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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    Les lois de Dieu (1/2)

     | VOLET 1 : Exode 20 : 1 à 17 - Romains 7 : 14 à 25 ; 8 : 1 à 14
     | VOLET 2 : Marc 10 : 1 à 9
     
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    Prédication en quatre volets :

    1. Lois de la nature et loi morale
    2. Les lois du mariage
    3. Les lois du bonheur
    4. Les lois de la foi

    VOLET 1
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    (1) LOIS DE LA NATURE ET LOI MORALE

    Nous entamons une série en quatre volets, consacrée aux lois de Dieu. Ces lois sont relatives à différents domaines de notre expérience humaine. Les lois jouent un rôle essentiel dans notre vie de tous les jours. Nous en sommes inconscients, mais elles sont inscrites dans l’univers.

    En effet, notre univers est régi par un ensemble de lois naturelles qui relèvent des sciences : physique, chimie, mathématique, astronomie, biologie, mécanique quantique, thermodynamique, etc. Le rôle de la science est d’étudier ces lois et les mécanismes qui les relient. On peut ainsi comprendre comment notre univers fonctionne. Nous sommes les uns et les autres au bénéfice de ces lois puisqu’elles permettent la vie.

    Prenons l’exemple de la loi de l’attraction terrestre. Elle est manifeste, et cependant inexplicable. Si nous lâchons un objet, il tombe, attiré vers le sol. Nous pouvons marcher, faire du vélo, rouler en voiture grâce notamment à cette loi de l’attraction terrestre appelée loi de la pesanteur. Elle permet de comprendre pourquoi les populations peuvent vivre réparties sur toute la surface du globe terrestre. Chacun s’étonne que, à l’antipode de la région qu’il habite, des gens mènent leur existence la tête en bas, et inversement. L’attraction terrestre permet donc à chacun de rester les pieds sur terre sans avoir le sang à la tête. La loi de la pesanteur attire les gens et les objets vers le centre de la terre. C’est une loi universelle qui s’applique inexorablement à toute masse.

    D’autres exemples : En mathématique, une loi simple dit : un plus un égale deux. A partir de telles données élémentaires, peuvent s’élaborer les théories les plus complexes qui constituent les lois de la mathématique. En chimie on trouve également des lois qui régissent de façon précise l’agencement des molécules. En physique, de nombreuses lois immuables expliquent les phénomènes rencontrés dans les domaines de la mécanique, de l’optique, de l’électricité, ou de la matière. En astronomie, des lois précises régissent le déplacement des galaxies et des astres. Nous avons du mal à imaginer que notre Terre tourne sur elle-même et se déplace autour du soleil à des vitesses incroyablement élevées. Quand l’Eternel répond à Job, il dit : « Fais-tu paraître en leur temps les constellations, et conduis-tu la Grande Ourse avec ses petits ? Connais-tu les lois du ciel ? » (Job 38.32). Aujourd’hui, mieux qu’au temps de Job, la science connaît les lois qui régissent les mouvements de toutes ces merveilles que nos yeux découvrent le soir quand le ciel est dégagé. Notre corps est aussi au bénéfice d’un ensemble de lois qui permettent la vie. Citons les lois de la circulation sanguine, du système digestif, etc. Notre organisme fonctionne grâce à cet ensemble de lois.

    MAIS UNE QUESTION SE POSE : D’OÙ VIENNENT CES LOIS ?

    Depuis que l’homme existe et réfléchit, deux réponses sont proposées. Ces lois sont soit l’œuvre d’un Créateur qui les a mises en place avec sagesse ; soit elles sont apparues spontanément d’elles- mêmes par accident !

    Cette seconde affirmation est souvent retenue dans les commentaires de la presse, dans les syllabus des universités qui affirment, pour le dire en raccourcis, “le monde s’est fait tout seul !” A en croire cette théorie, la Terre se serait dite : “Voilà, je dois tourner sur moi-même en 24 heures d’une part, et d’autre part je dois me déplacer autour du soleil en 365 jours.” Aujourd’hui on enseigne partout que ces lois se sont mises en place d’elles-mêmes. Selon ce principe, l’eau aurait donc été maître de son propre dosage d’hydrogène et d’oxygène ; elle aurait de plus décidé de bouillir à 100°C et de geler à 0°C sous une pression déterminée. De même le soleil aurait lui-même choisi sa température et sa position par rapport à la Terre. Le soleil aurait ainsi évité que les êtres vivants sur notre planète ne soient ou grillés ou congelés.

