logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 512Amour des Êtres et des Choses mai 2017
    Page d’anthologie extraite de “Le tailleur de pierres de Saint-Point”, d’Alphonse de Lamartine (1790-1869)
    logo ARTICLE 782Auteurs divers octobre 2017
    Citations sur des sujets très divers.

    Dans la même rubrique

    Faut pas rêver l’Eglise

     | Éphésiens 5 : 25 à 27 - Jude 20 à 25
     

    Cette prédication est à rapprocher de la prédication intitulée
    L’Eglise, pas encore le paradis !”.

    Le thème abordé aujourd’hui est celui de l’Eglise locale. Les Eglises locales ont beaucoup d’importance. Celle-ci est mise en évidence dès les premières pages du Nouveau Testament. Les Eglises locales sont le projet de Dieu. Le plan de Dieu ne se limite pas au salut. Il consiste aussi à rassembler ceux qui ont été sauvés et croient en Jésus-Christ. Jésus a dit : « Je bâtirai mon Église. » (Matthieu 16.18).

    Si nous examinons le Nouveau Testament, nous trouvons dans l’ordre :

    Ainsi donc les Eglises sont importantes aux yeux de Dieu.

    Le Nouveau Testament nous apprend aussi que notre foi en Dieu est une question personnelle. La vie chrétienne commence avec une décision, une réponse personnelle au Christ. On n’est pas chrétien de père en fils, ce n’est pas une affaire héréditaire, qui se transmet de génération en génération. On n’est pas chrétien parce que l’on fréquente une église. La foi commence par un choix personnel. Si vous n’avez pas encore fait ce choix, ne tardez pas à le faire. C’est la décision la plus importante de votre vie, que d’accepter le pardon et la grâce de Jésus-Christ.

    Mais le Nouveau Testament nous apprend que si d’une part la foi est une question personnelle, individuelle, elle se vit aussi en communauté, en groupe. La Bible dénonce tous les isolés de la foi, tous les ermites de la vie chrétienne.

    La foi se vit en Eglise. Pour un chrétien, s’éloigner de l’Eglise locale, c’est s’éloigner du Christ, de la personne du Seigneur. La vie avec le Christ se vit aussi dans l’Eglise du Christ. L’expression de notre foi en Dieu passe aussi par la vie de l’Eglise locale. Vivre proche du Christ, c’est aussi vivre proche de Son Eglise. Servir le Christ, c’est aussi servir l’Eglise du Christ. Aimer le Christ, c’est aussi aimer l’Eglise du Christ. Se consacrer à Christ, c’est aussi se consacrer à l’Eglise du Christ.

    En effet l’Eglise est en quelque sorte l’expression du Christ. Blesser l’Eglise, c’est blesser le Christ. Mépriser l’Eglise, c’est mépriser le Christ. Lors de sa conversion sur le chemin de Damas, Saul entend une voix qui lui dit : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Je suis Jésus que tu persécutes. » (Actes 9 4). Le mal que Saul faisait à l’Église et aux chrétiens, c’est aussi à Christ qu’il le faisait. Jésus marque ainsi sa pleine identification avec son Eglise. L’Eglise du Christ, c’est le corps de Christ. Les Eglises locales constituent le corps de Jésus-Christ sur la terre. Le corps de Jésus-Christ n’est pas l’hostie que l’on mange ou le pain partagé lors de la Sainte-cène. Le corps de Christ, c’est l’Eglise, c’est l’ensemble des chrétiens rassemblés de par le monde dans les Eglises locales.

    La Bible emploie aussi une autre image que celle du corps. Elle compare l’Eglise à une famille. Différents mots de vocabulaire utilisés pour parler de l’Eglise rejoignent les termes employés pour la famille : enfants, fils, père, mère, engendrer, les douleurs de l’enfantement. Dans une Eglise, nous sommes en quelque sorte comme dans une famille. Certaines critiques vont sans doute s’élever et dire : “Quelle famille ! ” Mais certaines personnes vont affirmer : “Merveilleuse famille ! », parce qu’elles y ont été accueillies comme dans une vraie famille. Ces enfants de Dieu y ont été entourés, secourus, aimés, entendus, consolés et estimés comme jamais dans leur propre famille. Ils ont vécu ces moments bienfaisants dans l’Eglise. D’autres vont certainement rétorquer : “Terrible famille !”, parce qu’ils ont vécu tel événement ou entendu telle parole. Finalement, la famille de l’Eglise, elle est merveilleuse ou terriblement décevant ? En fait, elle est à la fois merveilleuse et terrible. On y trouve la gentillesse, l’honnêteté, la générosité, l’esprit de consécration et de sacrifice, la droiture, l’amour, mais aussi des choses regrettables, des coups d’assommoir, des paroles meurtrières, des démarches méchantes, de l’immoralité, des blessures, des faits inadmissibles. Il s’en dégage un sentiment tantôt de honte, tantôt de fierté. Si on étudie le Nouveau Testament, on découvre le même partage des sentiments. On y trouve des choses merveilleuses et d’autres faits terribles.

