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    La véritable Réforme

     | Evangile de Marc 7 : 1 à 13 - Epître aux Ephésiens 2 : 8 à 10
     

    Il y a près de cinq siècles mourait Martin Luther (1546). Ce grand réformateur était un homme de Dieu, attaché à la Bible. C’était un prophète du Seigneur, utile pour amener le peuple vers la Parole de Dieu. Il fut un instrument puissant pour secouer toute l’Europe avec le message de l’Evangile. Notre souhait aujourd’hui est de revoir le vieux continent bouleversé par les Saintes Ecritures. Le 16e siècle vit probablement le plus grand Réveil de toute l’Histoire de l’Eglise, ce grand mouvement de l’Esprit. Aujourd’hui des millions de chrétiens sont le fruit de ce Réveil de l’Esprit de Dieu.

    La fête de la Réforme n’est pas la fête des Protestants. C’est celle de tous ceux qui aiment la Parole de Dieu. C’est la fête de tous ceux qui veulent vivre de la grâce de Dieu et qui renoncent à croire que nos œuvres prétendument méritoires peuvent nous sauver en gagnant le pardon de Dieu. C’est la fête de ceux qui ont mis leur confiance dans le message que Dieu nous a laissé. Dieu n’est pas à vendre. Il ne s’achète pas. Dieu est Dieu. Il donne. Il octroie la vie. En aucune manière, nous n’avons rien à lui payer. La Réforme est la fête de ceux qui aiment la Vérité. Jésus a dit : « Ta Parole est la vérité. » (Jean 17.17). Le Psalmiste disait déjà : « Le fondement de ta Parole est la vérité. » (Psaumes 119.160). Le prophète Samuel disait : « Tu es Dieu, et tes paroles sont vérité. » (2 Samuel 7:28). Et l’apôtre Paul utilisera l’expression « la parole de la vérité ». (Colossiens 1.5). Il s’agit de la Parole révélée, la parole des prophètes, du Christ et des apôtres.

    Le 31 octobre 1517, le moine Martin Luther affichait à la porte de l’église du château de Wittenberg, 95 thèses dénonçant les erreurs de l’Église romaine, en particulier le commerce des âmes. Toute l’œuvre de Luther peut être considérée comme un retour à la Parole de Dieu. Le réformateur va lutter pour que l’Ecriture Sainte soit de nouveau mise à l’honneur dans le cœur de ceux et de celles qui croient en Jésus-Christ. Ainsi donc le travail de Luther va inciter à redécouvrir l’Evangile et la grâce de Dieu. La Bible affirme bien : « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. » (Ephésiens 2.8). « Le juste vivra par la foi. » (Romains 1.17). « Nous sommes gratuitement justifiés par la grâce de Dieu, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. » (Romains 3.24). « Etant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ. » (Romains 5.1).

    Luther remet la Parole de Dieu à l’honneur. Ce sera un des thèmes majeurs de la Réforme : “Sola scriptura” (l’Écriture seule). A cette époque, l’Ecriture n’était plus prêchée ni enseignée dans les églises. Elle restait donc inconnue du peuple de Dieu. Elle n’était plus aimée. Le peuple et bien souvent le clergé étaient dans l’ignorance des grandes vérités bibliques. Quelques privilégiés seulement avaient accès à la Parole. La langue utilisée pour les services religieux était incompréhensible au peuple. La lampe était mise sous le boisseau. La Vérité était étouffée. La Parole n’était pas sur le chandelier pour éclairer tous ceux qui cherchaient à être guidés.

    L’Esprit de Dieu allait utiliser Luther et d’autres croyants anonymes pour remettre à l’honneur la Parole de Dieu. Ce message allait bouleverser toute l’Europe, les princes, les rois. Toute l’Europe est ainsi secouée par le souffle de l’Esprit. Luther est célèbre, connu, peut-être plus que les rois, les princes et hauts dignitaires. Luther n’a sans doute pas tout compris et a commis certaines erreurs. Mais il est évident qu’il a, de la part de Dieu, ramené le christianisme à ses origines, aux textes inspirés, à l’enseignement des apôtres et des prophètes consigné dans l’Ecriture Sainte.

    Le message de Luther se résume dans les reproches que Jésus adressait aux Pharisiens : « Vous anéantissez fort bien le commandement de Dieu, pour garder votre tradition. » (Romains 7.9). « Vous abandonnez le commandement de Dieu, et vous observez la tradition des hommes. » (Romains 7.8). « Vous enseignez des préceptes qui sont des commandements d’hommes. » (Romains 7.7).

    L’Église commettait à nouveau les mêmes péchés que les Pharisiens, en se détournant de I’Ecriture Sainte pour s’attacher à des enseignements d’hommes. L’Église remplaçait la Parole de Dieu par des paroles d’hommes. Elle remplaçait la vérité de Dieu par le mensonge des hommes.

