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    logo ARTICLE 663Le prophète Daniel : dans le monde, et pourtant entièrement consacré (1/2) août 2010
    PRÉDICATION | en 4 volets | • C’est durant la jeunesse que tout être humain pose les fondements de la vie. De mauvaises racines ne peuvent donner de bons fruits.
    logo ARTICLE 349Conserver l’unité de l’Esprit juin 1997
    PRÉDICATION • Dans l’Evangile de Jean, chapitre 17, Jésus parle de l’unité. Il prie pour l’unité des chrétiens. Mais la question est de savoir dans quel sens Jésus a prié pour l’unité.

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    Nous ne sommes pas Charlie !

    | Jean 8 : 30-36 Galates 5 : 1, 5 : 13-15 Romains 7 : 14, 8 : 1
     

    Le titre « NOUS NE SOMMES PAS CHARLIE » évoque les événements qui se sont passés en janvier 2015 au cœur de Paris. Des islamistes ont exécuté des caricaturistes du journal “Charlie Hebdo”, et, un peu plus tard, ont tué des Juifs dans une supérette hyper casher.

    Certains diront qu’il est un peu tard pour en parler. Je n’ai pas voulu réagir à chaud, mais ai préféré attendre et réfléchir. J’ai lu le témoignage d’un pasteur journaliste français qui a participé à la marche de protestation organisée à Paris et, ensuite l’a regretté, réalisant après coup qu’il n’était pas du tout d’accord avec l’esprit de cette marche ni avec la récupération politique qui en a été faite.

    Certains diront : « Cela nous concerne-t-il nous, chrétiens ? » Oui, car cela touche la liberté religieuse, la place de la religion dans la société, le message biblique, l’Evangile, les droits et devoirs de chacun. Or, on tente d’expulser la religion de la vie publique. Voici un exemple concret. Pendant 20 ans, nous avons organisé les soirées évangéliques à l’Hôtel de Ville de Charleroi sous le haut patronage de la ville. Nous avions reçu l’autorisation de déployer un calicot géant sur la façade de l’Hôtel de ville : « Charleroi pour Christ ». L’année passée, nous avions loué le Centre Culturel de Mont-sur-Marchienne. Cette année-ci, cela nous a été refusé. Pour quel motif ? La ville de Charleroi ne loue plus ses salles pour des manifestations religieuses ! Petit à petit, l’étau de la laïcité se referme sur l’Évangile.

    Cependant si nous ne sommes pas “Charlie”, nous ne pouvons que condamner la violence, l’usage de la force, les assassinats pour défendre une religion ou des opinions religieuses. Rien ne peut justifier une telle façon d’agir ! Les chrétiens savent que Jésus a condamné l’usage de la force et des armes. Le Seigneur a dit : « Tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. » (Matthieu 26.52) et « Bénissez ceux qui vous maudissent. » (Matthieu 5.44).

    Cela dit, il faut ajouter que les chrétiens protestants évangéliques réclament la liberté pour tous : liberté de presse, de conscience et liberté religieuse. Nous protestants, nous savons ce que cela veut dire. Nous avons souffert pendant des siècles parce que nos droits nous étaient refusés. Nous ne devons jamais oublier ceux et celles qui ont combattu, ont souffert, ont été emprisonnés et exécutés à cause de l’intolérance religieuse. On leur refusait la liberté de croire. Exemple : le roi Louis XIV pensait plus à sa gloire personnelle qu’au bien-être de son peuple. Pendant tout son règne, il a refusé la liberté religieuse aux chrétiens protestants. En France et dans toute l’Europe, ils furent pourchassés, condamnés aux galères, marqués sur l’épaule au fer rouge de 3 lettres maudites GAL (= galères). Sous Louis XIV, aucune liberté religieuse ! Il ne fut pas « le roi soleil », mais plutôt « le roi des ténèbres ».

    Les chrétiens protestants sont pour la liberté de conscience, mais en même temps, ils affirment que cette liberté doit s’accompagner du respect de l’autre, du prochain.

    En effet, la liberté ne doit jamais être utilisée pour insulter, provoquer, mépriser, offenser, se moquer, ridiculiser, blesser, promouvoir l’insanité, l’immoralité, la vulgarité, la bassesse ! C’est vrai qu’il serait dangereux d’imposer une censure universelle. Ne faut-il pas plutôt promouvoir l’autocensure et le sens des responsabilités.

    C’est surtout l’Islam qui était visé par le journal Charlie Hebdo, mais aussi le judaïsme, le christianisme, Dieu, Jésus-Christ, la Bible, l’Évangile, les Églises. C’est avec plaisir et jubilation que les caricaturistes répandent de la boue sur le christianisme sans aucune retenue et réserve. Non, nous ne sommes pas « Charlie » !

    Cette provocation malsaine dans “Charlie Hebdo” était-elle nécessaire ? Répondait-elle à un besoin ? A une demande ? Certainement pas ! Avant l’attentat le journal était au bord de la faillite.

    Le philosophe humaniste français François Rabelais (1483 ou 1494 - 1553) a dit : “Science sans conscience n’est plus que ruine de l’âme.” et Emmanuel Levinas, philosophe français (1906-1995) a affirmé : “Liberté sans responsabilité n’est que ruine de l’humanité.”

