logo RUBRIQUE

  • Enseignement
  • Lu dans la presse
  • - Conventions
  • - Petits mots du pasteur
  • - Magazine "Résurrection"
  • - Actions communautaires
  • - Actions missionnaires
  • - Enfants
  • - Jeunes
  • - Vie d’église
  • Liens et Ressources
  • - Annonces hebdomadaires
  •  

    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 589Louis Pasteur (1822-1895) mai 2009
    Biologiste français ; créateur de la microbiologie. Le premier, il découvrit que la fermentation était due à des organismes vivants, les microbes, et que ceux-ci étaient aussi à l’origine de certaines maladies appelées infectieuses.
    logo ARTICLE 620Denis Lane mai 2010
    Pasteur baptiste, prédicateur et missionnaire de la “Overseas Missionary Fellowship”.

    Dans la même rubrique

    Le protestantisme évangélique en Belgique francophone

     

    L’avenir du protestantisme évangélique en Belgique francophone

    Bref résumé de la conférence donnée le 5 juin 1992 par Monsieur Paul Vandenbroeck
    dans le cadre de l’IBB à Charleroi

    Le protestantisme évangélique en Belgique est en crise. Une telle situation s’enracine dans un contexte socio-historique qui dépasse largement nos frontières. Dans la plupart des pays industrialisés d’Europe occidentale, cette crise se manifeste de la façon suivante : le pourcentage de chrétiens évangéliques n’a presque pas changé en 25 ans ! Pourtant il y a eu un très grand nombre de campagnes, croisades et autres efforts (le plus souvent soutenus par une généreuse libéralité). Des gens se convertissent, mais paradoxalement les églises ne grandissent pas en nombre !

    Si l’on procède à une radioscopie de ce paradoxe, divers éléments apparaissent : croissance 0, démobilisation doctrinale et désertion des études bibliques, relâchement dans la prière, recherche d’un consensus aussi large que possible (notamment dans l’engagement social) au prix d’une réduction drastique du cadre théologique d’une telle collaboration.

    Une réaction salutaire passera par un recentrage de notre approche de l’évangélisation. Il faut une présentation de la bonne nouvelle du salut beaucoup plus théocentrique qu’anthropocentrique : « Nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance pour que nous les pratiquions. » Si la finalité du salut est la gloire de Dieu - bien plus que le bien-être de l’homme - sa présentation passe par une confrontation du pécheur avec la sainteté de Dieu. C’est face aux exigences de la loi divine que la repentance prend sa vraie dimension, et non dans un apitoiement égocentrique sur les conséquences personnelles du péché ! Notre vocabulaire évangélique trahit le dérapage par rapport à ces principes : ni le fait “d’accepter Jésus comme son Sauveur personnel”, ni celui de “prendre une décision pour le Seigneur”, ni même l’affirmation “Jésus vous aime !” sans le support de “tout le conseil de Dieu” (Actes 20.27) ne peuvent être considérés comme foncièrement bibliques.

    Il appartient à l’IBB de former des prédicateurs de l’Evangile qui soient conscients de ces deux pôles essentiels : l’offense du Dieu saint, cause de la perdition éternelle du pécheur, et le service du Dieu de gloire, conséquence du salut gratuit. ■

    NDLR : IBB = Institut Biblique Belge, Bruxelles


    100.000 évangéliques en Belgique

    "Tu veux naître de nouveau" : issu des mouvements piétistes des XVIIe et XVIIIe siècles en Angleterre et en Allemagne, le néo-protestantisme évangélique insiste sur la notion de "réveil" et de renaissance à Dieu, par la conversion des âmes. Les fidèles s’immergent dans la lecture littérale de la Bible et considère le partage de leur foi comme un devoir.

    On estime à 150.000 le nombre de protestants en Belgique. Parmi eux, de 80.000 à 100.000 évangéliques, qui constituent désormais le courant majoritaire.

    Ces derniers sont proportionnellement un peu plus présents en Flandre qu’en Wallonie, alors qu’à Bruxelles, plusieurs communautés sont fréquentées quasi exclusivement par des fidèles d’origine africaine. Beaucoup, issus des rangs catholiques et protestants "traditionnels", ont été convertis par des missionnaires américains.