    Comment un athée peut-il croire que tout s’est fait tout seul ? Comment un athée peut-il s’imaginer que toutes ces lois se sont mises en place d’elles-mêmes, par un hasard extraordinaire, suite à une succession d’accidents heureux ? Malgré cette position répandue, qui nie l’existence d’un Dieu Créateur, certains savants n’arrivent pas à valider cette hypothèse. Albert Einstein n’était pas chrétien. Il était tout au plus déiste et disait : “L’ordre et la précision de l’univers, dans ses aspects innombrables, seraient le résultat d’un hasard aveugle, est aussi peu crédible que si après l’explosion d’une imprimerie, tous les caractères retombaient par terre dans l’ordre d’un dictionnaire.” Il faut une foi invraisemblable pour croire que cette création merveilleuse, ordonnée et précise s’est mise en place toute seule.

    MAIS IL EST UNE AUTRE EXPLICATION : UN DIEU CRÉATEUR.

    C’est ce que la Bible nous révèle. C’est l’explication la plus plausible. Elle est raisonnable et intelligente. Le Psalmiste disait : « Eternel, tu as fondé la terre, et elle demeure ferme. C’est d’après tes lois que tout subsiste aujourd’hui, car toutes choses te sont assujetties. » (Psaumes 119.90). Ce texte est une merveille. L’ensemble des lois qui régissent notre univers ont été mises en place par Dieu. Tout subsiste d’après les lois de Dieu. Et en même temps, toutes choses sont assujetties à l’Eternel. Dieu est le maître de ces lois. Il peut les suspendre quand il veut, ce qui explique notamment les miracles. Quand le Christ a marché sur les eaux, cela a été possible parce que certaines lois régissant l’univers ont été suspendues pendant un moment, pour permettre au Seigneur d’accomplir ce miracle. De même lorsque l’eau a été changée en vin. Toutes choses ont été et restent assujetties à Dieu qui en est donc maître. Il suffit que Dieu ordonne ou veuille et cela peut tout changer.

    On retrouve aussi dans la société le même besoin de lois. Cela est nécessaire pour qu’elle s’organise, se développe. Un système de lois est indispensable. C’est un des rôles du gouvernement et du parlement de promulguer des lois pour que la vie du citoyen puisse s’épanouir et être protégée. Nous pouvons quitter notre maison et partir au travail ou au magasin grâce aux lois garantissant le droit à la propriété privée. Si ces lois n’existaient pas, nous devrions sans cesse veiller et surveiller notre domicile pour que personne n’y entre librement. Des lois nous protègent. Elles sont certes parfois violées par des voleurs, mais elles existent et permettent notre épanouissement. Nous pourrions encore multiplier les exemples pour mettre en évidence l’utilité et les bienfaits des lois.

    Il faut souligner que nous avons, par nature, une réaction négative face à ces lois, une antipathie naturelle, une allergie congénitale à tout ce qui est du domaine de la loi. Et pourtant ces lois produisent l’ordre, qui lui-même permet la vie. La suppression des lois naturelles conduit au chaos de l’univers. L’abolition des lois de la société débouche sur l’anarchie, l’arbitraire, le désordre, la peur et la terreur. Pendant la Révolution française de 1789, il fut une période pendant laquelle Paris vécut sans loi. L’Ancien régime n’était pas encore aboli et le nouveau n’était pas encore en place. Cette période de transition se caractérisait par l’absence de lois. Les historiens ont appelé cette période “la Terreur”.

    Aujourd’hui encore, quand certains pays connaissent des changements de régime, la transition est marquée par les troubles, l’anarchie, la vengeance, les pillages, les meurtres, la destruction, etc. Il n’y a plus de lois. L’absence de lois conduit d’une façon ou d’une autre à la mort. Ainsi donc, les lois ont pour effet de produire l’ordre dans les domaines de la nature, de notre corps, de la société ou de la morale. Sans loi, c’est le désordre, l’incertitude, la peur, la guerre, la mort. La loi maintient l’ordre, qui à son tour engendre la paix et de là, l’épanouissement.

    Une des caractéristiques de notre société de cette fin du 20e siècle est le rejet de toute loi. Nous nous souvenons des slogans : “Il est interdit d’interdire.”, “L’anarchie c’est la vie.” ou encore : “Ni Dieu, ni maître.” Toutes ces formules brèves et frappantes reflètent le mépris de toute loi.