    Luther, Bible en main, démentait et démontrait l’hérésie, espérant que l’Église allait se ressaisir. Il avait cru naïvement, dans sa sincérité, à la possibilité d’une réforme intérieure, dans l’Église. Il n’en fut rien. Au contraire, allait alors s’organiser la Contre Réforme, articulée sur deux axes : les persécutions d’une part, et d’autre part un nouveau concile confirmant ce qui avait déjà été énoncé.

    Lors de ces persécutions, des dizaines de milliers de personnes vont mourir pour leur foi. C’est pourquoi le mot “fête” de la Réforme n’est peut-être pas très bien choisi. Ce mot ne convient pas quand on se souvient que des milliers de croyants ont perdu la vie par fidélité à l’Ecriture. Ils n’ont voulu croire qu’au message de l’Evangile et rien qu’à cela. Ils ont ainsi payé de leur vie en subissant le supplice, la torture, l’exécution, le bûcher. Leur seul tort était de croire en la Parole de Dieu, et d’aimer Jésus-Christ, de n’accepter aucune autre autorité. C’est pourquoi la fête de la Réforme est en quelque sorte une fête triste. Il ne faut pas éviter de rappeler ces faits horribles. Comment pourrions-nous oublier le sang de tous ces martyrs qui ont souffert par fidélité à Jésus-Christ. Nous ne pouvons nous taire. Ce serait comme piétiner le sang des martyrs, le sang de ces innocents qui ont défendu la Parole de Dieu. Ils ont payé de leur vie la défense de ces mêmes promesses auxquelles nous croyons. Certains ont connu les galères, d’autres se sont expatriés pour fuir la persécution. Les historiens racontent comment certaines grandes villes se sont vidées parce que leurs habitants avaient décidé de fuir l’horreur et la violence. Le grand mouvement de Réveil suscité par l’Esprit de Dieu, qui proposait un retour à l’Ecriture Sainte, a été sévèrement et cruellement réprimé par les armes. En tant que chrétiens, nous devons nous en souvenir, nous qui sommes amis des Saintes Ecritures.

    D’autre part, sur le plan théologique, la Contre Réforme va endurcir la position de l’Église. Au Concile de Trente, l’Église va s’enfoncer dans son erreur et confirmer les dogmes antérieurs. Elle renforce ce qui avait été promulgué auparavant.

    Aujourd’hui peu de choses ont changé. Le combat pour la vérité continue. Les persécutions n’ont heureusement plus cours dans nos pays d’Europe occidentale, mais les fausses doctrines demeurent. Luther s’était battu contre le commerce des indulgences vendues à l’initiative du pape Léon X. Le réformateur s’était insurgé contre le pardon des péchés acheté à prix d’argent. Rome n’a rien changé. Les dogmes blasphématoires relatifs au culte des saints, à la prière aux morts, à l’immaculée conception, à l’assomption de Marie, à l’infaillibilité du pape, à la transsubstantiation, au purgatoire, à la confession, sont encore vécus, prêchés, enseignés aujourd’hui, et font partie des théories officielles de l’Église romaine (voir le nouveau catéchisme 1993).

    Aujourd’hui le combat continue, non pas avec les armes mais avec la Parole de Dieu qui est l’épée de l’Esprit. C’est avec l’Ecriture Sainte que le Seigneur nous invite à livrer le bon combat de la foi. Nous n’égorgeons personne. Nous ne pendons personne. Nous ne décapitons personne. Nous ne brûlons personne. Nous n’envoyons personne aux galères. Nous ne nous transformons pas en bourreaux et n’organisons aucune inquisition. L’Ecriture dénonce : « Vous anéantissez fort bien la Parole de Dieu au profit de votre tradition Vous enseignez des préceptes qui ne sont que des commandements d’hommes. » (Romains 7.8). Le vrai disciple de Jésus-Christ est quelqu’un qui est attaché à la Parole de Dieu. Jésus a dit : « Si vous gardez mes paroles, vous êtes vraiment mes disciples. » (Jean 8.31). Une des preuves de notre appartenance à Jésus-Christ est notre attachement à la Parole de Dieu.

    Demeurons-nous attachés à la Parole de Dieu ? Ne regardons pas les autres. Tournons les regards sur nous-mêmes, chacun sur soi. Aimons-nous la Parole de Dieu ? La gardons-nous dans notre cœur ? Fait-elle partie de ma vie de tous les jours ? Est-elle intégrée dans mes pensées quotidiennes ? Est-elle au cœur de ma vie, de mon foyer, de ma maison ?

