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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    L’incomparable Jésus

     | Jean 7 : 40-52 - Matthieu 7 : 28-29
     

    Lorsqu’on lit les Evangiles pour la première fois, ce qui étonne le plus, ce sont les miracles de Jésus, car ils sont vraiment extraordinaires. Après la guérison d’un paralytique, les témoins déclarent : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil ! » (Marc 2.12). Jésus a en effet, guéri de nombreux malades, purifié des lépreux, rendu la vue à des aveugles, changé de l’eau en vin, multiplié des pains et des poissons, marché sur les eaux, etc. Si on lit la vie de Bouddha, Mahomet, Lao Tseu, Confucius, Zarathoustra, on n’y trouve aucun récit de miracles. Quelqu’un pourrait dire que les miracles de Jésus ont été inventés par ses disciples. Mais alors pourquoi n’a-t-on pas inventé des miracles pour Bouddha, Mahomet, etc. ? Les disciples voulaient être crus. Inventer des miracles aurait été un obstacle énorme à la foi des gens ! Comment des hommes qui se revendiquaient de la vérité auraient-ils écrit de tels mensonges, alors qu’ils risquaient leur vie ? Les disciples ont rapporté ce qu’ils ont vu et entendu !

    Les paroles du Christ sont elles-aussi extraordinaires. Les huissiers (gardiens du Temple) ont dit : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme. » (Jean 7.46). Pourquoi les huissiers sont-ils si étonnés en entendant parler Jésus ? Quelles sont les caractéristiques spécifiques de l’enseignement de Jésus-Christ ? Qu’est-ce qui distingue cet enseignement de tous les autres ? Pourquoi son enseignement et sa doctrine ont-ils été si différents de ceux de tous les autres maîtres religieux, qui ont existé soit avant, soit après lui ? Jamais homme n’a parlé comme Jésus ! Voilà 2000 ans que cette parole a été prononcée par les huissiers et elle est toujours vraie aujourd’hui ! On peut ne pas être d’accord avec ce que Jésus a dit, mais on ne peut nier que le Christ a parlé comme aucun autre homme au monde. A la liste des fondateurs de religion, on peut ajouter les noms de tous les grands personnages de l’Histoire qui ont défilé au cours des siècles : savants, écrivains, artistes, philosophes, politiciens, ... Ces hommes ont certainement dit ou écrit de bien belles choses, mais aucun n’a parlé comme Jésus ! Même dans leurs écrits de l’Ancien Testament, Moïse, David, Esaïe, Ezéchiel, ou dans le Nouveau Testament, Matthieu, Paul, Jean, n’ont parlé comme Jésus !

    Comment Jésus parlait-il donc ? Je retiendrai cinq réponses :

    1) Tout d’abord il parlait comme ayant autorité. A partir de cette affirmation, beaucoup pensent que Jésus devait élever la voix, crier, hurler. Mais la Bible ne dit rien de pareil. En Esaïe 42.1 nous lisons : « Voici mon serviteur que je soutiendrai, mon élu (le Messie). J’ai mis mon Esprit sur lui... Il ne criera point, il n’élèvera pas la voix. » L’autorité ne se mesure pas à la puissance de la voix en décibels.

    2) Jésus ne parlait pas comme les scribes du peuple (Matthieu 7.29). Il ne faisait aucune référence à ce que d’autres avaient dit avant lui. Or, les rabbins de l’époque (et d’aujourd’hui encore) citaient sans cesse d’autres rabbins pour étayer leurs propos.

    3) Ensuite jamais Jésus n’a employé le vocabulaire de la supposition, de la probabilité tel que : “je pense, il me semble que, peut-être, vraisemblablement, je suppose, il est probable, il y a de fortes chances, sans doute”. Pouvez-vous imaginer Jésus disant : “Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il est probable que le Fils de l’homme sera élevé...” (à comparer avec Jean 3.14) ou : “Celui qui écoute ma parole et qui croit à Celui qui m’a envoyé aura sans doute la vie éternelle. Il peut espérer ne pas venir en jugement, il y a de fortes chances qu’il soit passé de la mort à la vie ». (à comparer avec Jean 5.24). Tout ce vocabulaire trahit le doute, la supposition ... On peut le trouver dans les livres de Platon, Freud, Camus, Sartre ... mais jamais dans la bouche de Jésus. Tout est différent avec Jésus. « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le Royaume de Dieu. » (Jean 3.3). « Je suis le chemin, la vérité et la vie. » (Jean 14.6). « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole... a la vie éternelle... L’heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres, entendront ma voix et en sortiront. » (Jean 5.24, 28). « Je te le dis, en vérité, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23.43).

