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    logo ARTICLE 654Søren Kierkegaard (1813-1855) juillet 2013
    Ecrivain, théologien protestant, et philosophe danois.
    logo ARTICLE 273Ouvrir une école, c’est fermer une prison ! octobre 2009
    Notre société a besoin de réponses à ses problèmes existentiels. Les valeurs chrétiennes sont une réponse : travaillons en amont des problèmes, prévenir plutôt que guérir !

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    Martin Buber (1878-1965)

     

    Post-scriptum

    Martin Buber

    Philosophe juif du judaïsme (Vienne, Autriche, 1878 - Jérusalem 1965).

    Buber passe sa jeunesse auprès de son grand-père paternel Salomon Buber, en Galicie ; c’est là qu’il fréquente les milieux mystiques juifs. Après des études de philosophie et d’histoire de l’art, à Vienne, Berlin, Leipzig et Zurich, il rallie, en 1898, le mouvement sioniste. Représentant du sionisme culturel et spiritualiste, Buber estime que le retour des juifs en Palestine, terre sainte, doit coïncider avec la renaissance culturelle et artistique du judaïsme, pour devenir un véritable humanisme. Rédacteur de l’organe sioniste Die Welt (le Monde), il est l’un des fondateurs de la fraction démocratique au Ve Congrès sioniste, en 1901. Il participe à la fondation d’une maison d’édition juive (1902), et contribue à la publication de l’Artiste juif, et de l’Almanach juif. À partir de 1913, il se tourne vers l’étude de la pensée juive en s’intéressant surtout au hassidisme. Il publie, en 1906, les fameuses histoires du « Rabbi Nahman de Braslav » et, en 1908, la Légende du Baâl chem Tov. À ses yeux, le hassidisme est un des éléments fondamentaux du judaïsme et de la morale religieuse en général.

    Dans ses Discours sur le judaïsme aux étudiants sionistes de Prague, Buber définit le judaïsme comme un processus spirituel historique aspirant à l’unité, à l’action, à l’avenir. Il estime que le devoir de l’individu et du peuple juif est de dépasser la tension entre le bien et le mal pour atteindre l’unité. Le judaïsme est pour lui un archétype de cette unité, et c’est dans ce sens que le peuple juif doit remplir sa mission.

    Buber se consacre aussi à des recherches sur la pensée religieuse et mystique chez d’autres peuples, notamment chez les Orientaux et certaines peuplades primitives. Durant la Première Guerre mondiale, il fonde la revue mensuelle le Juif, dans laquelle il réclame pour les juifs un foyer national sur la terre ancestrale, la Palestine. Au XIIe Congrès sioniste, en 1921, il se fait le porte-parole d’une politique fondée sur une entente systématique avec les Arabes, tout en soulignant la nécessité primordiale du développement spirituel. En 1924, il est appelé à professer un cours de pensée juive à l’université de Francfort-sur-le-Main.

    Cette pensée, Buber l’exprime dans son ouvrage Je et Tu : il y montre l’opposition qui caractérise les rapports entre Dieu et l’homme, et comment l’homme doit réaliser en permanence ce qui lui est commandé. C’est dans la Bible que Buber voit le témoignage fondamental du dialogue entre Dieu et l’homme, le triple écho de la création, de la révélation et de la délivrance. Buber entreprend, dès 1926, une nouvelle traduction de la Bible en allemand, en collaboration avec Franz Rosenzweig. En 1922, il a publié le Grand Magguid, et en 1924 la Lumière cachée. Nommé, en 1933, directeur du Bureau central de l’éducation des adultes juifs en Allemagne, Buber quitte ce pays en 1938. Professeur de philosophie sociale à l’université de Jérusalem, il dirige, de 1949 à 1953, l’Institut pour l’éducation des adultes en Israël, en compagnie de deux autres universitaires, Magnès et Simon. Dans la revue Ihud (Unité), il préconise le dialogue avec les Arabes. Après une tournée de conférences aux États-Unis, il reçoit le prix Goethe (1952) et le prix des Éditeurs allemands (1953). En 1963, à Amsterdam, le prix Érasme lui est attribué pour sa contribution au patrimoine culturel et social de l’Europe. Il meurt alors qu’il travaille à une traduction allemande du Livre de Job.

    H. S.

    Source : Grande encyclopédie Larousse (1971-1976)


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