    Mais d’où vient cette volonté de rejet de toute loi ? La Bible nous donne quelques pistes pour répondre à cette question. L’Ecriture nous dit que cela vient du diable. Dieu n’est pas un Dieu de désordre. Mais l’ennemi de Dieu est l’ami du désordre, et l’adversaire de toute loi. Dans 2 Thessaloniciens 2.8, l’apôtre Paul parle d’un personnage (“l’impie”) qui viendra à la fin des temps. Ce personnage est appelé par Jean : “l’antchrist”. Il paraîtra juste avant le retour en gloire de Jésus-Christ. Le terme “l’impie” signifie littéralement : “sans loi”. L’impie, l’antichrist, le sans loi, sera produit par la puissance de Satan. Ainsi donc, quand nous sentons ce mouvement de rejet contre tout ordre ou contre toute loi, nous devons nous méfier parce que cette incitation a des racines diaboliques.

    Par contraste l’homme de Dieu parle de la loi divine d’une façon toute différente. Le Psalmiste dira : « J’aime ta loi. » (Psaumes 119.113), « J’aime tes préceptes. » (Psaumes 119.119), « J’aime tes commandements plus que l’or. » (Psaumes 119.127), « J’aime tes ordonnances. » (Psaumes 119.119). Ce Psaume 119 est le plus long de la Bible. Il célèbre uniquement la loi, les commandements, les préceptes, les exigences de Dieu. Le Psalmiste disait : « Mon âme est brisée par le désir qui toujours la porte vers tes lois. » (Psaumes 119.20). Dans le Nouveau Testament, les apôtres eux aussi ne manquent pas de faire l’éloge de la loi de Dieu. L’apôtre Paul dira : « Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur. » (Romains 7.22). L’apôtre dira aussi : « La loi donc est sainte, et le commandement est saint, juste et bon. » (Romains 7.12).

    Il faut noter que tout au long de l’histoire de l’Eglise, le rejet de toute loi est une hérésie constamment présente. Les apôtres ont déjà dû combattre cette erreur dès le début de l’Eglise quand certains disaient : “Nous sommes sous la grâce, donc la loi ne doit plus être considérée.” Les Réformateurs ont mené eux aussi le même combat. Et de nos jours, il faut encore lutter contre cette tendance qui rejette toute loi. Certes, nous savons que nous sommes sauvés par la foi. Nous ne sommes pas sauvés par les œuvres de la loi. Personne ne sera justifié devant Dieu par les œuvres de la loi. Nous sommes sauvés par la grâce de Dieu, gratuitement par le moyen de la foi en Jésus-Christ. Mais la vraie foi se manifeste par le respect de la loi de Dieu. Cette loi demeure, même sous la grâce, l’expression de la sainteté de Dieu, de la volonté de Dieu pour ses enfants.

    Une véritable spiritualité ne se vit pas en dehors de la loi de Dieu, mais au contraire s’exprime dans le respect des saints commandements divins. L’apôtre Jean écrira : « L’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. » (1 Jean 5.3). Et l’apôtre de l’amour écrira dans sa seconde épître : « L’amour de Dieu consiste à marcher selon ses commandements. » (2 Jean 1.6). Les chrétiens doivent vivre par la foi dans le respect de la loi de Dieu. Ceci n’est pas du légalisme, mais de la fidélité à la Parole de Dieu. « Celui qui dit : J’ai connu Dieu, et qui ne garde pas ses commandements est un menteur, et la vérité n’est point en lui. » (1 Jean 2.4). « Celui qui garde ses commandements demeure en Dieu. » (1 Jean 3.24).

    Nous sommes sauvés par la grâce. Mais la loi est bonne et sainte. La grâce nous pousse à obéir à la loi de Dieu. Et l’apôtre Paul explique bien que ce que nous n’arrivions pas à faire par nos propres forces avant notre conversion, l’Esprit-Saint qui nous est donné à la conversion, nous permet dès ce moment de le réaliser. L’œuvre de l’Esprit consiste à nous donner la force dont nous avons besoin pour respecter les commandements de Dieu, et lui être agréable dans notre obéissance. Que Dieu nous fasse la grâce de comprendre sa loi. La bonne compréhension de la loi de Dieu est importante. Il vaut la peine de bien saisir pourquoi Dieu nous a donné les Dix commandements. Il importe d’aimer la loi de Dieu, de la respecter, de l’honorer. Que l’Esprit de Dieu nous donne la force de la pratiquer afin de connaître les joies de l’obéissance et de porter du fruit à la gloire de Jésus-Christ. 


