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    Zoom Arrière

    logo ARTICLE 804Alfred Kuen (1921-) décembre 2013
    Auteur prolifique de livres d’étude chrétiens, il a été professeur à l’Institut biblique et missionnaire Emmaüs, ainsi que directeur des Editions Emmaüs. Avec d’autres, il est à l’origine de la traduction de la Bible dite "Bible du Semeur".
    logo ARTICLE 63La valeur de l’âme novembre 2003
    MÉDITATION • Jésus a dit : « Que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ? Que donnerait un homme en échange de son âme ? ».

    Dans la même rubrique

     FILM DE MEL GIBSON

    "La Passion" qui déchaîne les passions

    VOLET 1 : | 1 Corinthiens 1 : 20 à 25
    VOLET 2 : | Matthieu 26 : 57 à 68
     

    VOLET 1
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    Ces derniers mois [2004], les médias ont commenté la sortie du film de Mel Gibson "La Passion du Christ". L’Évangile du Christ a ainsi été porté au sommet de l’actualité. C’est l’occasion de porter notre attention sur la passion du Christ et de comparer ce qui a été projeté sur les écrans avec les récits bibliques. Considérons courtement trois remarques quelque peu négatives.

    D’abord la lenteur du déroulement. Il semble que chaque fois que l’on réalise un film sur Jésus, on tourne au ralenti. Le déroulement des actions est pesant, les paroles et les images sont lentes alors que les Évangiles nous montrent un Christ agissant, dynamique, rempli d’énergie, qui va, vient, enseigne, guérit, accomplit des miracles.

    Ensuite une seconde remarque peut être émise au sujet de la résurrection juste suggérée à la fin du film. On y voit le tombeau et les linges mortuaires “se vidant” de la personne de Jésus-Christ. Ceci est proche des textes. Jésus n’a pas ôté ces linges pour sortir du tombeau, mais il est passé au travers d’eux parce que son corps de ressuscité n’était plus retenu par la matière. La tradition juive rapporte que les morts étaient enveloppés dans une série de bandelettes. C’est dommage que la résurrection soit rapidement évoquée dans un flou artistique à la fin du film, alors que tous les Évangiles lui donnent beaucoup de place. Les textes bibliques précisent bien que le Ressuscité se montre, parle, mange, enseigne, se fait toucher,accompagne ses disciples pendant 40 jours.

    La résurrection de Christ donne à sa mort tout son sens et toute sa puissance. L’apôtre Paul dit : « Si Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine. » (1 Corinthiens 15:17). Le film s’intitule, il est vrai, « La Passion du Christ ». Il en faudrait un second centré sur sa résurrection.

    Une troisième remarque plus radicale concerne l’omniprésence de la mère de Jésus. Le film aurait pu s’intituler “La Passion du Christ et de Marie.” Celui qui est éduqué à la lumière de la Parole de Dieu a presque la nausée en voyant ainsi Marie associée à la passion et aux souffrances de Jésus. On est ainsi en pleine hérésie. C’est du pur catholicisme. Marie est constamment présente dans toutes les scènes.

    L’Église romaine a déformé le merveilleux message de l’Évangile en y ajoutant Marie là où elle ne devrait pas être. Marie ne doit pas être associée à la rédemption du monde comme le font les textes de Vatican II ou du “nouveau catéchisme”. Marie n’est ni corédemptrice ni comédiatrice avec Jésus. La Bible dit que seul le Christ se place en rédempteur et en médiateur entre Dieu et les hommes. Ajouter quelqu’un d’autre dans cette médiation aux côtés de Jésus-Christ relève du blasphème.

    Après ces réserves négatives sur le film, il y a la joie puisque l’Évangile du Christ est à nouveau au cœur de l’actualité. Des millions de personnes auront vu ce film. L’Évangile attire donc encore des foules. Beaucoup d’hommes et de femmes croient en Jésus-Christ et au sacrifice de Golgotha. Par ce film, les paroles et la vie du Christ sont au sommet de l’actualité dans de nombreux pays.

