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    logo ARTICLE 716Léopold 1er de Saxe-Cobourg et Gotha, Roi des Belges (1790-1865) janvier 2012
    Prince, fils du duc souverain François de Saxe-Cobourg-Saalfeld (1750-1806). Il est élu premier Roi des Belges le 4 juin 1831 et prête serment sur la Constitution belge le 21 juillet 1831.
    logo ARTICLE 469Quatre "trucs" pour être belle juillet 2008
    Ces quatre "suggestions" pour être belle, écrites par Audrey Hepburn, ex modèle de mode, sont comme un instantané, une photo de sa manière de vivre. Ces lignes furent lues lors de ses funérailles.

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     | Actes 17 : 22-34 - 2 Timothée 2 : 2-8
     

    Voir aussi cette prédication.

    Nous voici au grand rendez-vous de tous les chrétiens du monde pour célébrer la résurrection de notre Seigneur Jésus-Christ !

    Quand le grand musicien allemand Georg Friedrich Haendel (1685-1759) se sentit mourir, il se fit relire 1 Corinthiens 15. Il fut paralysé, cependant il en guérit et en 1741, il composa un fameux oratorio : “Le Messie”. Depuis lors, les deux noms sont restés associés. Lors de cette lecture, plusieurs fois il demanda au lecteur : « Arrête-toi un instant. Relis-moi ce verset ! ». Il s’agissait du verset 10 dans lequel apparaît trois fois le mot « grâce ». « Répète-le. », insistait Haendel. « Tout est dans ce mot ! Sais-tu, je voudrais mourir un Vendredi Saint ». Ses dernières paroles furent : « Seigneur Jésus, reçois mon esprit, fais que je meure et ressuscite avec toi. » Il mourut la veille de la fête de Pâques. Quelle belle prière et quelle belle fin de vie que d’aborder la mort en prononçant ces mots ! Haendel fut enterré dans l’église de Westminster à côté de tous les grands noms : rois, princes, savants du royaume britannique. Devant l’église, se dresse la statue du musicien, debout, une main posée sur un orgue et l’autre serrant une partition avec le verset : « Je sais que mon Rédempteur est vivant ! » (Job 19.25).

    Aujourd’hui, dans certains milieux chrétiens, la résurrection du Christ est remise en question. On ne la nie pas, mais on laisse planer le doute. Lors d’une émission à la télévision, un pasteur protestant jeta le trouble dans les esprits, signalant que les Évangiles employaient les verbes “se réveiller” et “se relever” plutôt que “ressusciter”. Or, « se réveiller d’entre les morts », signifie ressusciter et « se relever d’entre les morts », signifie aussi ressusciter. Dans l’émission, le journaliste réagit disant : “Mais Pasteur, la résurrection fait partie de la doctrine chrétienne !” Il est choquant de constater que ceux qui devraient défendre la foi chrétienne en sont parfois les pires ennemis ! On comprend Jésus quand il a dit : « Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18.8). Il est grand temps pour les chrétiens de redire avec force : “Oui, je crois en la résurrection corporelle de Jésus-Christ”. Précisons bien “résurrection corporelle”, car, parfois, ces mots merveilleux sont vidés de leur richesse et de leur puissance. Certains disent « résurrection », mais ne croient pas la même chose que nous. Pour eux, catholiques ou protestants, Jésus est ressuscité en Esprit, et ce n’est pas un fait historique, mais une image symbolique. Pourtant, la Bible affirme clairement le contraire.

    Portons donc notre attention sur le corps ressuscité de Jésus, qui n’était plus dans le tombeau selon Marc 16.5-6. Quand le Seigneur recommanda à Marie de Magdala de ne pas le toucher, il s’agissait bien de son corps (Jean 20.17). A Thomas, Jésus montra les marques de ses blessures sur son corps (Jean 20.27). Au bord du lac de Galilée, Jésus se fit voir aux disciples et leur demanda : « N’avez-vous rien à manger ? Et il mangea avec eux et devant eux. » (Jean 21.4-5). Pierre déclara dans Actes 10.41 : « Nous qui avons mangé et bu avec lui, après qu’il fut ressuscité des morts. » Il faut vraiment être de mauvaise foi pour nier la résurrection corporelle. Dans 2 Pierre 3.16, l’apôtre dit que « les personnes ignorantes tordent le sens des Écritures. »

    Le théologien suisse Karl Barth a dit : “Vous voulez croire au Christ vivant ! Ce n’est possible que si vous croyez en sa résurrection corporelle. C’est l’essentiel du Nouveau Testament. Nous sommes libres de rejeter la résurrection, mais pas de prétendre que les Écritures disent autre chose. Il faut accepter ou refuser le message, il ne faut pas le changer.”

    La doctrine de la résurrection des corps remonte bien loin dans les Écritures. Job dit : « Je sais que mon Rédempteur est vivant et qu’Il se lèvera le dernier sur la terre. Quand ma peau sera détruite, Il se lèvera... Quand je n’aurai plus de chair, je verrai Dieu... Mon âme languit d’attente au-dedans de moi... » (Job 19.25-29). Remarquons avec quelle assurance Job parle ! Il ne dit pas peut-être, j’espère, probablement, sans doute, je verrai bien... Il dit « je sais » et pas seulement « je crois ». Ce n’était pas par orgueil que Job parlait ainsi. Son humilité et sa foi s’appuyaient sur la Parole de Dieu.