    VOLET 2
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    (2) LES LOIS DU MARIAGE

    Dieu a donné les lois de la nature et les lois morales pour régir notre conduite. Il a aussi mis en place un ensemble de lois spirituelles.

    Nous allons considérer quelques lois relatives à la famille. Elles sont nombreuses. Nous devrons donc nous limiter et en considérer seulement quelques-unes. Nous retiendrons ici en particulier une loi tirée de l’enseignement du Christ : « Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a joint. » (Marc 10.9). C’est une loi spirituelle. Il en existe d’autres. Citons quelques exemples.

    L’apôtre Paul nous donnera une loi spirituelle concernant la famille : « Si quelqu’un n’a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu’un infidèle. » (1 Timothée 5.8). Ce texte concerne le soin à apporter aux membres de notre famille. L’Ecriture précise aussi : « Honore ton père et ta mère. » (Exode 20.12). Cette loi divine est toujours d’application même sous la grâce. Père et mère doivent toujours être respectés par leur enfant tout au long de leur vie.

    L’Epître aux Ephésiens contient aussi des textes utiles pour le bon comportement familial, et notamment les rapports entre les parents et les enfants. « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur. » (Ephésiens 6.4). La responsabilité des pères ne se limite pas à assurer aux enfants une belle carrière professionnelle. Ils doivent aussi les éduquer dans la foi et les instruire selon le Seigneur. En ce qui concerne la conduite des enfants vers le Seigneur, le rôle principal doit être assuré par les parents. C’est la tâche des parents.

    L’Epître aux Ephésiens contient des lois qui régissent les rapports dans le couple, entre épouse et époux. « Maris, aimez chacun votre épouse. » (Ephésiens 5.25). « Femmes, soyez soumises chacune à votre mari. » (Ephésiens 5.22). Cet ensemble de lois spirituelles de lois de l’Esprit de Dieu, régissent la vie de la famille.

    Considérons en particulier une de ces lois. Elle est enseignée par le Seigneur : « L’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. » (Marc 10.7). Jésus rappelle une loi de Dieu que l’on trouve déjà dès les premières pages de la Bible en Genèse 2.24. Jésus souligne que dès le commencement, Dieu a donné cette loi à Adam et Eve. Moïse n’a pas inventé cette loi spirituelle. Ce sont les propres paroles de Dieu adressées à l’homme et à la femme qu’il avait créés. Dieu a dit !

    La société moderne est de plus en plus hostile à la famille. Les nouvelles lois du code civil deviennent même ennemies de la famille. Au lieu de favoriser la construction de la famille et de l’encourager, ces lois permettent l’éclatement de la cellule familiale. Le couple est en crise. Cette affirmation se rencontre partout. Les chrétiens font cette constatation, mais aussi le monde non chrétien. Le couple est en crise et la famille est en danger. En tant que chrétiens, croyant en l’autorité de Jésus-Christ et de sa Parole. Nous avons à rappeler l’enseignement biblique sur la famille et le couple. Ce texte de Genèse 2 date de 4.000 ans, mais il reste toujours Parole de Dieu et parole de vérité.

    Cette loi relative au fondement de la famille comprend trois volets :

    1° - LA SEPARATION.
    Le mariage commence par une séparation. La famille démarre ainsi. Tous les parents doivent l’accepter. Un jour nos enfants nous quitteront. C’est le plan et la volonté de Dieu. Les parents doivent savoir qu’ils élèvent leurs enfants, qui un jour les quitteront pour fonder à leur tour un couple d’abord et une famille ensuite. Mais tout cela commence par une séparation. Refuser ou combattre cette vérité, c’est s’opposer au plan de Dieu. Toute l’éducation que nous donnons à nos enfants consiste à les préparer pour ce jour-là, au moment où ils voleront de leurs propres ailes. L’éducation prodiguée à nos enfants doit les rendre capables, à leur tour, de fonder une famille. Nous élevons nos enfants en préparation de cette séparation. “Mariage demande ménage.” Les parents doivent donc, à un moment donné, savoir se retirer et s’effacer devant le beau-fils ou la belle-fille. L’enfant devra donc un jour quitter ses parents et prendre sa place dans la société. Les parents doivent l’accepter même si cette séparation leur brise le cœur. Ce moment difficile est dans le plan de Dieu. Dieu l’a voulu ainsi. Un matin viendra où la chambre sera vide et la garde-robe dégarnie. C’est une loi du Seigneur devant laquelle il faut s’incliner même si cela fait mal. Il faut remarquer qu’il est écrit : « L’homme quittera son père et sa mère. » Il n’est pas écrit : “L’homme abandonnera son père et sa mère.” Ce n’est pas parce que l’on se marie que l’on renie ses parents. Quitter ses parents ne signifie pas les oublier, les renier ou les abandonner. Les parents restent les parents, et ils ont toujours droit à l’honneur et au respect même après le mariage des enfants.