    L’impact mondial de cet événement cinématographique confirme, une fois encore, les paroles de notre Seigneur

    Jésus a dit : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point. » (Matthieu 24:35). Les paroles prononcées par le Christ, voici quelque 2000 ans, restent vraies aujourd’hui. L’impact mondial de cet événement cinématographique confirme, une fois encore, les paroles de notre Seigneur : “à la fin des temps, l’Évangile sera prêché dans le monde entier.” On peut d’autre part remarquer le réalisme du film qui exprime la violence de la passion. Les images sont probablement proches de la réalité historique. La flagellation, les coups, les crachats, le portement épuisant de la croix, la couronne d’épines, les moqueries du roi Hérode, l’humiliation, l’horreur de la crucifixion sont conformes aux Évangiles.

    Il faut bien reconnaître que jusqu’à présent, le cinéma nous avait toujours montré “une gentille passion”. Le Christ restait bien coiffé et même sur la croix apparaissent seulement un peu de sueur et quelques gouttes de sang. Le film reflète la réalité et l’horreur de la passion de Christ. Avant ce dernier film les images habituelles nous montraient une passion élégante où la dignité du Fils de Dieu était respectée. Mais les textes du Nouveau Testament attestent que cette dignité du Christ n’a pas été respectée. Lors de la passion, personne ne s’est retenu. La méchanceté du cœur humain s’est exprimée sans réserve. Le film est très probablement proche de la réalité historique dans toute son horreur. Et ce n’est pas sans raison que le Nouveau Testament insiste de nombreuses fois et avec tant de force sur le sang de Jésus-Christ. La Bible nous rappelle que la passion de Christ “baigne” véritablement dans le sang et la violence.

    Le film a choqué les humanistes bien pensants qui se révoltent à l’idée que tout ce sang est le prix du pardon. Ceux qui ne veulent pas reconnaître la gravité du péché reprochent l’abondance de ce sang au réalisateur.

    Il est étonnant de rencontrer aussi cette réaction dans certains milieux catholiques et protestants. Des “croyants” refusent de reconnaître que l’Évangile “ruisselle” du sang du Christ. Mais ils se retrouvent ainsi dans la ligne théologique de Caïn. Ce dernier a voulu gagner le pardon de Dieu sans répandre le sang. Son frère Abel a offert un agneau en l’égorgeant pour verser ainsi le sang de la bête. « Et l’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande ; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. » (Genèse 4:5). Dieu a approuvé le sacrifice sanglant offert par Abel. Caïn a offert les fruits de la terre. Il a voulu payer le prix de son péché avec le produit de son travail et de ses efforts. La démarche de Caïn, c’est un évangile sans la croix. Caïn est en fait le précurseur de la religion des propres justes.

    Le sang de l’agneau d’Abel préfigure le sang de l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde.

    Si nous avions été présents lors du culte de ces deux frères, nous aurions certainement considéré Caïn comme un homme élégant, civilisé et Abel comme un sauvage sanguinaire. Mais Dieu a un regard tout différent et seul son avis compte. Abel inaugurait en quelque sorte la voie du sang qui allait aboutir à Jésus-Christ. Le sang de l’agneau d’Abel préfigure le sang de l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Mais le sang de notre Seigneur ne crie pas vengeance. Au contraire, il sauve, donne la vie et purifie. C’est le sang du pardon.

    Le film dérange beaucoup de personnes parce qu’il montre sans concession l’horreur du péché et son prix. Cela, l’homme naturel ne peut et ne veut le recevoir. Il faut une action du Saint-Esprit pour nous convaincre que nous sommes pécheurs aux yeux de Dieu et que nous avons besoin de son pardon. Le sacrifice du Christ et sa passion sont bien le prix de nos péchés.

    Notons au passage l’hypocrisie des critiques qui dénoncent l’extrême violence des images du film alors que dans beaucoup d’autres, la violence la plus sauvage et la barbarie nous inondent d’images insoutenables sans que la censure la plus sévère ne dise un mot ! Au contraire, ces films chargés de violence et de haine sont primés dans les festivals les plus renommés. Dans le film consacré à la passion du Christ, lorsqu’il s’agit des souffrances du Seigneur et de la haine des hommes contre Jésus, la censure lève le bouclier. Belle hypocrisie !

