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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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     CULTE TELEVISE

    Il n’y a personne comme Jésus

     | Evangile de Jean 12.46-47
     

    Il n’y a personne comme Jésus, c’est bien ce que nous croyons, plus que cela, c’est l’une de nos certitudes.

    Les Évangiles nous disent la même chose. Ceux qui avaient entendu les paroles du Seigneur Jésus devaient reconnaître : « Jamais homme n’a parlé comme cet homme. » Et ceux qui avaient été témoins des miracles de Jésus devaient dire : « Nous n’avons jamais rien vu de pareil. »

    Deux mille ans après, tout cela reste vrai. Si nous sommes prêts à garder notre esprit ouvert et non pas nous enfermer dans nos préjugés et nos opinions matérialistes.

    Avant la prédication, je vous invite à un moment de prière.

    Prions.

    Je lirai avec vous et pour vous un texte de la Bible, Evangile de Jean, chapitre 12, les versets 46 et 47 : « Moi, Je suis venu comme la lumière dans le monde, je suis venu dans le monde afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. Si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde point, ce n’est pas moi qui le juge ; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. »

    Jusque-là notre lecture de la Bible.

    Certains s’attendent peut-être à nous entendre parler “religion”. En fait dans cette église et beaucoup d’autres, nous ne parlons pas de religion. Jésus n’a jamais une seule fois employé le mot religion.

    Dans tout le Nouveau Testament le mot n’est utilisé que trois fois. Pour dire : “La religion pure et sans tache... c’est le protestantisme, c’est le catholicisme, c’est l’Islam.” Non. « La religion pure et sans tache devant Dieu consiste à visiter les orphelins et les veuves et à se préserver des souillures du monde. » (Jacques 1.27).

    Par contre, si Jésus n’a jamais parlé religion, il a abondamment parlé de la vie, des choses de la vie : l’argent, l’amour, le couple, le divorce, la course à la gloire, la maladie, la mort, l’adultère, la vengeance, le pardon, les enfants,... Mais plus que tout cela, il a affirmé : « Je suis la vie. » ou « La vie, c’est moi. »

    Nous approchons de la fête de Noël ; plus d’un milliard de chrétiens fêtent la venue de Jésus-Christ sur notre planète. Nous n’allons pas fêter Noël avant l’heure. Je vous propose plutôt de découvrir, à partir de la Bible, pourquoi le Christ est venu.

    Nous allons le faire d’une manière très simple, très naturelle, en retenant les paroles du Seigneur Jésus, là justement où il dira « Je suis venu pour ». Etonnés, en découvrant que Jésus a souvent employé la formule « Je suis venu pour », pourquoi a-t-il insisté d’une telle façon ? Afin que personne ne se trompe sur les raisons de sa venue.

    Regardons cela ensemble. Quelques textes, en tout cas pour ce matin.

    Jésus a dit : « Je suis venu non pour juger le monde mais pour que le monde soit sauvé par moi. »

    Beaucoup de personnes perçoivent Dieu comme un juge, comme un gendarme, toujours prêt à nous prendre en défaut, à nous condamner, nous sanctionner.

    Illustration. Un pasteur me racontait : quand il va chez le coiffeur, celui-ci crie bien fort “Bonjour pasteur !”, pour que tout le monde dans le salon entende. Comme un signal : “Attention, plus de blague, de jurons sinon on va se faire juger.” Mais les pasteurs ne sont pas là pour juger. Jésus lui-même n’est pas venu pour juger. Il ne faut donc pas le fuir, ni s’en détourner, ni le haïr.

    Mais cette fausse image du “Dieu juge” est enracinée dans l’esprit de beaucoup. Je vous donne un exemple. Regardez cette maman, ce papa. Leur fiston vient de faire quelque chose qu’il n’aurait pas dû. Il court se cacher, se cogne à la table, trébuche et le papa lui dit : “Tu vois c’est le bon Dieu qui te punit !” Que se passe-t-il ? L’enfant va grandir avec cette idée d’un Dieu qui est là pour punir, sanctionner, juger. Et de là, on ne veut plus venir à l’Eglise - juger. On ne veut plus lire la Bible - juger. On ne veut même plus entendre prononcer le mot Dieu ou Jésus - juger. On se bouche les oreilles, et les cœurs se ferment. Quel dommage !!!

