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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    Les « 4 as » de Paul

     | Actes 9 : 23-30 ; 12 : 19-26 ; 16 : 26 et 18 : 1-11 - Colossiens 1 : 3-8 ; 4 : 12-14
     

    L’apôtre Paul a toujours travaillé en équipe lorsqu’il œuvrait à la proclamation de la Parole de Dieu. Il était toujours entouré de collaborateurs dont les noms sont écrits dans les Écritures. Nous en connaissons quelques-uns comme Timothée, Tite, ... Quatre collaborateurs ont leur nom qui se termine par « as » : Epaphras, Barnabas, Aquilas, Silas (d’où le titre de cette prédication).

    Chacun sait qu’en jouant à la “bataille”, un as bat toutes les autres cartes. Dans les églises, il est précieux aussi d’avoir des as. Dans tous les domaines, on emploie ce terme ; on peut être un as en cuisine, en bricolage, au piano, etc. Dans la Bible, on découvre quatre as bien particuliers. Lancer à chacun un défi, pour nous entraîner avec eux, nous fera peut-être découvrir parmi nous quelques as !

     

    EPAPHRAS (Colossiens 1.7 et 4.12 - Philippiens 23)

    Ce nom n’est pas très beau, mais quelle personnalité ! Il était rattaché à l’église de Colosse. Il est appelé « bien-aimé compagnon de service, fidèle ministre de Christ. »

    Le terme “ministre” signifie serviteur, c’est-à-dire "au service de..." Un pasteur est un ministre, un serviteur de l’église. Tous les étudiants en théologie qui choisissent le pastorat, doivent savoir qu’ils seront des serviteurs de Christ et de l’église, pareil pour les missionnaires, les évangélistes et tous ceux qui ont une fonction dans l’œuvre de Dieu. Jésus lui-même nous a montré l’exemple : « Je suis venu non pas pour être servi mais pour servir et donner ma vie comme rançon pour plusieurs. » (Marc 10.45).

    Epaphras a compris ce message : il est un serviteur. Tout chrétien devrait comprendre cela. Nous sommes rachetés pour servir dans l’église, pour faire quelque chose d’utile. Chacun a une responsabilité dans son église locale pour accomplir quelque chose d’utile. Epaphras avait compris la leçon et il nous est rappelé que cet as était un fidèle serviteur. Il n’est pas serviteur à mi-temps, ni pour un jour, mais un serviteur à temps plein, un serviteur sur lequel on peut compter.

    Il est aussi un as de la prière. Il est dit dans Colossiens 4.12 : « Il ne cesse de combattre pour vous dans la prière. » La prière est un combat, c’est le lieu où l’on remporte des victoires. Plusieurs chrétiens n’y croient pas, sinon ils prieraient plus. La prière est un combat. On se bat contre le mal, contre la tentation, contre nos faiblesses, on se bat pour gagner. Voilà de quoi nos églises ont besoin : des as de prière. Il en faudrait plus dans les églises afin de prier pour les malades, pour la conversion des jeunes, pour la consécration des couples, des familles.

    Dans l’épître à Philémon, verset 23, Epaphras est appelé aussi « compagnon de captivité ». C’est-à-dire qu’il n’est pas seulement là avec l’apôtre Paul pour les campagnes d’évangélisation ou pour les voyages, les rencontres, les découvertes, ou pour les victoires. Il est là aussi avec Paul en prison. C’est dans les jours difficiles que l’on reconnaît les vrais as, les as de la fidélité.


    BARNABAS

    Barnabas est en premier un as de la consolation, il sait consoler, accompagner, aider, prendre la défense. Il sait trouver les bons mots, les bonnes phrases, les passages bibliques adéquats. Il est aussi “l’as de la générosité”, il sait partager, donner, offrir. (Actes 4). Nous pouvons bénir Dieu car dans toutes les églises du monde, il y a des as de la générosité, et ce ne sont pas toujours les riches qui sont des as de la libéralité.

