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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    Les robots de l’an 2000

     | Daniel 1 : 1 à 9 - Jean 17 : 13 à 17
     

    Le récit du livre de Daniel nous plonge très loin dans le temps : au 6e siècle avant Jésus-Christ. Cette histoire nous transporte géographiquement aussi très loin : à Babylone. Pourtant ces événements sont près de nous et nous concernent les uns et les autres. En effet, cette Babylonie c’est aujourd’hui l’Irak dont le chef est en quelque sorte un des descendants du roi Nebucadnetsar ici mentionné. Ces événements sont proches de nous parce que Dieu a voulu que ces faits nous servent d’instructions et soient des leçons sur le plan spirituel pour notre foi. (Romains 15.4).

    Daniel et ses amis sont déportés à Babylone. A l’époque, on déplaçait les populations pour obtenir de la main d’œuvre à bon marché. Cette déportation à Babylone représente un voyage de plus de 1.000 kilomètres, ce qui est énorme à cette période. Daniel et ses amis vont ainsi découvrir la grandeur, la beauté et la puissance de la ville de Babylone, l’une des "Sept merveilles du monde" des Anciens. Il n’y a pas mieux, ni plus beau, ni plus puissant que Babylone. Trois énormes murailles entourent toute la ville. Elles sont gigantesques : 7 mètres de large et 10 mètres de hauteur. Devant ces énormes murailles coule un canal de 80 mètres de large. D’un côté de la ville, coule l’Euphrate dont la largeur est de 120 mètres. La ville est imprenable et de toute beauté. C’est la ville de toutes les séductions. Elle abrite huit temples énormes consacrés au culte des idoles. Au centre de la ville, une grande avenue d’un kilomètre de long conduit au temple de Mardouk, principal dieu babylonien. La ville est agrémentée par les fameux jardins suspendus. Les briques utilisées pour la construction des murailles de la ville sont toutes marquées du nom du roi Nebucadnetsar. C’est splendide !

    Avec ses amis, Daniel découvre cette splendeur. Le maître de cette ville magnifique est le roi Nebucadnetsar. Babylone est un peu l’image du monde, de ce monde ennemi de Dieu. Nebucadnetsar est lui l’image de l’Antéchrist, du dictateur par excellence.

    Pourquoi parler de l’éclat de la ville de Babylone ? Pour faire ressortir la foi et la fidélité de Daniel, et en même temps l’esprit de séduction auquel il sera confronté. Daniel aurait eu mille raisons de se laisser impressionner et séduire par la beauté, la grandeur, la puissance de Babylone. Cet éclat extraordinaire de la ville pouvait faire pression sur ce jeune homme éloigné de son pays, perdu à l’étranger. Mais Daniel et ses amis ne bronchent pas. Rien de Babylone ne les impressionnera. Au contraire, ils vont se dresser contre la ville impie qui nie le Dieu créateur des cieux et de la terre. Avec ses amis, Daniel va défier la puissance de Babylone.

    Voilà bien l’image du chrétien que nous devons être au siècle présent. Aujourd’hui il n’est plus question de Babylone, mais du monde auquel nous sommes confrontés les uns et les autres.

    Voilà l’image du chrétien solide, ferme dans sa foi, qui ne se laisse pas ébranler par la beauté et la puissance du monde. Le monde fait tout pour nous séduire, pour saisir et gagner notre cœur, notre esprit, notre âme, notre portefeuille. Le monde cherche à accaparer nos enfants pour les faire marcher à la baguette au rythme de l’esprit du monde. Des centaines de millions sont dépensés et investis dans le monde et par le monde pour imposer sa pensée impie et toujours avec séduction. Par le moyen du cinéma, de la musique, de la télévision, de la littérature, de la presse, le monde peut réaliser des choses magnifiques, grandioses, mais trompeuses. Babylone, la trompeuse, avait tout pour séduire le jeune Daniel. Souvent l’Ecriture nous rappelle la vigilance que nous devons chacun avoir vis-à-vis du monde dans lequel nous vivons. Plus on avance avec le Seigneur, plus on vit près de lui, plus on détecte les pièges du monde. Parfois cela peut même créer des tensions entre les chrétiens, par la critique de certains envers d’autres qui n’ont pas vu, et se sont laissés séduire par les attraits du monde. Inversement, d’aucuns sont accusés de voir le mal partout parce qu’ils sont habitués et aguerris à déceler la séduction et la tromperie du monde. Le risque d’être trompé est élevé, parce que le monde camoufle ses pièges avec splendeur et éclat.

    Daniel va être confronté à cette pression de la ville de Babylone, de ce monde hostile et ennemi de Dieu. Toutefois, ce jeune chrétien ne cède pas d’un pouce. Jamais il ne fait marche arrière dans sa foi et dès le début de sa déportation à Babylone, Daniel reste ferme dans ses convictions, retenant ce qu’il a appris de la Parole de Dieu. De ces jeunes gens déportés, Babylone veut en faire des robots humains, obéissants, productifs et soumis à l’esprit babylonien. L’Ecriture nous dit que pendant trois ans, ils seront éduqués, formés à la culture païenne de Babylone, pour qu’ils pensent comme on veut qu’ils pensent, pour qu’ils agissent comme on veut qu’ils agissent, en oubliant tout ce qu’ils ont appris de la Parole de Dieu dans leur pays, Israël.

