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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    Science et foi

     | 1 Corinthiens 1.18-25
     

    Prédication à rapprocher des prédications suivantes :
    Donnez-moi des preuves !
    La science a-t-elle remplacé Dieu ?

    La science peut être notre meilleure amie
    ou notre pire ennemie

    Le 20e siècle a vu la naissance d’une nouvelle religion : le scientisme. C’est la foi en la science comme moyen de salut pour l’humanité. Certains ont espéré que la science pourrait sauver les hommes de tous les problèmes auxquels ils sont confrontés. La science est devenue l’un des faux dieux de l’homme moderne.

    Jamais l’homme n’a été aussi puissant qu’aujourd’hui, grâce aux découvertes et aux progrès de la technologie. Jamais la connaissance n’a atteint de tels sommets. Tous les hommes de science antérieurs à notre génération ont rêvé de connaître ce que nous connaissons aujourd’hui. Le 20e siècle a vu l’explosion des connaissances dans tous les domaines. Si nos arrières-grands-parents revenaient, ils ne reconnaîtraient plus le monde.

    La science a, sans aucun doute, des effets remarquables et bénéfiques. Les exemples sont nombreux. Que ferions-nous sans lunettes ? Et aujourd’hui on ne pose plus rien sur le nez ; on peut poser directement des lentilles sur l’œil. Nous pouvons nous déplacer d’un continent à l’autre en quelques heures. Nous pouvons cuire des aliments en très peu de minutes. Nous pouvons facilement calmer certaines douleurs, soigner correctement beaucoup de maladies. La chirurgie ne cesse de faire de réels exploits. Nous pouvons affronter la tuberculose, la lèpre et remplacer des os usés par des prothèses. Nous pouvons en quelques secondes téléphoner à un correspondant à l’autre bout du monde et même lui envoyer des documents ou des images. Il n’est donc pas question ici de faire le procès de la science ou de la critiquer ni de la condamner. Au contraire, nous sommes les bénéficiaires de tout ce bien-être engendré par elle. Grâce à la technologie et aux progrès des diverses disciplines scientifiques, nous profitons d’une multitude de facilités et d’avantages à bien des égards. Béni soit le Seigneur !

    Mais en même temps, cette science peut être notre pire ennemie. C’est elle qui empoisonne nos rivières, nos mers, nos océans. C’est elle qui pollue nos sous-sols et tue la vie. C’est elle qui a produit Hiroshima, Tchernobyl, Bhopal, et bien d’autres catastrophes. C’est encore elle qui détruit l’emploi, et jette des millions d’hommes et de femmes au chômage dans le monde. C’est aussi la science qui produit actuellement des nouvelles armes meurtrières, les plus dévastatrices qui aient jamais existé. Chaque jour des gosses sont déchiquetés par des mines anti-personnelles et mutilés pour le reste de leur vie. Pour nous chrétiens, ce qui est particulièrement choquant, ce sont les prétentions de la science. Elle se targue en effet de tout comprendre, tout expliquer et tout résoudre. C’est l’affirmation : “On sait tout, ou presque... et de toute façon dans quelques années on saura tout.” qui heurte profondément.

    Le chrétien face à la science

    Le chrétien n’est pas adversaire de la science. Mais ce qui doit être dénoncé, c’est l’orgueil du monde scientifique. Cette attitude du monde scientifique a rendu l’homme de la rue orgueilleux. Devant tant de progrès remarquables engendrés par la science, l’homme se croit capable de tout, ce qui rend son cœur orgueilleux. Cela pousse les hommes à croire : “Nous sommes les maîtres du monde.” En fait ce n’est pas la science elle-même qui éloigne l’homme de Dieu, mais bien l’orgueil. Jésus a dit : « Si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. C’est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux. » (Matthieu 18.4). Jésus voulait simplement dire que l’ennemi de la connaissance des choses de Dieu, n’est pas la science ni la technologie, mais l’orgueil. Effectivement l’orgueil détruit tout : les couples, les familles, la société, les nations. L’orgueil dans le cœur de l’homme l’empêche de céder et l’entraîne dans des luttes et des combats dont l’issue est la ruine, la destruction. Le principal problème du cœur de l’homme, c’est l’orgueil. La Bible dit : « Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles. » (Jacques 4.6). Aujourd’hui, pour le grand public, la science se montre orgueilleuse. Elle devrait pourtant se faire tellement modeste.

    Parfois on entend ici et là quelques commentaires attestant que chaque découverte laisse entrevoir un abîme de nouvelles questions, d’autres interrogations plus complexes et plus vastes que le problème à peine résolu. En d’autres mots plus on creuse, plus on est amené à creuser, sans jamais vraiment atteindre le but.

    Il n’est pas inutile de rappeler que la science n’est pas neutre. Nous devons chasser de nos pensées ce mythe d’une science blanche, pure, innocente, sans a priori, sans préjugé, sans mauvaise foi. Les préjugés scientifiques peuvent être les pires adversaires du progrès de la science. On constate également que des conflits entre personnalités scientifiques respectées et notoires faussent la recherche. Il y a des préjugés énormes. Louis Pasteur, ce savant exceptionnel, devra lutter contre les préjugés de ses frères.

