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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

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    Cinq mariages et un concubinage

     | Jean 4 : 1-42
     

    Cette prédication est à rapprocher de la prédication en MP3 intitulée ”Jésus et la Samaritaine”.

    Cinq mariages et un concubinage : telle est la vie de cette femme de Samarie que Jésus rencontre près du puits de Jacob. Jésus prend du temps pour lui parler. Ceci nous montre que nous ne devons désespérer de personne.

    Evitons de cataloguer trop vite les gens en considérant que tel cas est perdu ou tel autre trop difficile. Tout le monde a le droit d’entendre et nous ne devons priver personne par un jugement posé à l’avance. Ce sont parfois ceux qui sont tombés le plus bas qui sont le plus près du Seigneur.

    Jésus rencontre cette femme. La Bible est en quelque sorte le récit de rencontres. Dieu rencontre Adam, Caïn, Noé, Abraham, Moïse, Elie, Matthieu, Saul de Tarse et beaucoup d’autres.

    Jésus a aussi rencontré Nicodème (Jean 3), homme religieux, théologien, chef des Juifs, homme de bien, fréquentant régulièrement la synagogue. Il jeûne plusieurs fois par semaine et donne la dîme de tous ses biens. Toutefois, il est perdu. Il n’est pas né de nouveau. Il n’est pas converti. Il n’a pas reçu la vie de Dieu. Il se confie en lui-même. Il compte sur ses bonnes oeuvres, sur ce qu’il fait pour aller au ciel, sur son obéissance à la loi.

    Mais dans le chapitre suivant (Jean 4), on change de registre, on passe à l’extrême. Jésus rencontre cette fois une femme étrangère dont la conduite est peu reluisante et la réputation mauvaise.

    Nicodème et cette femme qui vit en concubinage après cinq mariages ne sont pas du même bord. Il fait partie du peuple juif. Elle appartient au peuple samaritain. Ils n’ont pas la même religion, ni la même histoire. Ces chapitres 3 et 4 de l’Évangile de Jean sont mis côte à côte mais ils ont deux points communs : les deux personnes que Jésus rencontre sont perdues, mais Nicodème et la femme samaritaine vont se convertir tous les deux. Nicodème est perdu dans sa religion. La femme est perdue dans ses passions. Tous deux ont besoin de Jésus-Christ et de l’amour de Dieu. "Dieu a enfermé" tous les hommes dans la désobéissance afin de faire grâce à tous (Romains 11:32). Dieu a un plan de salut.

    Le Christ est fatigué et s’assied près du puits de Jacob. C’est une image modeste du Messie. Le Fils de Dieu s’est en effet fait homme. Il connaît l’expérience des hommes. Il est pleinement Dieu et pleinement homme. Jésus a vécu ce que nous avons vécu. Il est très proche de nous. Le Dieu de la Bible est un Dieu à visage humain.

    « Nous n’avons pas un Dieu qui ne puisse compatir à nos faiblesses ; au contraire Jésus a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » (Hébreux 4:15).

    Jésus est un Dieu de chair. Il peut nous comprendre. Jésus va comprendre cette Samaritaine, que beaucoup d’autres ne veulent plus comprendre.

    L’Évangile est le premier
    "mouvement de libération de la femme".

    Cet entretien de Jésus va étonner les disciples. Les rabbis, les maîtres en religion, ne parlaient pas seuls avec une femme. C’était inconvenant et déplacé. Les femmes avaient peu d’accès à la vie religieuse. Dans la synagogue, les femmes étaient placées à l’écart, au balcon, avec un grillage.

    Jésus inaugure ainsi un nouvel âge et adopte une attitude qui sera développée dans les épîtres, qui replaceront la femme autrement. L’Évangile est le premier mouvement de libération de la femme. En Christ, il n’y a plus ni homme ni femme. Chacun, homme et femme, a accès auprès de Dieu, à la même grâce.

    L’Évangile n’est pas réservé aux hommes. Les fonctions attribuées dans l’Église sont différentes notamment la prédication de la Parole (réservée aux hommes).

    Les femmes chrétiennes ont joué un grand rôle dans l’Histoire du Christianisme. Beaucoup de femmes ont été des martyres de la foi, fidèles jusqu’à la mort. Environ 70% des missionnaires, tous pays confondus, sont des femmes. Une des caractéristiques du christianisme est le respect de la dignité de la femme. La Bible dit bien : « Honore ton père et ta mère. » (Exode 20:12). La femme n’est pas inférieure à l’homme.

    En s’attardant avec cette femme, Jésus étonne donc ses disciples habitués à d’autres principes. Ce dialogue entre Jésus et la femme samaritaine nous étonne aussi parce qu’ils vont être sur deux longueurs d’ondes différentes. Ils ne se comprennent pas. Elle, ne pense qu’à son corps, à sa facilité, aux choses matérielles et superficielles. Jésus lui, parle de l’âme, de la félicité, du spirituel, de l’essentiel. Cette femme parle de religion mais Jésus parle de vie. Jésus et cette femme ne parlent pas de la même chose.

