logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    Le magazine "Résurrection" mars 2012
    Chaque mois (ou bimestre), ils se donnent à 100% pour que vous ayez votre magazine "Résurrection" en temps et en heure : c’est l’équipe de rédaction de l’église.
    logo ARTICLE 110Le meilleur du meilleur août 2005
    PRÉDICATION • Tout chrétien doit pouvoir faire la distinction entre le bien et le mal, ce qui devient très difficile dans notre société actuelle qui a inversé les pôles du bien et du mal.

    Dans la même rubrique

     FÊTE DE LA RÉFORME

    Eux dont le monde n’était pas digne...

     | Epître aux Hébreux 11.32-40 ; 13.7
     


    Prédication du 28 octobre 2012, en MP3.
    Durée : 35’ 13
    Cliquez sur le lien ci-dessus ou en bas de page.
    Écouter en direct : clic gauche.
    Télécharger : clic droit, puis "Enregistrer la cible sous..."

    Thème : De nos jours, nombre de voix protestantes, au nom de l’unité des chrétiens, veulent oublier les chrétiens de la Réforme, qui pour n’avoir jamais renié leur foi, seront torturés, décapités, brûlés vifs, enterrés vivants, ou envoyés aux galères. Agir ainsi, c’est piétiner le sang des martyrs !

     

    Résumé

    Date anniversaire : 31 octobre 1517. Il y a de cela bientôt 500 ans, Martin Luther affichait 95 thèses [propositions] contre le commerce des indulgences, contre la papauté et contre les erreurs de l’Église. Et c’est à la porte de l’église du château de Wittenberg en Allemagne, qu’il les a accrochées. Cette date est retenue pour la naissance de l’Église Protestante. Ce culte anniversaire est particulier, parce qu’il est fait de larmes, de joie, de souffrance et d’allégresse, de souvenirs amers et en même temps d’espérance vivante comme les versets lus dans Hébreux.

    Nous rappelons qu’au 16e siècle, l’Esprit de Dieu a soufflé d’une manière exceptionnelle sur toute l’Europe. Des centaines de milliers d’hommes et de femmes ont découvert la grâce de Dieu et ses vérités.

    Nous rappelons aussi que les chrétiens protestants sont héritiers de ce mouvement de réveil qui remettait à l’honneur la Parole de Dieu, la Bible ainsi que le pardon gratuit par la grâce de Dieu. Nous nous rappelons encore de tous ceux qui nous ont précédés, ont luttés pour que la vérité triomphe. Nous rappelons encore leurs souffrances, leurs tortures, leur sang versé, les vies brisées et les corps calcinés des martyrs de la foi. Ils moururent dans d’horribles souffrances, eux, dont le monde n’était pas digne.

    Notre pays compte aussi nombre de ces héros, des martyrs morts pour leur foi, comme Henry Voest, Jean Van Esshem, brûlés vifs sur la Grand Place de Bruxelles en 1523. Bien d’autres encore, jusqu’en 1597, comme Anna Uytenhove enterrée vive !

    De nos jours, certains pasteurs prétendent qu’il ne faut plus parler de ces choses ni rappeler ces sombres épisodes de l’Histoire afin de favoriser le rapprochement œcuménique. Ce n’est pas la voie que nous avons choisie. D’autant plus que jamais l’Église Catholique n’a reconnu ses crimes et ses erreurs, ni demandé pardon, cela depuis plus de 500 ans.

    Il y a quelques mois, le gouvernement belge a demandé pardon à Israël pour l’implication de la Belgique en 1940-1945, dans la déportation de juifs vers des camps d’extermination. C’est toujours émouvant quand on demande pardon. Le peuple allemand l’a fait pour l’holocauste. Mais jamais l’Église Catholique n’a agi de la sorte vis-à-vis des chrétiens de la Réforme. Faut-il oublier tout cela ? Si on nous avait demandé pardon, nous serions obligés de pardonner et nous le ferions.

    Le 24 août 1572, en France, à Paris, c’est le Massacre de la Saint-Barthélemy. Des milliers de chrétiens protestants sont massacrés dans toutes les grandes villes de France. Le sang innocent a coulé dans une barbarie incroyable et tout cela sous la pression de l’Église. Le roi Charles IX a ordonné ce massacre. Sa conscience le tourmentera jusqu’à son lit de mort. Il n’avait que 24 ans quand il mourut dans des souffrances atroces.

    Par contre, pour célébrer l’horreur du massacre de la Saint-Barthélemy, le Vatican a organisé un jubilé avec une messe de « Te Deum » et le pape Grégoire XIII fit graver une médaille représentant un ange exterminateur frappant de son glaive les chrétiens protestants de la Réforme. Cinq siècles se sont passés et jamais un mot de regret ou de remords du clergé catholique.