    On imagine trop souvent, à tort, l’Eglise primitive immaculée, zélée, parfaite, consacrée, combattante et triomphante. Ce rêve ne correspond en rien au Nouveau Testament.

    L’Eglise, depuis le premier siècle, est faite d’un mélange de choses merveilleuses et inadmissibles, exemplaires et mauvaises. L’apôtre Paul écrivait aux Corinthiens : « On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de l’impudicité, et une impudicité telle qu’elle ne se rencontre pas même chez les païens. » (1 Corinthiens 5.1). Dans l’Eglise de Corinthe, c’est pire que dans le monde. On est donc dans ce cas bien loin de l’Eglise immaculée, propre, bien qu’on y trouve tous les dons. Dans ses autres lettres aux Philippiens, aux Thessaloniciens, Paul dénonce bien d’autres misères, tout en soulignant des réalités admirables et remarquables. En lisant le Nouveau Testament, nous ne retenons que les beaux aspects en oubliant les faits inadmissibles : querelles, clans, disputes, affrontements, profiteurs, paresseux, mensonges, hypocrisies, immoralités, ivrognerie à la Sainte Cène, jalousies, désordres, vengeances, etc.. Bien que ces faits inadmissibles aient été indéniablement présents dans l’Eglise primitive, nous voulons malgré tout l’idéaliser et nous rêvons. Mais en rêvant l’Eglise, on se fait beaucoup de mal, et on peut faire beaucoup de mal autour de soi.

    Il faut être très prudent quand on compare l’Eglise idéale dont on rêve avec la réalité. Nous pouvons faire un parallèle dans le domaine du mariage. Il n’y a pas d’époux idéal ni d’épouse idéale. Un prédicateur a dit : “L’amour est aveugle, mais le mariage rend la vue.” De même, il n’y a pas non plus d’Eglise idéale. Celle-ci n’existe que dans nos rêves. On imagine l’Eglise idéale, mais la réalité ouvre les yeux. Nous ne vivons pas avec les rêves, nous vivons avec la réalité. Dieu ne veut pas bénir nos rêves, mais la réalité de tous les jours : dans mon foyer, dans ma famille, dans mon église. Si nous rêvons, nous serons certainement déçus, découragés, ébranlés face à la réalité. Dans les Eglises, les rêveurs peuvent se faire beaucoup de tort à eux-mêmes et à l’Eglise. Rêver toujours à l’idéal constitue une démarche dangereuse et destructrice parce que l’Eglise ne correspond jamais aux critères de l’imagination. Dans l’Eglise locale, nous sommes comme dans une famille. Ce n’est pas celle dont nous avons rêvé, mais certainement celle avec laquelle nous avons à faire. Si le Seigneur nous y a placés, ce n’est pas par hasard. Ce n’est pas un accident si nous faisons partie de notre Eglise locale. Nous sommes pendant quelques années de passage dans cette famille. A chacun de nous de l’aimer, d’y travailler, de nous y attacher, de prier pour elle, de veiller à ne rien faire pour la blesser parce que ce serait blesser le Christ. Prenons garde de ne pas la salir, ce serait salir le Christ. L’Eglise locale est l’Eglise du Seigneur. Si je veux aller et servir le Seigneur, je dois aimer et servir l’Eglise.

    Ceci n’est pas un cours “d’ecclésiolâtrie” : il ne s’agit pas de rendre un culte à l’Eglise. Ce sont des notions d’ecclésiologie : l’enseignement sur l’Eglise, conforme à la Parole du Seigneur.

    Que Dieu répande sa bénédiction sur notre Eglise, pour qu’un jour elle puisse être devant Lui, sainte, pure, immaculée et irrépréhensible, grâce à Jésus-Christ. ■

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN - Bulletin “Résurrection” d’octobre 1996.

    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web