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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    Le mensonge de l’incinération

     | Apocalypse 8.6-7 ; 16.8-9 - Luc 3.15-17 - Romains 14.7-9
     

    Nous aborderons aujourd’hui la question de l’incinération ou crémation, c’est-à-dire la destruction post-mortem du corps par le feu : cette question revient souvent. Il n’y aura rien de morbide dans notre réflexion. Au contraire, nous proclamerons notre foi en Dieu, aux vérités bibliques ainsi qu’à la puissance de Dieu. Nous découvrirons le caractère inextinguible de la vie, car notre foi chrétienne repose sur la résurrection des corps : les uns pour la vie éternelle, les autres pour le jugement, l’opprobre et la honte éternelle. (Jean 5.29 - Daniel 12.2).

    La question de l’incinération est un bel exemple de cas de société moderne où il n’y a pas de verset tranchant disant “oui on peut” ou “non on ne peut pas” ! Comme pour la cigarette, la drogue, le maquillage, la fréquentation des discothèques, la manipulation génétique, l’avortement, etc.

    On règle parfois la question en disant : “Chacun fait comme il veut.” NON ! A côté des lois et commandements divins, des listes d’interdits clairement énoncés, il y a des principes de vie et des valeurs d’ordre général pouvant s’appliquer à des situations actuelles.

    La Bible nous donne des pistes pour chercher la pensée et la volonté de Dieu, pour construire une réponse aux questions difficiles.

     Notons quelques éléments de réponse concernant l’incinération. La Bible nous enseigne que la destruction d’un corps ou d’un objet par le feu est toujours un signe de jugement, une marque de désapprobation divine. Quelques exemples :

    1. Les holocaustes, sacrifices de l’Ancien Testament où l’animal était complètement consumé par le feu, ce qui représentait l’expression du jugement de Dieu sur le péché (Lévitique 6.2, 6).
    2. Les idoles. Après l’exode, lors du retour d’Israël sur la terre d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, des peuples étrangers occupaient le pays et pratiquaient l’idolâtrie accompagnée de sacrifices humains, de prostitution sacrée, etc. Dieu donna l’ordre de détruire les statues par le feu. (Deutéronome 7.5)
    3. Sodome et Gomorrhe. Ces deux villes furent détruites par le feu à cause de leur conduite immorale. (Genèse 18.20 et 19.24) A nouveau, un jugement de Dieu par la destruction des corps et des objets par le feu.
    4. Acan. D’après Josué 7.24-26, lors de la conquête de Canaan, cet homme vola du butin dévoué par interdit et mit Israël en danger (7.8). Le voleur et sa famille et tous leurs biens furent lapidés et brûlés au feu.
    5. Saül. Avant la bataille contre les Philistins, Saül consulta une voyante à En Dor (1 Samuel 28). Vaincu, il se suicida. Son corps et celui de ses fils furent attachés sur les murs de la ville par les ennemis et finalement brûlés.
    6. Le jugement des nations. Dans l’Apocalypse (8.7-9 ; 16.8-9 ; 20.14-15), des textes annoncent le jugement de Dieu sur le monde idolâtre et blasphémateur et sur les nations dans leur dernière révolte contre Dieu. Le feu est toujours l’instrument du jugement. (Apocalypse 8.7-9).
    7. Le baptême dans le feu. Dans Luc 3.7-17, Jean-Baptiste annonce la venue du Messie et insiste sur la grandeur de ce dernier : « Moi, je vous baptise d’eau, mais Il vient Celui qui est plus puissant que moi..., Lui il vous baptisera dans la Saint-Esprit et le feu. » Certains s’étonneront en lisant ce verset, car on découvre que c’est Jésus qui baptise les chrétiens dans le Saint-Esprit, lors de la conversion, de sorte, d’après 1 Corinthiens 12.13, qu’ils forment un seul corps. Ensuite vient la question du baptême dans le feu. Beaucoup ont cru et croient encore que le baptême dans le feu est un signe de bénédiction et demandent à être baptisés dans le feu. Quelle erreur ! Le baptême dans le feu signifie l’enfer, le jugement des rebelles et des incrédules. Jean-Baptiste a expliqué ses propos en choisissant une illustration que les gens connaissaient : la moisson. Le moissonneur a fauché son champ. Il nettoie son aire. Il sépare le bon grain de la paille : il lance le tout en l’air, au moyen de son van (grande pelle). Le bon grain retombe et forme un tas qu’il engrangera, tandis que le vent souffle en emportant la paille plus loin. Le moissonneur rassemble son grain dans le grenier, ce qui représente le baptême dans le Saint-Esprit, le salut dans le Royaume des cieux. Ensuite, il brûle la paille dans un feu qui ne s’éteint pas, ce qui signifie le baptême dans le feu, la damnation éternelle, le jugement final de tous les ennemis de Dieu. NE DEMANDONS DONC JAMAIS À ETRE BAPTISE DANS LE FEU !

