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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 207Jean Jaurès (1859-1914) mars 2003
    Homme politique français, assassiné à Paris le 31 juillet 1914.
    logo ARTICLE 716Léopold 1er de Saxe-Cobourg et Gotha, Roi des Belges (1790-1865) janvier 2012
    Prince, fils du duc souverain François de Saxe-Cobourg-Saalfeld (1750-1806). Il est élu premier Roi des Belges le 4 juin 1831 et prête serment sur la Constitution belge le 21 juillet 1831.

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    Fête de la Réformation

    | Marc 7 : 1 - 1 Timothée 1 : 18-19 / 6 : 12 / 4 : 10 - 2 Timothée 4 : 7-8 - Jude 3
     

    31 octobre : date anniversaire de la « Réformation », qui est la naissance du Protestantisme. N’insistons pas trop sur le mot « Protestantisme » et parlons plutôt d’un réveil spirituel de la plus grande ampleur. L’Esprit de Dieu souffla avec puissance sur toute l’Europe et ce puissant mouvement finit par s’étendre dans le monde entier. Il atteignit l’extrême nord de l’Europe, et à l’ouest, les Etats-Unis d’Amérique. Entre autres l’île de Manhattan et la ville de New York. Peu de personnes (Belges et Américains), savent que cette ville fut fondée par des chrétiens protestants du Hainaut. En 1626, Pierre Minuit, un calviniste d’origine tournaisienne, acheta Manhattan aux Indiens et fonda New York. Là, arrivèrent quelque 30 familles protestantes fuyant les persécutions de l’Inquisition en Europe. “Petite Histoire”, dira-t-on, mais histoire vraie !

    La Grande Histoire, c’est celle de l’Esprit de Dieu qui souffla sur l’Europe pour y susciter le plus grand mouvement spirituel de l’Histoire du XVIe siècle. C’est difficile à croire quand on voit aujourd’hui comment l’Europe renie ses racines chrétiennes, se détourne de la foi, enlève la croix chrétienne des lieux publics, comme les palais de justice, les hôtels de ville ; efface de ses calendriers les fêtes chrétiennes (Noël, Pâques, Pentecôte) ; interdit de parler de Dieu, de Jésus-Christ, de la Bible (sauf dans les réseaux libres), mais ne dit pas un mot quand des écoles entières célèbrent la fête païenne d’Halloween avec ses déguisements macabres, et des maquillages morbides.

    Et pourtant c’est dans nos pays européens que Dieu s’est manifesté. La première Bible imprimée le fut en Europe, en Allemagne plus précisément, par Gutenberg. Les premières traductions de la Bible parurent en France, en Angleterre, en Allemagne,... Partout de nombreuses Églises furent fondées. Des centaines de milliers de chrétiens protestants européens convertis fuirent pour échapper aux persécutions et témoignèrent partout de leur foi. Des chrétiens belges, français, suisses, anglais, italiens, espagnols furent arrêtés, emprisonnés, torturés, envoyés aux galères marqués au fer rouge à l’épaule des trois lettres, GAL, synonyme de mort. Beaucoup furent décapités, brûlés vifs, noyés, enterrés vivants. Et tout cela avec la bénédiction de l’Église catholique et de son chef le pape, prétendu vicaire du Christ sur terre et infaillible dans ses décisions. En France, en août 1521, eut lieu le Massacre de la Saint-Barthélemy, où des milliers de chrétiens protestants furent massacrés à Paris et dans toutes les grandes villes de France. Pour célébrer l’événement, le pape Grégoire XIII fit frapper des médailles commémoratives et chanter le « Te Deum » à Rome !...

    Certains disent qu’aujourd’hui, il ne faut plus parler de cela. C’est comme si l’on disait aux Juifs qu’il ne faut plus parler de la Shoah et des fours crématoires, aux Arméniens de ne plus parler du génocide, aux Cambodgiens des Khmers Rouges, aux Chinois de Tien Anmen, aux mères de Colombie des milliers de jeunes disparus opposés au régime en place. Il est impossible d’oublier les vérités de l’Histoire. Les historiens disent que c’est un grand danger que d’oublier l’Histoire ! Dieu lui-même, dans sa Parole, par Moïse et les prophètes, répète à Israël : « Souviens-toi, n’oublie pas, dis-le à tes enfants ».

    D’autres disent : “C’est du passé, les choses ont changé !” C’est faux, rien n’a changé ! Toutes les hérésies de l’Église catholique romaine survivent aujourd’hui. C’est même pire, car d’autres se sont ajoutées, plus condamnables les unes que les autres. Les 95 thèses que le moine Martin Luther a affichées le 31 octobre 1517 sur la porte de l’église du château de Wittenberg en Allemagne pourraient être affichées au Vatican sur la porte de la Basilique Saint-Pierre à Rome. Aucun dogme dénoncé par Luther n’a été retranché, aucun blasphème, comme le sacrifice de la messe, le pouvoir du prêtre de renouveler le sacrifice de Jésus et de l’offrir à Dieu, la transsubstantiation (hostie transformée matériellement en chair et le vin en sang du Christ), le purgatoire (lieu entre le paradis et l’enfer où les hommes doivent souffrir pour payer le prix de leurs péchés), l’immaculée conception de Marie épargnée par le péché originel, les indulgences qui se vendaient à prix d’argent et prétendaient payer une partie de la dette du péché et raccourcir la pénitence du purgatoire,... Tout cela n’a jamais été aboli et est toujours d’actualité. Furent ajoutés ces derniers siècles : l’infaillibilité du pape, Marie médiatrice avec le Christ, l’assomption de Marie montée au ciel comme Jésus (dogme de 1950).

