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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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    Quand Dieu fait des multiplications

     | Evangile selon Jean 6 : 1-15
     

    La multiplication des pains est sans doute l’un des textes les plus connus de la Bible. En réalité, quand on lit les Evangiles, on constate qu’il y a deux récits de ce miracle opéré à deux occasions différentes. On pourrait dire que Jésus multiplie la multiplication des pains ! Le texte biblique commence par nous dire qu’une grande foule suivait Jésus (verset 2). Notre première réaction est de nous exclamer “Bravo, la foule ...” Mais, quand on lit la suite, on apprend que cette foule suivait Jésus parce qu’elle voyait les miracles qu’il opérait. On en parlait dans tout le pays. Les gens venaient voir comme s’il s’agissait d’un spectacle, d’un one man show. Une grande foule ne veut pas dire une grande foi !

    Transposons à notre époque. Nous avons la chance d’avoir une église importante, bien fréquentée, mais cela ne veut pas dire qu’il y a une grande foi dans cette église, car la foi ne se mesure pas au nombre de membres. Posons-nous la question : “Pour quelle raison vais-je à l’église ? Y a-t-il chez moi beaucoup de foi ? Venons-nous en tant que spectateurs ?” Certains aiment la musique et les chants. D’autres viennent pour avoir des nouvelles de tel(le) ou tel(le). D’autres encore pour écouter la prédication dans une bonne ambiance. Un jeune homme vient avec l’espoir de voir une jeune fille. De même une jeune fille vient dans l’espoir de voir un jeune homme. Il n’y a pas de mal en la chose, mais sont-elles de bonnes raisons pour venir à l’église ? Nous devons venir pour apprendre, grandir, nous enrichir spirituellement, pour louer Dieu, lui apporter notre offrande, pour partager le pain et le vin, symbole de la mort du Christ et clamer sa résurrection, pour exprimer notre foi et prouver que nous sommes chrétiens. Pour plaire à Dieu, notre motivation doit être pure, spirituelle, et nous repartirons bénis, encouragés, comblés.

    La première réaction de Jésus a été la compassion : « Il fut ému de compassion. » (Marc 8.2). C’est le cœur qui parle. Notre Dieu a un cœur. Il a du cœur ! Comme notre Seigneur, nous devons être des hommes et des femmes de cœur. Avoir du cœur est une des choses qui compte le plus aux yeux de Dieu. N’oublions pas que Jésus a dit : « Voici ce qui est le plus important dans la loi : la justice, la miséricorde et la fidélité. » (Matthieu 23.23). Le chrétien ne peut pas dire : “Les pauvres. Ce n’est pas mon problème ! ...” Dieu bénit celui qui prend soin des pauvres (Psaumes 41.1-2). Le chrétien n’est pas parfait, mais il doit être différent des autres. Plaise à Dieu que nous n’oublions jamais la miséricorde !

    Revenons-en au récit de Jean 6. Au milieu de la foule se trouve un jeune garçon qui a pris son casse-croûte : 5 pains et 2 poissons. Les pains sont des pains d’orge, le pain des pauvres, car l’orge ne donne pas la meilleure farine. On ne dit pas le nom du garçon. C’est un anonyme précieux, utile, qui accepte de donner, d’abandonner, de partager ce qu’il a.

    Quelle grande leçon l’Evangile nous donne là ! On gagne en partageant, en donnant. Jésus a dit : « Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. » (Matthieu 16.25). Nous avons tous peur de perdre, de partager, d’abandonner. Pourtant, quand nous le faisons pour le Seigneur, nous sommes gagnants. L’Evangile nous promet que Dieu va multiplier. Que fait Jésus avec ce qu’on lui donne ? Il le multiplie. Le Dieu de la Bible est un Dieu qui multiplie ! Nous avons tous peur qu’il soustraie, retranche, divise ce que nous avons. Or, il multiplie, ce qui est mieux encore qu’une addition. N’ayons pas peur de lui donner de notre vie, de notre temps, de notre argent. Dieu multiplie ce que nous lui apportons. “Comment ?”, direz-vous ? On ne sait pas. Comme dans le récit biblique, on ne sait pas d’où viennent ces pains et ces poissons qui ont nourri 5.000 personnes. Jean raconte le miracle mais ne l’explique pas.

