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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

    Dans la même rubrique

    Les lois de Dieu (2/2)

    | VOLET 3 : Psaumes 32 : 1 à 11
    | VOLET 4 : Hébreux 11 : 1 à 6 - 2 Corinthiens 5 : 7
     

    ALLER A LA PARTIE 1

    Prédication en quatre volets :

    1. Lois de la nature et loi morale
    2. Les lois du mariage
    3. Les lois du bonheur
    4. Les lois de la foi

    VOLET 3
    ALLER AU VOLET 4

    (3) LES LOIS DU BONHEUR

    L’Ecriture contient des lois qui régissent le bonheur. Ce sujet concerne chacun parce que personne ne se désintéresse du bonheur. Quels que soient notre âge, la couleur de notre peau, et notre culture, nous cherchons tous le bonheur d’une façon ou d’une autre. Chacun aspire à être heureux. Que ce soit au travers de notre profession, dans la présence de l’époux ou de l’épouse que nous choisissons, dans les divertissements ou dans la maison que nous habitons, il y a toujours en filigrane cette recherche du bonheur.

    MAIS POURQUOI ASPIRONS-NOUS CHACUN AU BONHEUR ? L’Ecriture donne une réponse à cette question. Dieu nous a créés pour être heureux. Quand Moïse relate l’histoire de la création (Genèse 1), il précise qu’à chaque étape de son ouvrage, Dieu vit que cela était bon. Moïse dira même : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici, cela était très bon. » (Genèse 1.31). Nos premiers parents étaient ainsi dans un contexte parfait où tout était bon. Tout avait été créé pour le bonheur d’Adam et Eve. Mais un jour la créature a choisi de se rebeller contre le Créateur, et le péché est ainsi entré dans le monde. Dès lors, le malheur est entré dans l’humanité, et l’homme recherche le bonheur.

    Beaucoup se sont présentés pour promettre le bonheur. Le Psalmiste disait déjà : « Qui nous fera voir le bonheur ? » (Psaumes 4.7). Plusieurs se sont levés prétendant apporter le bonheur. Mao Tsé-toung n’a pas regardé à faire massacrer des millions de personnes sous prétexte d’apporter le bonheur à quelques adeptes de sa révolution. Lénine, Staline, Hitler et Karl Marx ont aussi promis à leur peuple le vrai bonheur. Mais l’Histoire et ses archives ont montré la réalité de ces fausses promesses. On pourrait ainsi multiplier les exemples de ces dictateurs qui, en Afrique, en Amérique du Sud ou en Europe se sont engagés à donner le bonheur. Les faits ont démontré la triste destinée rencontrée par ces peuples trompés.

    La Bible parle aussi du bonheur. Elle apporte une réponse à la question “Qui nous fera voir le bonheur ?” Jésus a parlé du bonheur. Il n’a pas seulement parlé du péché, de la repentance, de la sanctification. Jésus a enseigné les foules au sujet du bonheur. Il faut toutefois noter que suite à l’entrée du péché dans le monde, il n’y a plus ici-bas de bonheur sans nuage. En d’autres termes, nous ne retrouverons jamais ici-bas le bonheur du jardin d’Eden où tout était très bon. Et cependant sur la terre, il y a encore place pour le bonheur.

    La Bible parle des lois du bonheur. L’Ecriture ne donne pas de recettes pour accéder au bonheur. Les recettes du bonheur n’existent pas. La vie est beaucoup plus complexe que quelques formules simplistes. Toutefois l’Ecriture nous donne des principes, des règles, des lois à l’intérieur desquelles le Seigneur parle de bonheur.