    Leur progression démarre véritablement dans les années 1960. Signe de leur montée en puissance ? Rassemblés en un synode fédéral des Eglises évangéliques, ils sont parvenus à convaincre l’Eglise protestante Unie de Belgique [EPUB], communauté historique remontant à la Réforme et reconnue comme culte officiel depuis 1830, de les accepter au sein d’un organe faîtier : le Conseil administratif du culte protestant évangélique (CACPE).

    Cela leur a permis, en 2003, de devenir, eux aussi, un interlocuteur officiel du Ministère de la Justice. Depuis, on les voit intervenir de plus en plus sur la place publique, surtout à propos des questions d’éthiques. Ainsi, ils étaient particulièrement visibles à la Marche pour la famille, le 10 septembre à Bruxelles, qui s’opposait à l’ouverture de l’adoption aux couples homosexuels.

    C.C. et D.K. - L’Express du 23/9/05


    Les Protestants, du pluriel au singulier

    Les protestants de Belgique présentaient, hier, leur nouvel organe représentatif commun auprès des autorités. Désormais, l’Etat n’aura plus qu’un seul interlocuteur.

    Le petit nombre n’est pas forcément un gage d’efficacité. Ainsi, les quelques 140.000 protestants de Belgique ont-ils toujours eu énormément de difficultés à présenter un front uni face aux autorités du pays. Fort heureusement, un pas important vient d’être franchi en vue d’une meilleure visibilité puisque était présenté, hier, à la presse, leur nouvel organe représentatif commun : le Conseil administratif du culte protestant-évangélique (CACPE).

    Effective depuis le 1er janvier de cette année, la mise sur pied de cet organe ne signifie nullement une unification du protestantisme de notre pays. Daniel Vanescote et John van der Dussen, les deux présidents du CACPE, insistent très fort sur ce point : les dénominations gardent leur autonomie dans les questions théologiques et éthiques, ainsi que dans la vie de leur église. Les compétences du nouvel organe sont d’ailleurs clairement définies : organisation des cours de religion protestant, des émissions radio-télévision, gestion des différents services d’aumôneries (prisons, hôpitaux, armée, etc.), reconnaissance des églises locales.

    Des négociations intensives

    Quatre années de consultations et de négociations furent nécessaires pour parvenir à la constitution du CACPE. Deux tendances majoritaires peuvent être dégagées de cette nébuleuse : l’une plus « classique », représentée par l’Eglise Protestante Unie de Belgique (EPUB), jusque-là, seule interlocutrice officielle des autorités civiles ; l’autre d’inspiration « évangélique », représentée depuis 1998 par le Synode fédéral des Eglises protestantes et évangéliques de Belgique (SF).

    C’est donc entre ces deux instances que les débats furent les plus vifs. Car si elles partagent une même foi en Jésus-Christ et insistent pareillement sur l’autonomie des églises locales, elles ont également pas mal de divergences, la plus grande portant sur l’interprétation de la Bible. D’où le choix délibéré de se limiter aux dossiers qui concernent les contacts officiels entre les autorités et les cultes reconnus. La structure du CACPE a également été conçue de manière à éviter tout malentendu, puisque les statuts prévoient la parité entre l’EPUB et le SF au sein du conseil central et dans toutes les commissions.

    Pour les deux présidents du Conseil administratif du culte protestant-évangélique, la mise en place de ce nouvel organe marque donc une étape importante dans le rapprochement entre les deux « branches » du protestantisme, même s’il n’est pas question d’aller plus loin pour le moment. « Essayons déjà de réussir ceci, a expliqué le Pasteur Daniel Vanescote. C’est déjà un défi suffisamment important à relever. Et pour le reste, nous verrons... ».

    Pascal André - La Libre Belgique / Religion 15/01/03

    Post-scriptum

    La synthèse de la conférence de Paul Vandenbroeck a été publiée au bulletin “Résurrection” de novembre 1992.
    M. Vandenbroeck fut professeur en faculté de théologie et pasteur de l’EPE Uccle (Belgique). Il est décédé le 16 octobre 2008 à l’âge de 73 ans. Il est à l’origine de Rewari International.

    Copyright © 2005 Eglise Protestante Evangélique de Charleroi. Tous droits réservés.
    Ce site a été créé par Ginger-Nut et est géré avec SPIP + EVA-Web