    Ce qui est particulièrement choquant, c’est l’attitude de certains protestants qui veulent étouffer l’histoire, ignorer la réalité et renier le passé. Ils piétinent ainsi la mémoire des martyrs de la foi, le sang versé et la vérité de la Parole de Dieu.

    J’ai lu un article d’un de ces pasteurs. Il écrivait ceci : “Au souvenir de la Réforme, se complaire, par exemple, dans le jugement et la polémique d’un esprit agressif pour éveiller et attiser de vieilles querelles, si justifiées qu’elles aient pu être, ne convient guère, c’est évident à un climat d’œcuménisme. Une telle attitude serait absolument déplacée et franchement indigne.” Mais, je pose la question : Qu’est-ce qui est franchement indigne, que devons-nous respecter aujourd’hui ? Le climat d’œcuménisme ou l’autorité de la Parole de Dieu ? Dans Marc 7, le Seigneur reproche aux pharisiens d’ajouter à la Parole de Dieu afin de la remplacer par leurs traditions. Il n’est pas question de nous complaire dans ces choses, nous les mentionnons une fois par an à l’anniversaire de la Réforme ! Pour nous c’est une obligation morale, spirituelle d’en parler par respect pour ceux qui sont morts dans les souffrances pour leur foi.

    Il n’est pas question de polémique, mais de rappeler les vérités de l’Histoire et de la Parole de Dieu.

    Il n’est pas question d’agressivité, nous ne frappons personne, nous n’avons ni blessé, ni tué, ni torturé, ni insulté personne. Au contraire, nous en parlons avec calme, sérénité et respect.

    Il n’est pas question non plus de vieilles querelles, mais de dénoncer les fausses doctrines, toujours en vigueur aujourd’hui et combattues par Luther, Calvin et beaucoup d’autres anonymes dont on ne parlera jamais, mais qui défendaient au prix de leur vie, la Parole de Dieu.

    Encore maintenant, ces fausses doctrines sont publiées dans le catéchisme et on y a ajouté de nouveaux dogmes. Pourtant certains disent qu’il vaut mieux choisir un dialogue œcuménique. Mais qu’est-ce ce dialogue ? Pendant 30 ans, les responsables des plus hauts niveaux de l’Église Luthérienne et du clergé catholique se sont rencontrés uniquement pour traiter d’une question : « La justification par la foi ». C’était le plus grand sujet de controverse de la Réforme : « L’homme est justifié non pas par les œuvres, mais bien par la grâce de Dieu qui nous accorde un salut gratuit. » Ils se sont rencontrés et ont discuté pendant 30 ans, pour aboutir à une déclaration commune de « consensus différencié » !!! Ce qui voulait dire « On est d’accord de ne pas être d’accord. » Et chacun est reparti de son côté. C’est quoi ces rencontres œcuméniques ? De qui se moque-t-on ? Des rencontres entre prêtres, pasteurs, et théologiens, des séminaires, à la Côte ou dans les Ardennes avec l’argent de nos impôts. Et personne n’osera rien dire pour ne pas choquer.

    Il y aura des moments de prières. Certains prieront la Vierge Marie ou Joseph et les pasteurs ne diront rien ! Ensuite on se quitte heureux. Est-ce cela que veut notre Seigneur ? Ne serait-il pas temps de se souvenir du bon conseil prophétique du Réformateur Martin Luther ? Épître aux Hébreux : « Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la Parole de Dieu au risque de leur vie, au prix des souffrances ».

    Nous avons le devoir de nous souvenir et de combattre le bon combat de la foi. Se taire aujourd’hui, c’est dire que tous ceux ou celles qui ont souffert, agonisé sous la torture, sont morts pour rien.

    Ce qui est troublant, c’est l’attitude de beaucoup de nos pasteurs. Et nous, qui ne suivons pas cette voie de l’œcuménisme, sommes accusés de manquer d’amour.

    L’historien Gabriel Mutzenberg a écrit ceci : “Fêter la Réforme et ne pas réformer nos vies serait un non-sens.”

    Ceci doit nous aider à changer nos voies, notre conduite, nos choix et nous mettre en accord avec la Parole de Dieu. La marche chrétienne, c’est se laisser transformer par la lecture des paroles du Christ et garder présents dans nos mémoires tous ceux qui ont soufferts pour leur foi. ●

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 28-12-2012 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD • Bulletin “Résurrection” de septembre-octobre 2013 • CD “Média Vie Nouvelle” 2012/44.

    Documents

    logo DOCUMENT 724Eux dont le monde n’était pas digne !, 18 novembre 2012, MP3 16.1 Mo


    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web