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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 600Jean Chrysostome (344 ou 349 - 407) avril 2010
    Père de l’Église grecque, docteur de l’Église ; élu Patriarche de Constantinople en 398. Il devint célèbre par sa prédication et ses talents d’orateur éloquent, d’où son surnom de Chrysostome (« Bouche d’or »).
    logo ARTICLE 424L’unité dans la vérité août 2002
    PRÉDICATION • « Qu’ils soient tous un. » (Jean 17:21). Les mots de cette prière ont fait couler beaucoup d’encre. C’est la prière œcuménique dont on a tordu le sens avec beaucoup de malhonnêteté intellectuelle, spirituelle et exégétique pour lui faire dire ce qu’elle ne dit pas.

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    Le Tombeau de la joie

     | Luc 24.1-8 et 1 Corinthiens 15.1-11
     

    La grande fête de Pâques célèbre la résurrection de Jésus-Christ et déclenche un feu d’artifice de mots : victoire, triomphe, vie, espérance, joie, immortalité, gloire, puissance, certitude, grandiose, unique, divin,... Selon certains chrétiens, c’est la plus grande fête chrétienne. Mais toutes ces grandes fêtes sont liées les unes aux autres. Il n’y aurait pas de fête de Pâques, de victoire et de triomphe de la vie s’il n’y avait pas eu Noël, l’incarnation de Dieu le Fils, Dieu fait homme. La fête de Pentecôte célébrant la venue du Saint-Esprit n’est pas moindre. S’il n’y avait pas eu de Pentecôte, il n’y aurait pas de conversions, pas de nouvelles naissances, pas d’Églises ! C’est le Saint-Esprit qui donne l’efficacité et la puissance à la mort du Christ et à sa résurrection.

    Toutes les fêtes chrétiennes sont importantes et cela montre que l’Évangile est “indémontable”, parce que toutes les pièces tiennent ensemble : Noël, Pâques, Pentecôte, Ascension et Retour du Seigneur Jésus-Christ.

    En février 2008, a été faite une enquête en Wallonie et à Bruxelles qu’on a appelé « le baromètre religieux 2008 ». On a questionné des gens et :

    Une autre question fut posée : « Selon vous, qu’y a-t-il après la mort ? »

    Notre pays a vraiment besoin de l’Évangile ! Mais ces chiffres ne doivent pas assombrir la Fête de Pâques. « Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera t’il la foi sur terre ? » (Luc 18.8). Devons-nous nous étonner des chiffres relevés dans notre pays ?

    Le cardinal belge Godfried Danneels, archevêque émérite de Malines-Bruxelles, ex autorité suprême de l’Église catholique de Belgique, de par ce titre ancien Primat de Belgique, affirmait dans une interview que « Jésus est ressuscité, non pas avec un corps physique, mais avec un corps spirituel. » Un lecteur de l’interview remarqua : « Jésus a marché avec les disciples d’Emmaüs, mangé des poissons du lac, montré ses plaies à Thomas qui a pu les toucher, ce qui ne fait guère penser à un corps spirituel, mais bien un corps comme en a tout un chacun. » Un journal catholique répondit : « Dire que la résurrection du Christ n’est pas un événement physique est donc lui donner une force plus grande. C’est affirmer qu’il y a un au-delà de la matière. » On est consterné, car le cardinal Danneels voulait faire un Évangile plus grand que celui de la Bible !

    Quelques Pasteurs protestants seraient capables de tenir le même langage ! Il ne faut, dès lors, pas s’étonner que certaines Églises se vident. Une fois rabotées les vérités évangéliques, l’Évangile n’a plus de puissance, plus de force. Ne touchons pas au glorieux Évangile de notre Seigneur Jésus-Christ transmis une fois pour toutes. Ne pensons pas que l’Évangile doit être adapté au goût du jour. Il n’a jamais été au goût du jour, même au 1er siècle. Il a toujours été opposé à l’esprit du siècle, à la raison humaine. Dans 2 Corinthiens 10.5, l’apôtre Paul écrit : « Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élèvent contre la connaissance de Dieu. » A Athènes (Actes 17.24-39), dès que Paul eut prononcé « résurrection des morts » les philosophes se moquèrent disant « Nous t’entendrons une autre fois. »

    L’Évangile de la résurrection des morts n’a jamais été au goût du jour. Et cependant, l’auteur des Actes des Apôtres (Luc) mentionne que « Quelques-uns, néanmoins, s’attachèrent à lui et crurent. » Jésus a dit : « Ne crains point, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le Royaume. » (Luc 12.32) et « Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mènent à la perdition et il y en a beaucoup qui entrèrent par là. Mais étroite est la porte, resserré, le chemin qui mènent à la vie et il y en a peu qui les trouvent. » (Matthieu 7.13-14).