    Le monde aujourd’hui veut encore faire de tout homme un robot. De nos enfants, de nos femmes, de nos jeunes gens et jeunes filles, de nos vieillards, le monde veut en faire des robots qui réagissent selon l’esprit du monde. Le monde nous pousse à ne plus réfléchir et à agir comme tous les autres. Notre réflexion est ainsi bridée et modelée sur le principe de la “pensée unique”. Tout le monde doit penser de la même manière !

    Ainsi on veut nous imposer des idées sur l’origine de notre univers. On nous demande donc de nous mettre sans broncher dans les rangs et d’avancer comme un automate programmé selon l’esprit du monde.

    On veut nous mettre dans la tête des théories relatives à l’homosexualité. Le monde veut ainsi nous faire dire que ce n’est pas un péché mais en réalité, une expression respectable de la sexualité. Si nous sommes commerçant, ouvrier, entrepreneur ou employé, on veut faire croire que nous ne connaissons donc rien, que nous sommes incompétents devant des questions aussi délicates, et que des spécialistes réfléchissent pour nous et nous disent quelle attitude à adopter face à ces divers problèmes de la société. Nous sommes ainsi invités à rentrer dans les rangs et à penser comme tout le monde.

    On veut de même nous présenter le mariage comme une contrainte obsolète, au profit de la cohabitation, du mariage à l’essai ou de l’union libre. Et aujourd’hui encore, le monde nous dit dès que nous osons exprimer nos propres convictions : “Taisez-vous, vous n’êtes pas spécialiste de l’affaire, des gens avertis pensent pour vous, rentrez dans les rangs, avancez avec les autres, vous êtes ici à Babylone et vous vous comporterez selon l’esprit babylonien”. On cherchera donc à l’aide d’émissions télévisées, de montages radiophoniques, d’ouvrages, de films, de pièces de théâtre, de lois approuvées au Parlement, à nous imposer une pensée unique.

    On vous dira ce que l’on doit penser des victimes et des coupables. Si nous voulons raisonnablement avancer que les victimes doivent être défendues, on nous rétorque : “Mais ce ne sont pas les victimes qui doivent être défendues ! Ce sont en fait les coupables qui méritent d’être aidés ! Le coupable doit être entendu et compris ! Il faut comprendre avant tout pourquoi il a agi de la sorte ! Vous n’avez pas encore compris que son geste est un cri, l’expression d’une souffrance intérieure refoulée et enfin libérée ! Vous n’avez donc aucune patience, aucune tolérance ni aucune compréhension pour ce malheureux, meurtri par la vie. Et au fait, vous êtes spécialiste de la question ?... Non ? Alors laissez les spécialistes s’occuper de cette question délicate et rentrez dans les rangs, comme un robot, on vous dira ce qu’il faut penser et on vous l’enfoncera dans la tête via des débats télévisés, des articles de presse, des interviews de Prix Nobel,... De plus, on vous présentera tout cela de façon tellement séduisante que vous ne vous apercevrez même pas que l’on veut penser à votre place. C’est facile, ce n’est plus vous qui réfléchissez, on pense pour vous.” Nous avons juste le droit d’être des robots obéissants, soumis, rangés, conformes à l’esprit du monde.

    Ceci est vrai pour les grandes questions de l’existence comme pour les plus petites choses de la vie. On tente par la publicité de nous imposer notre nourriture, nos vêtements, nos multiples décisions. Des millions sont ainsi dépensés pour nous éviter de réfléchir pour nous-mêmes, de choisir librement, de sortir du rang.

    C’est ce qui se passe à Babylone avec Daniel. On veut le façonner, le couler dans le moule babylonien pour en faire un robot. Dans le monde entier, on veut faire de chaque être humain un robot. Cet esprit anti-Dieu se manifestera un jour sous une forme absolue, le totalitarisme des totalitarismes, en la personne de l’antéchrist. A la lumière de l’Ecriture, on peut affirmer que tout ce que l’on voit aujourd’hui dans le monde, prépare ce moment. Tout se met en place pour que la robotisation du monde puisse être réalisée et mise sous la main d’un seul homme. Aujourd’hui cette réalité n’est plus une utopie. Même les milieux avertis non chrétiens décèlent aujourd’hui les dangers d’un “nouvel ordre mondial”. Tout le monde sur la planète entière devra marcher de la même manière.

