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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 350Faire taire les critiques février 2011
    Nous pouvons résister aux moqueries si nous avons la conviction de faire la volonté de Dieu.

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     Que personne ne vous séduise 3/4

    La nouvelle morale

     | 2 Thessaloniciens 2 : 1-17 • Matthieu 19 : 1-6
     

    Une nouvelle morale s’impose dans notre société.

    A plusieurs reprises Christ a dit : « Prenez garde que personne ne vous séduise. » (Matthieu 24:4). Jésus a qualifié les temps de la fin de temps de séduction pendant lesquels on ne pourrait plus distinguer ce qui est juste de ce qui est injuste, le vrai du faux, le bien du mal.

    Aujourd’hui tout est "bien". Il est interdit de dire : c’est mal. Ceci provient notamment de l’athéisme qui envahit l’Occident. On perd toute référence dès que Dieu est écarté. Qui aurait le droit de dire : ceci est bien, cela est mal ? De nos jours, on va même plus loin, le bien est appelé mal et le mal, bien.

    L’Histoire de l’humanité est à un tournant. Jusque hier la notion de bien et de mal était encore en principe acceptée sans être toutefois respectée. Implicitement, de façon innée, la conscience collective reconnaissait le bien-fondé de la distinction entre le bien et le mal, notion sur laquelle reposent nos sociétés.

    Mais aujourd’hui le sens de l’Histoire est inversé. Le 21e siècle démarre sur le refus collectif, universel de cette distinction entre le bien et le mal. L’Évangile du Christ apparaît comme le dernier rempart contre cette marrée montante d’immoralité. La Bible elle-même est la dernière digue qui résiste à la pression du mal. L’Église du Christ est la dernière muraille qui tente de repousser les assauts de l’immoralité. Les chrétiens font partie de cette dernière muraille. Si elle cède plus rien ne retient le mal.

    Les Dix commandements ont inspiré la majorité des lois qui régissent, jusqu’à nos jours, notre société. Aujourd’hui, les derniers verrous sont en train de sauter. Dans nos pays occidentaux, les lois votées par les parlementaires ne respectent plus la référence morale des Dix commandements. Les exemples remplissent l’actualité : l’avortement, l’homosexualité, l’euthanasie, la cohabitation.

    Dans le monde entier, le décor est planté et prépare la venue de l’anti-christ, celui que la Bible appelle la bête, l’impie (2 Thessaloniciens 2:8). Littéralement ce mot veut dire : le sans-loi. Plusieurs fois l’Apocalypse parle des événements ultimes de l’Histoire de l’humanité et qualifie ces jours de temps de séduction : Apocalypse 12:9, 13:14, 19:20. L’Histoire avance vers ce grand rendez-vous. Tout converge pour préparer la venue du sans-loi qui sera adoré par la terre entière. Les temps de la fin seront des temps de séduction où l’on essayera de nous convaincre que le mal est bien et inversement. Le prophète Esaïe disait déjà de la part du Seigneur : « Malheur à ceux qui appellent le bien mal, et le mal bien. » (Esaïe 5:20).

    Aujourd’hui, nos institutions, nos ministres, nos parlementaires confondent le bien et le mal. Le nouveau président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, a proposé sa nouvelle équipe dont un membre a osé dénoncer l’homosexualité. Et le président de la Commission a été obligé de retirer la candidature du parlementaire ! La morale est au cœur des grands débats de la société. Le peuple choisit ses représentants politiques en fonction de leur avis sur l’avortement, l’homosexualité ou d’autres questions d’éthique.

    L’Évangile du Christ apparaît comme le dernier rempart contre cette marée montante d’immoralité.

    Un pasteur suédois vient d’être condamné à trois mois de prison pour avoir dénoncé l’homosexualité. La nouvelle morale s’impose. Elle n’est rien d’autre que l’ancienne immoralité. Elle dicte ses lois sur les thèmes du mariage, du couple et de la famille. Des thèses séduisantes se répandent pour ravager ainsi nos esprits. Les mots, les phrases séduisent : « nous nous aimons, nous n’avons pas besoin de nous marier », « se marier, c’est dépassé, l’important est de s’aimer », « il faut vivre avec son temps, la société a évolué, le mariage est une institution vieillotte », « mieux vaut une bonne cohabitation qu’un mauvais mariage ». On entend aussi : « le mariage à l’essai est préférable », « on n’achète pas un chat dans un sac », « au musée le mariage, vive l’union libre ».