    Le tombeau de Christ est le “Tombeau de la joie” . Pourquoi ce titre ?

    1. Parce que le tombeau est vide.

    D’après la Bible, les femmes sont venues au tombeau le dimanche de Pâques. Les apôtres sont venus ensuite. Avant de voir le Christ ressuscité, ils ont vu le tombeau vide, les linges mortuaires vides du corps de Christ. Les anges le confirment : « Il n’est pas ici. » (Luc 24.1-12).

    Il y a ± 30 ans, j’ai fait un voyage en Israël et j’ai visité « Le jardin de la tombe » que les archéologues ont découvert près de Jérusalem. Un jardin (Jean 19.41), un tombeau, une pierre,... le site est identique au texte évangélique. Le tombeau est refermé par une porte de bois sur laquelle un écriteau portait en lettres blanches « Il n’est pas ici ! » Cette parole des anges (Marc 16.6) a traversé les siècles et est toujours vraie. Il n’y a pas à Jérusalem un tombeau dans lequel croupissent les os du Christ. C’est la joie, car le tombeau est vide !

    2. Car la vie triomphe.

    La mort n’a pas le dernier mot. C’est un hymne à la vie que la Bible rapporte. Dans 1 Corinthiens 15.55, Paul demande « Ô mort, où est ta victoire ? » « La mort a été engloutie dans la victoire. » (v. 54).

    Jusqu’à ce dimanche de Pâques, la mort remportait la victoire car elle engouffre tout, elle détruit tout. Le tombeau du Christ est devenu le tombeau le plus célèbre de l’Histoire. C’est le tombeau duquel a jailli la vie ! Le sépulcre est synonyme de mort, chagrin, larmes, tristesse, souffrance, absence. Ici, le tombeau est porteur de vie. Désormais, la mort n’est plus pareille. Ce qui s’est passé il y a ± 2000 ans à Jérusalem, ce dimanche de Pâques, concerne tout homme, tous les peuples. “Tombeau de la joie” car la vie triomphe. Quand on est au cimetière pour des obsèques, beaucoup de gens se disent « La mort a englouti la vie ». Pour le chrétien, qui regarde au-delà du visible, le message est tout autre. La mort a été engloutie par la vie, c’est la vie qui triomphe.

    3. Car la vie a un sens.

    Pour beaucoup de personnes incroyantes, la vie n’a pas de sens. Tout se termine dans le néant. La mort rend la vie absurde. Ainsi pensaient Camus, Jean-Paul Sartre, Ernest Hemingway et d’autres ... Voilà pourquoi beaucoup de personnes se suicident ! Elles ne savent pas supporter une vie qui n’a pas de sens. Pour elles, la vie est un coup du hasard, un accident qui n’a pas de sens puisqu’il aboutit au néant. Mieux vaut donc en finir le plus vite possible ! Quelle différence avec le chrétien. Pour lui, le tombeau vide du Christ est « Le tombeau de la joie », la vie a un sens et une valeur. De même que la famille, le mariage, le travail, les émotions, le monde animé, l’Histoire, ... Paul terminant le grand chapitre de la résurrection dans 1 Corinthiens 15.58, dit « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. », sachant que la vie a du sens. Pourquoi ? Parce que Christ est ressuscité.

    4. Dans ce tombeau, la Parole de Dieu est confirmée.

    Tous les événements de la vie de Jésus-Christ sont annoncés, décrits à l’avance : sa mort, sa résurrection, son ascension. C’est unique dans toute la littérature. C’est le seul live au monde dans lequel on trouve cela !

    Le savant chrétien Blaise Pascal (17e siècle) a dit : « La meilleure preuve de l’existence de Jésus-Christ, ce sont les prophéties. » Jésus a donné une sévère leçon aux saducéens, ces religieux qui ne croyaient pas à la résurrection des corps. Il leur a dit : « Vous êtes grandement dans l’erreur parce que vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu. » Pour Jésus, la meilleure preuve de la résurrection des morts, c’est que Dieu l’a promise sans les Écritures, dans la Bible. Celui qui n’a pas compris cela est dans l’erreur (Matthieu 22.23-29). Le Saint-Esprit a conduit Paul à l’écrire dans 1 Corinthiens 15.3 : « Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures, et il est ressuscité. » La résurrection des corps est selon les Écritures (1 Corinthiens 15.2-4).

    Etes-vous dans la joie du tombeau vide ? Le Christ a triomphé de la mort. « Il a mis en évidence l’immortalité et de la vie » par l’Évangile (2 Timothée 1.9-10) « Christ est vivant. » La mort n’est pas la fin de la vie et la vie a un sens. Christ ressuscité prouve que la Parole de Dieu est la vérité. ■

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 5 avril 2015 par Philippe HUBINON et résumée par Marie-Rose GERARD.

    Publiée au bulletin “Résurrection” de mars-avril 2016.


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