    PREMIERE LOI : le bonheur passe par le pardon des péchés. « Heureux celui à qui la transgression est remise, à qui le péché est pardonné ! » (Psaumes 32.1). Le péché est le grand ennemi du bonheur. C’est ce grand adversaire qui détruit la famille, la société, le foyer. Le péché traîne avec lui le cortège de malheurs qui accablent notre planète. Le péché est le grand adversaire du bonheur ; cela est vrai pour le chrétien comme pour le non-croyant. L’ennemi du bonheur de l’incroyant est son propre péché. L’incrédule ne le sait pas ou ne veut pas l’accepter, mais le grand adversaire du bonheur de tout homme est le péché. Cela signifie que le bonheur passera par le pardon de nos transgressions. « Heureux l’homme à qui l’Eternel ne tient plus compte de sa faute. » (Psaumes 32.2). L’apôtre Paul citera ce texte du Psaume 32 quand il dira : « Heureux ceux dont les iniquités sont pardonnées, et dont les péchés sont couverts ! Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas son péché ! Ce bonheur n’est-il que pour les Juifs, ou est-il également pour les non-Juifs ? » (Romains 4.7-9). Ce bonheur est aussi pour les non-Juifs, pour tous ceux qui veulent s’approcher de Jésus-Christ par la foi. N’avons-nous pas oublié le bonheur qui réside dans la certitude que nos péchés sont pardonnés ? N’avons-nous pas laissé ternir la joie de cette conscience purifiée devant Dieu ? Comment un homme pourrait-il être pleinement heureux sans être libéré du fardeau de son péché ? Comment connaître le bonheur sans être débarrassé du sentiment de culpabilité ? Ne croyons pas que ceux qui nous entourent pèchent impunément. Ils ont aussi une conscience à laquelle parle l’Esprit de Dieu. Il est intéressant de noter que la grande majorité des psychiatres et psychologues reconnaissent que la plupart de leurs patients se débattent dans un problème de culpabilité. Le fait de se sentir coupable n’est pas uniquement l’affaire des chrétiens. C’est aussi le problème des incroyants confrontés à la conscience de leur péché. Le sentiment de culpabilité peut peser sur la vie des non-croyants comme une chape de plomb, même quand tout a l’air de bien aller. Le péché est en effet toujours là pour étouffer le bonheur prêt à naître dans nos vies. Jésus a parlé du bonheur du pardon des péchés : « Réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. » (Luc 10.20). Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute pas sa faute.

    DEUXIEME LOI : le bonheur passe par l’obéissance aux commandements de Dieu. L’Ecriture nous donne des commandements et les termine par ces termes : « afin que tu sois heureux. » Quand Dieu donne ses commandements, son intention est d’octroyer à travers l’obéissance à ses lois, le bonheur à celui qui les respecte et les pratique. Dieu n’a pas donné seulement ses commandements pour veiller à l’ordre moral de notre société. Mais l’Eternel les a donnés aussi pour assurer le bonheur de celui qui applique ces ordonnances dans sa vie de tous les jours. Le bonheur réside dans l’obéissance aux commandements de Dieu. Il ne se trouve jamais dans la désobéissance aux lois divines.

    Pourtant, même en le sachant, nous nous trompons nous-mêmes souvent quand nous pensons que le menteur, le voleur, l’adultère, l’égoïste, le calomniateur sont heureux. C’est faux parce que l’on ne peut trouver le bonheur dans le péché. Méfions-nous donc très fort du mensonge et du rêve proposés par nos magazines et nos petits écrans : les faux sourires des vedettes de la chanson, du cinéma, du show-business apparemment si heureuses, malgré leur conduite, le péché, l’égoïsme et la débauche. Certains de ces visages souriants dissimulent des êtres fragiles, minés par le désespoir, hantés par le suicide. Lors d’une interview plus franche, une vedette de la chanson française avouait : “Je sais que le bonheur existe quelque part, mais je ne l’ai jamais rencontré.” Ce chanteur semble pourtant tout avoir... sauf le bonheur. Prenons garde à ce piège : ces gens célèbres et souriants, à première vue comblés, vivent en fait dans tout ce que l’Eternel défend, et pratiquent tout ce que Dieu interdit. Nous les imaginons heureux parce que nous sommes trompés par la mise en scène qui nous les présente. La réalité est autre. On nous jette de la poudre aux yeux et nous avons dès lors des réflexions fausses. La vraie vie de ces gens connus se déroule en dehors des écrans, loin des projecteurs et des caméras ; elle n’a rien de commun avec les posters ou les clips vidéo réalisés à des fins commerciales et lucratives.

    La séduction contient le danger de nous faire croire que le bonheur se trouve dans les comportements interdits par Dieu. Déjà au 17e siècle, l’écrivain français Bossuet disait : “Apprenons avant toutes choses à ne pas être éblouis du bonheur qui ne remplit pas le cœur de l’homme.” Satan est passé maître dans l’art de nous faire miroiter des bonheurs au rabais. Ne nous laissons pas aveugler, nous chrétiens qui avons la lumière de la Parole de Dieu. Satan a séduit Adam et Eve.

