logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 654Søren Kierkegaard (1813-1855) juillet 2013
    Ecrivain, théologien protestant, et philosophe danois.
    logo ARTICLE 273Ouvrir une école, c’est fermer une prison ! octobre 2009
    Notre société a besoin de réponses à ses problèmes existentiels. Les valeurs chrétiennes sont une réponse : travaillons en amont des problèmes, prévenir plutôt que guérir !

    Dans la même rubrique

    Jacques Ellul (1912-1994)

     

    Post-scriptum

    Jacques Ellul (6 janvier 1912 à Bordeaux - 19 mai 1994 à Pessac), d’ascendance anglo-maltaise par son père et hollandaise par sa mère est un professeur d’histoire du droit, sociologue et théologien protestant français.

    Surtout connu comme penseur de la technique et de l’aliénation au XXe siècle, il est l’auteur d’une soixantaine de livres (la plupart traduits à l’étranger, notamment aux États-Unis et en Corée du Sud) et de plusieurs centaines d’articles.

    Fervent lecteur de Karl Marx et théoricien de la révolution, il s’est toujours tenu à l’écart des grands courants marxistes, au motif qu’il ne voyait dans le marxisme qu’une idéologie, une « pensée fossilisée » comme il le qualifiait. On peut donc le ranger dans la catégorie des marxiens.

    S’étant converti au protestantisme à l’âge de 18 ans, il s’est livré à une critique sévère du christianisme, dont il considérait qu’à partir du IVe siècle, celui-ci avait totalement subverti le message évangélique en raison de sa collusion avec l’État. Il s’inscrit donc dans la mouvance de l’anarchisme chrétien.

    Ayant adopté comme devise « Exister, c’est résister », il disait lui-même de son œuvre qu’elle est entièrement centrée sur la notion de liberté.

    Source : Wikipédia

    Engagé, dans la lignée d’Esprit, dans la nébuleuse des « non-conformistes » des années 1930, proche des diffuseurs du barthisme en France au sein du mouvement étudiant protestant et de sa revue Le Semeur, Jacques Ellul (1912-1994) publie en 1934, avec Bernard Charbonneau, des Directives pour un manifeste personnaliste. Elles s’inscrivent dans l’orbite de la révolte radicale contre le « désordre établi » commune aux personnalistes et aux non-conformistes, mais elles ont l’originalité d’incarner une logique déjà « écologiste ». Car ces « directives » insistent sur l’emprise du facteur technique dans la critique de la modernité et sur l’ « illusion politique ».

    Pensée et action ne sont pas séparées chez Ellul. Antifasciste dans l’avant-guerre puis résistant, il devient adjoint au maire de Bordeaux à la Libération, en 1946. Il rompt avec Emmanuel Mounier en 1950 sur les orientations thomistes du personnalisme et le rôle du politique. Le marxisme l’inspire, mais il le conçoit immédiatement comme dépassé. Il s’engage au Conseil national de l’Eglise réformée de France (ERF) de 1950 à 1970. Son ouvrage de 1963, Fausse présence au monde moderne, est une contestation de droite du courant progressiste au sein du protestantisme français. Il dirige Foi et vie, revue de culture protestante d’inspiration barthienne, de 1970 à 1987, et préside de 1970 à 1987 un mouvement écologiste : Défense de la côte Aquitaine.

    Agrégé d’histoire du droit, Jacques Ellul enseigne cette matière et rédige une monumentale Histoire des institutions en cinq volumes, dont le premier paraît en 1955. Son œuvre immense (43 ouvrages, traduits en plusieurs langues) lui donne une aura prophétique. Ellul développe sa réflexion autour du « phénomène technique » et de son impact social (Technique ou l’enjeu du siècle, 1954, et Système technicien, 1977). Son refus de la croyance dans le progrès technique, croyance commune aux marxistes et aux libéraux, le conduit à dénoncer l’aliénation sous l’empire d’un « système technicien ». Critique du productivisme et des dérives de la modernité, ce théologien laïc propose les prémices d’une pensée écologiste qui plonge ses racines dans la foi calviniste.

    Devenu une figure inspiratrice des mouvements américains de contestation de la société de consommation, il irrigue alors une partie des chrétiens de gauche français par ses critiques de la dévastation de la nature, des aspects liberticides du développement technique qui entraînent la disparition brutale des traditions.

    Frédéric Gugelot, A la gauche du Christ, Seuil, septembre 2012, p.223


    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web