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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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    Rendez-vous à la Croix

     | Galates 6.14 ; 2.20 - Romains 6.1-11 - 1 Corinthiens 1.17-35 ; 2.2
     

    Nous vivons actuellement la déchristianisation de l’Occident. Or, dans Matthieu 16.18, Jésus a promis de bâtir l’Eglise. Les puissances des ténèbres n’ont pu jusqu’à présent et ne pourront jamais arrêter la réalisation de cette promesse. La croix de Christ a toujours été dérangeante.

    Depuis 1994, en Belgique, les crucifix ont été retirés des salles d’audience des Palais de Justice, à la suite de la demande de la députée libérale de Bruxelles, Marie-Laure Stengers, ceci soi-disant pour respecter la neutralité des lieux. Le ministre de la Justice, Stephan Declercq, a accédé à cette requête. Des articles ont paru dans les journaux sous le titre “Dieu chassé des Palais de Justice !”. “Chasser Dieu” est bien le mobile de la campagne et non pas le respect de la neutralité. La croix a été chassée du drapeau de la [Croix-Rouge>art596]. Le crucifix a été ôté des salles de classe. La croix est bannie de l’Histoire : on ne doit plus dire “avant” ou “après Jésus-Christ”, mais avant ou après l’ère commune.

    Certains veulent bien de la croix, mais la considèrent comme un accident dans la vie du Christ. On refuse de la voir comme le plan de Dieu. Voici une anecdote : dans le Palais de Justice de Mons, on peut voir un immense tableau du peintre belge Antoine Ysendijk intitulé “Le Christ en Croix”. Un accusé d’origine ukrainienne a demandé, par l’intermédiaire de son avocat, que la peinture soit retirée durant le procès. Il a eu gain de cause ! “A titre exceptionnel”, a dit le Président de la Cour !

    Il semble que beaucoup de personnes ne supportent pas la croix, et, cependant, celle-ci parle encore aux cœurs et aux consciences. Selon les cas, elle accuse ou rassure, elle condamne ou justifie, elle tourmente ou console, elle irrite ou apaise. La croix est au centre de l’Evangile, de la Bible, du Christianisme, de la vie du Christ, de la prédication des apôtres, de l’Eglise fidèle. Paul a dit : « Nous, nous prêchons Christ crucifié. » (1 Corinthiens 1.23 - cf. 1 Corinthiens 2.2).

    Quel paradoxe ! Le monde veut mettre la croix hors-la-loi, alors que c’est de cette croix dont notre monde a le plus besoin. La croix pourrait en effet changer la face du monde, mais le monde ne veut pas changer sa face ! “Il aime sa boue et ne veut pas qu’on la remue.” La croix pourrait cependant le sortir de sa boue ! Dans 1 Corinthiens 15.3, Paul fait un magnifique résumé de l’Evangile et précise la place que doit occuper la croix dans la foi chrétienne : « Je vous ai enseigné avant tout que Christ est mort pour nos péchés selon les Ecritures. » « Avant tout ! » Avant tout quoi ? Avant les autres doctrines, théologies, enseignements ! Quelle est la doctrine prioritaire ? La prédestination, le baptême, le Saint-Esprit, les dons, la création, la prophétie, le ministère des femmes, etc. ? La Bible répond : “Avant tout la croix !”, centre de gravité de l’Evangile. Il est dangereux de déclarer que le centre de gravité est ailleurs. Il est très à la mode de donner la priorité à la louange. Tout tourne autour de la louange. Il n’y a que la louange qui compte. On conjugue le verbe “louer” à tous les modes, à tous les temps, à toutes les personnes, à toutes les voix. Il est important de louer Dieu, mais il est dangereux d’en faire le centre de gravité de l’Eglise et de la vie chrétienne.

    Pour d’autres, le plus important est la chasse aux démons. Ils voient le démon partout et il y a même des spécialistes chasseurs-de-démons. Ce serait un nouveau don ! On parle plus des démons que du Christ. Nous croyons à l’existence du diable comme celui qui « rôde comme un lion rugissant » (1 Pierre 5.8), mais ce n’est pas à lui que revient la priorité. Rappelons les paroles de l’apôtre : « Je vous ai enseigné avant tout que Christ est mort pour nos péchés. »