    Le docteur chrétien Christian Klopfenstein, qui a présenté sa thèse de fin d’études voici plusieurs années à l’université de Besançon sur le thème “La science et la Bible”, évoque dans son travail le cas du docteur Semmelweis. Celui-ci travaille à Vienne en 1840 dans un établissement regroupant un hôpital et une maternité. A cette époque, Vienne est en Europe une des villes les plus raffinées. C’est la métropole de l’art et de la connaissance. Mais le docteur Semmelweis constate qu’aucune règle d’hygiène n’est respectée, ni aucune procédure d’asepsie appliquée. C’est le massacre des jeunes mamans qui accouchent, et de milliers de nouveau-nés. Les accoucheurs et les médecins passent sans se laver les mains, sans protection ni hygiène, de la salle d’autopsie où ils viennent de travailler sur un cadavre, dans une autre salle pour ausculter une maman qui va ou vient d’accoucher. Le docteur Semmelweis découvre alors qu’il y a moyen d’éviter cette hécatombe, en faisant appliquer de nouvelles règles d’hygiène. Les statistiques démontrent la réduction importante des pertes humaines et valident les mesures de protection proposées par le docteur clairvoyant. Le pourcentage de décès par septicémie va régresser et devenir inférieur à 1%. Pourtant le docteur Semmelweis sera chassé de l’hôpital. Il est exclu, banni par ses confrères, rejeté par le monde scientifique. L’orgueil et les préjugés ont ainsi longtemps empêché le respect de ces procédures salutaires. Quelques années plus tard, Semmelweis va mourir dans un asile d’aliénés. Il est devenu fou à cause de ses souffrances morales liées à cette hécatombe insupportable, face au mépris et à l’incrédulité absurde de ses confrères obstinés. Ce ne sera qu’après sa mort que les vérités précieuses seront reconnues et appliquées avec scepticisme dans le monde hospitalier. D’autres exemples sont encore présents aujourd’hui.

    Le professeur Pierre Thuillier, directeur de l’excellente revue scientifique française “La Recherche”, a écrit un ouvrage : “Darwin et compagnie”. Dans ce livre, un chapitre intitulé “Les ruses de Darwin” permet à cet auteur non chrétien d’expliquer comment, après avoir compulsé les carnets de notes du célèbre naturaliste et biologiste britannique, il aboutit aux conclusions suivantes : “Darwin a délibérément déguisé son propre personnage. Jamais il ne fera connaître publiquement l’ampleur de ses spéculations initiales, et jamais il n’avouera à quel point ses idées théoriques ont devancé ses observations destinées à les confirmer.” En d’autres mots, cela signifie qu’avant de faire des recherches, Darwin avait décidé ce qu’il allait trouver. L’auteur poursuit dans son ouvrage : “Certains prenant Darwin pour un naïf empiriste, s’imaginent que son livre L’origine des espèces a été conçu dans une stricte neutralité idéologique. Cette manière de penser les choses est insoutenable. Certes, Darwin était un homme de science mais cela ne l’a pas empêché de s’appuyer sur des présupposés philosophiques bien caractérisés, et cela dès le début de son travail théorique.” Darwin lui-même écrivait dans son carnet de notes : “Je dois éviter de montrer à quel point je crois au matérialisme.” Cela signifie qu’avant de découvrir, Darwin avait décidé ce qu’il allait découvrir ! Et aujourd’hui le poison de sa théorie pseudo-scientifique a infecté le monde entier, les librairies, les bibliothèques et les écoles en particulier. Ce poison pénètre dans les cœurs, les pensées, et troublent même parfois la foi des enfants de Dieu. Ce poison détruit ainsi l’espoir auprès de tant de jeunes, à qui l’on a enseigné qu’ils viennent du néant et de l’absurde et qu’ils sont en train de retourner au néant et à l’absurde. La science n’est pas innocente. Souvent elle est chargée de graves a priori et parfois de malhonnêteté. Tout cela nous montre que la Bible dit vrai quand elle affirme : « L’intelligence et la conscience des incrédules sont souillées. » (Tite 1.15). La Parole de Dieu dit : « Leur cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Se vantant d’être sages, ils sont devenus fous. » (Romains 1.21). L’Ecriture dit : « Il n’y a point de juste, pas même un seul ; nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu. » (Romains 3.11). L’intelligence des hommes de science n’est pas épargnée de la souillure du péché. Son cœur à lui, chercheur et savant, est aussi tortueux par-dessus tout.

    La foi dans le Dieu de la Bible n’est pas incompatible avec la science et avec l’intelligence. Au contraire, la foi concerne aussi l’intelligence. On pourrait dire que la foi est l’illumination de l’intelligence. C’est ce que nous découvrons les uns et les autres après notre conversion, en nous disant : “Mais comment n’ai-je pas compris plus tôt, comment n’ai-je pas vu clair ?” Il faut savoir que l’intelligence est obscurcie ; et lorsque les cœurs se convertissent, elle s’éclaire alors pour comprendre les choses voilées auparavant.