    La Bible dit : « Heureux celui qui observe les commandements de Dieu. » Ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile. Le bonheur n’est pas dans la facilité. Mais faisons confiance à notre Dieu et prenons garde de ne pas nous laisser tromper par les mensonges du monde. « Heureux ceux qui observent la loi, qui pratiquent la justice en tout temps. » (Psaumes 106.3). Jésus lui-même dira à ses disciples après leur avoir rappelé ses commandements : « Vous êtes heureux, si vous savez ces choses, pourvu que vous les pratiquiez. » (Jean 13.17). Le bonheur est dans l’obéissance aux commandements de Dieu et dans leur mise en pratique. Le bonheur n’est jamais sur le chemin qui s’écarte des lois divines.

    Adam et Eve en ont fait la triste expérience le jour où ils ont transgressé le seul commandement que Dieu leur avait donné. Ils se sont laissés séduire par Satan qui les tentait et les poussait à négliger la voix de Dieu. Satan leur avait proposé le bonheur (être comme des dieux) en oubliant ce que Dieu leur avait ordonné. Ils ont écouté le séducteur, et mangé le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin d’Eden. Dès lors le péché est entré dans le monde et le calvaire de l’humanité commençait.

    Choisissons donc chacun d’obéir aux commandements de Dieu. Ne nous laissons pas influencer par les pratiques de ceux qui nous entourent. Moïse disait au peuple d’Israël : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l’Eternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t’attacher à lui : car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours. » (Deutéronome 30.19). Le Psalmiste disait déjà : « Quel est l’homme qui aime la vie, qui désire la prolonger pour jouir du bonheur ? Préserve ta langue du mal, et tes lèvres des paroles trompeuses ; éloigne-toi du mal, et fais-le bien ; recherche et poursuis la paix. » (Psaumes 34.13-15). En d’autres termes, que l’homme qui aime la vie, le bonheur, suive les commandements de Dieu.

    TROISIEME LOI : le bonheur passe par la foi en Dieu. « Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » (Jean 20:29). Telles sont les paroles adressées par Jésus à Thomas. Nous pensons souvent que les disciples ont été favorisés parce qu’ils ont pu voir certains événements : Jésus marchant sur les eaux, le Christ changeant l’eau en vin, le Seigneur guérissant le paralytique ou purifiant le lépreux. Nous pensons que les disciples ont eu une chance exceptionnelle en voyant ces miracles, en touchant le Christ ressuscité ou en le voyant monter au ciel. Et pourtant le Seigneur affirme : « Heureux ceux qui n’ont pas vu, et qui ont cru ! » Nous avons donc, selon les paroles du Christ, plus de bonheur que les disciples qui ont vu toutes ces choses. Le bonheur passe par la foi, la confiance en Dieu. Il y a du bonheur à croire en l’Eternel.

    Après la résurrection, les deux disciples, sur le chemin vers Emmaüs, parlaient et discutaient. Ils étaient tout tristes (Luc 24.17) parce qu’ils ne croyaient pas encore (v. 41). L’incrédulité éloigne du bonheur. Quand les disciples auront foi en Celui qui est ressuscité, ils seront alors remplis de joie. La foi transforme la tristesse en joie. Heureux l’homme qui place sa confiance, sa foi en l’Eternel. Le Psalmiste disait : « Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie. » (Psaumes 23.6). Pourtant dans ce même psaume, David mentionnait la vallée de l’ombre de la mort (v. 4). Il y a du bonheur à connaître Jésus-Christ, à goûter au pardon de nos péchés, à vivre l’Evangile de Jésus-Christ, à savoir que notre nom est inscrit dans le Livre de vie.

    QUATRIEME LOI : il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Dans le livre des Actes, Luc rappelle les paroles du Seigneur : « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. » (Actes 20.35). Jésus n’a pas dit qu’il n’y avait pas de bonheur à recevoir. Mais l’Ecriture dit qu’il y a plus de bonheur à donner. Notre appétit naturel et notre premier réflexe consistent à recevoir et à garder pour nous. Mais l’Evangile, c’est le monde à l’envers, ou plutôt le monde remis à l’endroit par Jésus-Christ. Ainsi le Christ nous invite à savourer le bonheur qu’il y a à donner. Telle est la loi de Dieu. Appliquée, elle engendre davantage de bonheur, que l’on veuille ou non. Telle la loi physique de la pesanteur, cette loi spirituelle du bonheur est réelle. Et Dieu lui-même se l’applique. L’Ecriture l’affirme souvent en disant que Dieu a donné. Nous avons une tendance naturelle à garder, alors que nous avons l’occasion de donner tant de choses... et retrouver en retour tant de bonheur. Il y a tant de choses à donner et de services à rendre : un déplacement en voiture, une place à notre table, un geste à faire, un travail à effectuer, un cadeau à présenter. Souvent nous nous privons de ce bonheur de donner, parce que nous ne tenons pas compte de cette loi de Dieu : il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. L’Ecriture dit : « Heureux celui qui s’intéresse au pauvre ! Au jour du malheur l’Eternel le délivre. » (Psaumes 41.2).

