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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    Le péché contre le Saint-Esprit

     | Matthieu 12 :12-37 et Luc 36.50
     

    Le texte de Matthieu 12, figure parmi les textes les plus violents du Nouveau Testament. Jésus parle en effet avec une violence verbale extrême. Il est loin du “Petit Jésus” tout doux et tout miel dont les gens parlent. Il est loin du Jésus “Peace and Love”, la fleur aux lèvres, la guitare sous le bras, que les hippies ont représenté. Jésus parle avec la puissance et l’autorité de Dieu. Son discernement est infaillible et son jugement sans appel ! Le Psaume 98.8-9 proclame : « Que toutes les montagnes poussent des cris de joie, devant l’Eternel ! Car il vient pour juger la terre. Il jugera le monde avec justice et les peuples avec équité. » Quand Jésus emploie l’expression “races de vipères” (v. 34) en s’adressant aux Pharisiens, il sait ce qu’il dit ! Les Pharisiens, en effet, se dressent contre Dieu et transgressent la Parole, méprisent les petites gens et éloignent les hommes du Royaume de Dieu. Ils sont menteurs et meurtriers. Ils ont pour père le diable (Jean 8.14). Ce sont eux qui ont exigé de Pilate la crucifixion de Jésus et ont répandu des mensonges à son sujet. Aujourd’hui, ces “races de vipères” existent encore. Mais seul Jésus peut porter cette accusation, même si nous avons parfois notre petite idée là-dessus ! Matthieu 12.28 rapporte que Jésus chassait les démons par l’Esprit de Dieu. La Bible est claire ! Elle parle des “Puissances des ténèbres” et ce n’est ni une forme de langage, ni un mythe moyenâgeux. Ce concept semble risible aux hommes du 21e siècle, et, cependant, le diable et les démons sont une réalité spirituelle.

    Faisons trois remarques :

    1. Nous rejetons l’imagerie populaire d’un diable mi-homme, mi-bête, avec des cornes, une queue fourchue et crachant le feu. C’est ridicule et, à l’existence de ce diable-là, nous n’y croyons pas !
    2. Il ne faut pas voir le diable partout ! Il existe des chrétiens qui parlent plus du diable et des démons que de Jésus-Christ. On cite le démon du mensonge, celui de l’adultère, celui de l’orgueil, celui de la colère, celui de l’alcool, etc. La Bible, elle, appelle tout cela PÉCHÉ. Certains pseudo-spécialistes s’autoproclament chasseurs de démons, et délivreurs professionnels. Imaginons un enfant turbulent à l’école. On voit en lui le démon de la rébellion qu’il faut chasser pour délivrer cet enfant. J’ai été appelé par des parents pour dénoncer ce jugement indigne posé sur leur fils. Je plains les chrétiens qui reçoivent cet enseignement, car, dans ce cas, le christianisme n’est plus une libération, mais un nouvel esclavage, vu que les chrétiens sont maintenus dans la peur et livrés aux caprices d’un gourou. C’est sur le Christ qu’il faut fixer les regards, parce que c’est Lui le libérateur !
    3. Le chrétien n’a pas à craindre les puissances des ténèbres. 1 Jean 4 dit : « Vous êtes de Dieu et ... celui qui est en vous (Dieu) est plus grand que celui qui est dans le monde (le diable). » et Romains 8.31 : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » et encore Colossiens 2.14-15 « Il a effacé l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistaient contre nous et il l’a détruit en le clouant à la croix. Il a dépouillé les dominations et les autorités ... en triomphant d’elles par la croix. »

    D’après Nombres 22, le roi de Moab Balak ordonne à Balaam de maudire Israël, mais Dieu dit à Balaam : « Tu ne maudiras point ce peuple, car il est béni. » (v. 12). L’occultisme et la divination ne peuvent rien contre Israël (23.23). Le chrétien est couvert par le sang de Jésus-Christ. La seule crainte qu’il doit avoir est celle d’offenser Dieu et d’attrister le Saint-Esprit par son péché.