    Jésus a dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples. » En tant que chrétiens évangéliques, cette Parole est la seule autorité. Comme Jésus l’a enseigné, nous croyons que Dieu a parlé, qu’il s’est fait connaître, qu’il s’est révélé. Dieu a dit tout ce qu’il avait à dire dans les Ecritures. La Bible est le message de Dieu pour tous les siècles. La Parole de Dieu est la vérité. Dans le dernier livre de la Révélation (l’Apocalypse), lorsque l’apôtre Jean a cette vision sur l’île de Patmos, il entend ces paroles du Seigneur : « Que nul n’ajoute, ni ne retranche quelque chose des paroles du livre. » (Apocalypse 22.18). Personne n’a le droit de toucher à la Parole de Dieu. Nous avons tous le devoir d’y demeurer fidèles.

    Aujourd’hui, il est encore dramatique de constater que beaucoup d’églises protestantes, qui se réclament de la Réforme et de Luther, ont abandonné la Parole de Dieu. On y tolère l’homosexualité. On n’y prêche plus la conversion ni la repentance. On y met en doute la divinité de Jésus-Christ, ses miracles et sa résurrection. On ne croit plus au caractère sacrificiel de la mort de Jésus-Christ. On y rejette l’autorité de la Parole de Dieu. Ces églises se cantonnent dans un travail social et négligent l’évangélisation. Elles évitent de parler du péché. Beaucoup d’églises protestantes nient la création au profit de la théorie de l’évolution. D’autres pratiquent un œcuménisme tous azimuts. Luther, Calvin, Zwingli et d’autres réformateurs doivent se retourner dans leur tombe ! Eux qui ont combattu jusqu’à la mort, par fidélité à la Parole de Dieu, ne seraient pas les seuls à être scandalisés par l’attitude de ces églises infidèles. Celui qui est sorti de la tombe, le Christ, est aussi attristé de cette situation. Quand l’apôtre Paul, avant sa conversion, persécutait l’Église de Jésus-Christ, le Seigneur lui adresse cette parole : « Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » (Actes 9.4). Quand l’Eglise souffre, c’est Christ, le chef de l’Eglise, qui souffre.

    Plaise à Dieu que notre église reste fidèle à la Parole et ne fasse pas souffrir Jésus-Christ. Qu’elle respecte le message de la Parole de Dieu, seule autorité en matière de foi et de vie. C’est notre responsabilité à chacun. Ce n’est pas seulement l’Eglise, en tant que corps ou institution qui doit rester fidèle. Ce n’est pas seulement l’affaire des pasteurs et des anciens. Ce doit être la préoccupation de chacun, non seulement sur le plan doctrinal mais aussi dans notre comportement, dans notre conduite, nos actes et nos paroles. La Parole de Dieu n’est pas seulement une affaire de théologie, mais c’est aussi une question de vie. Luther disait : “La Bible ne contient pas seulement des paroles à lire, mais des paroles à vivre.” Le prophète Jérémie écrivait de la part du Seigneur : « Réformez vos voies. » (Jérémie 7.3). C’est un appel à réformer nos vies et à les rendre conformes à la Parole de Dieu. C’est un appel de Dieu à tous ses enfants. Telle est la véritable Réforme, celle qui se vit de l’intérieur. Dieu veut réformer, transformer et sanctifier notre conduite, nos actes, nos paroles et nos pensées. Quand un homme, une femme, un jeune change d’attitude vis-à-vis de Jésus-Christ, change sa conduite suite à sa rencontre avec le Seigneur, devient une nouvelle créature, cela constitue la véritable Réforme.

    Avons-nous vraiment connu cette expérience ? Avons-nous vécu cette Réforme intérieure, cette conversion ? Avons-nous connu cette repentance, ce changement qui nous conduit dans une vie nouvelle agréable au Seigneur ? Avons-nous réformé nos voies et nos œuvres ? Le Seigneur souhaite que notre vie soit changée, transformée, réformée chaque jour. Telle est la véritable Réforme à laquelle le Seigneur nous appelle. Cela commence avec la conversion, avec la repentance. Avons-nous connu ce moment où notre vie bascule, où tout a changé. Avons-nous la paix ? Vivons-nous pour Christ ?

    La réforme commence à la conversion, elle se prolonge toute notre vie. Ce n’est pas en effet quelque chose qui se passe une fois pour toutes. Chaque jour nous avons à revenir près du Seigneur, à nous rapprocher de la croix pour réformer notre vie et demander pardon à Christ pour tout ce qui n’est pas encore dans notre comportement à la gloire de Dieu. Chaque jour nous avons besoin de la grâce de Dieu pour repartir de nouveau assurés que le Seigneur nous pardonne et nous aide pour vivre à sa gloire.

    Que Dieu conduise notre église, et chacun de nous en particulier, sur ce chemin d’une réforme permanente de nos vies à la lumière de l’Ecriture Sainte. Dieu veut guider et réformer nos vies par sa Parole. Dieu veut notre sanctification à chacun. Jésus a dit : « Père, ta parole est la vérité. Sanctifie-les par ta vérité. » (Jean 17.17). 

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 9-3-1997 par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN - Bulletin “Résurrection” de novembre 1997.

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