    Des propos virulents sont tenus par les grands partis de la laïcité qui prennent de plus en plus de place dans notre société : « Il faut se libérer des vieux principes de la morale judéo-chrétienne. » C’est un encouragement à se libérer de la morale biblique.

    Les mécanismes de la séduction utilisent les mots qui charment, et beaucoup se laissent séduire sans réfléchir. La tactique du séducteur consiste à cacher ses défauts. On nous cache donc les conséquences catastrophiques de cette nouvelle morale. La progression du sida est dramatique mais jamais on ne nous dit que cette maladie est liée directement au comportement sexuel. Dénoncer cette immoralité est interdit. Mais personne ne dénonce la cause du fléau : l’immoralité. La presse préfère tricher et séduire les jeunes, les couples, les familles. Des vies sont ainsi gâchées par millions dans le monde, à cause de cette nouvelle morale. Et si on a l’audace de dire la vérité, on se fait haïr. Jésus a dit à ses disciples : « Vous serez haïs de tous. » (Matthieu 10:22).

    En 1994 Paris Match relatait « une interview dérangeante » du professeur Mathé qui disait : « Nous assistons à une progression absolument dramatique des cancers à transmission sexuelle... La libération sexuelle nous coûte cher, en vies gâchées et détruites. La mortalité par le cancer du col de l’utérus ne cesse d’augmenter. Ce sont les jeunes filles qui sont le plus touchées par les cancers génitaux... Venons-en aux causes. Si l’on regarde à ce qui a changé, c’est l’avortement, la permissivité et le vagabondage sexuel ».

    On veut séduire en dissimulant les incohérences, la malhonnêteté, en rejetant la vérité. Le Dieu de la Bible est le Dieu de la vérité. Quand il paraît sévère, c’est pour notre bien et notre bonheur. Dieu veut nous protéger. Ne nous laissons donc pas séduire par le mariage à l’essai.

    On peut essayer des souliers, une robe, une voiture. Mais on n’essaye pas une jeune fille ! Même un incroyant ne saurait se réjouir de voir sa fille ainsi traitée ? Ces remarques sont vraies et justes, indépendamment de toute considération religieuse. C’est le simple bon sens. Quel père, quelle mère approuve que son fils ou sa fille s’essaye au mariage ? Et ensuite que fait-on ? On remet les souliers dans la boîte et la robe sur le cintre. Mais la jeune fille ? Que dire de ses blessures émotionnelles, physiques et morales qui vont rester dans son cœur ?

    Le mariage à l’essai ne conduit ni au succès ni au mariage mais au libertinage, au papillonnage et à l’égoïsme.

    Autre question sur le mariage à l’essai : à combien d’essais a-t-on droit ? Deux ? Dix ? Vingt ? Aujourd’hui, la simple raison dit : non, ce n’est pas possible ! Pourtant il est interdit de dénoncer ce manque de bon sens et on avance l’argument massue : « le mariage à l’essai évite les échecs, les divorces ». Ce raisonnement paraît séduisant mais il est faux ! Il n’y a jamais eu autant d’échecs, de divorces, de drames, de souffrances. Le pire, c’est qu’au travers de ces différents essais, des enfants viennent au monde. Que de blessures, de gâchis ! Tant pis si mon plaisir fait le malheur des autres, fût-ce même le malheur de mes propres enfants ! Tel est le résumé de cette nouvelle morale. C’est horrible et monstrueux.

    L’homme veut de nos jours vivre sans contrainte, sans contrôle, comme les bêtes. Mais nous ne sommes pas des animaux. Nous avons un cœur, des émotions, une pudeur.

    Nous avons été faits à l’image de Dieu. Le singe ne doit pas se marier. Il choisit une guenon et copule. La nouvelle morale ramène l’homme au rang de l’animal. Ne nous laissons pas séduire.

    Le plan de Dieu, c’est le mariage : un homme et une femme qui s’unissent pour la vie. Ils ne vont pas s’essayer mais s’aimer, s’aider, se découvrir, se supporter, se pardonner, devenir une seule chair, goûter aux joies du partage de l’intimité la plus secrète.

    QUE PERSONNE NE VOUS SEDUISE !

    Post-scriptum

    Ce message a été enregistré le 21/11/2004 en audio et en vidéo.
    Résumé par Jean-Pierre Baudouin.

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