    Dans Matthieu 12.31, Jésus parle du blasphème contre le Saint-Esprit. Il est important de recadrer l’expression utilisée par Jésus et de chasser du cœur du chrétien les craintes infondées qui torturent l’âme et rendent la vie amère. Quel est le contexte ? Relisons Matthieu 12.22-32. Jésus a guéri un démoniaque aveugle et muet. Les Pharisiens l’accusent de chasser les démons par Belzébul, prince des démons, et d’avoir fait commerce avec ceux-ci. Jésus affirme que c’est par l’Esprit de Dieu qu’il chasse les démons. « Le royaume de Dieu est donc venu vers vous. », ajoute-t-il (v. 28). Ensuite, le Seigneur évoque le pardon des péchés et précise : « Tout péché et tout blasphème sera pardonné aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera point pardonné. » (v. 31). Avant de parler du seul péché jamais pardonné, le Seigneur ouvre toute grande la porte de la grâce. « Tout péché et tout blasphème sera pardonné... » est l’écho de dizaines de textes bibliques identiques. Déjà dans l’Ancien Testament. Lisons Esaïe 38.17 : « Tu as jeté derrière Toi tous mes péchés. » ; Esaïe 55.7 : « Notre Dieu qui ne se lasse pas de pardonner. » ; Ezéchiel 33.16 : « Tous les péchés qu’il a commis seront oubliés. » ; Michée 7.19 : « Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés. » Feuilletons le Nouveau Testament et relisons par exemple Luc 7.47 : « Ses nombreux péchés ont été pardonnés. » ; Romains 5.20 : « Là où le péché a abondé, la grâce a surabondé. » ; Colossiens 2.10 : « Vous avez tout pleinement en Lui (le Christ). » ; Hébreux 8.12 : « Je pardonnerai leurs iniquités et je ne me souviendrai plus de leurs péchés. » ; 1 Jean 1.7-8 : « Le sang de Jésus-Christ nous purifie de tout péché. Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner. » ; 1 Jean 1.7 et 12 : « ... Vos péchés vous sont pardonnés à cause à cause de son nom. » Il ne faut pas faire à Dieu l’affront de ne pas croire au pardon complet et de douter de la puissance du sang de Jésus-Christ !

    Après avoir évoqué ces affirmations, répétons que c’est SEULS le péché et le blasphème contre le Saint-Esprit qui ne seront pas pardonnés. Ce péché, c’est l’incrédulité, le rejet du sacrifice de Jésus, le refus de la Grâce. Jésus, dans Jean 16.5-11 a dit qu’il enverrait le Saint-Esprit pour convaincre le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement. Pécher contre le Saint-Esprit, c’est refuser de se laisser convaincre de péché, refuser d’écouter la voix de l’Esprit et persister dans la mauvaise voie jusqu’à la fin de sa vie. Il est alors impossible d’être pardonné et sauvé. « Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs. » dit Hébreux 3.7-15 ; 4.7. Etre chrétien, c’est reconnaître son péché, plaider coupable, reconnaître Jésus comme son Sauveur, s’humilier, se repentir, rejeter l’incrédulité. Qu’aucun véritable enfant de Dieu ne se laisse troubler dans sa foi en se suspectant d’avoir commis un péché contre le Saint-Esprit ! Mais Jésus ne s’arrête pas là ! Il continue avec un enseignement magistral sur la bouche et le cœur. Rappelons la devise du philosophe grec Socrate : “Connais-toi toi-même.” Socrate n’a pas dit comment se connaître.

    La Bible est le meilleur livre au monde qui permet à tout homme sincère de se connaître lui-même. Dans cet exercice, Jésus est le meilleur des maîtres. Le Seigneur, qui nous connaît bien, a dit : « C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. » Matthieu 12.34. Si nous voulons connaître le fond d’un cœur, il suffit de guetter ce qui sort de la bouche. De quoi parlons-nous le plus ? De nous-mêmes, d’argent, de sexe ? Quels mots sortent de notre bouche ? Des jurons, des blagues vulgaires, des mensonges, des moqueries, des insultes ? Ou bien des paroles de paix, de reconnaissance, d’encouragement, de consolation, de compassion, de réconciliation ? Soyons courageux et faisons le test tout de suite, car nos sujets de conversation révèlent qui nous sommes ! De quoi allons-nous parler dans le hall en sortant du culte ? Voiture ? Parking ? Repas ? Restaurant ? Il faut jouer le jeu et réfléchir sur ce que Jésus a dit ! Pour Jésus, l’humanité est partagée en deux groupes : ceux qui sont contre Lui et ceux qui sont avec Lui (Matthieu 12.30). Sur le Mont Golgotha, Jésus fut crucifié entre deux brigands : l’un se révéla être pour Jésus et l’autre contre Lui (Luc 23.39-43). Ce fut un instantané de l’humanité face au Christ ! Il ne faut toutefois pas interpréter cette image comme signifiant 50% pour Jésus-Christ et 50% contre Jésus-Christ. Mais il y a dans l’église des gens qui sont contre Jésus-Christ, et il y a en dehors de l’église des gens qui sont pour Jésus-Christ.

    Posons-nous la question. Dans quel camp suis-je ? Jésus a parlé du bon arbre et du mauvais arbre (Matthieu 7.15-20) et il a dit qu’on reconnaît un arbre à son fruit. On reconnaît donc un chrétien à sa conduite, sa manière de vivre, de s’habiller, de parler, etc. Si l’on demandait à l’un d’entre nous de quel côté il est et qu’il réponde “Je ne sais pas”, c’est qu’il est du mauvais côté ! Qu’il vienne à Jésus maintenant et qu’il se range dans son camp ! 

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 20-11-2011 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD - Publié au bulletin “Résurrection” de juillet-août 2012.

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