    Tous ces passages bibliques nous enseignent que la destruction du corps par le feu est un signe de jugement divin. Nous avons déjà une réponse claire à la question touchant l’incinération. Le chrétien ne doit pas envisager la destruction de son corps par le feu.

     Découvrons d’autres arguments. D’après Romains 14.7-8, notre corps ne nous appartient pas : mort ou vivant, il appartient à Dieu. 1 Corinthiens 6.19-20 dit : « Votre corps est le temple du Saint- Esprit... et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit qui appartiennent à Dieu. » Et Romains 14.7-8, déclare : « Nul de nous ne vit pour lui-même, nul ne meurt pour lui-même. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions ou que nous mourions, nous sommes au Seigneur. » Nous n’avons pas le droit de faire ce que nous voulons de notre corps. C’est cela aussi la foi chrétienne !

     L’incinération porte une connotation antichrétienne.

    D’après les historiens, l’incinération est d’origine païenne et un signe d’hostilité à la foi chrétienne et à la résurrection. Notons qu’au crématorium d’Uccle, au milieu de la pelouse de dispersion des cendres est planté le sigle de la Libre Pensée [Laïcité] (un cercle rouge avec un flambeau au centre ; à gauche et à droite, trois petits personnages se tiennent la main), et des Francs-maçons.

    Pour les athées et les agnostiques, l’incinération est l’expression de leur mépris de Dieu et de leur révolte face au Créateur. Ils s’imaginent ainsi refuser la résurrection, croyant la rendre impossible par la destruction de leur corps par le feu. Pour l’athée, l’incinération signifie : “Je ne crois pas en Dieu.” Il y a bien des années, l’acteur français Jean Gabin s’éteignit. Selon sa volonté, son corps fut incinéré et ses cendres répandues sur l’océan. Je me souviens avoir entendu un commentaire à la radio. Un journaliste disait d’un ton solennel et provocateur : “Jean Gabin a refusé la résurrection !” Gabin n’a rien refusé du tout, car ce n’est pas lui qui décide ! Ce commentaire journalistique montre bien que, derrière l’incinération, se cache l’expression d’une révolte contre Dieu et d’un sentiment antichrétien. C’est le poing levé une dernière fois contre le ciel. Les personnes qui se font incinérer s’imaginent qu’en faisant ce choix, elles enlèvent à Dieu la possibilité de ressusciter leur corps. La résurrection des corps ne signifie pas que Dieu rassemble atomes, molécules ou autres particules du corps défunt pour reconstruire un nouveau corps avec l’ancien. Paul écrivait aux chrétiens de Corinthe, qui eux aussi, avaient mal compris la résurrection : « Le corps que tu sèmes en terre ne reprend pas vie s’il ne meurt. Et ce que tu sèmes, ce n’est pas le corps qui naîtra... » (1 Corinthiens 15.36-37). Dieu n’a pas besoin de la poussière de vie pour créer une nouvelle personne, un être spirituel. Il est bien là le mensonge de l’incinération : laisser croire que le feu détruit toute possibilité de résurrection. Les flammes peuvent détruire le corps, mais pas l’âme.

    La majorité de ceux qui se font incinérer sont rongés par l’angoisse de devoir faire face à Dieu. Ils ont raison, parce qu’un jour, ils se trouveront en face de Lui, quoiqu’ils essaient de Lui échapper. Même si leur corps est complètement détruit par le feu et leurs cendres dispersées aux quatre vents ou dans les océans, ils seront effrayés de découvrir que leurs efforts pour fuir Dieu ont été inutiles.

    Il n’y a qu’un moyen d’échapper au jugement, à la condamnation, à l’enfer : VENIR A LA CROIX DE CHRIST. « Il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés : le nom de Jésus-Christ. » (Actes 4.12). 

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 21-11-2010 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD - Bulletin “Résurrection” de novembre-décembre 2011

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