    4) Jamais le Christ ne s’est égaré dans le superficiel, le secondaire, l’accessoire. Il n’a jamais fait de proposition politique, économique, sociale, militaire, philosophique, culturelle.... Ce n’est pas l’essentiel pour lui. Les Pharisiens ont voulu piéger Jésus et l’entraîner dans le domaine de la politique. « Est-il permis ou non de payer le tribut à César ? Jésus répondit : Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. » (Matthieu 22.17-21). Jésus demeure sur l’essentiel : la relation de l’homme avec Dieu. Jésus aborda de plein front le péché, la corruption de la nature humaine, l’hypocrisie religieuse, le pardon des péchés, l’amour du prochain, l’amour de Dieu, l’absolue nécessité pour l’homme de se repentir et recevoir Celui que Dieu a envoyé, son Fils unique Jésus-Christ.

    5) La Parole de Jésus avait une dimension prophétique. Tout au long de son ministère, Jésus n’a cessé d’annoncer les évènements à venir le concernant et tout spécialement sa mort et sa résurrection. Dans la chambre haute, il dit : « Je suis pour peu de temps encore avec vous. » (Jean 13.33) et : « Je vais à mon Père. » (Jean 16.10, 28). Jésus connaît celui qui va le trahir, le désigne et lui donne l’ordre d’agir (Jean 13.21-27). Il annonce que les anciens, les sacrificateurs, les scribes, les chefs du peuple, le rejetteront (Luc 9.22). Il sait qui va le renier et quand (Matthieu 26.34). Les historiens nous rapportent que Jules César avait le pressentiment qu’il allait être assassiné. (De même pour Jean Jaurès). Mais il ne savait pas quand, ni comment, ni où, ni par qui ! Il fut étonné de trouver au nombre de ses assassins son fils Brutus. Jésus n’a pas été étonné de la trahison de Judas ! Il savait ! Il a énoncé en détail les lieux et les circonstances de sa mort : « Voici, nous montons à Jérusalem et le Fils de l’homme sera livré. » (Matthieu 20.18). Jamais homme n’a parlé ainsi de son destin, de la fin de sa vie ! Bouddha a dit à la fin de sa vie : “Je cherche encore la vérité.” et Gandhi : “Je suis un chercheur de vérité.” Mais Jésus a dit : « Je suis la vérité. » Aucun homme n’a jamais parlé comme Jésus et ne peut lui être comparé, parce que Jésus est plus qu’un homme, il est Dieu fait homme. Il a parlé avec autorité, parce que par lui, c’est Dieu qui parle. Dès lors, on comprend pourquoi les Pharisiens voulaient le lapider. Il disait que Dieu était son propre Père et il se faisait lui-même égal à Dieu (Jean 5.18). On lui a d’ailleurs dit : « Ce n’est point pour une bonne œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu. » (Jean 10.33). Le sommet du discours de Christ, c’est l’affirmation de sa divinité. Jésus a déclaré : « Vous dites : tu blasphèmes ! Et cela parce que j’ai dit : Je suis le Fils de Dieu. Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas. Mais si je les fais, quand même vous ne me croiriez point, croyez à ces œuvres. » (Jean 10.36-38).

    Chacun de nous doit être attentif à ce que dit Jésus et il doit prendre ses paroles avec sérieux, parce que c’est la Parole de Dieu. Elle ne se discute pas. Que Dieu nous aide à reconnaître que la Parole du Christ est plus que la parole d’un homme. C’est la Parole de Dieu, et celui qui les prononce est le Fils de Dieu, Dieu le Fils. 

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 12-12-2010 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD - Bulletin “Résurrection” de juillet-août 2011.

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