    L’Ecriture nous invite sur le chemin du bonheur. Elle ne nous donne pas des recettes mais des lois. Au travers de ces principes, Dieu veut donner le bonheur à ceux qui lui font confiance et qui mettent sa Parole en pratique. 


    VOLET 4
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    (4) LES LOIS DE LA FOI

    Nous terminons cette série de prédications consacrées aux lois de Dieu. Nous avons ainsi vu que le monde est régi par un ensemble de lois : les lois de la nature, les lois morales, les lois de la famille, les lois du bonheur. Nous abordons pour cette dernière méditation les lois de la foi. Cet intitulé pourrait en étonner plus d’un. Y aurait-il des lois qui régissent la foi ? Effectivement. L’apôtre Paul utilisera du reste cette expression : « La loi de la foi » (Romains 3.27). En d’autres termes l’Ecriture précise que la foi n’est pas n’importe quoi, n’importe comment. Le monde de la foi n’est pas le domaine de l’à peu près, du flou ou du vaporeux.

    Beaucoup de personnes ont, il est vrai, une idée très vague de la foi. Pourtant Dieu a non seulement pourvu le monde matériel d’un ensemble de lois, mais il a aussi régi le monde spirituel par toute une série de lois. Ainsi donc la foi a aussi ses lois. On entend souvent dire : “Vous savez, moi je crois mais à ma manière.” C’est, selon cette affirmation, comme si chacun pouvait se créer pour lui-même des règles de foi personnelles et particulières. Dans ces conditions, on aurait une foi à la carte qui autoriserait chacun à choisir ce qu’il va croire ou ne pas croire des lois. L’apôtre Paul écrira aux chrétiens de l’Eglise de Corinthe : « Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi. » (2 Corinthiens 13.5). L’apôtre veut préciser ainsi que la foi, ce n’est pas croire tout et n’importe quoi. Aujourd’hui beaucoup de personnes croient, mais elles ne savent pas ce qu’elles croient. Dans ces conditions, la foi est alors sans contenu précis, sans loi. On peut y mettre n’importe quoi. Or au contraire, l’Ecriture précise que la foi est régie par un ensemble de lois.

    PREMIERE LOI : « La foi vient de ce que l’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole de Dieu. » (Romains 10.17). Cette affirmation de l’apôtre Paul est une loi spirituelle relative à la foi. L’Ecriture nous enseigne donc qu’il y a un lien entre la foi et la Bible, lue ou prêchée. La foi vient au travers de la Parole de Dieu. Pour que la foi puisse naître, il faut un contact avec la Parole de Dieu. La foi se forme et se fortifie à partir de l’Ecriture. La foi s’accroche sur une Parole de Dieu, elle s’appuie sur quelque chose de ferme, de sûr, sur un rocher. La foi n’est pas un bond dans le vide. On entend parfois l’expression : “J’ai fait le saut de la foi.” Mais l’Ecriture ne donne jamais cette image de la foi. Lors du Sermon sur la montagne, Jésus a dit : « C’est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. » (Matthieu 7.24). Jésus ne compare donc pas celui qui croit à quelqu’un qui saute dans le vide ; le Christ compare celui qui a la foi à quelqu’un qui construit sur le roc.

    La foi est fondée sur les affirmations de Dieu. Nous avons beaucoup d’exemples dans l’Ecriture. Quand Abraham a quitté son pays suite au commandement de l’Eternel : « Va-t-en de ton pays, de ta patrie et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai, je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. » (Genèse 12.1), Abraham s’est appuyé sur la promesse de Dieu. Vu de l’extérieur, le départ d’Abraham peut être considéré comme un saut dans le vide. Croire c’est prendre ses appuis sur les promesses que Dieu a faites. Jésus a dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole, et qui croit à celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient point en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. » (Jean 5.24). L’Ecriture affirme : « Tous les prophètes rendent de Christ le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. » (Actes 10.43). Quand le chrétien croit au pardon des péchés et à la vie éternelle, il ne fait certes pas un saut dans le vide : il s’appuie sur ce que Dieu dit dans sa Parole.