    2° - L’UNION.
    L’HOMME S’ATTACHERA À SA FEMME. Ainsi donc l’union suit la séparation : on se détache de ses parents et l’on s’attache à son épouse ou à son mari. La philosophie macho de la culture occidentale veut que l’homme en principe reste libre même quand il est marié. La femme elle, doit rester attachée à sa maison, à ses enfants, à ses casseroles, mais l’homme, lui, est libre. Il peut aller au café, au bistrot rire avec ses copains, boire l’apéritif, aller au football. Il est libre. Il n’a pas d’attache. Telle est la tendance de notre société. Depuis une trentaine d’années, avec l’éclosion des mouvements féministes, cette maladie d’indépendance a aussi contaminé la gente féminine. Et aujourd’hui les dames, elles-aussi, ne veulent plus d’attache. Elles ne veulent plus être attachées à leur maison, à leurs enfants. Elles choisissent d’être libres. Elles souhaitent sortir avec les copines du bureau et rentrer quand elles veulent sans avoir de compte à rendre à leur époux. Elles ne veulent plus avoir les enfants accrochés à leur jupe. Tel est l’esprit de notre société. Ce sont des raisons, parmi d’autres qui expliquent la crise du couple aujourd’hui. On ne veut plus s’attacher, on rejette les liens. Mais dans ce cas il ne faut plus se marier. Il faut savoir que le mariage est un lien ; on s’attache à son épouse et à son mari. Le mariage constitue une alliance, ce qui signifie que l’on est lié. L’alliance portée au doigt est le symbole de cet attachement. Le mariage est un engagement, un contrat, une promesse.

    L’homme s’attachera à sa femme. L’épouse s’attachera de même à son mari. L’amour doit nous faire dépasser notre égoïsme. Notre égoïsme et notre égocentrisme naturels font beaucoup de mal dans le mariage. Si l’on a la mentalité : “Moi, moi et rien que moi”, il n’est pas possible de fonder un foyer. Les maris rechignent un peu à manifester leur attachement à leur épouse, surtout en public. C’est comme s’ils perdaient une partie de leur virilité ou de leur superbe. C’est un trait de l’esprit et de la mentalité de notre monde. Quel dommage ! Mais l’Ecriture précise que les chrétiens n’ont pas reçu l’esprit du monde, mais l’Esprit de Dieu. L’Esprit-Saint doit nous conduire vers les lois de Dieu. Ainsi donc l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme. Le mari n’aura pas peur de montrer qu’il est attaché à son épouse. De même, la femme n’aura aucune crainte de montrer qu’elle est attachée à son mari. Qu’il est précieux et sage d’entendre un mari dire : “Pour moi, ma femme passe avant tout le monde. Je veux que mes enfants la respectent. C’est elle qui compte pour moi. Je fais tout pour essayer de lui plaire.” Ces paroles sont rares. Un médecin chrétien, spécialiste des questions familiales, disait : “Beaucoup d’épouses vivent une grande frustration parce qu’elles ne se sentent pas estimées par leur mari, parce qu’elles ne ressentent pas l’attachement de leur époux.” Hâtons-nous de vivre pleinement ce que la Parole de Dieu nous dit et ce qu’elle nous commande. Notons qu’il est écrit : « L’homme s’attachera à sa femme. » Il n’est pas écrit : “La femme attachera son mari.” ! En effet, ce commandement de Dieu est un acte d’amour. L’amour est tel que je choisis de m’attacher à celui (à celle) qui partage ma vie.