    Ne faut-il pas se battre pour la Parole de Dieu, pour la vérité, pour Jésus-Christ, pour l’enseignement de la Bible ? Ne faut-il pas se battre contre les fausses doctrines, les blasphèmes, les mensonges ? Faut-il tout taire ? Allons-nous manquer de courage pour lutter contre les hérésies ? Manquer d’amour pour défendre la vérité, les Saintes Écritures ? Manquer de mémoire pour oublier les souffrances et le sang des martyrs de la foi ? Il ne s’agit pas de commencer des guerres de religion. Le chrétien ne choisit jamais la violence ni les armes. S’il est un soldat du Christ, il est un soldat de la paix. Il combat avec l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu, la Bible (Ephésiens 6.17). C’est bien cette épée-là qui a été brandie par les réformateurs : Luther, Calvin, Zwingli, Bucer, l’Amiral Gaspard de Coligny, Melanchthon, Jean Hus, Savonarole, l’Alsacien Oberlin, William Tyndall,... Luther a dit : « La foi en Christ ne nous affranchit pas des œuvres, mais de l’opinion qu’on en a et de la présomption de chercher la justification par leur moyen. » De Luther, Erasme a dit : « Luther a commis deux péchés : il a touché à la couronne du pape et au ventre des moines. »

    Près de 200 ans avant Luther et Calvin, un homme s’est levé en Angleterre : John Wycliffe. En 1415, le Concile de Constance a condamné les écrits de Wycliffe et a ordonné que son corps et ses ossements soient exhumés et jetés loin de la sépulture ecclésiastique. Le même Concile a déclaré hérétique le tchèque Jean Hus et l’a condamné au bûcher. Quels crimes avaient commis ces hommes pour mériter de telles sentences de la part de l’Église ?

    Wycliffe (1320-1384) était un prêtre, théologien et professeur à l’université d’Oxford. Toute sa vie il milita pour un retour de l’Église à la Bible. Afin de rendre celle-ci accessible au peuple, il a entrepris sa traduction en anglais, bravant par-là l’interdit de l’Église. Dans ses écrits, il a dénoncé de nombreuses croyances et pratiques non bibliques comme le culte des saints, les images des reliques, la confession auriculaire et les indulgences. Pour lui, les doctrines des papes et des conciles étaient sans valeur parce que pas contenues dans la Bible.

    Cent ans avant Luther et Calvin s’est illustré Jean Hus en Tchécoslovaquie. Deux semaines avant son exécution, Jean Hus écrivait : « Je trouve un grand réconfort dans cette Parole du Christ : « Heureux serez-vous lorsque les hommes vous haïront. » Luc 6.22 ». Jean Hus fut condamné à être brulé vif sur le bûcher.

    William Tyndall (1494-1536), prêtre catholique anglais à Cambridge s’exprime ainsi en 1522 : « Je défie le pape et toutes ses lois et, si Dieu me prête vie, je ferai qu’en Angleterre, le garçon qui pousse la charrue connaisse l’Écriture mieux que le pape lui-même. » Cet érudit avait compris que le besoin le plus urgent pour le peuple était de connaître la Bible. Il fut le traducteur de la première Bible imprimée en anglais. Traqué, il se réfugia en Hollande. Sa carrière s’acheva en 1536 sur l’échafaud où il fut étranglé, puis brûlé. Il avait été reconnu coupable d’hérésie, car il avait déclaré que nous sommes justifiés uniquement par la foi en Jésus-Christ, que le purgatoire n’existe pas, que ni la Vierge ni les saints n’intercèdent en notre faveur auprès de Dieu, que l’on ne doit adresser ses prières ni à la Vierge Marie, ni aux saints, mais uniquement à Dieu par le seul canal de Jésus-Christ.

    Le seul tort de ces modestes géants de la foi fut de rester fidèles à la Parole de Dieu au prix de leur vie. Et nous qui ne risquons rien, nous nous tairions ? Pas question ! Au contraire ! Que Dieu nous donne le zèle, le courage, le discernement pour « LIVRER LE BON COMBAT DE LA FOI » (1 Timothée 6.12). Soyons toujours prêts à nous défendre avec douceur et respect selon 1 Pierre 3.16-17 avec « l’épée de l’Esprit qui est la Parole de Dieu. » (Ephésiens 6.17).

    La Réforme n’est pas terminée. Le combat est toujours d’actualité. ■

    Post-scriptum

    Prédication apportée le 1-11-2015 par Philippe HUBINON et résumée par Marie-Rose GERARD.
    Publication au bulletin “Résurrection” de novembre-décembre 2016.

    Documents

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