    Abraham « pense que Dieu est puissant même pour ressusciter les morts. » (Hébreux 11.19). Abraham est le père du peuple d’Israël. Il est aussi le père du peuple arabe (arabe et musulman, ce n’est pas la même chose) et le père de tous les chrétiens qui ont la foi et qui sont justifiés par cette foi. Abraham n’avait pas encore la Bible, et pourtant il a cru. Il n’a pas vu le peuple d’Israël dont il est le père, mais il a cru ! Abraham n’avait pas lu les Psaumes, il n’avait pas lu les Prophètes, il ne connaissait pas les Évangiles, les lettres de Paul, etc. Il n’avait rien lu sur le Messie, mais il a cru que Dieu est puissant pour ressusciter les morts et il est appelé “Abraham le croyant” dans Galates 3.9. Voilà comment doit être notre foi !

    La Bible dit dans Romains 10.9 : « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. » La foi en la résurrection corporelle du Christ n’est pas une doctrine chrétienne à option, au choix, à la carte, mais au contraire, le cœur de la foi chrétienne et son fondement (Hébreux 6.1-2). Les chrétiens de Corinthe pensaient se dispenser de croire en la résurrection des morts (1 Corinthiens 15.12). Cependant, ils croyaient en la résurrection de Christ, mais pas en la résurrection des chrétiens. Dans 1 Corinthiens 15.13-20, Paul leur expliqua que s’il n’y avait pas de résurrection des morts, Christ non plus ne serait pas ressuscité. Mais Christ est ressuscité des morts... et tous revivront en Christ. Voilà le plus beau et le plus grand message proclamé au monde ! La mort n’est pas la fin de la vie. La Bible dit clairement que Christ est ressuscité (verset 20).

    Le message de Pâques concerne le monde entier, les croyants ou les incroyants. Il y aura une résurrection des justes et des injustes (Actes 24.15). Personne n’échappera à la résurrection, même pas ceux qui se font incinérer. Le feu ne détruit que le corps. Ces gens-là seront présents au jugement dernier.

    Certains, en voulant nier le message chrétien, la mort et la résurrection de Jésus, sont devenus chrétiens. Voici une histoire vraie qui le confirme.

    Tout le monde a entendu parler du film “Ben Hur”, ou l’a vu. Ce film fut réalisé d’après le livre du général américain Lewis “Lew” Wallace (1827-1905). Ce film est un chef d’œuvre, il a reçu dix Oscars !

    L’histoire se passe en Israël et à Rome. Le juif Ben Hur est arrêté sur l’ordre de Messala, son ami d’enfance romain. Il est enchaîné et emmené à travers le pays, condamné à ramer sur les galères romaines. En chemin, il croise un homme, un inconnu qui lui donne à boire. A la fin du roman et du film, le chemin de ces deux hommes se croisent une seconde fois à Jérusalem. L’inconnu qui a autrefois donné à boire à Ben Hur, souffre maintenant sous les coups de fouet des soldats romains et ploie sous le poids de la croix qu’il porte. Ben Hur le reconnaît et cette rencontre va changer son cœur dur, rempli de rancune et de haine. Ben Hur retrouve sa mère et sa sœur, lépreuses, mais toutes deux sont guéries sur le chemin de croix de Jésus. Ben Hur se convertit. Si l’on connaît ce film ou ce livre, on ignore généralement l’origine du roman. La voici.

    Nous sommes à la fin du 19e siècle. Le fameux athée Robert G. Ingersoll (1833-1899) donnait des conférences au cours desquelles il décriait la foi chrétienne et allait jusqu’à nier l’existence de Dieu. Wallace et Ingersoll se rencontrent dans un train. Ingersoll met Wallace au défi de rassembler des matériaux pour écrire un livre prouvant au monde que tout ce qui concerne Jésus-Christ, n’est qu’un tissu de mensonges ; qu’un tel personnage n’a jamais existé et qu’il ne peut pas être l’auteur de l’enseignement du Nouveau Testament.

    Lewis Wallace relève le défi et se met au travail. Mais, plus il avance dans ses démarches, plus il est convaincu de l’erreur de sa démarche. Après avoir écrit les quatre premiers chapitres de son livre, il craque, il tombe à genoux et s’adresse au Dieu Vivant : “O Dieu, révèle-toi à moi, pardonne mes nombreux péchés et aide-moi à devenir un véritable disciple de Jésus-Christ.” Dieu répond à sa prière et fait de lui un vrai chrétien. Wallace réécrit les quatre premiers chapitres de son livre et écrit les suivants pour prouver que Christ est vraiment le Sauveur du monde. C’est ainsi que fut écrit “Ben Hur”. Au début Lewis Wallace voulait écrire un livre contre le Christ et finalement ce fut Jésus-Christ qui est présent partout en filigrane dans ce roman.

    Les apôtres, eux aussi, commencèrent par ne pas croire à la résurrection de Jésus, jusqu’au moment où ils ont rencontré le Christ vivant (Marc 16.9-14). Actes 17.30-31 : « Dieu ... annonce à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils aient à se repentir, parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts. » ▪

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 8.4.2012 par Philippe HUBINON et résumée par Odette GALANTE et Marie-Rose GERARD - Publiée au bulletin “Résurrection” de mars-avril 2013.

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