    Comme cette Samaritaine, nos propres pensées sont aussi souvent très différentes de celles du Seigneur. Comme près du puits avec cette femme, Jésus utilise souvent un langage imagé peu compréhensible par ses disciples.

    Si souvent en effet nous comprenons mal le message du Seigneur. Nous avons besoin du Saint-Esprit et de l’aide de Dieu pour bien saisir ce que Jésus veut nous dire.

    Jésus dit à cette femme : « Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : Donne-moi à boire. » (Jean 4:10).

    La santé, l’intelligence, la liberté sont des grâces de Dieu. Mais le don suprême de Dieu, son Fils Jésus, le connais-tu ? C’est le don des dons. Tu peux être privé de la santé, d’une intelligence particulière, de liberté mais toutefois connaître Jésus-Christ et être ainsi le plus heureux du monde. Connais-tu vraiment Jésus-Christ ?

    Jésus progresse alors dans l’entretien avec la femme samaritaine et lui dit : « Va, appelle ton mari, et viens ici. » (Jean 4:16). Jésus connaît sa situation et il met le doigt sur la plaie, non pour torturer cette femme ou la culpabiliser, mais pour la guérir et la sauver.

    Quand Dieu nous parle, lorsque l’Évangile pointe du doigt la plaie de notre vie, ce n’est pas pour nous torturer ou nous culpabiliser, mais pour nous guérir, nous sauver et pardonner nos péchés. Quand le médecin nous ausculte il doit mettre le doigt exactement où nous avons mal pour en identifier la cause et pouvoir guérir. Parfois la Parole de Dieu nous reprend et nous fait mal, mais toujours pour notre bien.

    Nous savons maintenant que c’est vraiment lui, Jésus, le Sauveur du monde (Jean 4:42)

    La femme samaritaine ne cache rien. D’emblée elle avoue à Christ qu’elle vit avec un homme qui n’est pas son mari. Christ sait déjà qu’elle a eu cinq maris, et que celui qu’elle a maintenant n’est pas son mari. Jésus connaît toutes choses dans notre vie, le passé, le présent et notre avenir. Rien ne sert de cacher des choses à Dieu. « Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. » (Proverbes 28:13).

    La femme samaritaine déclenche alors son système de défense en posant des questions de théologie sur les différents lieux d’adoration des Juifs et des Samaritains. Elle se retranche derrière ces questions religieuses parce qu’elle veut fuir le Christ. Mais Jésus répond simplement que ceux qui adorent Dieu doivent l’adorer en esprit et en vérité (Jean 4:23).

    Il n’y a en fait pas d’endroit spécial pour adorer le Père. C’est partout, en esprit et en vérité. L’important est d’être une nouvelle créature, un enfant de Dieu racheté par le sang de Christ. Es-tu une nouvelle créature ? Christ a-t-il pardonné tes péchés ? Es-tu né de nouveau en Christ ?

    Jésus fait à cette femme trois déclarations magistrales. D’abord : « le salut vient des Juifs. », ensuite « Dieu est esprit. » et enfin « Je suis le Messie. ». Jésus n’a jamais dit ailleurs de telles vérités aussi clairement. C’est étonnant.

    La première vérité rappelle le plan de Dieu et le choix d’Abraham à partir duquel l’Éternel a fait un peuple. Dieu a choisi un homme et de cet homme il en a fait un peuple. De ce peuple juif, Dieu en a fait sortir le Messie.

    La seconde vérité rappelée par Christ à cette femme signifie que Dieu n’a pas de corps. C’est un des concepts les plus difficiles à saisir. Dieu n’est pas fait de chair. Pourtant sans yeux, Il voit. Sans oreilles, Il entend. Sans cerveau Il comprend pourtant. Il n’a pas de bouche mais Il parle. Il n’a pas de jambes ni de bras et pourtant Il est partout dans le monde et Il agit.

    Dieu est esprit. Les plus grands théologiens ne pourront jamais comprendre de telles merveilles. Si Dieu avait un corps, Il ne pourrait être partout en même temps, parler et entendre partout à la fois. Nous ne saurons jamais nous représenter Dieu et nous en faire une image. Dieu nous interdit du reste de faire des représentations. Le culte en esprit et en vérité doit être dépourvu de support matériel, exempt de bibelots, de statues. Rien au monde ne peut représenter Dieu. Il est esprit, adoré en esprit et en vérité.

    La troisième vérité soulignée par Jésus rappelle qu’il est bien le messie annoncé par les prophètes. Jésus lui dit : « Je suis le Messie, moi qui te parle. » (Jean 4:26).

    Plaise à Dieu que beaucoup le reconnaissent comme tel et découvrent l’amour de Dieu, le message de la croix afin d’être sauvés !

    Post-scriptum

    Message du 20/2/2005 de Philippe Hubinon, résumé par Jean-Pierre Baudouin.

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