    3° - LA FUSION.
    Dieu dit : « L’homme et la femme deviendront une seule chair. » (Marc 10.8). Après la séparation et l’union, vient donc la fusion. Evitons d’abord d’employer les termes “relations sexuelles”. Aujourd’hui c’est une expression banalisée et trop souvent vulgaire. Choisissons plutôt les mots : “relations intimes”. En effet ces relations ne concernent pas seulement le sexe. En réalité, toute la personne est engagée, y compris l’âme et l’esprit, dans ces relations intimes. Notons que ces relations intimes, dans le couple entre époux et épouse, font partie du plan de Dieu. Ce n’est pas le diable qui a inventé la sexualité. Il n’y a rien de sale ou d’impur dans la relation intime. Au contraire, c’est quelque chose de précieux. Dieu a voulu que l’homme et la femme s’unissent physiquement, et que les deux deviennent une seule chair. Il faut souligner que Dieu a voulu que cette intimité se vive dans les liens du mariage. La loi de Dieu est claire : d’abord l’homme quittera son père et sa mère, ensuite il s’attachera à sa femme, et enfin les deux deviendront une seule chair. Dieu ne veut donc pas de relations intimes avant ou en-dehors du mariage. Selon Dieu, ces relations se vivent uniquement dans les liens du mariage.

    L’Église catholique romaine a commis une grande erreur en enseignant des doctrines que l’on ne trouve nulle part dans l’Ecriture. Tout d’abord elle impose à son clergé le célibat, et elle fait croire que le célibat est un état spirituel supérieur à celui de marié. C’est faux. C’est une grossière erreur que d’imposer le célibat au clergé. Quand la Bible parle du célibat, elle en parle comme un don et certainement pas comme une imposition ou une obligation. Il est tout à fait possible de servir Dieu en étant marié. L’Église catholique romaine commet une autre grave erreur qui tache l’image du christianisme, surtout de nos jours. L’Eglise romaine a voulu faire croire que les relations intimes dans le couple marié n’ont d’autre but que la procréation. En d’autres termes, le couple marié qui souhaite n’avoir qu’un enfant n’aura qu’une seule relation intime durant toute la vie ! On tombe dans l’absurde ! Pour enseigner ces choses, il faut trahir le plan de Dieu, tordre le sens des Ecritures et culpabiliser faussement ceux qui croient que cet enseignement vient de Dieu. Quand le grand Réformateur Martin Luther comprend les erreurs de l’Église catholique, notamment sur le célibat, il découvre, en lisant les Ecritures, que jamais le Dieu de la Parole n’impose à ses serviteurs le célibat. Ainsi donc, il décide de se marier ; à plus de 40 ans, il fonde une famille et aura des enfants. Le mariage et les relations intimes font partie du plan de Dieu. La Parole de Dieu contient cette loi utile pour l’équilibre de la société, l’épanouissement de la personne, et le bien-être du couple. L’apôtre ajoutera aussi, en s’adressant aux couples mariés : « Ne vous privez point l’un de l’autre. » (1 Corinthiens 7.5). Ces textes de Paul, inspiré par le Saint-Esprit, sont clairs ! Dieu n’interdit pas tout. Mais il faut savoir que Dieu ne permet pas tout. Pour cette raison, Il a mis en place un ensemble de lois afin de garantir le bonheur dans le couple et dans la famille.

    Cette loi (séparation - union - fusion) contient un ordre chronologique. Il y a un ordre à respecter dans ces trois étapes successives. Ne nous permettons pas de changer ce que Dieu a dit. En d’autres termes, la Bible elle, ne connaît pas de mariage à l’essai. Contrairement aux idées répandues dans le monde, il faut noter que l’on “n’essaie » pas le mariage”, que l’on “n’essaie” pas une femme ni un homme. Si l’on accepte ce principe de “l’essai”, combien de fois va-t-on essayer ? Si l’on rejette cette loi de Dieu, où va nous conduire cette permissivité ? Cet “essayage” est trompeur. Il ne produit pas de bon mariage, mais bien le libertinage, l’infidélité, l’égoïsme et la corruption. Malgré le nombre croissant de mariages à l’essai, il y a de moins en moins de mariages réussis. Il n’y a jamais eu autant d’échecs parce que la solution ne réside pas dans le rejet de l’ordre divin ni dans les essayages multiples, mais se trouve dans l’obéissance à la loi de Dieu. Elle est juste et bonne.

    Que Dieu nous donne à chacun le courage d’enseigner ces choses, de les dire et de les vivre. Que le Seigneur nous donne l’intelligence de comprendre sa loi. Qu’il nous accorde sa force pour les mettre en pratique. 

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    Post-scriptum

    Prédication en quatre volets apportée les 7, 14, 21 et 28 juin 1998 par Philippe HUBINON, et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN - Bulletin “Résurrection” de mars 1999, mai, juin, juillet 1999.

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    logo DOCUMENT 666LES LOIS DE DIEU [publication écrite d’origine, 1999]
    , 21 juin 2011, PDF 7.6 Mo


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