    Ainsi pour que quelqu’un puisse croire, il faut qu’il ait ce contact avec la Parole de Dieu, avec l’Ecriture ! « La foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend vient de la Parole de Dieu. » (Romains 10.17). C’est pourquoi il faut contribuer à tous les efforts qui tendent à répandre la Parole dans le monde. C’est de l’Ecriture que vient la foi. La foi est liée à la Parole de Dieu. C’est une loi. Sans la Parole de Dieu, il n’y a ni repentance ni conversion. En Europe, dans des pays christianisés comme la Belgique, il y a peu de chrétiens parce que la Parole de Dieu est peu répandue. Des millions de gens n’ont encore jamais lu la Bible. Beaucoup n’ont même encore jamais vu de Bible.

    DEUXIEME LOI : « Nous marchons par la foi et non par la vue. » (2 Corinthiens 5.7). Dans cette parole, l’Ecriture nous enseigne qu’il y a opposition entre la foi et la vue. Nous sommes sauvés par la foi. Nous devons également marcher par la foi, sans voir ce que nous croyons ni ce que nous attendons. Beaucoup d’exemples dans l’Ecriture, ainsi que dans notre actualité, illustrent cette loi. Comme Abraham, nous faisons beaucoup de pas dans la voie chrétienne, sans rien voir. Dieu avait fait plusieurs promesses à Abraham : « Tu deviendras une grande nation. » (Genèse 12.2). « Je multiplierai ta postérité, et elle sera si nombreuse, qu’on ne pourra la compter. » (Genèse 16.10). « Je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel et comme le sable qui est sur le bord de la mer. Toutes les nations voudront être bénies en toi. » (Genèse 22.17). Abraham n’a rien vu de toutes ces promesses. Il a marché par la foi. Il a seulement vu Isaac.

    L’auteur de l’Epître aux Hébreux dit que tous les hommes de Dieu qui nous ont précédés sont tous morts sans avoir obtenu les choses promises, mais ils les ont crues et saluées de loin. (Hébreux 11.13), Dans cette épître, le chapitre 11 contient à 21 reprises l’expression : « C’est par la foi. » De fait, cela montre que tous ces hommes cités de l’Ancien Testament ont marché par la foi et non par la vue. Cette loi selon laquelle nous marchons par la foi et non par la vue s’applique déjà dans l’Ancien Testament.

    Elle est aussi vraie dans le Nouveau Testament, où elle est illustrée par plusieurs exemples. Un cas, parmi beaucoup d’autres, se trouve dans Matthieu 14 lorsque Jésus, marchant sur les eaux, appelle Pierre et l’invite à sortir de la barque pour Le rencontrer. « Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus mais voyant que le vent était fort, il eut peur et commença à s’enfoncer. » (Matthieu 14.20). Tant qu’il marchait par la foi, en s’appuyant sur la parole du Christ : « Viens ! », Pierre n’enfonce pas. Mais dès qu’il regarde et se fie à ce qu’il voit, il commence à enfoncer. Pierre ne marchait plus par la foi mais par la vue. Pierre coule dès qu’il cesse de placer sa confiance en la Parole du Christ pour la placer dans ce que ses yeux voient. Et Jésus lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » (Matthieu 14.31).