    Ici la violence subie par le Christ dérange parce qu’elle nous accuse tous, croyants et incroyants. Non seulement elle montre l’horreur du péché, mais elle met aussi en pleine lumière la méchanceté du cœur humain. C’est en quelque sorte une illustration audiovisuelle de la parole du prophète Jérémie : « Le cœur de l’homme est tortueux par-dessus tout, et il est méchant. » (Jérémie 17:9). On comprend que le film dérange. Il met en évidence la méchanceté du cœur humain. Camus, Hemingway, Sartre et bien d’autres n’ont pas osé dire la vérité sur la nature du cœur humain. L’Évangile dit la vérité et dérange les propres justes. Le vrai problème est le cœur de l’homme. Notre cœur a besoin d’être transformé. Telle est la Bonne Nouvelle de l’Évangile. L’Éternel a dit : « Je changerai vos coeurs de pierre en un cœur de chair. » (Ezéchiel 11:19). Dieu change les coeurs. L’Évangile change les vies pour tous ceux qui acceptent la grâce de Dieu.

    Le film dérange aussi et surtout parce qu’il ose dire que Jésus de Nazareth est le Messie, le Fils de Dieu. C’est Dieu manifesté en chair. Le réalisateur a ainsi exprimé sa propre foi. Pour beaucoup, voilà l’inacceptable ! Selon l’Évangile, ce Jésus, fils du charpentier, est bien le Fils de Dieu, Dieu le Fils manifesté en chair. C’est ce qui fait le scandale de l’Évangile et de la croix. Ce supplice infligé par les hommes à Dieu lui-même, c’est le comble du scandale. Les hommes ont alors eu Dieu entre leurs mains. Dieu s’est en fait donné entre leurs mains et on a vu le traitement qui lui a été infligé. Tel est le scandale de la croix.

    Le film fait prendre conscience à beaucoup de personnes que la passion du Christ n’était pas du cinéma. La passion du Christ c’est la honte du genre humain. C’est la pire des horreurs parce qu’elle est faite à Dieu lui-même. Il fallait bien toutes ces souffrances du Christ et tout son amour pour effacer nos péchés. On relit alors sous un éclairage nouveau ces paroles de Christ sur la croix : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » (Luc 23:34). Ils ne réalisent pas qu’ils crucifient le Fils de Dieu, Dieu fait homme.

    Le film passera. Mais l’amour de Dieu ne passera jamais. Soyons dans la joie et prenons conscience du prix que Christ a payé pour nos péchés. Venons à la croix pour que la passion du Christ ne soit pas vaine !


    VOLET 2
    ALLER AU VOLET 1

    Après la sortie du film de Mel Gibson “La Passion du Christ”, l’actualité reste focalisée sur cette partie de la vie de Jésus, les Évangiles, la place des chrétiens et des Juifs lors de ces événements. L’Évangile du Christ a ainsi été porté au sommet de l’actualité. C’est l’occasion de porter notre attention sur la passion du Christ et de comparer ce qui a été projeté sur les écrans avec les récits bibliques. Considérons courtement trois remarques quelque peu négatives.

    La communauté juive se demande si le film n’entrouvre pas la porte à l’antisémitisme. Certains se posent la question de savoir si les Évangiles ou leurs auteurs ne sont pas antisémites. D’autres s’interrogent pour savoir si les chrétiens évangéliques ne sont pas aussi opposés à Israël. Ces questions sont d’une brûlante actualité. Nous ne cherchons pas les réponses dans le film de Mel Gibson, mais dans la Parole de Dieu.

    La lecture des Évangiles nous fait découvrir qu’il s’agit plutôt d’un partage de responsabilités. Ces dernières reposent sur plusieurs “épaules”. D’abord celles des Romains. A l’époque du Christ, leur empire s’étend dans tout le Moyen Orient et notamment en Israël. Ce pays est alors occupé par les Romains. Seul Pilate, le gouverneur romain, a le pouvoir de prononcer la sentence de mort. Le sanhédrin, l’autorité judiciaire juive, a certains pouvoirs mais limités. Mais la peine capitale ne peut être prononcée que par Pilate au nom de César. Le gouverneur donne l’ordre de flageller et de crucifier le Christ. Pilate se lave les mains (Matthieu 27:24) et déclare en présence de la foule : « Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde. » C’est un geste symbolique mais qui ne le décharge en rien de sa responsabilité. Le fait qu’il se lave les mains publiquement est en quelque sorte le signe qu’il se sent responsable et souhaite dégager sa responsabilité. Pilate prend donc ainsi une part dans la passion du Christ. Il donne bien lui-même l’ordre de faire crucifier Jésus. Quelques années plus tard à Vienne, Pilate se suicide. Aucun psychologue ne l’aura interrogé pour connaître la cause de sa décision. Pilate a pu se laver les mains mais sans doute pas sa conscience.

