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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

    Dans la même rubrique

     Le « Mais » de l’incrédulité, le « Mais » de la différence

    Il y a un « Mais »

     | Deutéronome 18 : 9 à 14 • Matthieu 14 : 22 à 33
     
    « Ces choses ont été écrites pour notre instruction, pour nous servir d’exemple. » (1 Corinthiens 10:11).

    Les chapitres 13 et 14 du livre des Nombres relatent une phase de l’histoire du peuple d’Israël : après la sortie d’Egypte, Moïse envoie douze éclaireurs dans le pays de Canaan avant d’y entrer. Leur mission consiste à explorer ce pays promis. Au terme de cette exploration de quarante jours les éclaireurs reviennent vers le peuple d’Israël avec des fruits et rapportent à Moïse et Aaron ce qu’ils ont vu. « Effectivement, c’est comme le Seigneur nous l’a dit. C’est un pays où coulent le lait et le miel. Il y a des fruits en abondance. En voilà la preuve. Mais le peuple qui habite ce pays est puissant. Ils ont des villes fortifiées, très grandes. » (Nombres 13:27).

    L’Écriture nous précise qu’alors le peuple commence à murmurer contre Moïse. L’un des explorateurs, Caleb, prend la parole pour apaiser le peuple, le faire taire et l’encourager à s’emparer du pays promis. Mais les dix autres explorateurs interviennent alors pour souligner l’impossibilité de s’emparer du pays de Canaan habité par un peuple puissant. Ils se mettent alors à décrier le pays exploré : « c’est un pays qui dévore ses habitants, nous avons vu des hommes comme des géants, à leurs yeux nous étions comme des sauterelles. » Les murmures contre Moïse et Aaron s’élèvent de façon virulente : « pourquoi ne sommes-nous pas morts en Egypte ? Ne serait-ce pas mieux de retourner en Egypte ? Nommons un chef et retournons en Egypte ! » (Nombres 14:3).

    Moïse et Aaron sont catastrophés et se jettent la face contre terre. Caleb et Josué déchirent leurs vêtements en signe de colère et de désapprobation et redisent : « Le pays est très bon. C’est un pays où coulent le lait et le miel. Ne soyons pas rebelles à la Parole de l’Éternel. Ne craignons pas les gens de ce pays. Ils vont nous servir de pâtures. L’Éternel est avec nous. Ne craignons pas. » (Nombres 14:7). Mais le peuple n’écoute pas. La tension ne cesse de croître. Le peuple parle alors de les lapider. Tout cela aux frontières du pays promis, après avoir quitté l’Egypte et vu le miracle de la Mer Rouge. Le peuple parle d’exécuter Moïse, Aaron, Caleb et Josué. Dieu intervient alors, irrité par la rébellion du peuple. Comme l’Éternel parle de détruire le peuple et d’en refaire un nouveau à partir de Moïse, ce dernier prie Dieu pour ce peuple rebelle. Dieu écoute la prière de Moïse. Il va toutefois punir le peuple, les incrédules : ils n’entreront pas dans le pays promis à cause de leur rébellion contre l’Éternel. Ils ne verront pas le pays de Canaan parce qu’ils ont dit « oui, MAIS ... ».

    Cette génération issue d’Egypte n’entrera pas dans le pays de la promesse sauf Josué et Caleb.

    Notre tendance est de nous confier en ce que nous voyons plutôt qu’en ce que Dieu nous dit dans sa Parole.

    C’est l’une des pages les plus sombres de l’histoire d’Israël. Cette révolte du peuple qui a déclenché la colère de Dieu est partie de 4 petites lettres : « MAIS ». C’est le « mais » du doute, de l’incrédulité. Dieu est bon et patient. Mais la Bible précise qu’on ne se moque pas de Dieu. Nous devons être sérieux avec Dieu. « Ce qu’un homme a semé, il le moissonnera. » Le peuple incrédule a semé le doute, il a récolté la colère et le jugement de Dieu.

    Quel a été le péché du peuple ? Ils se sont arrêtés sur ce que leurs yeux voyaient et ils ont oublié les promesses de la Parole de Dieu. Ils ont « VU » les géants, les villes fortifiées avec leurs murailles et ont oublié les promesses que Dieu avait faites à Abraham : « Regarde vers le nord et le sud, vers l’est et l’ouest ; car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours. » (Genèse 13:14). Ils ont oublié que nous ne devons pas marcher par la vue mais par la foi.