    La Bible dit : « L’insensé dit en son cœur : Il n’y a point de Dieu. » (Psaumes 14.1). Il faut être insensé pour dire qu’il n’y a point de Dieu. « La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse. » (Psaumes 111.10). La crainte de Dieu est le commencement de l’intelligence. Jérémie le prophète disait de la part de Dieu : « Que celui qui veut se glorifier se glorifie d’avoir de l’intelligence et de me connaître, de savoir que je suis l’Eternel. » (Jérémie 9.24). Voilà l’intelligence. Elle passe par la reconnaissance de l’existence du Seigneur. Oui, la véritable intelligence commence par la foi en Dieu. La foi et l’intelligence vont ensemble. Mais aujourd’hui on s’efforce de nous faire croire le contraire. Croire en Jésus-Christ, placer sa confiance en le Dieu de la Bible, ce n’est pas renier l’intelligence ou la raison. La sagesse consiste à reconnaître avec l’intelligence qu’il y en a Un, plus grand que nous, qui a créé toutes choses. Que montrent les découvertes scientifiques de notre siècle ? Ces avancées de la science montrent que l’Ecriture dit vrai. « Dieu a étendu les cieux par son intelligence. » (Jérémie 10.12). Les plus grands spécialistes de l’astronomie étudient encore aujourd’hui la voûte céleste sans comprendre les mystères de la sagesse qui a présidé à toutes ces merveilles. « Dieu est puissant par la force de son intelligence. » (Psaumes 36.5). « On ne peut sonder l’intelligence de Dieu. » (Esaïe 40.28). Les grandes découvertes scientifiques contemporaines confirment bien la véracité de la Parole de Dieu.

    Beaucoup de savants éminents étaient de véritables chrétiens. Blaise Pascal, grand mathématicien et remarquable physicien, était non seulement croyant mais profondément chrétien. Louis Pasteur éminent chimiste et biologiste, James Simpson qui a découvert le chloroforme, Johannes Kepler probablement le plus grand des astronomes, André Ampère physicien hors du commun, auteur de la théorie de l’électromagnétisme et des bases de la théorie électronique de la matière, Buffon naturaliste français, Thomas Edison inventeur du télégraphe, du phonographe, du microphone et de la lampe à incandescence, sont de véritables chrétiens. Quand Edison est venu à Paris, il a signé au pied de la tour Eiffel le livre d’or dans lequel il a écrit : “J’admire tous les ingénieurs mais surtout le plus grand d’entre eux : Dieu.”

    Bien d’autres savants avaient la foi. Jean Henri Fabre entomologiste français, Louis Leprince-Ringuet physicien spécialiste des rayons cosmiques, Alfred Kastler prix Nobel de physique, Pierre Lecomte du Nouÿ biologiste français, Michaël Faraday physicien britannique à qui l’on doit notamment la découverte de l’induction électromagnétique et l’invention de la dynamo. Ce dernier disait : “Si vous pensez avec assez de force, vous serez contraint par la science de croire en Dieu.” Le brillant astronome allemand, auteur de la première carte de la lune a dit : “Le véritable naturaliste astronome ne peut être athée. Aucun autre que lui n’a pu regarder dans l’atelier de Dieu, et n’a pu ainsi admirer la sagesse éternelle. Il ne peut que plier le genou devant la grandeur de l’esprit divin.” On n’est pas moins savant ou moins intelligent parce que l’on croit en Dieu. La mode actuelle pousse les gens à ne pas croire et voudrait nous forcer à rejeter la foi. Le Dieu qui a créé l’univers est aussi Celui qui se révèle dans la recherche scientifique, si on l’aborde avec honnêteté. Le message de la Parole et celui de la nature sont tous deux les mêmes, parce qu’ils sont l’un et l’autre issus d’un même Dieu, qui a créé toutes choses et inspiré l’Ecriture Sainte. Notre foi c’est de nous reposer avec confiance sur Jésus-Christ et sur sa Parole. Telle est la position du chrétien : faire confiance au Christ. La Bible dit : « Malheur à l’homme qui se confie dans l’homme. » (Jérémie 17.5), fût-il un des plus éminents hommes de science. C’est en Dieu que le chrétien met sa confiance.

    Que notre foi reste forte, inébranlable, solide et ferme devant le Dieu créateur. Ne soyons pas troublés devant certains arguments scientifiques choquants. Jésus a dit : « Croyez en Dieu, croyez en moi. » (Jean 14.1). Que Dieu nous garde dans la foi, solides, fermes, confiants en Jésus-Christ et en sa Parole. 

    Post-scriptum

    Prédication apportée par Philippe HUBINON et résumée par Jean-Pierre BAUDOUIN - Bulletin “Résurrection” de mai 1998.

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