    De même pour nous, dès que nous détournons notre attention de la Parole de Dieu et que nous nous fions à ce que nos yeux perçoivent, nous coulons. Nous nous enfonçons dès que nous cessons de marcher par la foi. Si nous nous fions à ce que nos yeux voient, nous ne pourrons jamais espérer que le bien triomphera du mal, ni que l’amour triomphera un jour de la haine, ni que la pureté triomphera un jour de l’immoralité, ni que la paix triomphera de la guerre. Si nous nous fions à ce que nos yeux voient, jamais nous ne croirons à la résurrection, ni à la reconstruction du temple de Jérusalem, ni au retour de Jésus-Christ, ni à la venue du règne de justice du Seigneur, ici-bas sur cette terre. Dans les cimetières aujourd’hui, nos yeux voient des tombes, des dalles, des noms, des dates, quelques épitaphes. Mais la foi porte nos regards et nos yeux vers l’invisible, pour les tourner vers l’Ecriture et nous appuyer sur les paroles du Christ. Comme les apôtres qui ont entendu les anges leur dire : « Il n’est pas ici, il est ressuscité. », la Parole de Dieu nous affirme que nos bien-aimés disparus ne sont pas sous le marbre ou la pierre, mais là-haut. Nous ne devons pas nous arrêter à ce que nos yeux voient mais nous sommes appelés à marcher par la foi. Nous nous appuyons sur ce que Dieu a dit et non pas sur ce que nos yeux voient ou ce que notre raison nous démontre.

    Nous devons respecter cette loi qui nous engage à marcher par la foi et non par la vue. Il y aura toujours opposition entre ce que nos yeux nous montrent et ce que notre foi nous dit. C’est ce qui rend la foi insensée aux yeux des incrédules et fait passer les chrétiens pour des fous. Lorsque l’apôtre Paul rend témoignage devant le gouverneur Festus et parle de la résurrection, ce dernier dit à haute voix : « Tu es fou, Paul ! Ton grand savoir te fait déraisonner. » (Actes 26.24). Mais Paul réplique : « Je ne suis pas fou, très excellent Festus ; ce sont, au contraire, des paroles de vérité et de bon sens que je prononce. » Festus marche par la vue, Paul lui marche par la foi. En écrivant aux Corinthiens, Paul dira : « La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent ; mais pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu. » (1 Corinthiens 1.18). Vu de l’extérieur, c’est insensé ; mais avec les yeux de la foi, cela devient la plus grande des sagesses. Paul écrit : « Nous prêchons Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens, mais puissance de Dieu et sagesse de Dieu pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs. » (1 Corinthiens 1.23). « Car la folie de Dieu est plus sage que la sagesse des hommes. » (1 Corinthiens 1.25). Nous marchons par la foi et non par la vue. Il y aura toujours opposition entre ce que nous voyons et ce que nous croyons. C’est ce qui fait de la foi un combat, Paul en parle : « le combat de la foi. » C’est le combat entre ce que nos yeux voient et ce que nos cœurs croient en nous appuyant sur les promesses de Dieu.

    TROISIEME LOI : « Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu. » (Hébreux 11.6). C’est une loi. Ce fait n’est pas à prendre ou à laisser. C’est une loi spirituelle. Comment plaire à Dieu ? En faisant confiance à ce qu’il a dit. Nous pouvons faire des kilomètres à genoux, dire toutes les prières possibles, brûler des centaines de cierges, tout cela est inutile. Nous ne saurions plaire à Dieu sans lui faire confiance, et sans croire ce qu’il a dit.

    QUATRIEME LOI : « La foi sans les œuvres est morte. » (Jacques 2.26). Cela contredit la formule souvent entendue aujourd’hui : “Je crois mais je ne pratique pas.” Cette réflexion existait déjà au temps des apôtres. C’est pourquoi l’Epître de Jacques précise bien que la foi sans les œuvres est morte. C’est une des lois de la foi. Sans les œuvres, la foi est morte, elle n’existe pas. A la foi au sacrifice de Jésus-Christ qui me sauve, suivent ensuite les bonnes œuvres. Elles sont la démonstration et la preuve de la foi. Si ces preuves sont absentes, la foi l’est aussi. Ces bonnes œuvres sont-elles présentes dans notre vie, comme des preuves qui démontrent la réalité de notre foi ? Si les bonnes œuvres à la gloire de Christ sont absentes, cela signifie qu’il n’y a pas la foi. Telle est la loi énoncée par l’Ecriture.

    « Examinons-nous nous-mêmes pour savoir si nous sommes dans la foi. » (2 Corinthiens 13.5). Tenons compte de ces lois de la foi pour ne pas croire tout et n’importe quoi, pour éviter d’essayer de plaire à Dieu de n’importe quelle manière. Ce sont les lois de Dieu. 

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    Lire ou télécharger la prédication complète dans sa forme écrite d’origine.

    Post-scriptum

    Prédication en quatre volets apportée les 7, 14, 21 et 28 juin 1998 par Philippe HUBINON, et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN - Bulletin “Résurrection” de mars 1999, mai, juin, juillet 1999.

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