    En tant que chrétiens, nous devons aborder le sujet de la liberté à la lumière de la Bible. Une question : la liberté totale revendiquée n’est-elle pas de l’égoïsme ? En effet, pour beaucoup la liberté signifie :

    Quand j’entends le chanteur anglais George Michael interpréter “Freedom”, lui qui vit dans une immoralité clairement affichée, je traduis « Je fais ce que je veux et personne n’a rien à me dire ! » Est-ce la liberté ou l’égoïsme ?

    Jésus a dit dans Jean 8.36 : « Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » et dans Jean 8.34 : « Quiconque se livre au péché est esclave du péché. » Le philosophe français non-chrétien Bernard Henri Lévi, dans son livre « Le testament de Dieu » (1979) déclare : “Nous n’avons jamais été si peu libres que depuis que nous ne croyons plus.” Donc selon lui, l’athéisme et le rejet de Dieu ne sont pas le chemin vers la liberté. On constate que l’homme rejette Dieu, il vit selon ses passions et ses convoitises. Sous le couvert de la liberté il produit très souvent le mal. « Il ne faut pas faire de la liberté un voile qui couvre le mal. » dit la Bible. Or, on constate que sous le voile de la liberté, se cache un nid de vipères qui justifient tous les excès, la perversion, le dévoiement, la bassesse, la vulgarité. C’est de tout cela que Dieu veut nous délivrer. On est libre de dire non au mal et au péché.

    Le pire, c’est que le péché donne pendant un certain temps l’illusion de la liberté, parce qu’on se sent libéré des interdits de la morale dite « judéo-chrétienne ». Dans 2 Pierre 2.18-19, l’apôtre évoque les faiseurs d’esclaves qui promettent la liberté : « Avec des discours enflés de vanité, ils amorcent par les convoitises de la chair, par les dissolutions, ceux qui viennent à peine d’échapper aux hommes qui vivent dans l’égarement ; ils leur promettent la liberté, quand ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, car chacun est esclave de ce qui a triomphé de lui. »

    Beaucoup pensent être libres parce qu’ils peuvent se vautrer dans le péché. En réalité, le péché fait d’eux des esclaves. Il leur faut leur ration de bière, de cigarettes, de drogue, de sexe, de jeux de hasard, d’horoscope, de violence, d’adrénaline. S’ils ne savent plus vivre sans, ils sont esclaves. Lentement, progressivement, insidieusement, insensiblement, le péché a triomphé d’eux.

    Quand Jésus a déclaré aux Pharisiens religieux qu’ils n’étaient pas libres, ceux-ci répondirent « Nous n’avons jamais été esclaves de personne. » (Jean 8.32-33). Ils n’avaient pas pris conscience de leur esclavage. Or, ils étaient menteurs, meurtriers, hypocrites, prétentieux. Ils faisaient de longues prières, agissaient pour être vu des hommes (Matthieu 23) Le péché avait triomphé d’eux mais ils ne le réalisaient pas ! Lorsque Jésus leur dit : « Si vous demeurez dans ma Parole ... la liberté vous affranchira ... Si le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » Ils s’écrièrent « Tu as un démon. » et réclamèrent sa crucifixion (Matthieu 27.22).

    C’est encore et toujours pareil à notre époque ! Beaucoup d’incrédules pensent être libres. Ils nient Dieu, crachent sur la Bible, rejettent le Christ, méprisent l’Eglise, les chrétiens, la morale « judéo-chrétienne ». En réalité ils sont esclaves d’eux-mêmes, de leurs passions, de leur suffisance, de leur orgueil et ne réalisent pas qu’ils s’enchaînent eux-mêmes. Seul Jésus peut nous libérer de nous-mêmes, briser les chaînes de notre esclavage. Nous serons alors libérés de notre mauvais caractère, de nos mauvaises habitudes, de notre vocabulaire grossier, de nos a priori, de notre esprit de jugement, des pensées toutes faites etc. La véritable libération est intérieure. Il faut redire que l’Évangile ne produit pas des esclaves mais des hommes libres. Pour terminer, proclamons bien haut que :

    Combien de chrétiens de par le monde peuvent dire « Moi, le Christ m’a libéré de ma violence, de la jalousie, du désir de vengeance, du mensonge, de la passion du jeu, de la peur, de la tradition religieuse, de l’idolâtrie, des pensées suicidaires, de la cupidité, de la calomnie, de la colère, ... Christ m’a libéré de moi-même. »

    Cela nous concerne tous. La libération est une œuvre de longue haleine. Puisque nous avons été libérés de la condamnation, laissons le Seigneur Jésus continuer en nous son œuvre de délivrance jusqu’à ce jour où, près de Lui, nous serons libérés de la présence même du mal, du péché.

    Amen ! ■

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 3 mai 2015 par Philippe HUBINON et résumée par Marie-Rose GERARD. — Publiée au bulletin “Résurrection” de septembre-octobre 2015.

    Documents

    logo DOCUMENT 923Méditation d’Eric Denimal sur les événements de Paris (Charlie Hebdo), 13 septembre 2015, PDF 395.3 ko


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