    N’attendons pas d’être avancés en âge pour être miséricordieux. Commençons dès la jeunesse et nous verrons comment Dieu multiplie. C’est ça la foi ! Jeunes, donnez de votre temps, de votre vie, et vous, parents, montrez-leur l’exemple. Car, avec l’Evangile, “Qui perd, gagne !” Quelqu’un dira : “Moi, je n’ai rien a apporter.” C’est faux. Nous avons tous au moins 5 pains et 2 poissons. Un jeune dira : “Je n’ai pas de boulot, je ne touche pas de salaire, ...” Relis la Bible. Qui a apporté 5 pains et 2 poissons ? Ce n’est pas un milliardaire comme Bill Gates ou bien un riche banquier, mais un jeune garçon ! N’attends pas d’avoir terminé tes études, de percevoir un salaire. Jeune homme, jeune fille, apporte tes 5 pains et tes 2 poissons et tu verras comment Dieu les multipliera d’une façon secrète et mystérieuse.

    Avant d’accomplir le miracle, Jésus prie (v. 11) et c’est sa prière qui sera le détonateur faisant exploser la puissance, la bonté et la grâce de Dieu. Et la foule qui était venue pour voir n’a rien vu ! Il n’y a pas eu de spectacle, de one man show. Pas non plus d’explication ni de description. Mais il y a une précision sur l’abondance de la nourriture. Ils en eurent autant qu’ils en voulurent et il y eut 12 paniers remplis des restes et tous avaient mangé : 5.000 hommes, + les femmes et les enfants. Le Dieu de la Bible est le Dieu de l’abondance. Tu as des arbres fruitiers ? Tu ne ramasses qu’une pomme, une cerise ou une prune ? Non, des dizaines, des centaines ! On met quelques semences en terre et ça pousse et donne des fruits.

    Peut-être quelqu’un dira : “Des pauvres meurent de faim dans le monde.” Si des gens meurent de faim, ce n’est pas parce que Dieu a mal calculé le tonnage des productions et qu’il y a pour lui pénurie d’approvisionnement pour nourrir le monde. Le professeur Minkowski, qui a travaillé pour l’ONU et l’UNICEF a dit : “Toutes les famines du monde sont des famines politiques.” Ce sont des choix politiques. Il y a à manger pour tous sur notre planète, mais beaucoup de chefs d’Etat préfèrent acheter des armes plutôt que du blé. Des nations entières sont dans la misère parce que leurs gouvernements ont choisi de posséder la bombe atomique. Ailleurs, les hommes ont enterrés des mines dans les champs cultivés. Ceux-ci sont couverts de nourriture, mais les gens n’osent pas y pénétrer. Des enfants s’y sont risqués et sont revenus mutilés pour la vie ! Ainsi, des gens meurent de faim au bord de champs couverts d’épis de blé ou de plants de maïs. « La bonté de l’Eternel remplit la terre. » dit le psalmiste (33.5).

    « Jésus prit les pains, rendit grâce. » (Jean 6.11). Avant le miracle, la prière. Posons-nous ces questions : “Prions-nous ? Prions-nous avec nos enfants et devant eux ? Prions-nous avec notre épouse, notre époux ? Prions-nous pour nos parents ? Avec eux ? Prions-nous pour nos voisins, pour le pasteur, les anciens, les moniteurs de l’Ecole du Dimanche ? Pour des conversions, des vocations ? Prions-nous ensemble ?” Trop peu ! Il se peut que notre église soit passée à côté de beaucoup de bénédictions, parce que nous avons évoqué de mauvaises excuses pour ne pas venir à la réunion de prière. La prière en commun, c’est comme un feu de bûches, plus il y a de braises, plus il y a de chaleur ! Jésus prie et Dieu multiplie. Changeons le sujet et mettons-y notre nom : si François prie, si Martine prie, alors Dieu multiplie !

    Malgré l’abondance, il n’y eut pas de gaspillage (6.12). Dans la maison d’un chrétien on ne gaspille pas. Au camp les enfants reçoivent du pain ultra frais et, cependant certains laissent les croûtes. On dit : “Ils sont petits, il ne faut pas les bousculer, ...” Si on laisse faire, les enfants vont grandir en gaspillant. Il faut leur apprendre la valeur de la nourriture et de tout ce que Dieu donne. L’Evangile c’est aussi cela. Il faut glorifier Dieu dans le quotidien également.

    Les gens ont vu le miracle et ils ont été surpris. Voilà ce que Moïse avait annoncé deux mille ans auparavant (Deutéronome 18.15, 18). La venue d’un personnage exceptionnel, le prophète, le Messie : tout Israël l’attendait. La foule veut le faire roi (v. 15), mais Jésus s’enfuit. Ce n’est pas le moment, ce n’est pas sur cette montagne de la multiplication des pains qu’Il doit être proclamé roi. Ce sera plus tard, sur le Mont Golgotha, sur la croix. C’est là que Jésus reçut la couronne de gloire, la couronne de roi, un roi qui veut régner dans les cœurs. (Lire Jean 19.19) 

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 16-10-2010 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD Bulletin “Résurrection” de septembre-octobre 2011.

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