencontre entre ces deux hommes va transformer Ben-Hur. Le juif est rempli de rancune contre l’occupant romain ; il est envahi par un sentiment de haine pour venger ses sœurs. Mais l’amour remplace sa haine parce qu’il vient de croiser le Christ, le Messie. Tel est le roman. Mais quand on sait comment tout cela a été mené au départ à l’initiative d’un homme qui voulait un ouvrage contre le christianisme, contre la foi chrétienne, et qui finalement réalise ce chef-d’œuvre, convaincu par l’étude de la Parole, cela donne un éclairage tout neuf sur le roman et sur le film. Quand on connaît cette histoire, cela donne plus de saveur à la prochaine lecture de l’ouvrage ou lors de la vision de cette mise en scène extraordinaire.

    Tous les apôtres ont commencé comme cela, en refusant de croire, en voulant nier la résurrection. Ce n’est pas seulement Thomas qui était incrédule mais bien tous les apôtres. Nous aussi avons commencé par douter, par ne pas croire, jusqu’au jour où le Seigneur nous a amenés à reconnaître qu’il est le Fils de Dieu, le Sauveur du monde, qu’il est mort pour nos péchés et qu’il est ressuscité.

    La résurrection n’est pas seulement un fait. C’est aussi une promesse. Jésus a dit à ses disciples : « Parce que je vis, vous vivrez aussi. » (Jean 14.9). Le même thème est aussi repris dans Jean 11.25 quand Jésus dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Telle est la promesse de la résurrection, la promesse de la vie, la promesse du Christ. Le Dieu de la Bible tient toujours ses promesses.

    L’Histoire du monde et l’Histoire d’Israël en particulier sont une preuve que Dieu tient ses promesses. Il est fidèle et ne ment pas. Regardez cette preuve contemporaine que nous ne pouvons nier aujourd’hui : Israël reverdit. Ce peuple revient de toutes les nations où il avait été dispersé pendant deux mille ans. Ces Juifs se rassemblent aujourd’hui sur cette terre d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Ils sont de nouveau là comme Dieu l’avait promis. Qui aurait pu s’imaginer cela sinon ceux qui croient au Dieu de la Bible ? Ce que Dieu dit, il l’accomplit. Dieu dit et la chose arrive.

    Jésus a promis la résurrection de tous les hommes. Pas seulement celle des croyants ou des chrétiens. Tous les hommes ressusciteront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour le châtiment éternel.

    Le pasteur Paul Vandenbroeck† a écrit : “Pâques c’est le rayon de lumière qui traverse notre obscure existence. Nos vies sont remplies de souffrances et d’énigmes. Nous avons tous nos difficultés et nos problèmes. Parfois la vie ne semble pas avoir de sens ni de but. La résurrection de Jésus-Christ change l’interprétation de l’existence humaine. Elle donne à la vie une raison, un objectif et une perspective. Par-delà ce que nous appelons la mort, il existe une réalité spirituelle de l’éternité. De cette réalité la résurrection de Jésus-Christ est le gage parfait.”

    Jésus a dit : « Je suis la résurrection. » (Jean 11.25). La plus grande des promesses faites aux hommes est celle de la résurrection de tous les hommes. Elle a été faite par le Christ, par le Dieu qui ne ment pas. Christ a dit : « Parce que je vis, vous vivrez aussi. » Les seules certitudes que nous avons ici-bas sont les promesses faites par Jésus-Christ. La résurrection est donc à la fois un fait et une promesse. Pour nous chrétiens, c’est une promesse extraordinairement précieuse.

    Enfin la résurrection est aussi un appel. On ne peut rester neutre devant la croix et la résurrection de Jésus-Christ. Le président François Mitterrand se présentait comme un agnostique. Il ne sait pas si Dieu existe. Il ne tranche pas. Il est à la fin de sa vie et il ne sait pas. Lors de l’émission télévisée française “Bouillon de Culture”, Bernard Pivot pose une série de questions dont voici la dernière : “Si Dieu existe, après votre mort qu’aimeriez-vous l’entendre vous dire ?” Et François Mitterrand de répondre : “Maintenant, tu sais que j’existe.”

    Qu’il est regrettable de vivre une vie entière sans avoir pris de décision sur cette question fondamentale de l’existence de Dieu. La résurrection de Jésus-Christ est un appel à prendre une décision. On ne peut rester neutre devant le sang de Jésus-Christ, devant la croix, devant le tombeau vide, devant les textes sacrés, devant les récits des témoins qui ont vu Jésus ressuscité et qui avaient d’abord commencé par ne pas vouloir croire. On ne peut pas rester neutre devant les millions de chrétiens qui ont mis leur foi dans le Christ. Il y a une décision à prendre.

    Si ce n’est pas encore fait, vous devez la prendre aujourd’hui. Selon la réponse donnée à cette question, toute notre vie change de direction. Toute l’existence est transformée selon la position que l’on prend vis-à-vis du Christ. Après la mort, plus rien ne pourra changer. Il faut se décider ici-bas. Es-tu certain d’avoir pris une décision pour Jésus-Christ, d’avoir choisi le Christ qui est la résurrection et la vie ?

    La résurrection est aussi un appel pour les chrétiens. C’est un appel à vivre et mourir dans la foi au Christ vivant. On peut être dans une église, entendre, être d’accord même, et pourtant ne jamais encore avoir choisi le Christ.

    CHOISIS LE CHRIST !
    CHOISIS LA VIE !
    MAINTENANT !

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN - Bulletin “Résurrection” d’avril 1997.

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