    Il a joué un rôle particulier quand l’apôtre Paul s’est converti. Nous nous souvenons qu’au départ, Paul était adversaire du Christ et des chrétiens : il fulminait contre eux (Actes 26.9-11). « Il pourchassait, il emprisonnait. A Jérusalem, il répandait la terreur, il respirait le meurtre contre les chrétiens. » (Actes 9.1). Sur le chemin de Damas, il rencontre le Seigneur. Il se convertit. C’est un bouleversement total. Il perd la vue pendant trois jours ; personne ne veut croire à sa conversion, ni au changement opéré en lui. Le lion est devenu un mouton. La Bible dit : « Tous les chrétiens le craignaient, ne croyant pas qu’il était devenu disciple de Jésus, mais Barnabas lui le croit. » (Actes 9-26). Le fils de la consolation, de la conciliation vient le chercher dans sa maison et le conduire près des apôtres et des anciens de la ville de Jérusalem. Il va servir de médiateur, de pacificateur. Comme c’est précieux des chrétiens de cette trempe qui savent concilier, qui savent réconcilier, qui sont des as de la paix.


    AQUILAS et sa femme Priscille (Actes 18.2)

    Ils sont toujours ensemble et ils confectionnent des tentes comme l’apôtre Paul. Ils sont juifs et ont travaillé à l’implantation de l’église de Corinthe. Le travail y était très difficile. Il n’est pas du tout facile d’implanter une église : Paul et Aquilas vont rencontrer beaucoup d’opposition. Il ne faut pas croire que c’est facile d’œuvrer pour Dieu, il ne faut pas croire que toutes les portes s’ouvrent. Cela n’a jamais été facile, ni pour Moïse, ni pour Josué, ni pour Elie, ni pour Paul, et pourtant, ils œuvraient pour la volonté de Dieu. A Ephèse, ils font la connaissance d’Apollos, éloquent, instruit, versé dans les Écritures et fervent d’esprit (18.25). Mais certaines choses dans la doctrine n’étaient pas encore claires chez Apollos. Aquilas va le prendre avec lui pour lui exposer plus exactement la voie de Dieu (verset 26). Aquilas est un as de la saine doctrine, un as de la Parole.

    Nous pouvons prier pour nos étudiants de l’institut biblique afin qu’ils sortent en étant des as de la Parole afin de pouvoir exposer solidement la voie de Dieu. Il y a parfois tellement de dérapages dans les églises ! Et il faut donc des as de la Parole des Saintes Écritures, de la saine doctrine pour corriger, pour instruire les églises, les enfants, les jeunes.

    Aquilas est un bon théologien, mais il est aussi sur le terrain avec Paul pour annoncer l’Évangile. Paul écrit : « Saluez Aquilas et Priscille, mes compagnons d’œuvres en Jésus-Christ qui ont exposé leur tête pour sauver ma vie. » (Romains 16.3). Cela nous aide à comprendre qu’Aquilas et sa femme étaient des as de la foi.


    SILAS (Actes 15.22)

    Il est implanteur de l’église de Thessalonique (Actes 17.1-4), et de Bérée (Actes 17.14 et 18.4). Il est là aussi à la conférence de Jérusalem avec l’apôtre Paul. Une question de théologie se pose à l’Eglise : “Les non-juifs qui se convertissent doivent-ils se faire circoncire ?” C’était un tournant décisif dans toute l’Histoire de l’Eglise. Si à Jérusalem, les anciens et les apôtres disent oui, c’est la fin du christianisme. Tous les disciples, les anciens, les apôtres et Paul sont là, et aussi Silas. Tous vont dire “Non !”, et décident d’écrire une lettre à toutes les églises pour les informer de la décision. A Corinthe, ils seront arrêtés, battus, emprisonnés pour leur foi. Et en prison, ils prient, et ils chantent des cantiques à la louange du Seigneur. Là, ils proclament alors l’Évangile. « Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé. » Silas est un as de la proclamation de l’Évangile.

    Où sont aujourd’hui les “as de la prière, du service, de la consolation, de la Bible, de la libéralité, de la proclamation” ? Il y en a, mais il en faudrait plus. 

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 16-1-2011 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD. - Bulletin “Résurrection” de janvier-février 2012.

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