    Mais Jésus a dit : « Je suis venu non pour juger. » L’Evangile, le christianisme, c’est la bonne nouvelle de l’amour de Dieu. Ne le fuyons donc pas, jetons-nous plutôt dans ses bras et cessons de le repousser en dehors de nos vies. C’est un Dieu qui accueille, qui aime, qui pardonne.

    Quelqu’un dira : “Donc le péché ce n’est pas grave ?” Si c’est grave ! C’est un fléau qui ravage le monde, les nations, la jeunesse, les familles, les couples.

    Le Christ est venu pour nous sortir du bourbier. Il est venu afin de nous éviter le jugement, la condamnation. La Bible dit clairement : « Il n’y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui croient en Jésus-Christ. » Jésus a dit : « Celui qui écoute ma Parole et croit à celui qui m’a envoyé, il ne vient pas en jugement mais il est passé de la mort à la vie. » (Jean 5.24). Jésus continue sa phrase disant : « Non pour juger mais pour sauver. »

    Il y a quelques années l’ancien président français Jacques Chirac a dit : “Nous sommes comme les musiciens du Titanic.”, c’est-à-dire des musiciens qui jouent de la musique pendant que le navire coule !

    J’ai lu récemment l’interview de Carine et Gino Russo, parents de la petite Mélissa (des réponses d’une exceptionnelle maturité et remplies d’intelligence). Ils disaient : “Ma fille est devenue le symbole de quelque chose qui ne va pas dans la société. C’est un fait de société, pas un fait divers.”

    Tous les signaux sont dans le rouge pour nous dire que quelque chose ne va pas. Mais attention : ce qui est nouveau aujourd’hui, ce ne sont pas uniquement les religieux qui en parlent (“pour entretenir leur fonds de commerce”, comme diraient les méchantes langues) mais les journalistes (de la RTBF), les philosophes, les écrivains, les prix Nobel, les scientifiques, les politiques, les artistes, les chanteurs, acteurs et beaucoup d’autres, qui nous disent : “On est assis sur une poudrière.” Et tout le monde y va de sa petite explication : c’est à cause des banques, des jeunes, des parents, des riches, des pauvres, du gouvernement, des religions, des femmes, des hommes,... Chacun a le droit de faire son choix.

    Le chrétien, lui, a choisi de faire confiance à Jésus-Christ, à ce qu’il a dit, à ce qu’il a fait.

    Jésus a enseigné que la source du mal, l’origine, le problème se trouve dans le cœur de l’homme : « C’est du cœur de l’homme que viennent les mauvaises pensées, les adultères, les meurtres, la pornographie, les vols, l’amour de l’argent, la méchanceté, la fraude, l’orgueil, la calomnie, etc. » (Marc 7.21-23).

    Quelqu’un dira : “Stop pasteur, vous parlez religion !” Pas religion - actualité ! Ouvrez votre journal, allumez la radio, la télévision, vous y retrouverez ce que je viens d’énumérer. Quels sont les mots qui reviennent le plus souvent : faux - usage de faux - escroquerie - corruption - mise en examen - dopage - match truqué - paris truqués. Et cela partout dans le monde, dans tous les pays.

    Le nouveau premier ministre chinois (le plus grand pays communiste) a annoncé son programme. Premier objectif : combattre la corruption, le mal. Il va avoir beaucoup de travail. Je lui souhaite bon courage.

    Le mal, ou le péché n’est pas un concept religieux, mais une réalité, concrète, qui crève les yeux. Nous y sommes tous confrontés. Il faut être de mauvaise foi pour ne pas le reconnaître. Qui oserait dire : “Tout va bien, pas de problème, tout est nickel.” ? Qui va apporter la réponse au problème du mal ? L’argent, l’instruction, la science, les religions, les américains, l’ONU, les Martiens ?