    Un bel exemple de compréhension de cette vérité est le prédicateur anglais Charles Spurgeon. Beaucoup de chrétiens le connaissent, car il est l’auteur des méditations quotidiennes “Les trésors de la foi”. Spurgeon fit son premier sermon à 16 ans. A 19 ans, il devint pasteur de l’Eglise baptiste de Londres et fut l’homme le plus populaire en Angleterre. En 1869, il fit construire un temple de 6500 places (le nôtre en compte 500). Il fonda une école de pasteurs qui compta une centaine de jeunes. Il ouvrit deux orphelinats pouvant accueillir 500 enfants. C’était un véritable homme de Dieu, qui avait une grande connaissance biblique. Un journaliste lui dit : “Vos sermons sont tous semblables.” Spurgeon répondit : “Oui ! Je prends mon texte n’importe où dans la Bible et je le ramène à la croix.” Il avait bien compris la place centrale que doit tenir la croix dans la prédication. A la fin de sa vie, il dit : “J’ai bâti toute ma théologie sur ces quatre mots : Jésus mourut pour moi.”

    Les autres doctrines ne sont pas sans importance, mais elles doivent être reliées à la croix. Ainsi toutes les doctrines de la Bible doivent nous ramener à la croix. Celle-ci est l’arc-de triomphe des doctrines bibliques. L’I.B.B appuie sa vision sur cinq piliers dont celui-ci : la croix, point central de l’Evangile ! La croix est le but auquel Dieu veut amener tout homme pour le sauver. Elle est le lieu de rendez-vous pour le pardon des péchés, et la porte de la vie éternelle. Les hommes y deviennent enfants de Dieu et obtiennent la promesse d’entrer dans la maison du Père. Au pied de la croix, ils doivent se repentir, reconnaître leur péché, se réconcilier avec Dieu, faire la paix avec lui. On ne peut pas rester neutre devant la croix !

    Rappelons ce qui s’est passé il y a 2000 ans ! Deux brigands furent crucifiés en même temps que Jésus. Tous deux commencèrent par l’insulter (Matthieu 27.44). Mais l’un d’eux se reprit et s’arrêta, réprimandant l’autre condamné : « Ne crains-tu pas Dieu, toi qui subis la même condamnation ? Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce qu’ont mérité nos crimes ; mais celui-ci n’a rien fait de mal. » Il dit à Jésus : « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton règne. » Jésus lui répondit : « Je te le dis en vérité, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » (Luc 23.39-43). Nous sommes tous l’un des deux brigands, soit celui qui s’est repenti et fut sauvé, soit celui qui refuse la repentance et est perdu. Sommes-nous certains d’être venus au rendez-vous de la croix et d’avoir fait le bon choix ? Il est encore temps de le faire aujourd’hui, maintenant même.

    Le chrétien doit lui aussi revenir à la croix, non pas pour se reconvertir, mais pour grandir, progresser, se sanctifier, se consacrer, être renouvelé. A la croix, Dieu nous appelle, nous chrétiens, à mourir non pas à la vie, mais au péché (Romains 6.2). Beaucoup de chrétiens ont peur de ce verset, parce qu’ils pensent que Dieu va leur imposer tout ce qu’ils détestent, et notamment le renoncement à la vie. Or se consacrer à Dieu, ne signifie pas renoncer à la vie, mais renoncer au péché ! C’est le péché qui empoisonne la vie du couple, de la famille, des enfants, de la jeunesse, des écoles, des entreprises, l’économie, les gouvernements, les pays. Le péché est le pire ennemi de l’homme. Le mensonge, la fraude, le vol, l’adultère, la haine, la violence, l’orgueil... Il ne faut jamais craindre de mourir au péché. Paul déclare : « J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. » (Galates 2.20) et « Notre vieil homme a été crucifié avec lui (Christ) afin que le corps du péché soit détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché. » (Romains 6.6).

    La croix du Christ nous appelle donc à mourir au péché pour ne pas en être les esclaves. Qui voudrait rester esclave ? La croix du Christ nous enseigne la haine de notre péché. Elle doit provoquer en nous un sentiment de répulsion et d’horreur pour le MAL. Le pasteur Tom Duniho disait aux étudiants en théologie de l’I.B.B. : “Nous devrions tous chaque jour relire le récit de la crucifixion.” En effet, la croix sauve les pécheurs repentants et sanctifie les chrétiens. Imaginons que nous nous trouvions au pied de la croix, face au Christ crucifié, quel chrétien, quel pasteur oserait dire : “Dans ma vie, tout est en ordre.” ? La croix nous terrasse, mais elle nous remet debout, nous rend libres, afin que nous « vivions pour Celui qui est mort pour nous. » Nous avons rendez-vous à la croix pour nous convertir et nous consacrer. 

    Post-scriptum

    édication apportée le 16 janvier 2011 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD - Bulletin “Résurrection” de mars-avril 2012.

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