    La Bible note d’autre part que la responsabilité de la mort de Christ est aussi portée par les chefs du peuple juif et par une “certaine foule” de Jérusalem qui réclame la condamnation de Jésus. Pour eux Jésus a blasphémé parce qu’il s’est proclamé ouvertement messie (celui qui accomplit les prophéties) et Fils de Dieu. Christ lui-même donne la réponse qui va déclencher l’enchaînement des condamnations. Les Évangiles sont clairs à ce sujet et le peuple juif a donc une part de responsabilités. On ne peut changer l’histoire d’une nation. Chaque peuple doit l’assumer.

    La Belgique doit assumer les dysfonctionnements de l’affaire Dutroux. Notre gendarmerie et notre système judiciaire gardent une tache irréparable dans ces faits horribles.

    Le Japon doit porter la honte de l’attaque sournoise déclenchée sur Pearl Harbour.

    L’Europe et l’Allemagne doivent assumer la honte des fours crématoires. Tous les gouvernements y compris le Vatican savaient ce qui se passait dans les camps. La France ne doit pas être fière de sa collaboration avec les nazis. La Belgique ne doit pas être fière de son intervention dans l’affaire Lumumba ou du rôle joué par Léopold II dans la colonisation du Congo. On pourrait étendre les exemples à d’autres nations.

    Dans la passion du Christ, Rome et une partie du peuple juif ont bien une part de responsabilités. L’apôtre Pierre, inspiré par le Saint-Esprit, déclare : « Vous (les Juifs) l’avez fait mourir par la main des impies (les Romains). » Toute controverse est donc aujourd’hui inutile.

    La Parole du Christ nous pousse à l’amour de notre prochain quelle que soit sa nationalité ou la couleur de sa peau.

    Les textes bibliques ne justifient toutefois jamais la haine des nations ou des religions contre Israël. La Bible ne conduit jamais à l’antisémitisme. Elle nous invite au contraire à bénir Israël, à prier pour le peuple juif afin qu’il se convertisse. Les Évangiles et le Nouveau Testament ne sont pas antisémites. L’apôtre Paul, lui-même juif, écrira : « Je dis la vérité en Christ, je ne mens point, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint-Esprit ; j’éprouve une grande tristesse, et j’ai dans le cœur un chagrin continuel. Car je voudrais moi-même être anathème et séparé de Christ pour mes frères, mes parents selon la chair, qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption, et la gloire, et les alliances, et la loi, et le culte, et les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. » (Romains 9:1-5).

    En lisant tous les ouvrages de rabbins dans le monde entier, on ne peut trouver de paroles aussi chaleureuses vis-à-vis d’Israël. Et Paul dira encore : « En ce qui concerne l’Évangile, ils sont ennemis à cause de vous (ils rejettent Christ) : mais en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères. » (Romains 11:28). Aucun rabbin n’a écrit de telles choses. La Bible dit la vérité sans détour. Elle ne cache ni les erreurs ni les défauts du peuple d’Israël. Elle les met devant ses yeux pour le pousser à la repentance.

    Israël est le peuple élu. Il n’est ni parfait ni modèle. L’Ancien Testament ne manque pas de le redire maintes fois. Faut-il en conclure que l’Ancien Testament est aussi antisémite ? C’est absurde. Pourtant il y a des paroles tellement sévères dans les livres de Moïse et des prophètes.

    Moïse dira plusieurs fois : « Tu es un peuple au cou raide. Je connais ton esprit de rébellion et la raideur de ta nuque. Si vous êtes rebelles contre l’Éternel pendant que je suis encore vivant au milieu de vous, combien plus le serez-vous après ma mort ! » (Deutéronome 31:27). Moïse a une appréciation sévère du peuple, mais il n’est pourtant pas antisémite.