    Jésus a dit : « Venu non pour juger mais pour sauver. » Jésus est venu pour apporter la réponse au problème du mal ! Mais il le fait pour ceux qui acceptent, qui reconnaissent leurs torts.

    Et alors il y a une solution. Alors, il y a une nouvelle vie = Bonne nouvelle de l’Evangile.

    Le navire coule. La Bible nous dit que Jésus est venu pour sauver ce qui était perdu. Mais pour accepter cette vérité, il faut beaucoup d’humilité. La Bible dit que l’humilité précède la gloire. Ecoutez bien ceci : Ce n’est pas notre intelligence qui nous éloigne de Dieu, mais notre orgueil.

    Félix Baumgartner, l’homme qui a franchi le mur du son en chute libre a dit des choses qui ont retenu mon attention : “Parfois il faut monter très haut pour comprendre à quel point on est petit.” et encore : “Quand vous êtes au-dessus du monde, cela vous rend humble.”

    Ensuite Jésus a dit : « Je suis venu afin que mes brebis aient la vie en abondance. » (Jean 10). Jésus utilise une image très familière en son temps : le berger et les brebis. Une image très ancienne et pourtant très moderne. A Moscou sur la Place Rouge dans le mausolée de Lénine au pied de son cercueil en verre, il est écrit : “Il fut le berger des peuples.”

    Jésus dans le texte des Evangiles nous donne donc une autre raison à sa venue : pour donner la vie, la vie en abondance.

    Beaucoup de personnes perçoivent le Christ comme celui qui veut nous prendre, nous voler notre liberté, notre vie, nos droits, notre jeunesse, nos joies, notre argent, notre liberté de penser. Mais le Christ n’est pas venu pour nous voler, mais pour nous donner. Le Dieu de la Bible est un Dieu qui donne. Il donne la paix, la vie, le pardon, une espérance, des certitudes. Je n’ai jamais rencontré un chrétien qui m’ait dit : “Je regrette d’être chrétien parce que Dieu n’a cessé de me prendre ceci, cela.” Mais il y en a des millions qui peuvent dire : “Je suis comblé parce que j’ai tout reçu, Jésus m’a tout donné. Je ne regrette qu’une chose de ne pas avoir cru plus tôt.”

    Quelqu’un dira, pourquoi lui faire confiance à lui plutôt qu’à Gandhi, Marx, Confucius, Sartre ou Camus ? Parce que lui, Jésus, il est au-dessus de tous. Il est Dieu parmi les hommes.

    Récemment un ami chrétien m’a fait lire la dernière interview de l’ancien ministre Guy Spitaels, quelques temps avant sa mort. Il a dit ceci : “Je suis athée et franc-maçon. J’ai lu l’Evangile. J’ai cru à cela. Mais cela ne tient pas. Je n’ai pas perdu la foi comme un petit caillou, je me suis dit au bout d’un moment : ce n’est pas possible. Le message est le plus beau, l’homme est admirable mais si c’est un homme, quel est le sens de cela ?”

    Là, l’erreur ! Plus qu’un homme, plus qu’un homme admirable ! C’est Dieu lui-même ! C’est pour cela qu’Il est admirable et que son message est le plus beau. Jésus a dit : « Moi je viens d’en haut, vous, vous êtes d’en bas. Je suis descendu du ciel, celui qui vient d’en haut est au-dessus de tout. »

    Voilà pourquoi j’ai choisi de faire confiance à Jésus-Christ. Voilà pourquoi les chrétiens font confiance à Jésus-Christ. A chacun aussi de faire un choix. Le choix de la vie. Tous ceux qui de par le monde ont fait ce choix ne l’ont jamais regretté.

    Parce qu’il n’y a personne comme Jésus. Il n’y a vraiment personne comme lui.

    Prions.

    Post-scriptum

    Ce culte a été enregistré par la chaîne de télévision RTBF en notre temple le 9 décembre 2012, et diffusé en direct sur son antenne.

    Documents

    logo DOCUMENT 728PREDICATION DU 9 DECEMBRE 2012, 13 décembre 2012, PDF 1.7 Mo


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