    Babylone est l’image du monde. Nebucadnetsar est l’image de l’antéchrist. Daniel et ses amis sont l’image du peuple de Dieu, de son Eglise. L’Eglise ne peut pas se laisser conduire par l’esprit du monde. Elle veut se laisser guider par l’Esprit de Dieu. A la fin des temps, l’Ecriture nous dit que viendra un homme qui marquera le monde de son empreinte, d’un chiffre “666”. « Et tous, petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves, reçurent une marque sur leur main droite ou sur leur front et personne ne pouvait acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. » (Apocalypse 13.16). Tout est en route dans le monde, tout se met en place pour ce grand moment de l’antéchrist où tous les hommes seront réduits à l’état de robot. Comparé à la bête décrite dans l’Apocalypse, Nebucadnetsar est bien petit ! Mais dès maintenant, l’esprit de l’antéchrist est présent dans le monde. Il agit et prépare ce grand rendez-vous avec l’antéchrist animé par la puissance de l’adversaire. Le monde déjà tente de marquer notre esprit de cette mentalité, de nous obliger à recevoir sa pensée et de nous y soumettre, de nous obliger à appeler bien ce qui est mal et mal ce qui est bien.

    L’Ecriture nous dit souvent : « Soyez vigilants. » Le Seigneur, les apôtres Paul et Pierre reprendront tant de fois cette exhortation. Nous devons veiller et rester vigilants. La pression de Babylone est terrible sur Daniel et ses amis. La pression du monde est terrible sur les chrétiens aujourd’hui, sur nos jeunes et sur nos enfants. Le monde cherche à faire de nous des robots, sans tenir compte de notre foi.

    Le livre de Daniel nous montre que, si la pression du monde est forte, Dieu est assez puissant aussi pour maintenir ses enfants dans la fidélité. Si Dieu a pu garder ainsi Daniel debout, fidèle, ferme dans la foi au milieu de la puissante et séduisante Babylone, cela veut dire qu’il peut nous soutenir pour tenir ferme au milieu d’un monde hostile à la Parole de Dieu. Dieu a gardé Daniel. Il peut aussi nous garder les uns et les autres debout et fermes dans la foi, parce que « la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi. » (1 Jean 5.4), c’est notre confiance en Dieu, notre confiance en la Parole de Dieu. C’est par sa Parole que Dieu veut nous garder debout et fermes dans nos convictions, refusant de nous laisser influencer par ce qu’on veut nous imposer. Nous ne sommes pas des robots. Nous sommes des enfants de Dieu. Nous avons été rachetés par Jésus-Christ et nos noms sont inscrits dans le Livre de Vie. Pas notre numéro, mais notre nom parce que Dieu nous connaît personnellement.

    Que toutes les promesses de Dieu soient notre secours et notre soutien. Que nous ayons les uns et les autres une foi grandissante pour ne pas nous laisser influencer, pour ne pas nous laisser robotiser en cessant de réfléchir, en nous laissant mouler dans le moule que le monde prépare pour tous les hommes.

    Que nous gardions chacun notre foi en Jésus-Christ, notre personnalité, notre raison, notre amour pour les choses de Dieu. Dieu a donné la victoire à Daniel. Il peut aussi nous donner la victoire à chacun. Que Dieu nous maintienne ensemble dans l’Eglise et aussi chacun en particulier, dans cette foi et dans cette confiance en Dieu et dans sa Parole pour rester à l’image de Celui qui nous a créés. Non, pas des robots de l’an 2000 mais des enfants de Dieu. 

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN - Bulletin “Résurrection” de décembre 1996.


    PENSEE UNIQUE = Modèle idéologique dominant (ensemble des opinions dominantes, conventionnelles, des idées reçues) présenté comme le seul légitime (dans les domaines économique, politique et social).
    NOUVEL ORDRE MONDIAL

    Le nouvel ordre mondial est un concept géopolitique de l’immédiat après-guerre froide. L’expression désigne alors l’alignement idéologique et politique des gouvernements et organismes mondiaux vers une certaine unipolarité, incarnée par les États-Unis. Depuis lors, elle est réemployée dans d’autres contextes où il est diversement question de consolider une gouvernance mondiale (en matière financière ou environnementale, par exemple). Un tel mouvement est explicitement revendiqué par certains hommes politiques, comme George H.W. Bush, Jean-François Copé, Dominique Strauss-Kahn ou Jacques Attali. Étant donné l’échelle envisagée et la complexité des problématiques, cela pose la question de la démocratie étant donné l’éloignement géographique des dirigeants et la technicité des sujets.

    L’usage de la désinformation en démocratie sépare encore plus les dirigeants des dirigés et suscite parfois une méfiance généralisée à l’égard des dirigeants. Plusieurs théories conspirationnistes utilisent ainsi la formule “nouvel ordre mondial”, parfois mentionné par son acronyme NOM (NWO en anglais). Elle désigne la prise de contrôle de l’économie mondiale par les élites conspirantes, notamment de la finance. Les théories les plus alarmistes prédisent la mise en place de régimes totalitaires dans les pays démocratiques. Certaines théories donnent un rôle prépondérant à la franc-maçonnerie, avec des tons antimaçonniques.

    Source : Wikipédia janvier 2012


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