    Cette triste phase de l’histoire du peuple d’Israël nous est relatée pour nous servir d’exemple, de leçon. Nous devons en effet marcher par la foi et non par la vue. Notre tendance est de nous confier en ce que nous voyons plutôt que de croire ce que Dieu nous dit dans sa Parole. Et ce que nous voyons nous conduit souvent dans le doute ! Les puissances du monde, le pouvoir de l’argent, du mal, de l’immoralité paraissent bien grands par rapport à l’Église du Christ. Mais le Seigneur a dit : « Je bâtirai mon Église et les puissances des ténèbres ne prévaudront point contre elle. » (Matthieu 16:18). Des mondes se sont écroulés avant nous, notamment les empires romain, babylonien et grec. Ces civilisations étaient pourtant riches et puissantes. Le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais la Parole de Dieu demeure éternellement. Demandons à Dieu de nous garder pour nous éviter de poser le « mais » de l’incrédulité, le « mais » du doute.

    Dieu veut qu’il y ait une différence entre le chrétien et le reste du monde au niveau de la conduite, du langage, des pensées.

    Quand Jésus marche sur les eaux, Il invite Pierre à le rejoindre. Pierre sort de la barque et marche sur les eaux pour aller vers Jésus. « Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur et commença à s’enfoncer. » (Matthieu 14:30). C’est le « mais » du doute, de l’incrédulité. Les yeux de Pierre se détournent de Christ. L’apôtre voit les vagues. Il oublie la Parole du Seigneur qui l’invite et lui dit : Viens !

    Ce même « mais » de l’incrédulité se retrouve à la fin de l’Évangile selon Matthieu, après la résurrection du Christ et juste avant son ascension. « Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée. Quand ils le virent, ils l’adorèrent. MAIS quelques-uns eurent des doutes. » (Matthieu 28:16). Après avoir vécu trois années avec le Christ, vu ses miracles et sa... résurrection, mangé quarante jours avec Lui, le Christ ressuscité, quelques-uns ont encore des doutes !!!

    L’incrédulité est le fléau de la vie chrétienne. Seigneur, viens au secours de notre incrédulité et débarrasse-nous à jamais de ces « mais » du doute pour les remplacer par les « oui » de la foi.

    Il n’y a pas de bonheur sans loi !

    Nous rencontrons aussi des « MAIS » dans le livre du Deutéronome. Dieu met des limites. Nous avons en effet besoin de limites. Nous avons été faits ainsi par Dieu. Certaines choses sont permises, d’autres sont interdites. Hélas, l’homme se croit adulte, libre, dégagé de toute limite. Voilà pourquoi il rejette l’idée d’un Dieu et refuse les Dix commandements. L’homme veut fixer sa propre loi et déterminer ses propres limites. Pourtant Dieu nous a donné sa loi comme une barrière de sécurité pour protéger nos vies et nous donner le bonheur. Il n’y a pas de bonheur sans loi. Dieu a donné ses commandements pour le bonheur de la race humaine et le bien des familles. Dès les premières pages de la Bible, Dieu pose les limites sur sa créature : « Tu pourras manger de tous les arbres du jardin ; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras. » (Genèse 2:16). Celui qui s’engage avec Dieu doit savoir que Dieu pose des limites, des interdits. Deutéronome 18 en fait partie. Ce texte précise la culture et la religion de l’époque. Les habitants de Canaan faisaient passer leurs propres enfants par le feu. L’Éternel interdit ces pratiques religieuses horribles.

    Dans ce même texte, l’Éternel interdit les pratiques occultes, le spiritisme, l’évocation des morts, la diseuse de bonne aventure, le médium. L’Écriture parle "d’abomination". L’Éternel précise que les autres nations exercent ces pratiques abominables MAIS ne les permet pas à Israël. C’est le « mais » de la différence. Cette différence se justifie : l’Éternel est le Dieu d’Israël. Dieu veut qu’il y ait une différence entre le chrétien et le reste du monde au niveau de la conduite, du langage, des pensées. Ne pointons pas le doigt vers le péché du monde si nous ne nous sommes pas différents du monde. Si nous nous réclamons de Jésus-Christ, il doit y avoir une différence. Si c’est pour retrouver dans l’Église les mêmes pratiques que dans le monde, il est alors inutile de venir à l’église. Dieu ne nous permet pas tout, il nous demande une conduite différente de celle des autres parce qu’il est notre Père. Le Nouveau Testament dit : « Vous ne devez plus marcher comme des païens qui commettent toute espèce d’impureté jointe à la cupidité. » (Ephésiens 4). L’apôtre utilise beaucoup d’autres « mais » pour marquer la différence entre le croyant et le païen.

    Que Dieu nous aide tout au long de cette année nouvelle à confirmer cette différence qui doit être à la seule gloire de notre Père céleste.

    Post-scriptum

    Ce message a été enregistré le 18/1/04 en audio et en vidéo.
    Résumé par Jean-Pierre Baudouin

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