    Le prophète Esaïe, rempli du Saint-Esprit, ouvre son livre avec beaucoup de clarté et de lumière : « L’Éternel parle. J’ai nourri et élevé des enfants (Israël), mais ils se sont révoltés contre moi. Le bœuf connaît son possesseur, et l’âne la crèche de son maître. Israël ne connaît rien, mon peuple n’a point d’intelligence. Malheur à la nation pécheresse, au peuple chargé d’iniquités, à la race des méchants, aux enfants corrompus ! ... Quelles sanctions nouvelles vous infliger, quand vous multipliez vos révoltes ? La tête entière est malade, et tout le cœur est souffrant. De la plante du pied jusqu’à la tête, rien n’est en bon état ... » (Esaïe 1:2-6).

    Esaïe, le grand prophète, a des paroles dures. Il n’est pourtant pas antisémite. Il voit les erreurs d’Israël et les dénonce. Jérémie a la même position. De son côté Ezéchiel compare Israël à une prostituée, parce que le peuple est incapable de rester fidèle au seul vrai Dieu qui l’a pourtant fait sortir d’Egypte. Moïse, Esaïe, Jérémie, Ezéchiel, David et tous les prophètes ne sont jamais antisémites. Ils ne rapportent avec fidélité que la Parole de Dieu qui répète à Israël : Je t’aime d’un amour éternel. Ne crains pas. Tu as du prix à mes yeux. Je suis ton rédempteur.

    L’Évangile nous pousse à la tolérance et au pardon, mais jamais à l’antisémitisme ou à tout autre forme de racisme.

    L’Évangile véritable ne pousse jamais à la haine du Juif ni de l’Arabe. La Parole du Christ nous pousse à l’amour de notre prochain quelle que soit sa nationalité ou la couleur de sa peau. L’Évangile nous pousse à la tolérance et au pardon, mais jamais à l’antisémitisme ou à tout autre forme de racisme.

    Mais la Bible nous dit que chaque homme est responsable de la mort de Christ. A la croix, Jésus mourait à notre place pour nos péchés. Nous sommes la cause de la mort de Christ. Il est mort pour nos péchés. Il a été livré pour nos offenses. Le prophète Esaïe précise particulièrement bien notre responsabilité à chacun (Esaïe 53).

    Mel Gibson a filmé sa propre main qui maintient celle du Christ au moment ou elle est clouée sur la croix. Il a dit : « Je voulais ainsi montrer combien je me sens responsable de la mort du Christ. J’ai beaucoup de péchés à me faire pardonner. » Chacun est en fait responsable de la mort du Christ. Chacun en est la cause.

    Ajoutons encore deux volets à notre réflexion. Dieu lui-même porte “une part de responsabilités”. Dieu est en effet engagé dans la passion du Christ. « Jésus a été livré selon le plan et le dessein de Dieu. Il a été arrêté selon la prescience de Dieu. » (Actes 2:23). Avant le péché dans le jardin d’Eden, Dieu a préparé, conçu, annoncé et réalisé le plan du salut qui passe par la croix de Golgotha. Dans son amour Dieu a voulu la croix. Dans le jardin de Gethsémané Jésus prie en demandant « Mon Père, s’il est possible que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux mais ce que tu veux. ». Le ciel va rester muet. Il n’y avait pas moyen de sauver le monde sans la croix. Tel était le plan et la volonté de Dieu qui n’a pas épargné son propre Fils. Dieu l’a fait devenir péché pour nous.

    Enfin, le Christ lui-même s’est donné à la mort. Jésus dit : « Je donne ma vie. Personne ne me l’ôte. J’ai le pouvoir de la donner et de la reprendre. Je la donne. » Jésus veut la croix. Il prend sa part dans le grand plan du salut divin que Dieu a préparé par amour.

    Jésus a dit : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » Ainsi donc, les Romains, les Juifs, Dieu lui-même, le Christ et chacun de nous portent bien une part de responsabilités dans la mort de Jésus.

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    Post-scriptum

    Prédication en deux volets donnés les 9-5-2004 et 16-5-2004 - Résumé par Jean-Pierre Baudouin.

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